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11/03/11 (B594) Le journal de Djibouti d’aujourdhui – Edition du 10 mars 2011.

_________________________ 1 – Note de l’ARDHD

A maintes reprises, il nous est arrivé de mettre en ligne sur notre site, soit des extraits, soit l’intégralité des informations de ce journal, dont les rédacteurs sont souvent très bien informés et qui abordent des faits qui ne sont jamais évoqués ailleurs …

Nous nous réjouissons que ses animateurs aient décidé de le mettre en ligne sur FaceBook, pour qu’il soit accessible à la majorité des Djiboutiennes et des Djiboutiens.

Bien entendu, nous continuerons à publier les meilleurs extraits …

______________ 2 – Le journal de Djibouti – Edition du 10 mars

Journal du jeudi 10 mars 2011.

Le ministre de l’intérieur Yacin Elmi Bouh a été sommé par la présidence de répondre aux différentes lettres que l’opposition lui avait adressées. Yacin Elmi Bouh n’a pas jugé nécessaire de convoquer les caméras de la RTD et il s’est limité à l’envoi d’un communiqué qui a été lu à la RTD. Le ministre reconnait avoir reçu les lettres mais il refuse de reconnaitre le MRD parti de DAF.

Cette réponse est une réplique sanglante à la déclaration de DAF, qui s’était adressé aux patrons de la police, de la gendarmerie ainsi qu’à celui des forces armées djiboutiennes. Le régime a eu peur que DAF ne détourne l’attention des chefs de corps qui commencent eux aussi à devenir méfiants avant d’appliquer les ordres qui émanent de la présidence.

Ismail Omar Guelleh sait qu’il est impopulaire et il veut à tout prix anéantir toute forme de contestation. Pour lui, l’opposition doit être réduite au silence, ce qui lui permettra de servir de bonnes fadaises aux investisseurs de Djibouti en leur certifiant que le pays va très bien et que les populations sont très calmes et heureuses de leur sort.

La situation à Djibouti est devenue explosive. Les services secrets du dictateur prédisent que cette élection ne se fera pas sans heurts violents. Le peuple est vraiment fatigué du couple princier qui ne change pas. Bouffer est toujours son mot d’ordre, tuer dans l’œuf est devenu leur devise. Mais cette devise ne va pas les conduire bien loin. Le peuple a compris et il prend ses responsabilités.

Entre les 4 murs de la présidence, il se murmure que notre journal commence sérieusement à déranger le couple princier. Selon des infos qui nous sont parvenues, les caricatures que l’on a publiées auraient déclenché des accès de nervosité au plus haut niveau. On sait que nos écrits et nos caricatures sont photocopiés et lus dans les mabrazes de Djibouti. Le régime veut nous faire taire, comme il a fait taire les autres journaux libres de ce pays.

D autres journaux, avant nous, comme Combat du FRUD, la République d’Aden Robleh Awaleh, le Wahda du FUOD et beaucoup d’autres, ont été carrément éliminés du paysage, par l’ancien régime mais qui était déjà dirigé en sous-main par l’actuel flic de la République. Nous aussi, il veut nous faire taire comme eux. Mais qu’il sache que nous on va résister avec l’aide d’Allah.

À Djibouti le régime qui se protège sous le parapluie offert par les puissances occidentales, a privilégié la solution de la force plutôt que celle de la négociation. Il espère qu’avec cette manne étrangère, il va pouvoir acheter la conscience des gens. Sauf qu’avant lui, des régimes plus forts que lui et plus riches ont été balayés. Qu’Allah en soit remercié.

L annexe du RPP du quartier 7 a été légèrement égratignée hier soir par les jets de pierres lors de la furie qui a apposée le quartier 7 à celui de l’ère. Tôt ce matin, des gendarmes de la brigade 6 et 7 sont venus « cueillir » vers 5h00 du matin plusieurs jeunes de la cité de l’ère qui étaient profondément endormis.

On ignore le nombre des jeunes qui ont été arrêtés. Les mères crient au scandale ! Elles dénoncent les arrestations arbitraires des jeunes : sans aucune preuve et sans mandat.

La loi n’est pas appliquée dans ce pays. Voila ou nous mène IOG.

Au lieu de s’asseoir avec des jeunes et de mesurer ce qui ne pas, le régime s’enfonce dans une logique de force. Il fait arrêter les uns et aux autres, il promet la lune. Diviser la jeunesse est devenue sa nouvelle force. Sauf que le mensonge a trop duré dans ce pays ! A l’instar de leurs collègues égyptiens et tunisiens, les jeunes ont décidé de bouter hors du pouvoir, le régime et sa « chef » de guerre.

Le président de la CENI a été coopté par le régime. C’est un avocat à l’échine plus souple et beaucoup plus docile que ne l’a été Ahmed Abdi Ibrahim, le Président de la cour constitutionnelle. Il a commencé son parcours de combattant en allant inspecter des bureaux vides et en rencontrant les personnes démoralisées par leurs chefs.

Le régime veut faire croire, à tout prix, que tout se déroule dans des bonnes conditions.

A Tadjourah la RTD nous a fait voir des bureaux de votes ou les électeurs venaient sagement retirer leurs cartes d’électeurs. On a même pu voir le chef de village de Randa, Houmed Barkhat. Sauf que ces images datent de plusieurs années !! Le régime voudrait nous faire croire que même à Tadjourah ou la situation est vraiment critique, que son chef de file et candidat à un troisième sacre, sont particulièrement bien appréciés. « hurro » on leur répond.

Dans les districts de l’intérieur l’ambiance n’est pas à la fête. Le régime plonge les habitants dans la misère. Il n’y a qu’à aller dans les 5 districts pour se rendre compte des mensonges du fils de Guelleh Batal. Il n’a jamais rien fait pour ces 5 districts.

Au mieux, il a fait construire quelques bâtiments dans la préparation d’une décentralisation qui n’a jamais été effective. Voila son vrai bilan.

Tuer et voler. C’est tout ce qu’il sait faire.

Le régime veut en finir avec le parti de DAF. Il a fait arrêter de nombreux militants de son parti sans ne respecter aucune forme légale ni produire de mandat d’arrêt. Il s’agit
– Monsieur SAHAL responsable du MRD
– MOHAMED RIRACHE MIGUIL
– MOHAMED HOUSSEIN ROBLEH
– ABDI HOUSSEIN.
…tous ces innocents ont été écroués à la prison civile de Gabode.

Après ce fut le tout de M Kalil et de Moussa Omar qui ont été arrêtés par les services secrets de la gendarmerie national. Leur seul tort, selon les rumeurs, seraient d’avoir insulté la Bible ou Dinta (religion en langue Somali). Dinta ne veut pas dire ici, la religion d’Allah, mais celle du nouveau dieu : IOG. Le pharaon croit qu’il commande encore le pays et il est persuadé qu’il est en passe de devenir un nouveau Dieu.

Incroyable mais vrai !

Après la plainte déposée par un Yéménite pour torture dans les locaux de la brigade nord de la gendarmerie nationale et qui implique aussi de hauts gradés de la CIA, la Présidence contre attaque et somme l’ambassadeur Robleh Olhayeh de se réveiller pour aller parler aux medias américains.

L’ambassadeur, qui n’est pas en odeur de sainteté à Washington, s’est borné à affirmer que l’état djiboutien n’avait rien à se reprocher.

Voila qui met fin à ce bulletin du journal de DJIBOUTI AUJOURD’HUI, accessible désormais sur Facebook.

10/03/11 (B594) Deux candidats à la présidence ! Le falsificateur et le faire-valoir ! (ARDHD)

Alors que l’enregistrement des candidatures à l’élection présidentielle est désormais clos à Djibouti, il ne resterait, sauf dépôt de dernière minute dont nous n’aurions pas eu connaissance, que deux candidats : le falsificateur et un faire-valoir recruté en dernière minute et subventionné par le premier … pour faire illusion. Sauf que ce faire-valoir n’a bien entendu, aucune illusion … Il est payé pour donner la réplique afin de valoriser son sponsor, qui ne sera donc pas élu à 100 %, mais à 99,9? %.

La seule incertitude repose désormais sur le chiffre des centièmes qui sera choisi par le dictateur et la fourchette est réduite. De 99,90 à 99,99 %. Chiche, on prend les paris ? Pourquoi perdre du temps à organiser des élections, dont le résultat est connu … Guelleh aurait pu mettre le budget consacré à la consultation, directement dans sa poche, en s’évitant une dépense inutile, au regard du fait qu’il n’y aura aucun enjeu.

Tous les candidats de l’opposition semblent avoir jeté l’éponge pour ne pas participer à une nouvelle mascarade électorale, sans suspens. Ali Abdillahi Iftin a tenu à expliquer les raisons de son retrait, en cohérence avec les réserves qu’il avait mises lors de l’annonce de sa candidature, à savoir le fait que Guelleh ne se présente pas.

D’autres candidats déclarés nous diront peut-être quelles sont leurs raisons, mais on peut déjà anticiper le fait qu’elles tourneront autour du même thème : on ne participe pas à un scrutin truqué …

Souvenons-nous de cette réplique « A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ». N’est-ce pas IOG ???

10/03/11 (B594) L’appel d’Abdallah Deberkalleh a été entendu. Témognage d’un lecteur.

Nous recevons de nombreux messages de soutien et de compassion qui sont adressés à Abdallah Deberkalleh, qui traverse une difficile épreuve, comme il l’a expliqué sur notre site.

Bien entendu, nous transmettons tous les message à Abdallah, mais nous n’avons pas la possibilité de les mettre tous en ligne…

________________________ Témoignage d’un lecteur

En tant que Djiboutien exilé de son pays depuis 1992, je veux vous dire que tous les Djiboutiens et Djiboutiennes exilés de leur pays, prient pour votre tres chère mere Aicha Douyeh Miguil (trés connue à Djibouti) qui est dans une situation critique.

Nous prions que Notre Seigneur le Tout-Puissant lui redonne la santé Inshallah.

Cher frere, nombreux sont les Djiboutiens, comme vous, qui ont quitté leurs familles et surtout leurs parents âgés, depuis une très longue date, à cause du régime dictatorial.

Cher compatriote, certains d’entre nous ont quitté notre pays à peine adulte et nous comprenons la situation très douloureuse que vous traversez en ce moment.

Je veux personnellement vous remercier en tant que Djiboutien pour votre courage et votre sacrifice personnel.

Votre combat contre cette injustice que vous menez depuis plusieurs annees n’est pas vain. Cela est un devoir que tous les citoyen doivent s’engager pour mettre fin ) trente quatre années de corruption et de mal-gouvernance.

Je vais faire tous ce que je peux pour vous assister physiquement et moralement et je demande à tous les Djiboutiens de répondre à votre appel et d’aller prendre des nouvelles de votre très chère mère a l’hopital Peltier ou Balbala.

Courage cher compatriote.

"La hawla wala quwwata illa billah" Il n’ya pas de force en dehors d’Allah.

Mahamed Jama Barraley

10/03/11 (B594) Le journal de Djibouti : édition du 9 mars.

Le journal du mercredi 9 mars 2011.

Comme l’on pouvait s’y attendre, le couple royal ne s’est pas accordé sur les modalités d’organisation de la fête de la première dame, dénommée fête des femmes du 8 mars 2011. Cela confirme, que dans sa tête, cette fête lui appartient à elle et à seule et que les autres femmes djiboutiennes n’ont qu’à suivre ses instructions.

Le petit président de la République qui est en phase finale de son dernier mandat n’a pas aimé que la fête puisse se dérouler au siège saccagé de l’UNFD. Il aurait préféré que cela soit organisé au Palais du Peuple. Dans ce lieu hautement symbolique, Monsieur aurait pu mesurer réellement le niveau de soutien qu’il pouvait espérer de la gente féminine.

Sauf que Monsieur a perdu le pouvoir depuis 2005, date de la prise de conscience de la première dame qui dirige maintenant tout le pays. Elle a insisté et elle a obtenu ce qu’elle voulait. Donc la cérémonie s’est déroulée au siège de l’UNFD. Comme pour montrer qu’elle n’a peur ni de l’opposition ni des jeunes agitateurs.

Elle est arrivée vers 9h00 du matin, accompagnée par son mari président encadrés par un dispositif sécuritaire d’une ampleur jamais vue à Djibouti. La garde républicaine aidée par les forces armées djiboutienne avait sécurisé les lieux comme jamais ils ne l’avaient fait.

Toute la route d’Arta a été « isolée » pour décourager les jeunes et l’opposition. IOG n’a pas lésiné sur les moyens pour que cette fête personnelle ne soit pas troublée.

Il a été remarqué la présence des centaines de femmes qui avaient été, pour la majorité d’entre elles, obligées de venir. Comme l’étaient les filles engagées dans l’armée. Il s’agissait de montrer aux diplomates présents que le régime traite bien la femme djiboutienne et qu’il garantit un certain équilibre.

Mais des chanteuses renommées ont toutes boudé la cérémonie.

Amina Farah, Balbalafe, Roda Mache, Nour Dala, Mako et enfin Abdi Nour Allaleh ne sont pas venues pour la fête de leur patronne en chef. Officiellement, il a été dit que la cause était un litige sur les cachets …. Sauf qu’en investiguant plus profondément on s’est aperçu qu’il y avait des divergences énormes entre la patronne de la République et ses chanteuses.

Une équipe de chanteurs afar a été réquisitionnée ainsi que les chanteuses du commandant Ali Direih Egal dit Ali Gaab. Ils ont chanté un vieux refrain qui en a fait bailler plus d’un.

Le ridicule a atteint son sommet, lorsque les femmes ont refusé « d’applaudir » en claquant dans leurs mains l’arrivée de la panthère de la République. Les mamans invitées pour la circonstance contestent la façon avec laquelle le régime entend régler le problème des jeunes et de la délinquance.

Kadra Haid a tout de suite compris que l’heure ne serait pas à la fête mais à la confrontation.

Le président, lui aussi, a compris que l’ambiance ne serait pas au rendez-vous.

Il a oublié de saluer au passage la femme ministre Madame Nema Bourhan. Perturbé par l’accueil glacial qui lui était réservé, la « dernière » dame de Djibouti a oublié de son côté de saluer la veuve du leader de l’indépendance nationale Mahamoud Harbi Farah, assassiné par les sbires du régime colonial français.

La cérémonie a commencé par l’intronisation d’une jeune femme, qui a fait l’éloge du régime en place et de son chef. Hassan Gouled n’avait-il rien fait auparavant pour la femme djiboutienne ?

Ensuite le représentant du Système des Agences des Nations Unies, M. Mario Touchette a pris la parole pour affirmer que l’état djiboutien avait beaucoup fait pour les femmes. Il a prouvé en tout cas, sa méconnaissance totale du pays.
Curieusement, la représentante du PNUD, Madame Hodan Hadji, présente, n’a pas pris la parole : il est probable que le couple princier de pacotilles l’en ait privé, car son discours le dérangerait

Puis ce fut le tour de Degmo Mohamed Issak qui fait office de représentante de Kadra Haid a l’UNFD à vanter les bienfaits et les mérites du régime et de sa patronne qui ne l’a même pas applaudie pour la remercier.
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Le moment très attendu était le discours du guide de la révolution du 9 avril 1999 qui devait s’exprimer sur la condition des femmes. Monsieur qui n’avait même pas eu la correction de se donner un coup de peigne le matin avait du se lever du mauvais pied.

Il n’a pas hésité à dire de tout le mal qu’ils pensaient lui et sa femme, de la jeunesse djiboutienne. Il a égratigné ceux qui ont démoli la maison qui « appartient » (selon lui !) à sa femme. On vole les malheureuses mamans de la République.

Il a promis de faire reconstruire la maison de sa femme. C’est clair, l’UNFD appartient à Kadra Haid et à la bande de profiteuses qui constitue sa cour. Le discours du petit Président était déconnecté de la réalité. Comment oser affirmer que son pouvoir est bien ancré dans le régime, alors qu’il n’arrive même pas à rétablir la paix dans les rues de Djibouti.

Le corps diplomatique écoutait sagement ce discours totalement mensonger qui ne collait pas avec la réalité. Les diplomates n’ont aucune illusion. Ils savent que ce Monsieur ment, mais à la demande de leurs gouvernements respectifs ils font semblant de le croire. En revanche le peuple ne veut plus de ses mensonges. Il lui a signifié que la porte de sortie était grande ouverte pour lui et sa tigresse.

La colère s’est emparé de l’une des mamans qui a pris la parole pour exprimer son ressenti. Bien opportunément ( ?), le micro a été coupé. Sans attendre que la technique intervienne, la maman fidèle a lancé quelques flèches en direction du couple royal en disant que rien ne fonctionnait dans le pays. IOG a compris le message. Mêmes les mamans ne veulent plus de lui.

Il fit semblant d’avoir ignoré les propos et il inspecta les ouvrages que certaines mamans avaient préparés. Il avait beaucoup d’autres choses en tête. Il venait de subir l’humiliation de la part des femmes djiboutiennes. Il décerna, son prix, à 3 mamans qui se sont illustrées dans la pratique de leur art, puis s’éclipsa sans attendre à bord de sa voiture noire américaine.

Le journal de Djibouti aujourd’hui rend hommage à ces mères courageuses : Premier Prix à Mme Saada Mohamed Hassan, propriétaire d’un salon de coiffure pour femme, dans le métier depuis 38 ans ; deuxième prix à la Djiboutà-canadienne Nema Idleh Hassan, propriétaire de Fan City et troisième prix à Mme Arafo Salah Saïd, propriétaire de la librairie Victor Hugo et femme de Abdi Aniane.

Ce mercredi soir vers 19h 30 après la salade Icha, de violents accrochages ont opposé les jeunes des quartiers l’ère et du quartier 7. La brigade de gendarmerie des quartiers 6 et 7 a été complètement arrosées de pierres. Les restaurants COMESA et 27 juin ont été saccagés par les jeunes. La police est vite intervenue mais elle a été dépassée par les événements.

La raison selon notre enquête est simple. Une jeune fille a été violée par des jeunes de la Cité de l’ère. Le viol s est produit derrière l’école de Guelleh Batal qui appartient au couple royal (en face du cimetière d’Ambouli). Le frère de la jeune fille a voulu se venger et a réuni une bande de jeunes qui ont attaqué ceux de la Cité l’ère.

Le jeune aurait pu déposer plainte à la brigade de gendarmerie des quartiers 6 et 7 ou à l’arrondissement deux. Sauf que les jeunes n’ont plus confiance dans le système ou règnent le népotisme, le clientélisme ainsi que le tribalisme. Ils ont voulu régler cette affaire entre eux et à la bonne manière.

Les accrochages se sont poursuivis jusqu’a 23h du soir. Les jeunes qui ont l’expérience du terrain ont esquivé les compagnies d’intervention de la police dépêchées depuis la caserne de Nagad. Les policiers qui ne sont pas bien payés et ils ont renoncé à se lancer à la poursuite des jeunes à travers les rues du quartier 7 au risque de commettrre l’irréparable.

Protégés par des boucliers transparents, les agents de l’ordre, munis de solides gourdins, se tenaient le plus souvent possible statique, en rangs serrés, devant les jeunes tandis que planqués à bonne distance derrière eux, des collègues s’employaient à disperser les jeunes à coup de gaz lacrymogènes.

On déplore un jeune blesse par des balles tirées par un gendarme en service de la brigade 6 et 7. Le jeune homme tentait de faire échapper d’autres jeunes de la prison qui se trouve dans la cour arrière de la brigade 6 et 7. Beaucoup de jeunes des deux quartiers ont été arrêtés par la police et conduits à l’académie de police de Nagad. Que fait IOG ? Rien du tout. Il observe les combats des jeunes qui vont finir par s’entretuer.

Voila ou cela mène lorsque l’on n’a pas de vision ni de projets politiques pour son peuple.

Deux semaines après les émeutes qui ont secoué la capitale et les 5 districts de l’intérieur, le régime cherche, tout en empochant des sommes pharamineuses payées par les forces étrangères stationnées dans notre pays, à jeter dans la pauvreté des milliers de familles djiboutiennes, laminant ainsi la classe moyenne, celle qui précisément qui a été le fer de lance de la contestation.

IOG espère se venger de ceux qui ont osé braver son image de guide de la nation en les plongeant dans des problèmes de survie quotidiens. Les mesures que le guide du 9 avril 1999 a préconisées comme la répression tous azimuts vient du fait que l’opposition et la société civile évoque le fait que le Guide aurait déclaré la guerre au peuple.

Ces mesures pourraient également produire l’effet inverse. Déclencher une nouvelle révolte des jeunes. Conscient du danger, le régime IOG a accentué la répression avec la bénédiction des puissances étrangères qui sont stationnées dans notre pays. Ces pays ferment les yeux sur les violations des droits de l’homme en prétendant que le guide est un allié précieux dans la lutte contre le terrorisme.

Les arrestations ainsi que la manipulation font rage dans le pays. Cette répression cruelle reflète l’extrême tension qui règne à Djibouti. Le peuple djiboutien a fait preuve de beaucoup de patience. Aujourd’hui il n’en peut plus de ce couple royal qui a mis le pays KO.

Désolé IOG et Kadra, mais votre heure est terminée.

La cour de la Haye devra prochainement statuer sur votre sort, certainement après le 8 avril 2011.

On a appris que la représentante de la BBC à Djibouti, Kaltoum Mohamed Ali avait été suspendue de ses fonctions a la RTD au motif que les infos qu’elle a données sur la BBC section somali n’ont pas plu au guide IOG ni à sa femme Kadra.

Voila comment le couple royale récompense les femmes djiboutiennes qui font leur travail honnêtement. Décidément d’un côté, on félicite et de l’autre autre on brime.

Un enfant victime d’un tir à balles réelles
Ce matin à Tadjourah le détachement de l’armée a ouvert le feu sur les habitants en blessant quasi mortellement un jeune homme de 12 ans qui a été évacué sur Djibouti. Décidément l’armée d’IOG ouvre le feu, même en période de calme. Toute cette fusillade et ce brouhaha pour une affaire de portable Nokia N97 disparu.

Le soldat qui a ouvert le feu n’a même pas été mis aux arrêts de rigueur.

Voilà ou mène l’impunité.

Voila qui met fin a notre bulletin du mercredi 9 mars 2011.

Le journal
de Djibouti aujourd’hui.

10/03/11 (B594) UGUTA-TOOSA : L’ambassade de Djibouti à Paris organise le 12 mars 2009 une soirée de soutien au candidat à la "présidence à vie". Le CODED surveillera les abords pour prendre en photo / vidéo tous les invités, dont les portraits seront diffusés ensuite sur de nombreux sites …

Nous venons d’apprendre que depuis le début de la semaine, l’ambassadeur Djibouti, le très servile et corrompu Rachad Farah essaie d’ameuter les partisans du président sortant, Ismail Omar Guelleh, afin de se faire pardonner l’occupation de la représentation diplomatique par notre Collectif.

Souvenez-vous que le Collectif pour la Démocratie à Djibouti (CODED) avait occupé le 25 février 2011, durant une heure et trente minutes, l’ambassade de Djibouti en France.

Les membres du Collectif pour la Démocratie à Djibouti ont décidé cette fois-ci de prendre en photos et en videos les rares partisans du dictateur aux abois qui s’aventureront aux abords de l’ambassade de Djibouti, d’espions à la petite semaine.

Ambassade de Djibouti
6, rue Emile Menier 75116 Paris
Stations surveillées : Porte Dauphine et/ou Place Victor Hugo

Tout le monde verra le visage hideux de ces arrivistes et corrompus qui se font passer pour des réfugiés politiques ou des opposants au régime, alors qu’ils ne sont que des espions à la petite semaine.

Depuis le 18 février dernier, la peur a changé de camp.

10/03/11 (B594) Un nouveau clip de Nima Djama, qui est disponible sur Youtube et que vous pouvez voir et écouter via le site de l’ARDHD. (Info lecteur)

Dans cette chanson, Nima Djama appelle à la solidarité et elle invite tous les Djiboutiens à dire « degage et fous le camp » à Ismael Guelleh.

Quelques lignes de ses paroles:

 »
Je suis abasourdi de votre attitude passive, où est passé le peuple teméraire?
Saisisons l’occassion pour mettre dehors le despote, maintenant ou jamais. »

10/03/11 (B594) A lire sur l’ADI. Le ministre de l’intérieur, Yacin Elmi Bouh, Vice-Président de l’Ordre prestigieux des Brosses à Reluire, annonce à l’opposition qu’il suspend l’une des dernières libertés de la population. Et pas n’importe laquelle, puisqu’il s’agit d’un droit constitutionnel et inaliénable reconnu par toutes les chartes internationales : celui de manifester sur la voie publique !! Trouvant que ce n’était probablement suffisant, il menace les leaders de l’opposition de poursuite en Justice….

__________________________1 – 09/03/2011 – ADI

Le ministre de l’Intérieur annonce à l’opposition que toute manifestation est interdite par l’administration

Dans un communique rendu public ce soir, le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Yacin Elmi Bouh, a informé les principaux membres de l’opposition djiboutienne, Ismaël Guedi Hared de l’UAD et Aden Robleh Awaleh de l’UMD en l’occurrence, que les manifestations qu’envisagent d’organiser leurs partis chaque vendredi dans toutes les villes du pays, sont interdites par l’administration.

Le ministre a accusé les deux hommes de vouloir mener “un projet insurrectionnel destiné à renverser le régime, incompatible avec l’expression d’une contestation pacifique”.

L’ADI reproduit en intégralité la lettre (communiqué) adressé par Yacin Elmi Bouh aux Présidents de l’UAD et de l’UMD, Ismaël Guedi Hared et Aden Robleh Awaleh.

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“Par lettre date du 6 mars 2011, vous me faites part de votre intention d’organiser des manifestations dans toutes les villes du pays, tous les vendredis de 14 heures à 18 heures.

Vous établissez cette déclaration au nom de cinq partis politiques dont le parti dissout, le défunt MRD. Emanant donc d’une personne morale qui n’a plus aucune existence juridique, l’administration ne saurait la considérer comme un document crédible répondant à toutes les conditions d’une déclaration au sens du décret-loi de 1935.

Aussi vous persistez dans la provocation, en sollicitant un blanc-seing pour un rituel hebdomadaire en contradiction avec les modalités d’exercice de la liberté de manifestation.

Vous caressez un projet insurrectionnel destiné à renverser le régime, incompatible avec l’expression d’une contestation pacifique.

En agissant de la sorte, nul doute que vous avez décidé de vous placer dans une position radicalement illégale, défiant tout ordre et vous privant de votre qualité de partenaire politique.

Cette nouvelle mission à laquelle vous assignez vos partis politiques est en violation avec ses objectifs.

L’administration s’emploie à crever l’abcès en étudiant la voie la plus favorable pour soumettre cette contradiction à l’examen de la justice.

Croyez Messieurs les Président des groupements de partis de partis en l’assurance de ma parfaite considération”.

____________________________ 2 -09/03/2011 – ADI

Le Ministre de l’Intérieur avertit les opposants que l’Etat les poursuivra en justice dans l’hypothèse de manifestations non autorisées

Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, M. Yacin Elmi Bouh a averti aujourd’hui les responsables de l’opposition que l’Etat sera contraint de les poursuivre en justice dans l’hypothèse où ils ne renonceraient pas à leur projet subversif d’organiser des manifestations non autorisées par son département.

L’information est contenue dans un courrier réponse que le Ministre a adressé à M. Aden Robleh Awaleh et à M. Ismail Guedi Hared, en réaction à leur « intention d’organiser des manifestations dans toutes les viles du pays, tous les vendredis de 14h00 à 18h00 ».

M. Aden Robleh Awaleh et M. Ismail Guedi Hared sont respectivement Présidents de l’UMD et de l’UAD.

Dans son courrier, le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a fait observer qu’en persistant à vouloir organiser des manifestations non autorisés, ces derniers optaient « pour une position radicalement illégale » et « en contradiction avec les modalités d’exercice de la liberté de manifestation ».

10/03/11 (B594) CODED / Communiqué du 09 mars 2011 pour appeler le peuple à continuer à manifester son opposition au régime et au 3ème mandat.

Collectif pour

la Démocratie à Djibouti

CODED : Communiqué du 09 mars 2011

Le Collectif pour la Démocratie à Djibouti (CODED) appelle le peuple djiboutien à descendre dans la rue tous les jours. Il ne faut pas attendre la prière générale de vendredi midi pour réclamer ses droits.

L’injustice ne nous donne pas de répit, pourquoi le lui donner ?

Cette accalmie conforte la dictature dans l’illusion qu’elle peut briser la révolte populaire. Sous prétexte qu’il peut encore sauver son régime, Ismail Omar Guelleh risque de commettre de nouveaux massacres et assassinats contre nos frères et sœurs.

Les manifestations du 18 février 2011, mobilisant 30 000 personnes, ont « touché mais pas coulé » la dictature djiboutienne. La réaction prévisible, naturelle, du dictateur n’a pas tardé ! Au lieu de dialoguer avec les représentants de l’opposition et de la société civile, Ismail Omar Guelleh, a choisi la manière forte. Des centaines de manifestants et de membres de l’opposition ont été arrêtées et torturées dans les locaux de la gendarmerie.

Le 4 mars 2011, l’appel à manifester lancé par les partis légaux a avorté à cause d’un cordon de sécurité qui a verrouillé les quartiers populaires et les grandes artères de la capitale. La police, la gendarmerie et l’armé lourdement outillés, ont empêché la foule de rejoindre l’esplanade du Stade Hassan Gouled.

L’opposition a perdu une bataille mais pas la guerre.

Le Collectif encourage les populations de Dikhil, Ali-Sabieh, Obock et Tadjoura, à prendre part à la contestation populaire. Tant que Ismail Omar sera là, votre condition de vie ne s’améliorera pas. Vous continuerez à souffrir du chômage, de la pauvreté extrême, du mal-logement et du manque d’accès aux soins, à l’éducation et à l’eau potable.

Etudiants, lycéens, chômeurs et fonctionnaires de l’Etat, en tant que la partie la plus éclairée de la société, assumez votre part de responsabilité dans la lutte contre l’injustice.

Le dictateur pourra neutraliser les cadres de l’opposition de l’intérieur, mais comment fera-t-il pour ériger un barrage contre une marée humaine de 10 000 à 30 000 manifestants ?

Comment fera-t-il pour rester au pouvoir contre la volonté du peuple djiboutien ?

Au moment où je vous parle, comme si de rien n’était, le candidat du parti unique prépare le scrutin présidentiel du 8 avril 2011. Il prend vraiment ses rêves pour la réalité. Les Djiboutiens ne croient plus au mythe d’une « révolution par les urnes.

Les Djiboutiens ont pris collectivement la décision de s’affranchir d’un despote soutenu par les démocraties occidentales. Aucune réforme politique ou économique ne pourra sauver un régime qui étouffe notre pays depuis trente trois ans.

Le Collectif exige :
– La libération de tous les prisonniers politiques ;
– le départ d’Ismail Omar Guelleh ;
– la mise en place d’un gouvernement de transition qui va rédiger une nouvelle constitution nationale.

Fait à Reims (France) , le 08 mars 2011
Ali Coubba,
Responsable de la coordination