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11/03/11 (B594) LDDH : La Cour d’Appel a confirmé la Décision du Président SOULEIMAN CHEICK MOUSSA



Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 10 MARS 2011

La Cour d’Appel a confirmé la Décision du Président SOULEIMAN CHEICK MOUSSA

Le 27 février 2011, quarante (40) prisonniers politiques mis en détention arbitraire sur ordre du Ministère public, ont été purement relaxés par la Cour des Flagrants délits, car leur dossier était vide.

L’unique et vrai reproche était d’osé à manifester pacifiquement contre le 3ème mandat illégal et inconstitutionnel du Dictateur-usurpateur l’Individu Ismaël Omar Guelleh, conformément à l’article 15 de la Constitution issue du Référendum du 4 septembre 1992, qui stipule :

« Chacun a le droit d’exprimer et de diffuser librement ses opinions par la parole, la plume et l’image…

Le mardi 8 mars 2011, la Cour d’Appel de Djibouti a confirmé les Décisions judiciaires de relaxe prises, le 27 févier 2011, par Président Souleiman CHEICK MOUSSA, qui avait été débarqué alors qu’il était en pleine audience, par le Ministre de la Justice et chargé des Prisons et sur ordre du premier Magistrat.

Faut-il rappeler que cette Décision judiciaire a eu lieu à un mois, jour pour jour, du coup d’état électoral programmé par l’équipe dictatoriale encore au pouvoir. Elle ne règne que par la peur et la terreur, en bafouant la Constitution adoptée par Référendum et non par une Assemblée de la mouvance présidentielle composée d’une soixante de membres mal élus.

Reste à savoir, si le Ministre du Centre Pénitencier de Gabode va encore s’entêter à les garder de force en prison, en violation flagrante des Décisions judiciaire ; faits délictuels passibles de Haute Trahison.

Quant à la Chambre d’Accusation de la Cour d’Appel, qui aurait été saisie par
le Procureur Général, elle a rejeté la demande de Liberté provisoire, pour 6 autres
détenus sur la fausse accusation « d’insurrection », et bien qu’aucun élément nouveau n’ai été produit
jusqu’à présent auprès de la Juge d’Instruction du Cabinet A.

Il s’agit de :

1) FARAH ABADID HILDID défenseur associé à la LDDH à titre individuel :
2) HOUSSEIN AHMED FARAH le frère de DAF ;
3) HOUSSEIN ROBLEH DABAR ;
4) ABDILLAHI ADEN ALI dit CORBEAU ;
5)MOUSTAPHA ABDOURAHMAN HOUSSEIN;
6) MOHAMED IBRAHIM WAISS;

Les Défenseurs desDroits de l’Homme ne vous oublient pas.

NOEL ABDI Jean-Paul

10/03/11 (B594) A lire sur l’ADI. Le ministre de l’intérieur, Yacin Elmi Bouh, Vice-Président de l’Ordre prestigieux des Brosses à Reluire, annonce à l’opposition qu’il suspend l’une des dernières libertés de la population. Et pas n’importe laquelle, puisqu’il s’agit d’un droit constitutionnel et inaliénable reconnu par toutes les chartes internationales : celui de manifester sur la voie publique !! Trouvant que ce n’était probablement suffisant, il menace les leaders de l’opposition de poursuite en Justice….

__________________________1 – 09/03/2011 – ADI

Le ministre de l’Intérieur annonce à l’opposition que toute manifestation est interdite par l’administration

Dans un communique rendu public ce soir, le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Yacin Elmi Bouh, a informé les principaux membres de l’opposition djiboutienne, Ismaël Guedi Hared de l’UAD et Aden Robleh Awaleh de l’UMD en l’occurrence, que les manifestations qu’envisagent d’organiser leurs partis chaque vendredi dans toutes les villes du pays, sont interdites par l’administration.

Le ministre a accusé les deux hommes de vouloir mener “un projet insurrectionnel destiné à renverser le régime, incompatible avec l’expression d’une contestation pacifique”.

L’ADI reproduit en intégralité la lettre (communiqué) adressé par Yacin Elmi Bouh aux Présidents de l’UAD et de l’UMD, Ismaël Guedi Hared et Aden Robleh Awaleh.

=====
“Par lettre date du 6 mars 2011, vous me faites part de votre intention d’organiser des manifestations dans toutes les villes du pays, tous les vendredis de 14 heures à 18 heures.

Vous établissez cette déclaration au nom de cinq partis politiques dont le parti dissout, le défunt MRD. Emanant donc d’une personne morale qui n’a plus aucune existence juridique, l’administration ne saurait la considérer comme un document crédible répondant à toutes les conditions d’une déclaration au sens du décret-loi de 1935.

Aussi vous persistez dans la provocation, en sollicitant un blanc-seing pour un rituel hebdomadaire en contradiction avec les modalités d’exercice de la liberté de manifestation.

Vous caressez un projet insurrectionnel destiné à renverser le régime, incompatible avec l’expression d’une contestation pacifique.

En agissant de la sorte, nul doute que vous avez décidé de vous placer dans une position radicalement illégale, défiant tout ordre et vous privant de votre qualité de partenaire politique.

Cette nouvelle mission à laquelle vous assignez vos partis politiques est en violation avec ses objectifs.

L’administration s’emploie à crever l’abcès en étudiant la voie la plus favorable pour soumettre cette contradiction à l’examen de la justice.

Croyez Messieurs les Président des groupements de partis de partis en l’assurance de ma parfaite considération”.

____________________________ 2 -09/03/2011 – ADI

Le Ministre de l’Intérieur avertit les opposants que l’Etat les poursuivra en justice dans l’hypothèse de manifestations non autorisées

Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, M. Yacin Elmi Bouh a averti aujourd’hui les responsables de l’opposition que l’Etat sera contraint de les poursuivre en justice dans l’hypothèse où ils ne renonceraient pas à leur projet subversif d’organiser des manifestations non autorisées par son département.

L’information est contenue dans un courrier réponse que le Ministre a adressé à M. Aden Robleh Awaleh et à M. Ismail Guedi Hared, en réaction à leur « intention d’organiser des manifestations dans toutes les viles du pays, tous les vendredis de 14h00 à 18h00 ».

M. Aden Robleh Awaleh et M. Ismail Guedi Hared sont respectivement Présidents de l’UMD et de l’UAD.

Dans son courrier, le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a fait observer qu’en persistant à vouloir organiser des manifestations non autorisés, ces derniers optaient « pour une position radicalement illégale » et « en contradiction avec les modalités d’exercice de la liberté de manifestation ».

10/03/11 (B594) CODED / Communiqué du 09 mars 2011 pour appeler le peuple à continuer à manifester son opposition au régime et au 3ème mandat.

Collectif pour

la Démocratie à Djibouti

CODED : Communiqué du 09 mars 2011

Le Collectif pour la Démocratie à Djibouti (CODED) appelle le peuple djiboutien à descendre dans la rue tous les jours. Il ne faut pas attendre la prière générale de vendredi midi pour réclamer ses droits.

L’injustice ne nous donne pas de répit, pourquoi le lui donner ?

Cette accalmie conforte la dictature dans l’illusion qu’elle peut briser la révolte populaire. Sous prétexte qu’il peut encore sauver son régime, Ismail Omar Guelleh risque de commettre de nouveaux massacres et assassinats contre nos frères et sœurs.

Les manifestations du 18 février 2011, mobilisant 30 000 personnes, ont « touché mais pas coulé » la dictature djiboutienne. La réaction prévisible, naturelle, du dictateur n’a pas tardé ! Au lieu de dialoguer avec les représentants de l’opposition et de la société civile, Ismail Omar Guelleh, a choisi la manière forte. Des centaines de manifestants et de membres de l’opposition ont été arrêtées et torturées dans les locaux de la gendarmerie.

Le 4 mars 2011, l’appel à manifester lancé par les partis légaux a avorté à cause d’un cordon de sécurité qui a verrouillé les quartiers populaires et les grandes artères de la capitale. La police, la gendarmerie et l’armé lourdement outillés, ont empêché la foule de rejoindre l’esplanade du Stade Hassan Gouled.

L’opposition a perdu une bataille mais pas la guerre.

Le Collectif encourage les populations de Dikhil, Ali-Sabieh, Obock et Tadjoura, à prendre part à la contestation populaire. Tant que Ismail Omar sera là, votre condition de vie ne s’améliorera pas. Vous continuerez à souffrir du chômage, de la pauvreté extrême, du mal-logement et du manque d’accès aux soins, à l’éducation et à l’eau potable.

Etudiants, lycéens, chômeurs et fonctionnaires de l’Etat, en tant que la partie la plus éclairée de la société, assumez votre part de responsabilité dans la lutte contre l’injustice.

Le dictateur pourra neutraliser les cadres de l’opposition de l’intérieur, mais comment fera-t-il pour ériger un barrage contre une marée humaine de 10 000 à 30 000 manifestants ?

Comment fera-t-il pour rester au pouvoir contre la volonté du peuple djiboutien ?

Au moment où je vous parle, comme si de rien n’était, le candidat du parti unique prépare le scrutin présidentiel du 8 avril 2011. Il prend vraiment ses rêves pour la réalité. Les Djiboutiens ne croient plus au mythe d’une « révolution par les urnes.

Les Djiboutiens ont pris collectivement la décision de s’affranchir d’un despote soutenu par les démocraties occidentales. Aucune réforme politique ou économique ne pourra sauver un régime qui étouffe notre pays depuis trente trois ans.

Le Collectif exige :
– La libération de tous les prisonniers politiques ;
– le départ d’Ismail Omar Guelleh ;
– la mise en place d’un gouvernement de transition qui va rédiger une nouvelle constitution nationale.

Fait à Reims (France) , le 08 mars 2011
Ali Coubba,
Responsable de la coordination

10/03/11 (B594) Communiqué du PDD, sous la signature de son représentant pour l’Europe, pour dénoncer les blessures par balles infligées à un enfant de 12 ans par des militaires à Tadjourah et pour exiger la libération des prisonniers politiques.

Tenez-le vous pour dit, l’armée nationale a cessé d’être au service du peuple pour devenir l’instrument de répression au service de la dictature. Les soldats usent des armes mises à leur disposition pour tenir le peuple en otage et l’asservir.

Le PDD a sans cesse dénoncé l’exaction et l’escalade de violence de l’armée nationale qui se comporte dans le Nord du pays comme une force d’occupation.

A ceux qui en doutaient, la preuve en est donnée avant hier à Tadjourah quand les soldats censés protéger le peuple ont tiré à balles réelles sur une foule laissant pour mort un adolescent de 12 ans, Ahmed Issé Abdallah.

Ce dernier est toujours entre la vie et la mort à l’hôpital où il a été admis, son pronostic vitale est toujours engagé. A tout moment il peut passer de vie à trépas.

Le PDD assure aux parents, frères et sœurs d’Ahmed issé Abdallah de sons outien moral et psychologique dans cette épreuve pénible et si douloureuse qu’ils traversent.

D’autre part le PDD apprend la libération d’une trentaine des prisonniers politiques et s’en félicite mais n’oublie pas qu’il en reste toujours en détention illégale plus de 200 personnes arrêtées arbitrairement et pour lesquelles, demande la libération immédiate et sans conditions.

HAMADOU ALI BEN ALI
Représentant du PDD en EUROPE

10/03/11 (B594) Deux candidats à la présidence ! Le falsificateur et le faire-valoir ! (ARDHD)

Alors que l’enregistrement des candidatures à l’élection présidentielle est désormais clos à Djibouti, il ne resterait, sauf dépôt de dernière minute dont nous n’aurions pas eu connaissance, que deux candidats : le falsificateur et un faire-valoir recruté en dernière minute et subventionné par le premier … pour faire illusion. Sauf que ce faire-valoir n’a bien entendu, aucune illusion … Il est payé pour donner la réplique afin de valoriser son sponsor, qui ne sera donc pas élu à 100 %, mais à 99,9? %.

La seule incertitude repose désormais sur le chiffre des centièmes qui sera choisi par le dictateur et la fourchette est réduite. De 99,90 à 99,99 %. Chiche, on prend les paris ? Pourquoi perdre du temps à organiser des élections, dont le résultat est connu … Guelleh aurait pu mettre le budget consacré à la consultation, directement dans sa poche, en s’évitant une dépense inutile, au regard du fait qu’il n’y aura aucun enjeu.

Tous les candidats de l’opposition semblent avoir jeté l’éponge pour ne pas participer à une nouvelle mascarade électorale, sans suspens. Ali Abdillahi Iftin a tenu à expliquer les raisons de son retrait, en cohérence avec les réserves qu’il avait mises lors de l’annonce de sa candidature, à savoir le fait que Guelleh ne se présente pas.

D’autres candidats déclarés nous diront peut-être quelles sont leurs raisons, mais on peut déjà anticiper le fait qu’elles tourneront autour du même thème : on ne participe pas à un scrutin truqué …

Souvenons-nous de cette réplique « A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ». N’est-ce pas IOG ???

10/03/11 (B594) L’appel d’Abdallah Deberkalleh a été entendu. Témognage d’un lecteur.

Nous recevons de nombreux messages de soutien et de compassion qui sont adressés à Abdallah Deberkalleh, qui traverse une difficile épreuve, comme il l’a expliqué sur notre site.

Bien entendu, nous transmettons tous les message à Abdallah, mais nous n’avons pas la possibilité de les mettre tous en ligne…

________________________ Témoignage d’un lecteur

En tant que Djiboutien exilé de son pays depuis 1992, je veux vous dire que tous les Djiboutiens et Djiboutiennes exilés de leur pays, prient pour votre tres chère mere Aicha Douyeh Miguil (trés connue à Djibouti) qui est dans une situation critique.

Nous prions que Notre Seigneur le Tout-Puissant lui redonne la santé Inshallah.

Cher frere, nombreux sont les Djiboutiens, comme vous, qui ont quitté leurs familles et surtout leurs parents âgés, depuis une très longue date, à cause du régime dictatorial.

Cher compatriote, certains d’entre nous ont quitté notre pays à peine adulte et nous comprenons la situation très douloureuse que vous traversez en ce moment.

Je veux personnellement vous remercier en tant que Djiboutien pour votre courage et votre sacrifice personnel.

Votre combat contre cette injustice que vous menez depuis plusieurs annees n’est pas vain. Cela est un devoir que tous les citoyen doivent s’engager pour mettre fin ) trente quatre années de corruption et de mal-gouvernance.

Je vais faire tous ce que je peux pour vous assister physiquement et moralement et je demande à tous les Djiboutiens de répondre à votre appel et d’aller prendre des nouvelles de votre très chère mère a l’hopital Peltier ou Balbala.

Courage cher compatriote.

"La hawla wala quwwata illa billah" Il n’ya pas de force en dehors d’Allah.

Mahamed Jama Barraley

10/03/11 (B594) Le journal de Djibouti : édition du 9 mars.

Le journal du mercredi 9 mars 2011.

Comme l’on pouvait s’y attendre, le couple royal ne s’est pas accordé sur les modalités d’organisation de la fête de la première dame, dénommée fête des femmes du 8 mars 2011. Cela confirme, que dans sa tête, cette fête lui appartient à elle et à seule et que les autres femmes djiboutiennes n’ont qu’à suivre ses instructions.

Le petit président de la République qui est en phase finale de son dernier mandat n’a pas aimé que la fête puisse se dérouler au siège saccagé de l’UNFD. Il aurait préféré que cela soit organisé au Palais du Peuple. Dans ce lieu hautement symbolique, Monsieur aurait pu mesurer réellement le niveau de soutien qu’il pouvait espérer de la gente féminine.

Sauf que Monsieur a perdu le pouvoir depuis 2005, date de la prise de conscience de la première dame qui dirige maintenant tout le pays. Elle a insisté et elle a obtenu ce qu’elle voulait. Donc la cérémonie s’est déroulée au siège de l’UNFD. Comme pour montrer qu’elle n’a peur ni de l’opposition ni des jeunes agitateurs.

Elle est arrivée vers 9h00 du matin, accompagnée par son mari président encadrés par un dispositif sécuritaire d’une ampleur jamais vue à Djibouti. La garde républicaine aidée par les forces armées djiboutienne avait sécurisé les lieux comme jamais ils ne l’avaient fait.

Toute la route d’Arta a été « isolée » pour décourager les jeunes et l’opposition. IOG n’a pas lésiné sur les moyens pour que cette fête personnelle ne soit pas troublée.

Il a été remarqué la présence des centaines de femmes qui avaient été, pour la majorité d’entre elles, obligées de venir. Comme l’étaient les filles engagées dans l’armée. Il s’agissait de montrer aux diplomates présents que le régime traite bien la femme djiboutienne et qu’il garantit un certain équilibre.

Mais des chanteuses renommées ont toutes boudé la cérémonie.

Amina Farah, Balbalafe, Roda Mache, Nour Dala, Mako et enfin Abdi Nour Allaleh ne sont pas venues pour la fête de leur patronne en chef. Officiellement, il a été dit que la cause était un litige sur les cachets …. Sauf qu’en investiguant plus profondément on s’est aperçu qu’il y avait des divergences énormes entre la patronne de la République et ses chanteuses.

Une équipe de chanteurs afar a été réquisitionnée ainsi que les chanteuses du commandant Ali Direih Egal dit Ali Gaab. Ils ont chanté un vieux refrain qui en a fait bailler plus d’un.

Le ridicule a atteint son sommet, lorsque les femmes ont refusé « d’applaudir » en claquant dans leurs mains l’arrivée de la panthère de la République. Les mamans invitées pour la circonstance contestent la façon avec laquelle le régime entend régler le problème des jeunes et de la délinquance.

Kadra Haid a tout de suite compris que l’heure ne serait pas à la fête mais à la confrontation.

Le président, lui aussi, a compris que l’ambiance ne serait pas au rendez-vous.

Il a oublié de saluer au passage la femme ministre Madame Nema Bourhan. Perturbé par l’accueil glacial qui lui était réservé, la « dernière » dame de Djibouti a oublié de son côté de saluer la veuve du leader de l’indépendance nationale Mahamoud Harbi Farah, assassiné par les sbires du régime colonial français.

La cérémonie a commencé par l’intronisation d’une jeune femme, qui a fait l’éloge du régime en place et de son chef. Hassan Gouled n’avait-il rien fait auparavant pour la femme djiboutienne ?

Ensuite le représentant du Système des Agences des Nations Unies, M. Mario Touchette a pris la parole pour affirmer que l’état djiboutien avait beaucoup fait pour les femmes. Il a prouvé en tout cas, sa méconnaissance totale du pays.
Curieusement, la représentante du PNUD, Madame Hodan Hadji, présente, n’a pas pris la parole : il est probable que le couple princier de pacotilles l’en ait privé, car son discours le dérangerait

Puis ce fut le tour de Degmo Mohamed Issak qui fait office de représentante de Kadra Haid a l’UNFD à vanter les bienfaits et les mérites du régime et de sa patronne qui ne l’a même pas applaudie pour la remercier.
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Le moment très attendu était le discours du guide de la révolution du 9 avril 1999 qui devait s’exprimer sur la condition des femmes. Monsieur qui n’avait même pas eu la correction de se donner un coup de peigne le matin avait du se lever du mauvais pied.

Il n’a pas hésité à dire de tout le mal qu’ils pensaient lui et sa femme, de la jeunesse djiboutienne. Il a égratigné ceux qui ont démoli la maison qui « appartient » (selon lui !) à sa femme. On vole les malheureuses mamans de la République.

Il a promis de faire reconstruire la maison de sa femme. C’est clair, l’UNFD appartient à Kadra Haid et à la bande de profiteuses qui constitue sa cour. Le discours du petit Président était déconnecté de la réalité. Comment oser affirmer que son pouvoir est bien ancré dans le régime, alors qu’il n’arrive même pas à rétablir la paix dans les rues de Djibouti.

Le corps diplomatique écoutait sagement ce discours totalement mensonger qui ne collait pas avec la réalité. Les diplomates n’ont aucune illusion. Ils savent que ce Monsieur ment, mais à la demande de leurs gouvernements respectifs ils font semblant de le croire. En revanche le peuple ne veut plus de ses mensonges. Il lui a signifié que la porte de sortie était grande ouverte pour lui et sa tigresse.

La colère s’est emparé de l’une des mamans qui a pris la parole pour exprimer son ressenti. Bien opportunément ( ?), le micro a été coupé. Sans attendre que la technique intervienne, la maman fidèle a lancé quelques flèches en direction du couple royal en disant que rien ne fonctionnait dans le pays. IOG a compris le message. Mêmes les mamans ne veulent plus de lui.

Il fit semblant d’avoir ignoré les propos et il inspecta les ouvrages que certaines mamans avaient préparés. Il avait beaucoup d’autres choses en tête. Il venait de subir l’humiliation de la part des femmes djiboutiennes. Il décerna, son prix, à 3 mamans qui se sont illustrées dans la pratique de leur art, puis s’éclipsa sans attendre à bord de sa voiture noire américaine.

Le journal de Djibouti aujourd’hui rend hommage à ces mères courageuses : Premier Prix à Mme Saada Mohamed Hassan, propriétaire d’un salon de coiffure pour femme, dans le métier depuis 38 ans ; deuxième prix à la Djiboutà-canadienne Nema Idleh Hassan, propriétaire de Fan City et troisième prix à Mme Arafo Salah Saïd, propriétaire de la librairie Victor Hugo et femme de Abdi Aniane.

Ce mercredi soir vers 19h 30 après la salade Icha, de violents accrochages ont opposé les jeunes des quartiers l’ère et du quartier 7. La brigade de gendarmerie des quartiers 6 et 7 a été complètement arrosées de pierres. Les restaurants COMESA et 27 juin ont été saccagés par les jeunes. La police est vite intervenue mais elle a été dépassée par les événements.

La raison selon notre enquête est simple. Une jeune fille a été violée par des jeunes de la Cité de l’ère. Le viol s est produit derrière l’école de Guelleh Batal qui appartient au couple royal (en face du cimetière d’Ambouli). Le frère de la jeune fille a voulu se venger et a réuni une bande de jeunes qui ont attaqué ceux de la Cité l’ère.

Le jeune aurait pu déposer plainte à la brigade de gendarmerie des quartiers 6 et 7 ou à l’arrondissement deux. Sauf que les jeunes n’ont plus confiance dans le système ou règnent le népotisme, le clientélisme ainsi que le tribalisme. Ils ont voulu régler cette affaire entre eux et à la bonne manière.

Les accrochages se sont poursuivis jusqu’a 23h du soir. Les jeunes qui ont l’expérience du terrain ont esquivé les compagnies d’intervention de la police dépêchées depuis la caserne de Nagad. Les policiers qui ne sont pas bien payés et ils ont renoncé à se lancer à la poursuite des jeunes à travers les rues du quartier 7 au risque de commettrre l’irréparable.

Protégés par des boucliers transparents, les agents de l’ordre, munis de solides gourdins, se tenaient le plus souvent possible statique, en rangs serrés, devant les jeunes tandis que planqués à bonne distance derrière eux, des collègues s’employaient à disperser les jeunes à coup de gaz lacrymogènes.

On déplore un jeune blesse par des balles tirées par un gendarme en service de la brigade 6 et 7. Le jeune homme tentait de faire échapper d’autres jeunes de la prison qui se trouve dans la cour arrière de la brigade 6 et 7. Beaucoup de jeunes des deux quartiers ont été arrêtés par la police et conduits à l’académie de police de Nagad. Que fait IOG ? Rien du tout. Il observe les combats des jeunes qui vont finir par s’entretuer.

Voila ou cela mène lorsque l’on n’a pas de vision ni de projets politiques pour son peuple.

Deux semaines après les émeutes qui ont secoué la capitale et les 5 districts de l’intérieur, le régime cherche, tout en empochant des sommes pharamineuses payées par les forces étrangères stationnées dans notre pays, à jeter dans la pauvreté des milliers de familles djiboutiennes, laminant ainsi la classe moyenne, celle qui précisément qui a été le fer de lance de la contestation.

IOG espère se venger de ceux qui ont osé braver son image de guide de la nation en les plongeant dans des problèmes de survie quotidiens. Les mesures que le guide du 9 avril 1999 a préconisées comme la répression tous azimuts vient du fait que l’opposition et la société civile évoque le fait que le Guide aurait déclaré la guerre au peuple.

Ces mesures pourraient également produire l’effet inverse. Déclencher une nouvelle révolte des jeunes. Conscient du danger, le régime IOG a accentué la répression avec la bénédiction des puissances étrangères qui sont stationnées dans notre pays. Ces pays ferment les yeux sur les violations des droits de l’homme en prétendant que le guide est un allié précieux dans la lutte contre le terrorisme.

Les arrestations ainsi que la manipulation font rage dans le pays. Cette répression cruelle reflète l’extrême tension qui règne à Djibouti. Le peuple djiboutien a fait preuve de beaucoup de patience. Aujourd’hui il n’en peut plus de ce couple royal qui a mis le pays KO.

Désolé IOG et Kadra, mais votre heure est terminée.

La cour de la Haye devra prochainement statuer sur votre sort, certainement après le 8 avril 2011.

On a appris que la représentante de la BBC à Djibouti, Kaltoum Mohamed Ali avait été suspendue de ses fonctions a la RTD au motif que les infos qu’elle a données sur la BBC section somali n’ont pas plu au guide IOG ni à sa femme Kadra.

Voila comment le couple royale récompense les femmes djiboutiennes qui font leur travail honnêtement. Décidément d’un côté, on félicite et de l’autre autre on brime.

Un enfant victime d’un tir à balles réelles
Ce matin à Tadjourah le détachement de l’armée a ouvert le feu sur les habitants en blessant quasi mortellement un jeune homme de 12 ans qui a été évacué sur Djibouti. Décidément l’armée d’IOG ouvre le feu, même en période de calme. Toute cette fusillade et ce brouhaha pour une affaire de portable Nokia N97 disparu.

Le soldat qui a ouvert le feu n’a même pas été mis aux arrêts de rigueur.

Voilà ou mène l’impunité.

Voila qui met fin a notre bulletin du mercredi 9 mars 2011.

Le journal
de Djibouti aujourd’hui.

10/03/11 (B594) UGUTA-TOOSA : L’ambassade de Djibouti à Paris organise le 12 mars 2009 une soirée de soutien au candidat à la "présidence à vie". Le CODED surveillera les abords pour prendre en photo / vidéo tous les invités, dont les portraits seront diffusés ensuite sur de nombreux sites …

Nous venons d’apprendre que depuis le début de la semaine, l’ambassadeur Djibouti, le très servile et corrompu Rachad Farah essaie d’ameuter les partisans du président sortant, Ismail Omar Guelleh, afin de se faire pardonner l’occupation de la représentation diplomatique par notre Collectif.

Souvenez-vous que le Collectif pour la Démocratie à Djibouti (CODED) avait occupé le 25 février 2011, durant une heure et trente minutes, l’ambassade de Djibouti en France.

Les membres du Collectif pour la Démocratie à Djibouti ont décidé cette fois-ci de prendre en photos et en videos les rares partisans du dictateur aux abois qui s’aventureront aux abords de l’ambassade de Djibouti, d’espions à la petite semaine.

Ambassade de Djibouti
6, rue Emile Menier 75116 Paris
Stations surveillées : Porte Dauphine et/ou Place Victor Hugo

Tout le monde verra le visage hideux de ces arrivistes et corrompus qui se font passer pour des réfugiés politiques ou des opposants au régime, alors qu’ils ne sont que des espions à la petite semaine.

Depuis le 18 février dernier, la peur a changé de camp.