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31/12/2015 (Brève 595) Communiqué de la LDDH faire un bilan des exactions, crimes et violations des personnes, commises par les forces de Gendarmerie et les forces spéciales de police à la solde du régime discrédité de Guelleh, qui a le « culot » de faire voter l’état d’urgence liberticide par une assemblée aux ordres et qui a fait évacuer de l’hémicycle tous les représentants de l’opposition politque.

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La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (L.D.D.H) Djibouti, le 31 Décembre 2015

COMMUNIQUE de PRESSE
Triste nouvel an pour
la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH)

Après 48 heures de détention arbitraire du Président de la LDDH, M. Omar Ali Ewado, il a été transféré illégalement sous mandat de dépôt  à la prison centrale de Gabode par la Justice Djiboutienne.

Notre Président est ciblé pour ses activités de défense des droits humains et la publication de la liste des victimes du  massacre du lundi 21 décembre 2015 à Buldhuqo, quartier pauvre de Balbala, le pouvoir  en place sème la terreur contre les militants de droits humains sous prétexte de diffamation publique et diffusion de fausses nouvelles  selon le Procureur de la République de Djibouti, M. Maki Omar Abdoulkader qui a annoncé dans une conférence de presse tenu ce matin et diffusé à la télévision nationale RTD.

Aujourd’hui, les lanceurs d’alerte du massacre du 21 décembre sont poursuivis par la justice de ceux qui ont commis ce massacre au grand jour et sous les yeux des bases militaires étrangères installées à Djibouti.

Après la tentative d’assassinat du Secrétaire Général de la LDDH, M. Said Houssein Robleh et l’emprisonnement  illégal du Président de la LDDH,  M. Omar Ali Ewado , le saccage du siège de la LDDH et la confiscation des archives et matériels informatiques, le régime dictatorial d’Ismail Omar Guelleh panique devant ces crimes odieux et veut enterrer la vérité défendue par les rares défenseurs des droits de l’homme à Djibouti concernant le massacre du 21 décembre 2015.

Outre l’emprisonnement illégal d’une trentaine des personnes à Gabode, une campagne de poursuites judiciaires est lancée par le Parquet de Djibouti en vue d’intimider les familles des victimes du massacre de 21 décembre 2015 pour lES empêcher de parler et de témoigner aux organisations des droits de l’homme au niveau national et international.

Par ailleurs, l’existence de la LDDH est menacée par la nouvelle loi d’état d’urgence adoptée le 30 décembre 2015 par le Parlement à majorité du parti au pouvoir et dont les députés de l’opposition USN ont été expulsés de l’assemblée par des gendarmes sous ordre du Président de l’Assemblée Nationale, M.Mohamed Ali Houmed.

Par conséquent, la LDDH demande l’ouverture d’une enquête indépendante internationale sur le massacre de Buldhuqo du 21 décembre 2015 et que les auteurs de ce massacre soient traduits devant la Justice.

Enfin, la LDDH lance une alerte au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, à toutes les organisations internationales de défense des droits de l’homme, à la Communauté internationale, à l’Union Européenne, à l’Union Africaine aux medias internationaux et aux Avocats Sans Frontières de soutenir les défenseurs des droits humains de la LDDH qui sont menacés et poursuivis.

Le 2ème Vice Président de la LDDH
Mahdi Samireh Sougueh

19/03/11 (B595) Extraits du journal de Djibouti disponible sur FaceBook

Extrait du journal de Djibouti (disponible sur FaceBook) jeudi 17 mars 2011.

Le pouvoir veut absolument empêcher une guerre de tribus. Le président a mandaté son ministre de la Communication Ali Abdi Farah pour qu’il rencontre le père de la victime et empêcher des vengeances tribales(…)

Rien ne va plus entre la BBC et IOG. La BBC n’a pas apprécié l’éviction de sa représentante à Djibouti Kaltoum Mohamed Ali et exige sa réintégration (…)

De nombreux éléments des forces armées djiboutiennes ont rejeté le plan du ministre des finances Ali Farah Assoweh qui proposait d’augmenter les salaires après l’élection présidentielle. Ils ont dit qu’on les prenait pour des imbéciles (…)

Le général Zakaria Cheik Ibrahim consacre tout son temps à son business et a ses 7 voitures qu’il a achetées au Japon. Les autres galonnés l’imitent. Le général Fathi est malade. Soubagleh est en mission à l’etranger. Il commande l’isbrig, une armée africaine fantôme pour rétablir la paix en Afrique.

Les colonels font aussi des affaires. Les soldats stationnés à Doumera n’en peuvent plus (…)

Les populations boudent la distribution des cartes d’identité nationales nécessaires pour voter. Le peuple veut le départ d’IOG (…)

Nous terminons ce journal par une citation de Nelson Mendela.
« Dans un pays malade, chaque pas vers la santé est une insulte pour ceux qui prospèrent sur le malade »

Extraits du journal de Djibouti (Disponible sur FaceBook) mardi 15 et mercredi 16 mars 2011.

Nous adressons toutes nos condoléances à la famille de ce jeune garçon qui a été poignardé sauvagement à Djibouti par des jeunes d’un autre quartier. (..)

Un jeune homme a été poignardé de plusieurs coups de couteaux. Selon notre enquête, des jeunes du quartier 6 étaient revenus bredouille d’une descente a la cité Cartone quand ils sont tombés par hasard sur deux jeunes du quartier 7.

Le premier jeune s’est enfui à toute vitesse. Le deuxième qui ignorait tout des querelles de ces jeunes a été arrêté et poignardé à la suite d’altercations (…)

Cet assassinat a plongé la ville dans le désarroi. (…)

La chaine somalienne Universal a déplacé une partie de son personnel d’Hargeisa à Djibouti après des divergences avec les autorités somalilandaises, sur le contenu éditorial.(…)

Ismaïl Omar Guelleh aurait refusé de signer le décret autorisant les FFDJ à débarquer des chars Leclerc (…)

19/03/11 (B595) Un léger retard dans la mise à jour du site. Toutes nos excuses aux lectrices et aux lecteurs (ARDHD)

L’équipe de l’ARDHD prie les internautes de l’excuser pour un léger retard dans la mise à jour du site.

En effet, plusieurs membres de l’équipe ont été mobilisés par leur activité professionnelle et n’ont pas pu consacrer tout le temps qui est nécessaire pour la mise à jour du site.

Comme toujours, nous avons diffusé en priorité les informations concernant directement Djibouti et nous allons progressivement rattraper le retard pris, durant le week end.

Les abonnés recevront leur numéro hebdomadaire samedi matin, avec une demi-journée de retard.

Il faut savoir que la mise à jour du site mobilise, depuis 12 années, une personne à mi-temps, 7/7 et que cela peut poser parfois des problèmes de planning. Dans cette hypothèse, nous conservons toutes les informations en attente et nous les diffusons avec un léger décalage dans le temps, sachant que l’information concernant Djibouti est prioritaire.

18/03/11 (B595) De nombreux témoignages de condoléances nous parviennent pour témoigner l’amitié de leurs auteurs à Abdallah Deberkalleh qui vient de perdre sa mère sans avoir eu la possibilité de la revoir. Nous les lui envoyons aussitôt, mais nous ne pourrons pas les publier tous …

18/03/11 (B595) De nombreux témoignages de condoléances nous parviennent pour témoigner l’amitié de leurs auteurs à Abdallah Deberkalleh qui vient de perdre sa mère sans avoir eu la possibilité de la revoir. Nous les lui envoyons aussitôt, mais nous ne pourrons pas les publier tous …

19/03/11 (B595) Nouvelles de Somalie – Les affrontements entre les insurgés Shebab et les troupes gouvernementales ont fait au moins 17 civils tués – 62 soldats somaliens, tués – au moins 17 civils tués dans des combats depuis mardi – Une attaque fait 13 morts en Somalie (4 articles)

_________________ 4 – Afreekelection

Somalie – Les affrontements entre les insurgés Shebab et les troupes gouvernementales ont fait au moins 17 civils tués

Par Diane Aboa

Les violents affrontements entre les insurgés Shebab et les troupes gouvernementales appuyées par la force de l’Union Africaine (Ua) ont fait au moins 17civils tués et 30 blessés ce mardi dans la capitale somalienne Abdallashideye.

«Le nombre de victimes confirmé pour le moment atteint 17 au moins,11 ont péri en fin de journée hier et six autre ont été tuées dans des tirs d’artilleries cette nuit. Les ambulances ont également récupéré 30 blessés» selon Hassan Mohammed, un employé du service des ambulances de Mogadiscio.

La plupart des victimes sont enregistrées dans la zone du marché de Bakara, le plus grand de la ville, situé dans le sud de la capitale.

Les affrontements entre Shebab et Forces gouvernementales soutenues par l’Union africaines (l’Amison) sont quasi-quotidiens dans la capitale somalienne. Et les civiles en sont souvent les principales victimes. L’Etat somalien a lancé une vaste offensive il y’a près d’un mois dans plusieurs régions du Centre-Sud de la Somalie pour nettoyer les insurgés islamistes radicaux qui se réclament d’Al-Qaïda.

Les troupes gouvernementales composées de 9.000 hommes ont progressé dans Mogadiscio en délogeant les Shebab de deux positions stratégiques du nord de la ville. Le président somalien Sharif Cheikh Ahmed a signifié que : «les forces somaliennes sont entrain de gagner la guerre pour mettre fin aux menaces des membres d’Al-Qaïda et de leurs partisans en Somalie».

Les forces gouvernementales bénéficient dans les zones frontalières du soutien des forces éthiopiennes en vue de mener à bien leur combat contre Al-Qaïda.

_________________ 3 – IRIB (Radio)

Somalie: 62 soldats somaliens, tués

Au moins, 62 soldats somaliens, ont été tués, lundi soir, lors d’affrontements avec les effectifs du groupe "al-Shebab", dans la ville de Belet-hawo, au sud de la Somalie. 33 autres soldats ont été blessés, au cours de ces affrontements, selon le correspondant de Press TV, à Mogadiscio.

En outre, des dizaines d’effectifs du groupe "al-Shebab", aussi, ont été tués ou blessés, lors de combats sanglants. Ces derniers contrôlent, actuellement, la ville de Belet-hawo, située, au sud de la Somalie.

Depuis 1991, la Somalie est livrée à une guerre civile qui a laissé, jusqu’à présent, plusieurs millions de morts et de déplacés.

_________________ 2 – Romandie News avec AFP

16/03 Somalie: au moins 17 civils tués dans des combats depuis mardi

Au moins 17 civils ont été tués dans des combats à l’artillerie lourde opposant depuis mardi soir les insurgés shebab aux troupes gouvernementales appuyées par la force de l’Union africaine (Amisom), a-t-on appris mercredi de source médicale et auprès de témoins.

"Le nombre de victimes confirmées pour le moment atteint 17: 11 ont péri en fin de journée hier (mardi) et six autres ont été tués dans des tirs d’artillerie cette nuit", a rapporté à l’AFP un employé du service des ambulances de Mogadiscio, Hassan Mohamud.

"Les ambulances ont également récupéré près de 30 blessés", a-t-il ajouté.

Les combats se sont concentrés dans le sud de Mogadiscio, notamment aux abords du marché de Bakara, le plus grand de la ville.

Les combats avaient nettement diminué d’intensité mercredi matin mais des tirs sporadiques d’artillerie se faisaient encore entendre, selon un correspondant de l’AFP.

_________________ 1 – Metro (Canada) avec AP

15/03 Une attaque fait 13 morts en Somalie

Un responsable médical a fait savoir mardi qu’une attaque au mortier a fait au moins 13 morts à Mogadiscio, la capitale de la Somalie.

Ali Muse, le directeur des services ambulanciers de la ville, ajoute que la majorité des victimes ont été trouvées au marché Bakara et près du palais présidentiel. Il précise que 21 autres personnes ont été blessées.

Les combats de mardi sont survenus après des semaines d’affrontements acharnés entre les troupes gouvernementales, appuyées par les Nations unies, et les rebelles. Les soldats de l’Union africaine qui épaulent le gouvernement ont récemment pris le contrôle de plusieurs secteurs auparavant sous le joug des rebelles.

L’Union africaine a indiqué mardi, par voie de communiqué, avoir arrêté trois soldats qui auraient blessé des civils après avoir ouvert le feu de manière imprudente. Une commission d’enquête a recommandé qu’ils soient traduits devant un tribunal militaire en Ouganda.

La Somalie est sans gouvernement central depuis plus de 20 ans.

19/03/11 (B595) Yémen Express – près de 200 blessés parmi des manifestants à Hodeïda – les partisans du gouvernement attaquent les manifestants à Al-Hodeïda – quatre journalistes étrangers expulsés – 40 manifestants blessés – remaniement ministériel sur fond de tensions croissantes – la contestation prend une tournure plus violente – sept manifestants, dont un enfant, tués par la police – Cinq morts, dont un écolier (8 articles)

____________________ 8 – Le Parisien avec AFP

17/03 Yémen: près de 200 blessés parmi des manifestants à Hodeïda

Près de 200 manifestants ont été blessés, dont dix par balle, lors de la dispersion mercredi d’un sit-in hostile au régime à Hodeïda, dans l’ouest du Yémen, selon des sources médicales.

La police a ouvert le feu et lancé des grenades lacrymogènes sur les protestataires rassemblés dans cette ville portuaire de la mer Rouge, alors que des partisans du régime les attaquaient à l’arme à feu, à coups de bâtons et de pierres, ont indiqué ces sources.

Près de 200 personnes ont été blessées parmi lesquelles dix par balle, une vingtaine par des armes blanches et une trentaine par des pierres, ont précisé des médecins qui gèrent un centre d’urgence sur le lieu du sit-in.

Selon des organisateurs du rassemblement, certains ont été intoxiquées par les gaz lacrymogènes, tirés par les forces de l’ordre.

Une quarantaine de personnes ont été tuées dans les troubles au Yémen depuis le début fin janvier du mouvement de contestation appelant au départ du président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans.

Dans la ville de Jouf, au nord-est de Sanaa, les combats se sont poursuivis pour la troisième journée consécutive entre des partisans du parti au pouvoir, le Congrès populaire général (CPG) et des sympathisants de l’opposition, selon un responsable local. Trois partisans du CPG ont été blessés.

Les affrontements revêtent un caractère tribal, les partisans du CPG faisant partie des tribus d’Al-Hamad et Al-Hadra alors que les opposants appartiennent à d’autres tribus.

Un opposant avait été tué mardi dans un affrontement dans cette ville frontalière de l’Arabie saoudite.

Les partisans du régime tentaient de déloger les opposants retranchés depuis lundi dans les bureaux du siège du gouverneur de la province, selon des témoins.

____________________ 7 – Nouvel Obs avec AP

17/03 Yémen: les partisans du gouvernement attaquent les manifestants à Al-Hodeïda

Des partisans du gouvernement, armés de bâtons, de couteaux et d’armes à feu, s’en sont pris aux manifestants de l’opposition installés en campement sur une place d’Al-Hodeïda, ville portuaire dans le sud du Yémen, les affrontements faisant des centaines de blessés, selon des témoins.

D’après les témoins, les partisans du président Ali Abdallah Saleh étaient au moins 10.000. Il s’en sont pris à environ 4.000 manifestants de l’opposition dans ce port situé sur la Mer rouge. La police est intervenue pour séparer les deux camps à coups de gaz lacrymogènes, la plupart des blessés souffrant d’intoxication après avoir inhalé ces gaz.

Selon des témoins s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, ces assaillants étaient des membres de la police secrète et des « voyous à la solde du gouvernement ».

Depuis un mois, les Yéménites manifestent quotidiennement pour réclamer le départ du président, au pouvoir depuis 32 ans. Ces dernières semaines, la répression des manifestations s’est intensifiée, la police ouvrant le feu sur la foule et des hommes en civil s’en prenant également violemment aux manifestants.

Mardi, les pro-gouvernementaux à Al-Hodeïda ont mis le feu au siège local du parti Al-Islah, un des principaux partis d’opposition. Une attaque qui a fait cinq blessés, selon le parti.

Toujours mercredi, mais dans la province de Taïz, huit jeunes femmes ont été blessées lors de la dispersion d’une manifestation étudiante contre Saleh.

____________________ 6 – Nouvel Obs avec AP

15/03 Yémen: quatre journalistes étrangers expulsés

Quatre journalistes, deux Américains et deux Britanniques, ont été expulsés lundi du Yémen après avoir été détenus pendant plusieurs heures à Sanaa, la capitale.

L’un d’eux, Oliver Holmes, un journaliste britannique, a expliqué que cinq agents de sécurité armés les avaient interpellés lundi matin dans l’appartement qu’ils partagent à Sanaa. Selon M. Holmes, un de ces agents leur a dit qu’ils devaient partir à cause des articles qu’ils écrivaient.

Ces arrestations surviennent alors que le Yémen est secoué depuis des semaines par un mouvement de contestation contre le président Ali Abdullah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans.

Lundi, un gouverneur provincial a été blessé d’un coup de poignard dans le cou par plusieurs agresseurs, et une soixantaine d’autres personnes ont été blessées dans le pays lors de confrontations entre les forces de sécurité et des manifestants

____________________5 – Le Figaro avec AFP

15/03 Yémen/Sanaa: 40 manifestants blessés

Près de quarante manifestants ont été blessés par balles lors de manifestations aujourd’hui dans deux villes au nord-est et à l’est de Sanaa, ont indiqué des témoins et des responsables locaux.

Vingt manifestants ont été blessés en tentant de prendre d’assaut le siège de la province de Jouf, au nord-est de Sanaa, ont indiqué ces sources. Les forces de sécurité, gardant le bâtiment, et des partisans du régime, ont ouvert le feu sur les assaillants. Deux des partisans du Congrès populaire général (CPG – du président Saleh) ont été blessés par des jets de pierre, selon ces sources.

A Marib, à l’est de la capitale, des manifestants ont également marché sur le siège du gouverneur mais ont été repoussés par des tirs des forces de l’ordre, selon des responsables locaux. Dix-sept manifestants ont été blessés, selon ces sources.

C’est la première fois que des incidents violents sont signalés dans des villes situées dans cette région qui connaît également des protestations contre le régime du président Ali Abdallah Saleh. Un manifestant a été tué hier par la police à Aden (sud), et les manifestants à Sanaa ont subi une attaque en règle de partisans du régime, au lendemain de la journée la plus sanglante depuis le début de la contestation fin janvier, pendant laquelle sept manifestants ont été tués.

_____________ 4 – Quotidien du Peuple avec Xinhua

15/03 Yémen : remaniement ministériel sur fond de tensions croissantes

Le président yéménite Ali Abdullah Saleh a nommé deux nouveaux ministres dimanche alors que les manifestations s’amplifient depuis des semaines pour réclamer la fin de son régime, en place depuis 33 ans.

M. Saleh a remplacé le ministre des Affaires religieuses Hamoud al-Hitar par le ministre de la Jeunesse et des Sports Hamoud Mohammed Abad, selon un décret officiel rendu public sur le site internet de l’agence de presse Saba.

Le président a également nommé Aref Awad al-Zoka nouveau ministre de la Jeunesse et des Sports, à l’occasion du remaniement de son gouvernement.

Le Yémen est le théâtre de manifestations appelant à des réformes politiques et économiques depuis le début de l’année.

Le 22 janvier, le président yéménite avait limogé le ministre du Commerce et de l’Industrie Yahya al-Mutawakil, remplacé par le vice-ministre de la Planification et de la Coopération internationale Hisham Sharaf Abdullah, toujours selon Saba.

_______________________ 3 – Nouvel Obs

14/03 Yémen : la contestation prend une tournure plus violente

Un manifestant a été tué par des tirs de la police à Aden. Les Etats-Unis se disent « profondément préoccupés » par les violences au Yémen qui ont fait 8 morts et de nombreux blessés ces derniers jours.

L’opposition yéménite a appelé « tout le peuple à intensifier les sit-in et les manifestations dans toutes les régions, afin (que le chef de l’Etat) n’ait plus qu’une seule option, le départ » AFP

Les manifestants à Sanaa ont subi dimanche 13 mars une attaque en règle de partisans du régime, au lendemain de la journée la plus sanglante au Yémen depuis le début des marches exigeant le départ du président Ali Abdallah Saleh fin janvier.

Un manifestant a été tué par des tirs de la police anti-émeutes dimanche après une attaque menée par des protestataires contre un poste de police dans le quartier de Dar Saad à Aden, a-t-on appris de source médicale.

« Un manifestant, Nafee Ali Naji, 25 ans, a été mortellement touché par les tirs des unités anti-émeutes qui sont arrivées à Dar Saad après une attaque contre le poste de police du quartier », a déclaré un membre du personnel de l’hôpital Naqib, où le corps de la victime a été transporté.

Des témoins ont précisé que les policiers pourchassaient les manifestants dans les ruelles du quartier après l’attaque contre le poste de police durant laquelle dix fusils d’assault AK-47 ont été pris et trois véhicules de la police incendiés.

Samedi, à travers le pays sept manifestants, dont un enfant de 12 ans, ont été tués par balles et des centaines de personnes ont été blessées par des gaz toxiques dans la violente dispersion par la police de protestataires. Les autorités ont nié l’utilisation de gaz autres que lacrymogènes.

Les Etats-Unis ont réagi dans un communiqué du département d’Etat affirmant : « Les Etats-Unis sont profondément préoccupés par les informations faisant état de morts et de blessés dans les manifestations qui ont eu lieu au Yémen au cours de la semaine écoulée », écrit le porte-parole de la diplomatie américaine, Philip Crowley, en présentant les condoléances des Etats-Unis aux proches des victimes.

« La violence doit cesser immédiatement »

« La violence doit cesser immédiatement. Nous appelons le gouvernement yéménite à enquêter rapidement sur ces incidents et à faire le nécessaire pour protéger le droit de tous ses citoyens, en accord avec les engagements du président (yéménite Ali Abdallah) Saleh », poursuit le communiqué du département d’Etat américain.

Le chef de l’ONU, Ban Ki-moon s’est déclaré « très inquiet » de la détérioration de la situation au Yémen et condamné « l’usage excessif de la force » contre « des manifestants pacifiques ». Il a appelé à la plus grande retenue, exhortant le gouvernement et l’opposition à commencer un dialogue authentique et large ».

« Les assaillants ont tiré à balles réelles »

Dimanche, des dizaines de manifestants ont été blessés sur la place de l’Université de Sanaa, épicentre de la contestation, dans une attaque des policiers soutenus par des partisans du régime, ont indiqué des témoins. Les heurts ont commencé lorsque des policiers et des partisans du Congrès populaire général (CPG-parti présidentiel), ont attaqué les protestataires, selon les témoins.

« Les assaillants ont tiré à balles réelles et tiré des gaz lacrymogènes », a indiqué l’un d’eux, ajoutant que les « blessés se comptent par dizaines et sont soit atteints par des tirs, soit souffrent de suffocations ».

Samedi, deux personnes ont été tuées à Sanaa, l’un par des tirs de la police sur des manifestants qui campent depuis le 21 février sur la place de l’Université et l’autre par les tirs d’un sniper.

Depuis samedi soir, de nouveaux groupes de contestaires viennent se joindre au sit-in, alors qu’à Taëz, autre centre de la contestation de la capitale, cinq manifestants ont été blessés par les tirs de la police, selon un responsable local.

Quatre manifestants tués à Aden dans des émeutes nocturnes

A Aden, ville du sud rétive et à la pointe de la contestation du chef de l’Etat, quatre manifestants ont été tués dans des émeutes nocturnes lors desquelles un poste de police a été incendié par des centaines de personnes en colère, alors que d’autres bloquaient les rues avec des pneus enflammés.

Le quartier de Dar Saad a notamment été le théâtre d’affrontements pendant la nuit entre manifestants et policiers. Selon un témoin, des membres des forces de sécurité se sont postés sur les toits des immeubles près d’un poste de police et ont tiré sur les manifestants. Deux des quatre morts à Aden ont été atteints par balles à la tête, selon des médecins.

A Moukalla, dans le sud-est du pays, un écolier de 12 ans a été tué dans la dispersion par la police d’une manifestation. L’annonce de la mort de l’écolier a provoqué des manifestations spontanée, durant lesquels six manifestants ont été blessés par balle.

Au pouvoir depuis 32 ans, Ali Abdallah Saleh, un allié de Washington dans la lutte contre Al-Qaïda, a multiplié en vain les gestes d’apaisement face à une révolte qui ne se calme pas dans ce pays du sud de la péninsule arabique miné par un chômage chronique et une pauvreté endémique.

Vendredi, l’Onu avait annoncé que 37 militants et au moins six agents de sécurité avaient été tués depuis le début des troubles fin janvier.

Face à l’escalade, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas ont appelé leurs ressortissants à quitter le Yémen, Londres condamnant des « violences inacceptables ».

_______________________ 2 – Le Parisien avec AFP

14/03 Yémen : sept manifestants, dont un enfant, tués par la police

Après la violente intervention de la police contre le sit-in de la place de l’Université, les manifestants blessés ont été soignés dans une mosquée voisine.

La contestation populaire ne faiblit pas au Yémen, où l’on déplorait samedi cinq nouveaux morts, tombés sous les balles des policiers. De source médicale, un écolier de 12 ans a été tué par des tirs de la police à Moukalla, dans le sud-est du pays, lors d’une manifestation de plusieurs centaines d’élèves contre le régime.

A Sanaa, un manifestant a été tué dans l’attaque du sit-in réclamant le départ du président Ali Abdallah Saleh. Un troisième manifestant a été tué dans l’après-midi par les tirs d’un sniper alors qu’il tentait de se joindre à ce sit-in avec d’autres jeunes.

En fin de journée, on apprenait de source hospitalière un quatrième décès à Aden, provoquant la colère de centaines de personnes qui ont incendié un poste de police dans le quartier de Dar Saad. La police a répliqué pour disperser les manifestants touchant mortellement l’un d’eux. Deux autres personnes blessées lors de la dispersion sont décédées dimanche, ce qui porte à sept le nombre de victimes.

Tirs à balles réelles et gaz toxiques

Samedi, selon les organisateurs du sit-in à Sanaa, la police a lancé un assaut à l’aube contre les manifestants qui campent depuis le 21 février sur la place de l’Université, tirant à balles réelles et lançant des grenades lacrymogènes. Outre le manifestant tué, près de autres ont été 300 blessés, dont 30 par balles, et d’autres intoxiqués par les gaz. Le comité médical formé par les contestataires a accusé les forces de sécurité d’employer des gaz toxiques. En milieu de matinée, les forces de sécurité ont bloqué tous les accès à la place, épicentre de la contestation contre le président Saleh. Des tirs étaient toujours entendus.

Au pouvoir depuis 32 ans, le chef de l’Etat s’était engagé dans un discours jeudi à «continuer de protéger» les manifestants, qu’ils soient pour ou contre son régime. L’assaut de la police, samedi, est intervenu après que des manifestants ont étendu pendant la nuit leur camp de toile à plusieurs rues proches de la place de l’Université : ils ont ainsi dépassé les blocs de béton installés par la police pour marquer la limite autorisée au sit-in. Dans la nuit de mardi à mercredi, la police avait attaqué le campement pour la même raison, et un étudiant avait été tué.

Jets de pierres contre les policiers

«Dès trois heures du matin, la police a tenté de démonter des tentes et d’arracher des haut-parleurs dans les rues voisines de la place de l’Université, mais nous les en avons empêchés», explique Mohammad Saïd, un étudiant de 20 ans. Selon lui, la police est revenue deux heures plus tard avec des renforts.

«Ils ont commencé à tirer des balles réelles et des grenades lacrymogènes mais n’ont pas pu nous déloger», a-t-il assuré. Certains manifestants ont lancé des pierres sur les policiers, d’après des témoins.

Un médecin membre du comité médical mis en place par les organisateurs assure que les forces de sécurité ont employé des gaz inervants. «Ce ne sont pas des gaz lacrymogènes, mais des gaz toxiques qui paralysent le système nerveux et l’appareil respiratoire et provoquent des évanouissements», explique le docteur Hassan al-Joshaai, spécialiste du système nerveux.

Ce médecin affirme que neuf manifestants ont été atteints par ces symptômes lors du premier assaut mardi soir. «Nous avons demandé aux autorités de nous fournir le traitement adéquat et nous attendons toujours», déplore-t-il.

La répression du mouvement de contestation au Yémen a déjà fait une trentaine de morts.

_______________________ 1 – L’Alsace

14/03 Yémen Cinq morts, dont un écolier

Hier à l’aube, un manifestant a été tué et « près de trois cents » autres ont été blessés (ici, la foule de protestataires laisse passer une ambulance) durant l´attaque, par la police, d´un campement d’opposants au régime, installé depuis le 21 février sur la place de l´Université à Sanaa. Les forces de l’ordre ont tiré à balles réelles, bien que le président Saleh se soit engagé, jeudi, à « continuer de protéger » les manifestants.

Un autre homme a été abattu alors qu’il tentait de se joindre, avec d´autres, au sit-in de l’Université.

À Moukalla, dans le sud-est, c’est un écolier de douze ans qui a été touché par des tirs de la police. Enfin, à Aden, un homme, qui tentait, avec d’autres manifestants, de mettre le feu à un poste de police, a été abattu

17/03/11 (B595) Interview de Cassim Dini par djiboutii.net

Bonjour/bonsoir M.Cassim Ahmed, ici Djiboutii.net "une autre voix pour les sans-voix" djiboutiens. Comment ça va pour vous, votre famille, votre parti ?

Merci à vous de bien vouloir m’ouvrir vos colonnes ; tout va bien pour moi. Je reviens d’un séjour de dix jours à Dakar, où j’ai été invité à participer à la seconde édition du Forum Mondial Science et Démocratie et à la onzième du Forum Social Mondial. C’est dans ce genre de manifestation internationale que l’on saisit le mieux ce que notre pays représente : à cause d’une dictature aussi bête que méchante, dirigée par un docteur honoris causa d’opérette, nous ne participons en rien à la marche de l’humanité. Ce fut une expérience enrichissante.

Quant à mon parti, l’ARD, vous suivez tout comme moi la mobilisation en cours dans toutes les régions de notre pays ; je n’ai donc rien à vous apprendre de ce point de vue. Et comme je crois plus utile, dans la phase actuelle, de dire ce qui est plutôt que de prétendre prédire ce qui doit être, je tiens à préciser que mes propos n’engagent que moi et vous comprendrez pourquoi.

Quel parallèle faut-il faire, selon vous, entre les événements qui secouent le monde arabo-musulman (et peut être bientôt, le reste des pays du monde sous le joug de régimes tyranniques) et la situation à Djibouti ?

Pour l’heure, deux soulèvements populaires ont conduit à la chute d’un dictateur : en Tunisie avec la Révolution du jasmin qui a chassé Ben Ali et en Egypte où celle du Nil s’est débarrassée du dinosaure Moubarak. Plus qu’avec ce dernier cas, il y a beaucoup de similitudes entre Djibouti et la Tunisie. Et quelques différences essentielles aussi.

Il y a tout d’abord une gigantesque désespérance du fait d’un appauvrissement généralisé de la population surtout dû à la mauvaise gouvernance d’une classe politique prédatrice. Il y a une jeunesse, même diplômée, sans perspective d’avenir et, ici comme là-bas, candidate à l’émigration.

Il y a un tyran : Ben Ali, qui a effectué une visite à Djibouti l’été 1977 en qualité de vice-président, est le modèle préféré de notre dictateur local, mais un peu plus intelligent que lui. Il y a une première dame rombière, même si Leila Trabelsi préférait confisquer de des villas alors que Khadra Haid gifle plus facilement ministres et hauts fonctionnaires ! Donc, dans les deux cas, les motifs de soulèvement existent.

Mais il y a quelques différences. Si Ben Ali fut le modèle d’Ismael Om ar, Habib Bourguiba n’a malheureusement pas été celui de Hassan Gouled : «

D’une poussière d’individus, d’un magma de tribus, de sous-tribus, tous courbés sous le joug de la résignation et du fatalisme, j’ai fait un peuple de citoyens. Mais j’ai peur de ce que j’ai appelé un jour le « démon des Numides », ce démon qui pousse à la désunion, aux luttes intestines, qui nous a fait rater notre histoire après la révolte de Jugurtha » disait le Père de l’Indépendance tunisienne.

Chez Gouled, c’est plutôt la désunion et le tribalisme que l’Histoire retiendra : la Nation djiboutienne reste encore largement à construire.

Peut-être se construit-elle justement aujourd’hui, sous nos yeux, à travers l’actuelle mobilisation : quand les forces de répression tirent indistinctement sur les civils, il y a forcément une solidarité des opprimés qui s’organise et c’est pour cela que les manifestations unitaires, à Djibouti comme au sein de la diaspora sont si importantes et font si mal au régime qui ne survit que par la division.

En second lieu, la neutralité des forces armées tunisiennes a été essentielle dans l’aboutissement de la révolution de jasmin comme dans celle du Nil. Or, à Djibouti, quelques criminels de guerre totalement impunis ont depuis longtemps déshonoré les forces armées et la police. Criminels et parfaitement corrompus.

Ce sont véritablement des mercenaires sans foi ni loi. Mais on sait au moins une chose des mercenaires : c’est qu’ils cherchent avant tout à rester en vie pour profiter de leurs gains. Quant aux soldats, policiers et gendarmes, beaucoup d’entre eux sont d’honnêtes citoyens tout juste désireux de gagner leur vie et d’élever leurs enfants. Toutefois, un constat s’impose : l’armée djiboutienne n’est pas nationale ! Les hommes en armes déshonorent leur uniforme et leurs frères d’armes morts sur le champ de bataille. L’armée djiboutienne est surtout célèbre du fait de ses exactions contre les civils.

Vous savez, il arrive même que des soldats israéliens dénoncent les atrocités commises par les troupes sionistes contre les civils palestiniens. Avez-vous entendu un seul militaire djiboutien dénoncer les assassinats, viols ou tortures perpétrés par la soldatesque gouvernementale ?

Si, un seul l’a fait : il a été abattu dans le dos par un « compagnon d’armes » ! Et ça se dit musulman, et ça pollue les mosquées. Si vous saviez comme je suis fier d’avoir combattu l’AND, fier de mon passé de maquisard ! Et je suis prêt à le redevenir s’il le faut. Sauf que pour l’heure, les conditions d’une vraie lutte armée ne sont absolument pas réunies. On y reviendra.

Si Guelleh quittait le pouvoir en catastrophe (à la Ben Ali) aujourd’hui même, selon vous, qu’est-ce qui se passerait au pays?

Il quittera le pouvoir, tôt ou tard ! Le problème est de savoir comment. De toute évidence, il a choisi la manière forte, mais c’était prévisible. Dans sa stratégie, il est aussi fin qu’un éléphant dans un magasin de porcelaine. Donc, à mon avis, il ne quittera pas le pouvoir avant d’avoir épuisé tout l’arsenal répressif dont il dispose. Autant dire qu’il a de la marge. Mais deux choses sont sûres :

1) il est prêt à tuer mais pas à mourir pour rester au pouvoir alors que les opposant ont démontré qu’ils étaient prêts à mourir. On le sait grâce à WikiLeaks et au Président du Yémen : Ismael Omar est un dealer (trafiquant de drogue), un barman (trafiquant d’alcool) et un armurier (trafiquant d’armes). Ce qu’il aime, c’est avant tout le pouvoir pour l’argent. Pour cela, il peut même commanditer un attentat (ou même une tentative contre lui-même comme autrefois) et accuser qui il veut pour mieux justifier un régime de terreur.

2) Ce n’est pas le rôle de l’opposition que d’envoyer ses manifestants au massacre. Là, ne jouons ni avec les mots ni avec les vies : l’actuelle mobilisation est tout sauf pacifique puisqu’il y a déjà des morts, des blessés, des torturés, des détenus. Il y a donc une disproportion dans l’engagement : on n’engage pas un combat pour mourir, mais pour vaincre. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est Sun Tzu. Il faudra redéfinir les modalités de l’action et je crois que les jeunes l’ont très bien compris.

Votre mot sur l’UMP, le RPP et le 3ème mandat de monsieur Ismaël Omar Guelleh… Et, un mot sur l’opposition djiboutienne.

Je ne parle pas de mes ennemis, je les combats. Tout ce que je peux conseiller aux courtisans de ce régime, c’est de fuir tant qu’il en est encore temps. Quant aux hommes en uniforme, ils devraient comprendre qu’en assassinant un civil, ce sont les leurs qu’ils exposent à une légitime vengeance.

Quant à l’opposition, je crois qu’elle doit sortir des deux impasses dans lesquelles est se trouve. La première est d’avoir espéré mener des actions de contestation pacifique contre une dictature qui a tué plus de civils en trois décennies que le colon en plus d’un siècle. Si les urnes sont truquées et les rues minées, la définition de ce qu’est un parti politique et de ce que sont ses militants qui doit être revue.

La seconde, plus grave, est de prétendre que l’horizon indépassable du combat démocratique est la lutte armée en milieu rural et pour cela dénigrer toute tentative pacifique. Comme par exemple lorsque notre ancien compagnon de lutte et ami Mohamed Kadamy et son mouvement du Frud-armé-exilé disent qu’en matière de trahison, Ahmed Dini = Ougouré Kiflé : l’observateur le plus neutre trouverait cela au moins excessif.

C’est pour cela que je demande aux jeunes de faire attention au mirage de la lutte armée en milieu rural : le régime doit être combattu entre le Port de Djibouti et le poste de Galafi. Pour le moment, la lutte armée est surtout un épouvantail, un alibi utilisé par la dictature pour affaiblir l’action unitaire de l’opposition..

Votre message aux Djiboutiens du pays et de la diaspora… et enfin, votre message à la classe politique djiboutienne (l’opposition d’une part et le RPP/UMP et leur candidat, d’autre part…).

A tous je dis que ce régime est condamné par l’Histoire et que, quelle que soit l’issue de l’actuelle mobilisation, plus rien ne sera jamais comme avant. La dictature démystifiée deviendra de plus en plus féroce et la résistance de mieux en mieux organisée. Pensons à la fierté des Tunisiens et des Egyptiens aujourd’hui : ils ont écrit une page des l’Histoire contemporaine dont les conséquences seront beaucoup plus importantes que la chute du Mur de Berlin.

Cela vaut tous les sacrifices.

Dans ce cadre, le rôle libérateur des jeunes est fondamental. Selon mes informations, ils commencent déjà à s’organiser de manière autonome, presque clandestine. A croire qu’ils ont lu le « manuel de guérilla urbaine » de Carlos Marighella disponible sur Internet ! Il faut empêcher l’ennemi de se sentir en sécurité chez lui et tous les rats quitteront alors le navire.

Pour ce qui est de l’opposition, le renforcement de l’unité d’action et la détermination de stratégies cohérentes et complémentaires est d’une urgence vitale. Et je crois que tout le monde en est conscient.

Enfin, avec le rétrécissement continu des lieux d’expression démocratique dans notre pays, la place et la contribution de la diaspora dans la lutte deviennent de plus en plus évidentes. A elle de se montrer à la hauteur.

Comme je l’ai dit, mes ennemis, je n’en parle pas, je les combats à mort.

18/03/11 (B595) Contrairement à ce qu’espérait Guelleh, la conférence des donateurs n’aura pas lieu avant l’élection présidentielle, ce qui représente une victoire pour les opposants … et une conséquence de leur engagement dans les manifestations du 18 février … (Source LOI)

Selon un article publié par la Lettre de l’Océan indien cette semaine, la conférence des donateurs qui aurait du se tenir les 26 et 27 février à Djibouti, a été annulée et reportée, au moins, après l’élection présidentielle. Ce que nous avions annoncé dans plusieurs articles.

LOI précise que cela n’a pas été du goût de Guelleh, qui comptait bien sur cette réunion, pour légitimer son viol électoral en préparation et pour se faire un peu d’argent de poche, pour couvrir les frais de sa campagne "inutile", puisqu’il n’y aura aucun candidat significatif pour le contrer.

C’est une victoire pour l’opposition qui avait envoyé de nombreuses alertes en direction des bailleurs de fonds. Les évenements qui se sont produits le 18 février à Djibouti ont certainement convaincu, les plus solides alliés de la dictature, de rester très prudents.

Pourquoi donner de l’argent à quelqu’un qui est sur le départ ???