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05/03/11 (B 594) ARD : Appel à rejoindre les manifestations qui sont organisées à Bruxelles et à Ottawa …

Les Djiboutiennes et les Djiboutiens vont manifester massivement vendredi 4 mars 2011 à Djibouti-ville Place de la liberté (face au stade Gouled) pour demander le départ immédiat du dictateur Ismaël Omar Guelleh et les menaces du gouvernement djiboutien n’y feront rien !

Le mouvement de contestation trouve un large écho sur l’ensemble du pays d’où convergent depuis plusieurs jours les futurs manifestants pour répondre à l’appel à descendre dans la rue lancé par les coalitions de l’opposition djiboutienne Union pour l’Alternance Démocratique (UAD) et Union des Mouvements Démocratiques (UMD).

Pas en reste, les Djiboutiens de la diaspora appellent à leur tour à manifester le lendemain samedi 5 mars 2011 à Bruxelles en Belgique et à Ottawa au Canada en soutien des soulèvements historiques de Djibouti.

1°) Heure et lieu de la manifestation à Ottawa :

De 14h -16h30, au sein de la Colline du Parlement

2°) Heure et lieu de la manifestation à Bruxelles :

Metro Art-Loi, rassemblement de 10h à 12heures,
sur la pelouse devant l’ambassade de France,
coin entre l’Avenue des Arts et la rue Joseph II

De 10 h à 11 h devant l’Ambassade de France et

De 11 h à 12 h devant l’Ambassade Américaine

05/03/11 (B594) Guelleh refuse aux Djiboutiens l’autorisation de manifester et ses hordes policières et militaires les empêchent d’exercer leur droit légitime et reconnu : celui d’exprimer dans la rue, leurs revendications … (Article AP en Français)

Déploiement massif des forces de l’ordre à Djibouti pour empêcher les manifestations de l’opposition

Déploiement massif des forces de l’ordre à Djibouti pour empêcher les manifestations de l’opposition. Policiers, gendarmes et soldats ont investi les rues de Djibouti vendredi, empêchant la tenue d’une manifestation de l’opposition pour réclamer le départ du président Ismaïl Omar Guelleh

Après avoir déjà effectué deux mandats, ce dernier, dont la famille est au pouvoir depuis plus de 30 ans, devrait en obtenir un troisième lors de la présidentielle du mois d’avril. Il avait modifié la Constitution l’an dernier pour abroger le limite fixant à deux le nombre de mandats présidentiels. Guelleh était seul candidat lors de l’élection de 2005.

Il y a deux semaines, des milliers de personnes s’étaient rassemblées dans ce petit pays de la Corne de l’Afrique, entouré par l’Erythrée, l’Ethiopie et la Somalie, avec le Yémen qui lui fait face de l’autre côté du golfe d’Aden.

Ce vendredi, les organisateurs se sont vus refuser l’autorisation de manifester à nouveau. Selon Souleiman Farah Lodon, vice-président du Mouvement pour le renouveau démocratique (opposition), les forces de sécurité ont à la place bloqué la route menant au stade principale de la ville, où était prévu le rassemblement. Le secteur est « complètement couvert » par le dispositif sécuritaire, a-t-il ajouté.

« Ils ne veulent pas laisser la population circuler. Ceci prouve véritablement la nature de ce gouvernement », a déclaré, depuis Londres où il vit en exil, l’opposant et candidat potentiel à la présidence Abdourahman Boreh.

Dans un courrier aux organisateurs, le ministre de l’Intérieur Yacin Elmi Bouh réclame le report de la manifestation de vendredi en raison des violences qui ont marqué celle du 18 février. « Les violentes réactions des manifestants ont surpris tout le monde », écrit-il.

Mais selon Abdourahman Boreh, les manifestants n’ont fait que réagir à l’agression des forces de l’ordre. Ils étaient environ 6.000 lors de ce rassemblement dans la cité-Etat de 750.000 habitants, ancienne colonie française sous le nom de Territoire français des Afars et des Issas, qui abrite d’importantes bases militaires étrangères, dont la seule base américaine d’Afrique.

05/03/11 (B594) Journal Réalité (ARD) Rassemblements à Djibouti vendredi 4 mars 2011 à l’appel de la coalition UAD / UMD

Des rassemblements organisés ce vendredi 4 mars à Djibouti à l’appel de la coalition de l’opposition djiboutienne ont permis de mesurer la charge de la répression que les forces de l’ordre du dictateur Guelleh s’apprêtaient à infliger aux citoyens, femmes et enfants de Djibouti.

Le terrain vague situé près du stade Gouled, baptisée Place de la liberté depuis le 18 février, avait été pris d’assaut par des éléments armés à la solde du gouvernement dans le but d’y empêcher toute réunion de manifestants.

Alors que par ailleurs, des militaires et des policiers appuyés par des blindés légers avaient installé des points de contrôle à chaque rue de la ville, rendue semblable à une cité en état de siège.

Devant un tel dispositif menaçant faisant étalage de la force farouche, les militants et les sympathisants de l’opposition regroupés près de Balbala et de certains carrefours de la ville ont décidé d’éviter l’affrontement avec la milice de Guelleh afin de prévenir le pire.

Parce que l’opposition djiboutienne est foncièrement responsable et attachée à une action pacifique pour parvenir à la libération de son pays, elle ne peut se laisser enfermer dans un chantage à la violence tendu par le gouvernement.

De nouvelles manifestations d’ores et déjà envisagées pourront démontrer combien il est possible de mener des actions pacifiques mais fermes à même de triompher de la dictature et de la tyrannie.

Ceux qui modifient la constitution pour rester aux commandes n’ont plus aujourd’hui aucun avenir dans le monde et le président djiboutien n’y fera pas exception, déjà aveugle à la mesure du déluge qui va emporter son régime.

05/03/11 (B594) La coalition UMD-UAD nous adresse deux communiqués.

Afin de ne pas pénaliser les lecteurs, surtout ceux qui sont au pays et qui n’ont pas de connexions haut débit, nous réduisons le volume des images, ce qui entraîne une perte de qualité. C’est pourquoi nous mettons aussi à disposition des internautes, ces documents à télécharger en bonne définition.

Lien : http://www.ardhd.org/photos/L0304_courriers_UAD_UMP/L0305_communiques.pdf

05/03/11 (B594) Petites nouvelles du front par nos correspondants sur place. Le journal des événements … L’équipe du Journal de Djibouti nous envoie ses informations

journal du vendredi 4 mars 2011.

Comme on s’y attendait, les gens sont sortis en grands nombre à Djibouti. ais le régime avait pris des précautions en mobilisant l’armée, la police, la gendarmerie et la garde republicaine, pour les empêcher de se déplacer dans la ville. Les routes qui mènent au stade Hassan Gouled étaient barrées. Dans une certaine confusions, la police a procédé aux premiers arrestations des jeunes qui voulaient manifester.

Le général Zakaria avait fait sortir ses blindés. Le Gouvernement a averti les leaders de l’opposition du fait que le Chef de l’Etat avait donné ordre aux forces de défense et de s »curité de tirer sur tout ce qui bougerait, même sans sommation.

Constatant que les premiers jeunes avaient été coffrés dans les voitures des compagnies d’intervention de la police, les jeunes ont rebroussé chemin.

Un attroupemment s’est constitué à cote du siège du parti d’Ismail Guedi. La police anti-émeute, soutenue par des unités mobiles d’intervention de la gendarmerie a rapidement bloqué tous les accès empêchant les manifestants de prendre la route d’Arta.

Sur le pont de Balbala, les forces d’action rapide commandées par le lieutenant colonel Osman Doubad Sougouleh ont bloqué le passage. Le régime sait que si Balbala commence à se mettre en marche, ce sera sa fin car tout Djibouti suivra.

Les unités de la caserne Cheik Osman avec leurs blindés se sont positionnées, sous les ordres du Général Zakaria Cheik Ibrahim afin d’ouvrir le feu au cas où la manifestation pourrait dégéner.

Le régime n’a pas lesiné sur les moyens déployés pour faire peur à la population.

Les unités de Gendarmerie etaient toutes en alerte maximale pour parer à toute eventualité. Dans chaque rue, il y avait soit des policiers, soit des gendarmes. Tous les jeunes suspects qui passaient étaient systèmatiquement interpellés et envoyés a Nagad.

Constatant que l’Etat avait fait déployer des moyens de guerre,
les leaders de l’opposition ont jeté l’éponge, pour éviter une boucherie.

Le ministre de l’intérieur Yacin Elmi Bouh et son homologue de la defense Ougoureh Kifleh furieux de ne pas pouvoir profiter de son majliss pour brouter, étaient sur le terrain pour superviser les opérations « militaires »

À la hauteur de l’avenue Nasser la brigade spéciale de la police nationale commandée par le commandant Elmi Jess avait reçu l’ordre de faire descendre des bus tous les jeunes qui se dirigeaient vers la manifestation. Plus de 15 jeunes ont été ainsi interpellés sans aucune raison valable et conduit a la brigade de la gendarmerie des quartiers 6 et 7 pour enquête supplémentaire.

Du cote de la mosquée des Kourougmen et Gachamaleh, ce sont les compagnies d intervention de la police commandées par le capitaine Abdillahi Ibrahim Fod et les gendarmes de la brigade d Ambouli qui étaient chargés de repousser tous individus suspects. Tout était quadrillé pour que personne ne puisse se rendre au stade Gouled ni autour.

Du cote d Arhiba les unités d’intervention de la Gendarmerie nationale commandées par leur chef de corps par intérim le colonel Zakaria Hassan Aden (P’tit Zak) qui supervisaient les aller et retour jusqu’au point où se trouve la bouteille de Coca Cola. Les gendarmes arrêtaient tous les jeunes suspects. Le quartier cité Saoudis était complètement bouclé par la gendarmerie.

Du coté de la laiterie de Djibouti et de la centrale de l’EDD dit « la palmeraie » les forces armées étaient chargées de la sécurité de toutes les allées. Seuls les voitures en provenance du port de Djibouti et les bus pouvaient passer. Toutes les jeunes filles comme les garçons étaient arrêtées immédiatement, car suspects aux yeux des militaires.

Dans le reste de la ville de Djibouti les grosses voitures des forces armées paradaient dans les rues qui avoisinent les quartiers pour montrer que l’état ne va pas tolérer des manifestations comme celle qui s’est produite le 18 février et qui a causé beaucoup de morts et des destructions de biens publics et privés.

Voyant cette armada de soldats, les leaders de l’opposition ont préférer opté pour le repli tactique en demandant à leurs militants de ne pas provoquer les forces de police et des autres forces armées.

Ils ont évité ainsi un bain de sang inutile. Chose surprenante. Pour ce démonstration de force, les policiers des compagnies d’intervention étaient armées jusqu’aux dents. Du jamais vu depuis la colonisation française.

C’est dans ces conditions de musèlement, que les partis d’opposition ont finalement décidé d’annuler à la dernière minute, toute la manifestation pour éviter une boucherie sanglante.

Du coté du pouvoir, on respire. Ce vendredi n’a pas été le vendredi maudit que les dirigeants redoutaient. Les autorités disent ouf : c’est passé tandis que l’opposition ronge son frein et revoit sa stratégie pour la bataille suivante.

À Djibouti, ce déploiement de force a surpris la population. Les parents déjà fatigués d’aller faire libérer leurs progénitures à la caserne de Nagad et dans les brigades de gendarmerie à coup de 50.000 Fdj par enfant, ne voulaient plus entendre parler d’une autre manifestation et ils ont imposé à une majorité de jeunes de rester à la maison.

Voila ce que l ’on pouvait dire de la manifestation. Tout a été annulé. L’état et l’opposition se rejettent chacun la responsabilité de l’échec de cette manif.

À suivre.

Hier soir jeudi, la gendarmerie a arrêté à la cité Carton, rue 13, 9 jeunes qui étaient censés préparer des banderoles pour la manifestation de ce vendredi. Ils ont été écroués à la brigade nord de la gendarmerie appelée communément Fichta. Les gendarmes étaient, selon les infos, en tenue de sport pour ne pas éveiller de soupçons. Les voitures bleues de la gendarmerie étaient stationnées à coté du CES d Ambouli.

Les 9 jeunes de la Cité Carton vont être présentés au Procureur de la République Maki ce samedi matin.

Dans la ville de Djibouti les gens évoquent la possible démission du ministre de l’intérieur Yacin Elmi Bouh. Le ministre qui a appris que c’était un coup monté, a clairement fait savoir qu’il n’a jamais démissionner de son poste et que les rumeurs qui circulent dans la ville de Djibouti sont fausses. Il est toujours ministre de l’intérieur.

Voila qui met fin a notre journal de ce vendredi 4 mars 2011.

L équipe du journal Djibouti aujourd’hui.

05/03/11 (B594) Premiers échos de la manifestation organisée à Bruxelles ce samedi matin – D’autres informations et des photos devraient nous parvenir (Info FDP)

La manifestation qui a été organisée ce matin devant les ambassades de France et des Etats-Unis, en solidarité avec les mouvements de protestation du peuple Djiboutien, a été un franc succès.

Plus de 100 personnes motivées et enthousiastes se sont retrouvés dès 9heures du matin à la gare du Midi (point de regroupement) à l’appel lancé par le FDP ( Forum pour la Démocratie et la Paix) rejoint sur sa lancée par l’ensemble des mouvements associatifs de la diaspora Djiboutienne en Belgique et des organisations politique.

Un mémorandum a été adressé aux représentants diplomatiques des deux nations militairement présentes à Djibouti : les USA et la France