Articles

18/03/11 (B595) Nous avons appris avec beaucoup de tristesse le décès de la mère d’Abdallah Deberkalleh, qui nous envoie un témoignage personnel sous la forme d’un poème …

_______________________________ Note de l’ARDHD

Toute l’équipe de l’ARDHD présente ses plus sincères condoléances à Abdallah Deberkalleh, qui vient de perdre sa mère, sans avoir eu la possibilité de la voir une dernière fois, parce qu’un dirigeant criminel, l’en a empêché. Nous partageons sa peine.
__________________________ Poème envoyé par A. Deberkalleh

INAA LILLAAHI WA INAA ILAYHI RAAJICUUN !!!

‘’ QUE LA VRAIE LOUANGE REVERENTIELLE, SOIT A DIEU ‘’

Mes chers (ères ) Compatriotres , chers amis (es) ,

Je viens par cette présente vous annoncez le décès à 2 H du matin à l’hopital Peltier ( heure de Djibouti ) ma Bien-Aimée maman AICHA DOUDEYEH MIGUIL , elle est parti en paix rejoindre notre SEIGNEUR .

QUE DIEU AI PITIE DE SON AME ET QU’IL L’ACCUEIL AU PARADIS ETERNEL … AMIIN YA RAABI !!!

Annonce en Somali :

INAA LILLAAHI WA INAA ILAYHI RAAJICUUN
OGESIIS – GEERI

Waxaa mantaa 16-ka maarso 2011, ku geeriyooday magaalada Djibouti ee wadanka jamuuriyada Djaboutii RABBI ha u naxariistee Marxuumad AICHA DOUDEYEH MIGUIL mother of ABDALLAH DEBERKALEH AHMED .
Geerida marxuumada waxaan ku wargalinayaa dhamaan ehelada, qaraabada iyo asxaabtii ay ka baxday, Inaalilaahi wa inaa ilaahi rajicuun. ilaahey janadii fardawsa haka waraabiyoo. dhamaan eheladii ay ka tagtey sabir iyo immaaan allah siiyo: Aaaaaaaamiiiiiiin

Wiilkeeda : Abdallah DEBERKALEH AHMED

**************************************

‘’ CE POEME EST DEDIE A TOUTES NOS MERES DJIBOUTIENNES CONNUES OU INCCONUES QUI ONT SOUFFERT DE CE REGIME CRIMINEL ET QUI SONT PARTIES EN PAIX AU CIEL ‘’

À ma mère : AICHA DOUDEYEH MIGUIL

Petite Maman ‘’ AICHA ELEY ‘’ ….

Un petit message,

Pour te dire que tournent des pages. Les pages sont les années,

Pendant toutes lesquelles tu nous as bercés, aimé. Tu nous as appris la vie,
Grâce à toi on en sourit. Tu nous as montré le bonheur,
Et as consolé notre peur, Je t’écris ce petit mot aujourd’hui,
Pour te dire un grand merci. De toutes les mamans tu es la meilleure,
Et je te garderai éternellement dans mon cœur…..
Je parle de celle qui a côtoyé la misère
Mes pensées sont dures à exprimer ; je me répète ; tu peux trouver que j’suis périmé
Mais dans ce monde c’est elle m’a bien aimée ; je ne sais même plus quoi faire rimer ; elle qui a tant trimer
Son enfance ; commence par un mariage forcé ; dans l’inconscience s’est produit un futur un peu corsé
Des paroles lentes ; pas de son ; un thème ; une mélodie parlante à fond de celle que j’aime
C’est pour elle que j’ai négligé la haine ; j’ai fait v’là les bêtises elle m’a toujours défendu et ça sans peine
Le paradis est à tes pieds maman je me prosterne car après ALLAH tu es celle que j’aimais le plus ; tu es ma reine.
Maman, pardonnes moi pour tous ces mauvais moments je veux juste que tu saches que je t’aime et que Dieu me brûle si je mens ;
Mon amour pour toi est le plus grand de mes sentiments ; tu es celle qui m’a fait naître tu es mon deuxième créateur ;
Du plus profond de mon être, je te remercie pour toutes ces heures passés avec toi, maintenant je demande à ALLAH pour qu’il t’accueil dans son Paradis Éternelle moi
Je n’ai pas besoin d’âme sœur maman car tu es celle qui me comble le cœur : mon avenir est dans tes prières
Quand je répandais les larmes tu me consolais
Tu m’as tout donné, je suis comblé
Ma place de repos était ton dos où je faisais dodo
Tu l’étais et tu demeures mon eldorado
Oh mère ! Qu’est ce qui m’empêchera de te
Dire que je t’aime puisque tu m’as toujours aimé ?
Je t’aime mère, je t’aime plus que tout
Une mère pour la vie

Toi maman, comment puis-je te dire combien je t’aime ???

Je crois que je n’ai pas besoin de te le dire mais je te le dis quand même je t’aime infiniment tu es mon rayon de soleil, tu es la personne la plus forte que je connaisse, tu es tout pour moi.

Tu es plus pour moi qu’une mère, tu étais ma confidente, ma force. J’aimais ton sourire ton humour, j’aime tout de toi tu m’as appris ce qu’étais la vie tu as fait de moi l’homme que je suis et tout cela grâce à toi.

Quand j’ai appris la nouvelle de ta mort ce matin à 4H 13 mn de DUBAI, j’ai eu une grande douleur qui m’a traversé la poitrine, je dois accepter cette décision qui vient de Dieu car je suis croyant et en tant que croyant je dois me remettre à Dieu, mais je sais aussi que tes prières vont beaucoup m’aider et me donner la force de continuer.

Ma vie sans toi sera vide mais j’ai aussi des enfants et ma vie doit continuer pour eux parce que quand on est papa nous le sommes pour la vie et chère trésor de mère même dans l’au-delà là tu seras ma mère pour la VIE.

JE T’AIME PLUS QU’HIER ET MOINS QUE DEMAIN TON FILS :

Abdallah DEBERKALEH Ahmed

18/03/11 (B595) OMCT : appel urgent en faveur de deux prisonniers politiques à Djibouti

DJI 200710.2
Suivi du cas DJI 200710 et DJI 200710.1

Dégradation de l’état de santé / Absence de soins médicaux adéquats / Détention arbitraire / Allégations de torture et autres mauvais traitements / Crainte pour l’intégrité physique et psychologique

Le Secrétariat International de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) a reçu de nouvelles informations sur la situation suivante et sollicite votre intervention à Djibouti.

Nouvelles informations

Le Secrétariat International de l’OMCT a été informé par une source fiable et Antenna International, une organisation membre du réseau SOS-Torture de l’OMCT, que M. Mohamed Ahmed dit Jabha, 39 ans, militant du Front pour la restauration de l’unité et la démocratie (FRUD), arrêté le 1er mai 2010, et M. Mohamed Abdallah Satta, un berger de Syaru (au Sud ouest du district de Tadjourah), tous les deux détenus à la prison centrale dite "Gabode", dans la ville de Djibouti, seraient gravement malades à la suite des actes de torture et des mauvais traitements subis et l’absence de soins médicaux adéquats.

Selon les dernières informations reçues, M. Mohamed Ahmed dit Jabha, qui reste détenu à la prison de "Gabode" sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui, depuis le 30 juin 2010, se nourrit avec grande difficulté et ne peut avaler que des aliments liquides. Il souffrirait également d’une main qu’il ne peut plus utiliser.

Selon les mêmes informations reçues, M. Mohamed Abdallah Satta, qui a été arrêté (la date exact de son arrestation n’est pas connue) dans le district de Tadjoudah, probablement par des éléments de l’armée, détenu au secret et torturé, serait très malade des suites de ces actes. Il serait détenu depuis environ un mois à la prison de "Gabode".

Malgré un état de santé préoccupant et la nécessité d’un transfert dans un établissement médical adéquat, MM. Mohamed Ahmed dit Jabha et Mohamed Abdallah Satta seraient interdits de soins médicaux. Par ailleurs, ils n’auraient toujours pas eu accès à un avocat de leur choix et aux membres de leur famille.

Le Secrétariat International de l’OMCT exprime sa plus vive inquiétude au regard de l’état de santé de MM. Mohamed Ahmed dit Jabha et Mohamed Abdallah Satta, et craint qu’ils ne soient en danger de mort. L’OMCT rappelle également que les conditions de détention dans la prison de "Gabode" sont déplorables. L’OMCT demande donc le transfert immédiat de MM. Mohamed Ahmed dit Jabha et Mohamed Abdallah Satta dans un établissement médical adéquat afin qu’ils reçoivent les soins appropriés.

L’OMCT demande également aux autorités de Djibouti de faire en sorte que MM. Mohamed Ahmed et Mohamed Abdallah Satta soient présentés devant une autorité judiciaire compétente et qu’il ait immédiatement accès à un avocat de leur choix et aux membres de leur famille. L’OMCT rappelle que nul ne peut faire l’objet d’une arrestation ou d’une détention arbitraire.

Enfin, l’OMCT réitère sa plus vive inquiétude quant aux allégations de torture et de mauvais traitements subis par MM. Mohamed Ahmed et Mohamed Abdallah Satta et demande aux autorités compétentes à ce qu’une enquête immédiate, efficace, exhaustive, indépendante et impartiale soit menée sur ces allégations, et ce afin d’identifier les responsables, de les traduire devant un tribunal civil indépendant, compétent et impartial et d’appliquer les sanctions pénales, civiles et/ou administratives prévues par la loi. Les conclusions de cette enquête doivent être rendues publiques.

Rappel des faits

L’OMCT avait été informée de la détention arbitraire et des allégations de torture et des autres mauvais traitements à l’encontre de M. Mohamed Ahmed dit Jabha, à la prison centrale dite "Gabode”.

Selon les informations reçues, le 1er mai 2010, alors qu’il essayait de défendre une femme enceinte que des soldats tentaient de violer, près de Moussa Ali (Nord Ouest du district de Tadjourah), M. Mohamed Ahmed a été arrêté par des membres de l’Armée nationale djiboutienne (AND), basés à la caserne d’Assagueïla. Il a tout d’abord été porté disparu car ni sa famille ni ses connaissances ne savaient où il se trouvait. Ce n’est qu’ensuite qu’il a été possible de reconstituer les différents lieux dans lesquels il aurait été détenu depuis le 1er mai.

Conformément aux dernières informations reçues, il a été détenu, durant cinq jours, à la caserne d’Assagueïla puis dans les locaux des Services de sécurité, situés sur le plateau du Serpent. Il a ensuite été transféré dans différents endroits tels que la caserne militaire de Gal Eila à Mabla, puis, du 18 au 30 juin 2010, à la brigade du nord de la Gendarmerie, lieu dans lequel il aurait été privé de nourriture durant 10 jours. M. Mohamed Ahmed aurait subi de nombreux actes de torture, entre autres, des simulations d’exécution, dans les locaux des services de Sécurité puis à la caserne militaire de Gal Eila.

Selon les mêmes informations reçues, depuis le 30 juin 2010, M. Mohamed Ahmed est détenu à la prison centrale dite "Gabode” où les conditions y sont déplorables. Selon les informations reçues lors de la diffusion du premier appel urgent, il crachait du sang, avait du mal à se déplacer, souffrait de contusions, avait le tympan éclaté et les côtes cassées.

Actions requises

Merci d’écrire aux autorités de Djibouti, afin de leur demander de :

i. Garantir, en toutes circonstances, l’intégrité physique et psychologique des MM. Mohamed Ahmed dit Jabha et Mohamed Abdallah Satta ;

ii. Ordonner le transfert immédiat de MM. Mohamed Ahmed dit Jabha et Mohamed Abdallah Satta dans un établissement médical adéquat afin qu’ils reçoivent les soins appropriés ;

iii. Ordonner leur libération immédiate en l’absence de charges légales valables ou, le cas échéant, les traduire promptement devant un tribunal civil, impartial et compétent tout en garantissant leurs droits procéduraux en tout temps ;

iv. Garantir une enquête immédiate, efficace, exhaustive, indépendante et impartiale sur ces évènements, en particulier sur les allégations de torture et de mauvais traitements à l’encontre de MM. Mohamed Ahmed dit Jabha et Mohamed Abdallah Satta, dont les conclusions seront rendues publiques, et ce afin d’identifier les responsables, de les traduire devant un tribunal civil indépendant, compétent et impartial et d’appliquer les sanctions pénales, civiles et/ou administratives prévues par la loi ;

v. Garantir un recours effectif et une réparation adéquate, y compris l’indemnisation et la réhabilitation, aux victimes concernées ;

vi. Garantir le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales à travers le pays selon les lois nationales et les instruments internationaux des droits de l’hommee.

Adresses
• Son excellence Ismail Omar Guelleh, président de la République, Palais présidentiel, BP 6, Djibouti-ville, République de Djibouti.

Tel. / Fax : 00 253 35 50 49 / 00 253 35 02 01 ;
• Monsieur Mohamed Barkat Abdillahi, ministre de la Justice, des Affaires pénitentiaires et Musulmanes, chargé des Droits de l’homme, BP 12, Djibouti-ville, République de Djibouti. Tel. / Fax : 00 253 35 54 20 ;
• Monsieur Maki Omar Abdoulkader, procureur de la République, Tel. / Fax : 00 253 35 69 90. Email : likmik@caramail.com;
• Ambassadeur Mohamed Siad Doualeh, Mission permanente de Djibouti auprès de l’office des Nations unies à Genève, 19, chemin Louis-Dunant, 1202 Genève, Suisse, Fax : + 41 22 749 10 91. Email : mission.djibouti@djibouti.ch;
• Ambassade de Djibouti à Bruxelles, 204 avenue F.-D. Roosevelt, 1050 Bruxelles, Belgique, Fax : + 32 2 347 69 63 ; Email : amb_djib@yahoo.fr

18/03/11 (B595) Radio-Trottoir : les rats quittent le navire ? Alerte pour dresser un obstacle aux faux demandeurs d’asile, surtout lorsqu’ils appartiennent à une famille très proche du dictateur et de son épouse … (Info lecteur)

Selon une information qui nous a été adressée par un lecteur, mais que nous n’avons pas encore pu vérifier, le fils d’Ismaël Houssein Tani dit Boni, et plusieurs membres de cette famille auraient programmer de se réfugier en Suisse ou en France.

Sur la base de cette information, notre lecteur lance une
alerte à la communauté djiboutienne établie dans ces pays, pour qu’elle soit vigilante et qu’elle ne manque pas d’informer les autorités nationales, sur la situation réelle de ces personnes, dans l’hypothèse où elle solliciterait abusivement un quelconque droit d’asile, qui ne serait pas justifié, puisque Ismaël Tani est considéré comme le numéro 2 du régime qui torture et qui asservit le peuple.

16/03/11 (B595) Facebook ? Prudence quand même !!

________________________________ Note de l’ARDHD

FaceBook a montré sa puissance et son efficacité incontestables pour rassembler et dynamiser les opposants tunisiens, par exemple.

Mais attention, FaceBook, peut être aussi utilisé par des gouvernements sans scrupule pour faire passer la désinformation et pire encore, pour s’en servir comme d’un appat afin d’identifier les opposants.

Il ne s’agit surtout pas de jeter le discrédit sur FaceBook, mais d’attirer l’attention des opposants djiboutiens sur les risques d’une prise en main par des informaticiens proches du pouvoir et agissant pour son compte.

Nous publions ces exemples qui nous ont été envoyés par une association crédible … pour que chacun soit vigilant … car Guelleh n’hésitera pas s’il voit une opportunité !!

_____________________________ 1 – Exemples

Le gouvernement du Soudan aurait lui-même organisé via Facebook un rendez-vous de manifestation contre le régime soudanais. Pour arrêter tous ceux qui s’y sont présentés.

Le Soudan aurait piégé ses opposants grâce à Facebook

Guillaume Champeau – publié le Mercredi 16 Mars 2011 dans Société 2.0

Le gouvernement du Soudan aurait lui-même organisé via Facebook un rendez-vous de manifestation contre le régime soudanais. Pour arrêter tous ceux qui s’y sont présentés.

Comment contrer la "révolution Facebook" ? Beaucoup de dictateurs doivent se poser la question depuis la chute du président Ben Ali, que beaucoup d’observateurs ont attribué au soulèvement organisé grâce aux rendez-vous donnés via le réseau social. Les réponses sont différentes, avec le filtrage sélectif choisi en Tunisie ou au Barheïn, la coupure totale d’Internet opérée en Egypte puis en Libye, ou l’exploitation de l’Etat d’urgence pour envoyer des SMS pro-gouvernement à tous les citoyens. A part en Libye où c’est surtout le massacre du peuple combiné à un certain attentisme des forces étrangères qui permet à Kadhafi de reprendre en main le pays, aucune de ces stratégies n’a jamais fonctionné.

Le Soudan, lui, fait dans une effroyable originalité. A l’occasion du festival SXSW au Texas, le spécialiste des nouveaux médias Clay Shirky (crédit photo) a expliqué selon le Guardian que le gouvernement soudanais aurait créé récemment une page Facebook pour appeler à manifester… contre le gouvernement soudanais. Un lieu et une date de rendez-vous étaient fixés. Les autorités de police auraient alors procédé à l’arrestation de tous ceux qui se sont présentés au rendez-vous. Une rafle.

Les internautes soudanais qui ont vu la page Facebook n’ont pas flairé le piège, et cru que l’appel était légitime. Même s’il n’avait pas été lancé par un membre dont la crédibilité était assurée ; ce qui est de toute façon difficile à exiger lorsque les leaders parmi les manifestants sont contraints de protéger leur anonymat sur Internet.

La stratégie du Soudan est claire. Il ne s’agit pas d’arrêter tous les opposants, qui n’ont probablement été qu’une minorité à se présenter au rendez-vous. Il s’agit plutôt d’instituer la peur dans la population internaute, qui ne sait pas à qui se fier et à quel rendez-vous se rendre. Si l’outil se retourne contre ceux qui l’utilisent, son utilisation sera beaucoup plus hésitante, et donc moins tranchante.

L’occasion de revoir cette interview extrêmement poignante de Wael Ghonim, le directeur marketing de Google pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. Il avait créé une page Facebook d’hommage à Khaled Saïd, jugée déterminante dans la montée de l’opposition au régime. Au moment où la révolte a éclaté contre Moubarak, Wael Ghonim a été arrêté et détenu 12 jours dans le noir, pendant que des manifestants égyptiens étaient tués pour libérer le pays de la dictature.

Cette interview qui a profondément ému et soudé les Egyptiens, sous-titrée en anglais, avait été réalisée le jour-même de sa libération, lorsqu’il a découvert l’ampleur prise par la révolution. Elle est en trois parties : …

15/03/11 (B595) Appel à la conscience citoyenne (Par Farah Abdillahi Miguil)

Djibouti, le 14 mars 2011

« La République de Djibouti qui a 34 ans est donc majeure. C’est à dire que le peuple de cette République est lui aussi majeure. Il ne doit plus être… comme l’orphelin que le tuteur empêcherait d’exercer sa responsabilité et son droit malgré le fait qu’il a atteint l’âge de majorité légale.

Il a été démontré partout dans le monde que le Parti Unique était le contraire de la Démocratie, l’antithèse de l’Unité Nationale et l’obstacle majeur au développement économique ; Il ne peut pas être différent ici de ce qu’il est ailleurs.

Le Parti Unique, c’est aussi la capture en douce d’un peuple et l’accaparement d’un Pays par une organisation qui s’approprie l’Etat. (…)

Lorsqu’un groupe d’hommes s’appuyant sur des droits et exerçant des libertés valables pour tous, a créé une organisation politique prétend le nier ces mêmes droits et interdire l’exercice de ces mêmes libertés aux autres en se proclamant « Parti Unique », il transgresse une limite naturelle. (…)

Tous les partis Uniques partout dans le monde, au bout d’un certain délai supportable plus ou moins long ou bien ils se sont effondrés ou bien ils ont été contraint de régner par le sang. … la nature a fini toujours par punir les transgresseurs et d’humilier les orgueilleux qui ont osé se proclamer UNIQUES.
DIEU SEUL EST UNIQUE ; » (Mohamed Ahmed Issa dit « Cheiko » 02 mars 1991)

Un appel prophétique

Ce discours a été prononcé lors d’un congrès du RPP par Cheiko le 2 mars 1991 au milieu d’une salle acquise à la cause du parti unique.

Quel courage ! Quelle lucidité ! Quelle clairvoyance pour un homme politique qui était à ce moment-là député et représentant du parti unique.

Quelle prophétie ! Lorsqu’on sait qu’en novembre 1991 la guerre civile allait éclater dans notre pays. Cheiko, membre fondateur de la LPA durant la colonisation avec Omar kamil Warsama (Omar Agoon), Ahmed Dini et Ibrahim Harbi, a toujours été du côté de l’indépendance vraie et de la vraie liberté. Il a été aussi membre fondateur et président du Front Uni de l’Opposition Djiboutienne (FUOD) jusqu’à sa mort.

Il parait qu’à la fin de son discours il lança à l’adresse de Hassan Gouled Aptidon cette phrase « vous avez su nous conduire vers l’indépendance il faudra maintenant que vous nous conduisez vers le pluralisme ». De quel côté serait Mohamed Ahmed Issa dit « Cheiko » s’il était parmi nous aujourd’hui ? Sans aucun doute il serait du côté de la démocratie, de la liberté et de la justice.
Parti unique à la Démocratie

C’était il y a 20 ans que ces mots qui restent plus que jamais d’actualité ont été prononcés par Cheiko. Qu’est-ce qui a changé depuis ce 2 mars 1991 ? Rien sauf la mise en place d’un pluralisme politique et syndical sur le papier avec l’adoption de la première constitution démocratique en septembre 1992. C’est ainsi que débuta la consécration de la « démocratie au parti unique ».

Assemblée nationale, cimetière des volontés et de la représentation

Je rappelle ce discours de Cheiko pour rendre hommage au courage et à la vision d’un homme politique de terrain mais aussi pour rappeler aux jeunes générations que dans notre pays il y a eu une époque où des hommes de valeur ont siégé dans notre parlement malgré le parti unique.

De Gaulle ne disait-il pas que : « L’histoire n’enseigne pas le fatalisme il y a les heures où la volonté de quelques hommes libres, brise le déterminisme et ouvre de nouvelles voies ». Ces hommes avaient une légitimité incontestée pour la plupart pour avoir combattu le colonialisme. Malheureusement, aujourd’hui ceux qui « squattent » l’assemblée nationale et dont la présence n’est qu’une réponse au bégaiement de l’histoire, n’ont aucune légitimité.

D’ailleurs, beaucoup d’entre eux ne savent pas pourquoi ils sont là. Ils ont été souvent choisis pour leur manque de personnalité, leur docilité et leur soumission à se comporter comme des moutons de panurge. Les soi-disant représentants du peuple djiboutien, sont aujourd’hui pour la grande majorité des hommes au passé vierge de tout militantisme de terrain.

Ces hommes et ces femmes qui n’ont jamais porté un idéal ni une cause, ont été coptés par le parti au pouvoir. Ils ont vécu leur nomination comme une sorte de météorite. Perdant parfois « la vue » et/ou le sens de la responsabilité. Et comme chaque créature appartient à son créateur. Le pouvoir actuel a réussi à les convaincre comme ceux qui sont au gouvernement qu’ils doivent avant tout montrer une soumission aveugle et une peur divine envers leur créateur qu’est le système.

Face à une maturité populaire, un aveuglement persistant côtoie une considération infantilisante

Au moment où des tremblements de terre secouent les dictatures arabes souvent emportés par les tsunamis populaires qui font suite à ces séismes, la prise de paroles des différents responsables politiques djiboutiens traduit une frilosité face à la maturité et à la prise de conscience des citoyens.

En effet, ceux dont on disait plus soucieux de la paix sociale que de leurs droits. Ceux qu’on pensait qu’ils allaient accepter comme toujours de bon cœur la faim, la maladie, l’ignorance et le déni pour préserver le statu quo, se dressent aujourd’hui pour réclamer la justice, la liberté et la démocratie.

On dirait que cette prise de conscience du peuple djiboutien inquiète plus d’un parmi les membres du gouvernement. Pour preuve la mitraillette d’intimidations et d’insultes à l’égard de l’opposition souvent assimilées à « des vulgaires voyous » par certains ministres sur les ondes de la RTD, de VAO et de la BBC du jeudi 3 au vendredi 4 mars 2011, témoignent d’un réflexe pavlovien de conservation.

C’est le refrain habituel de « qui ne pense pas comme moi est un terroriste potentiel ».

A ce moment-là, je me suis rappelé ces mots que Nelson Mandela avait notés dans son carnet de note, le 2 juin 1979 dans sa cellule : « Dans un pays malade, chaque pas vers la santé est une insulte pour ceux qui prospèrent sur le malade ». C’est comme si la transparence et l’état de droit étaient dangereux pour certains. La palme de l’irrespect à ce ministre polyglotte mélangeant intimidations, mensonges, insultes, dérapages verbales et voulant jeter en pâture au peuple djiboutien les chômeurs comme boucs émissaires. Comme si être chômeur est synonyme de délinquant ou de criminel.

C’est vrai que le vendredi 4 mars 2011 la ville de Djibouti avait parfum de Gaza, la palestinienne. Alors, nous disons au pouvoir public que l’ère de la peur, des barbelés et des barrages, est révolue et il serait temps que vous fassiez sienne de cette évidence.

Aux membres du gouvernement ainsi qu’aux responsables de l’opposition nous disons que les citoyens djiboutiens méritent plus d’égards et de considérations que de l’infantilisation. Ils ont besoin d’hommes et de femmes crédibles pour envisager un avenir meilleur. On dit souvent que lorsque les deux forces que sont les intellectuels et les politiques capitulent face au pouvoir soit par la collaboration soit par la soumission alors l’avenir de ce pays est le chaos.

Volonté populaire incarnée dans la différence passe par un appel aux négociations

Aujourd’hui en ce moment crucial nous devons tous prendre parti pour la vérité et la justice contre notre parti, contre notre tribu, contre notre famille, contre nos amis, …. D’ailleurs, l’histoire récente abonde d’exemples où des pouvoirs qu’on croyait immuables se sont fissurés et se sont écroulés comme des châteaux de cartes sous la pression populaire. C’est pour cela qu’il serait temps pour l’intérêt de ce pays et de ses habitants que le pouvoir actuel et l’opposition se retrouvent au plus vite et ouvrent des négociations sans exclusive et sans a-priori pour sortir de l’impasse dans laquelle nous nous engouffrons. L’arrogance et la suffisance ainsi que la haine et la rancœur n’engendrent que la destruction.

Consensus, compromis

Une prise de conscience collective doit s’opérer au sein des Djiboutiennes et des Djiboutiens. Cette prise de conscience doit servir de prémices à l’expression d’une responsabilité partagée par chacun de nous tous pour lancer les jalons d’un dialogue salutaire pour l’intérêt général et pour trouver les voies d’un consensus, d’un compromis ….

Ce pays n’est pas la propriété d’une famille, d’une tribu, d’un clan, d’un parti ni de celui d’un groupe d’individus mais celle de toutes les composantes de la nation djiboutienne sans distinction aucune. L’avenir de ce pays nous concerne tous, et une « somalisation » de notre chère patrie serait un désastre pour ses citoyens mais aussi pour la région. C’est pour cela que chacun d’entre nous doit y mettre un peu du sien.

15/03/11 (B595) Communiqué de l’union de la jeunesse djiboutienne (UJD) UNITÉ – JUSTICE – DEMOCRATIE

SYSTEME IOG = SYSTEME BEN ALI = DÉGAGE

Après une longue étude et investigation, il s’avérer évidemment que le système IOG constitue une copie conforme du système BEN ALI car ils partagent les mêmes caractéristiques et fondements malgré des différences importantes.

Tout d’abord, les deux dictateurs ont des mêmes traits personnels et carrière politique. En effet, IOG était un agent de la police politique et des services de renseignements a l’ère coloniale. Puis il est nomme après l’indépendance Chef du cabinet présidentiel grâce au soutien personnel de son oncle, le défunt Hassan Gouled Aptidon et devient ainsi le bras droit de Gouled. Ensuite, il est désigné en 1999 lors des élections présidentielles Secrétaire General du bureau politique du RPP, parti unique au pouvoir depuis l’indépendance, effectivement par son oncle Gouled alors qu’il y avait a cette époque des personnalités fortes et compétentes qui avaient la réputation et l’expérience de la gestion publique des affaires de l’Etat que ce « petit loup ».

Idem, Ben Ali était lui aussi Chef de services de sécurité et des renseignements.

Passe ensuite au Ministre de l’intérieur. Puis il est appelé a la primature, poste clé et devient ainsi le bras droit de Habib Bourguiba. Il passe tous ces échelons de l’administration que grâce au soutien personnel et indéfectible de Bourguiba qui le croyait un homme de confiance, qui le renversera plutard par un coup d’Etat médical en 7 novembre 1987.

Par ailleurs, ils possèdent les mêmes caractères de structure familiale et ethnique.

Ensuite, en analysant leurs systèmes politiques, on remarque que ces deux dictatures sont reposées sur deux régimes présidentiels autocrates aux principes et aux fondements identiques.

Du point de vue politique, premièrement ce système autoritaire à caractère « présidentialiste » a dominé notre paysage politique pendant 34 ans et a restreint la vie politique de notre pays. Ce système est totalement inféodé à un seul homme comme Ben Ali auparavant en Tunisie.

D’une part, on constate un Chef d’Etat aux pouvoirs absolus, élu par un plébiscite avec des résultats invraisemblables de 100% des voix au suffrage universel (c’est le « dictateur le mieux élu ») et détient le pouvoir depuis 12 ans sans partage, et clame aussi de briguer un troisième mandat illégal et inconstitutionnel en modifiant la Constitution qui limite a 6 ans le mandat présidentiel renouvelable une seule fois en fixant la limite d’âge maximum pour être candidat a75 ans pour ainsi voguer après vers la présidence a vie comme ca été le cas de Ben Ali : Quelle impunité politique ?.

S’y ajoute le culte de la personnalité est pratiqué ici même à Djibouti: le portrait du « chef, du guide, du père et du sauveur de la nation » est affiché dans tous les bureaux de l’administration et dans les artères de la ville. Même des chansons le glorifiant lui sont consacrées et chantées par un groupe spécial dénommé « groupe Harbi » de son Ministre de la propagande, le Colonel Ali Gaab comme Goebbels de Hitler ou de Abdelwahab de Ben Ali.

D’autre part, on observe une absence totale d’un vrai gouvernement responsable et d’un Parlement représentatif de la nation car ils ne sont des simples exécutants de la politique et des ordres du « Chef ». Premier ministre, ministres et Parlementaires ne sont des fonctionnaires du président, nommés et révoqués par lui a sa convenance, et ils n’ont qu’a rendre compte qu’au président qui lui-même est déresponsabilisé et incontrôlable : c’est l’anarchie et l’autocratie totale.

-Premier ministre, Dileita Mohamed Dileita, un technocrate qui dirige le gouvernement depuis 12 ans sous IOG ;

-Ministre de l’intérieur et de la decentralisation, Yacin Elmi Bouh, expert en matière de répression et bras droit d’IOG ; et demeure favorable a la continuité de ce régime dictatorial et plutard a sa succession ;

-Ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale, Mohamed Ali Youssouf, un bureaucrate instruit aux connaissances des réalités locales réduites et bras gauche d’IOG ;

-Ministre de la Santé, Abdallah Abdillahi Miguil, un corrompu du XXIème connu pour les détournements des fonds publics des programmes nationaux de couverture sanitaire chiffrés à plus de 5 milliards des francs Djibouti ;

-etc.…

Deuxiement, on assiste ce dernier temps à une absence de séparation des pouvoirs car il y a un manque de l’indépendance de la justice et de l’autonomie de la magistrature qui garantissent les droits, la liberté et la dignité des citoyens. Ainsi les pouvoirs judiciaire et législatif sont sous la règne du pouvoir exécutif autoritaire et totalitaire.

De ce fait, l’équilibre entre les pouvoirs est rompu et par conséquent la légitimité du pouvoir est dissolus car « le pouvoir doit pouvoir arrêter le pouvoir », qui constitue une règle fondamentale de tout système démocratique et donc légitime.

Comme preuve, il y a eu un scandale judiciaire dans la journée du 27 février 2011. En effet, un juge avait opté pour la libération des civils innocents inculpés pour avoir commis des actes de vandalisme, d’attroupement de l’ordre et de dégradation des biens d’autrui. Faits qu’il a jugé être privés d’éléments de preuve et des bases juridiques et que la présomption d’innoncence, principe constitutionnel doit être avancé ; et a jugé que tous ces accusations n’était qu’une parodie de justice en d’autres termes un procès politique.

Après un instant, il y a eu une bagarre en pleine audience entre les membres de la Cour d’Appel plus particulièrement entre le président de la Cour et le Substitut du procureur, représentant le Ministère public.

Ainsi le jeune juge a été muté et démis de ces fonctions dans la même audience.

Tout ce scenario fabriqué de toute pièce était orchestrée par Saïd Barkat, le Ministre de la Justice ; par Djama Souleiman dit Djama Dhago, procureur de la République et actionnaire de la Banque suisse BCDE également sous mandat d’arrêt international; par Maki Omar, procureur général et principal informateur d’IOG et finalement par Ibrahim dit Ibrahim ancien et Hassan Idriss : toutes ces personnes citées ci-dessus sont aux services du RPP plus particulièrement aux ordres d’IOG.

Troisiement, la vie politique de notre pays est marquée par l’omnipotence d’un parti-Etat unique et majoritaire au pouvoir depuis l’indépendance dont IOG est à la tête du RPP comme était le RCD de Ben Ali en Tunisie. De plus, le mode de scrutin de notre pays est un scrutin total avec un multipartisme établi dans la Constitution : Quelle démocratie ? Quel gouvernement ? Quelle Assemblée Nationale ?

Le bon sens dicte que le multipartisme doit être accompagné d’un scrutin proportionnel qui permettrait la représentation de toutes les forces politiques au sein de l’Assemblée Nationale et du gouvernement avec leur pourcentage du scrutin gagné au cours des élections.

Car ces deux principes institutionnelles garantissent la démocratie et la légitimité des institutions politiques, et par conséquent de l’Etat de droit. Ils contribuent aussi a la concurrence et au changement politique, et donc de l’alternance politique et démocratique.

En outre, on assiste aussi ces dernières années au limogeage des contre-pouvoirs : ligue des droits de l’homme, presse indépendante, associations et syndicaux libres, qui veillent à barrer la route a toutes les dérives, la corruption, les atteintes aux droits élémentaires de l’homme. C’est la même histoire en Tunisie ou Ben Ali avait exterminé la LTDH (Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme) et les Syndicats.

Quatriement, cet Etat-policier est basé sur cinq forces :

-une armée nationale dirigée par des « tâtons macoutes » répondant au nom du General Fathi, chef d’état major général de l’armée et le General Zakaria, chef d’état major a la défense. Ils ne servent qu’IOG alors que l’armée ne devrait se consacrer a la défense de la patrie et d’être garante de Constitution et de la volonté du peuple. Dans ce point, il existe une grande différence car l’armée tunisienne avec a sa tête Rachid Ammar, a dictée a Ben Ali qu’elle était au service de son peuple et non a un dictateur corrompu ;

-une garde républicaine qui est à vrai dire une garde présidentielle milice détenue par un securocrate dénommé Mohamed Djama, qui est un bédouin orgueilleux au service du couple présidentiel comme Ali Seriati de Tunisie ;

-une force de répression de police qui organise des rafles des citoyens, dirigée par le Colonel Adillahi Abdi qui est le serviteur incontesté d’IOG ;

-une gendarmerie devenue une agence de sécurité conduite par un petit assoiffé de pouvoir répondant au nom du Colonel Zakaria ;

-et enfin un service des renseignements incroyable constitué des « grandes oreilles » détenu par Hassan Saïd dit Hassan Madobé qui est effectivement sous mandat d’arrêt international car a Djibouti « les murs ont des oreilles ».Vous savez pourquoi il est surnommé le « noir » parce qu’il est banni de sa mère pour avoir espionné a son père alors qu’il était au ventre de sa maman.

Du point de vue economique, le couple présidentiel et son entourage familial ainsi que leurs clans font main basse sur l’économie nationale en érigeant le népotisme et la corruption avec des circuits modernes. De plus, la majorité des hauts fonctionnaires des divers secteurs publics (presque 40 Directeurs ou Chefs de services ainsi que leurs familles) sont issus du clan d’IOG et détiennent presque 90% de la richesse nationale.

De même, la famille Haïd dispose de la presque totalité des sociétés et des entreprises de la place sous forme des sociétés écrans anonymes comme Nougaprix ou Algaluxe…etc.Djama Mahamoud Haïd est le gouverneur de la Banque Centrale de Djibouti et en même temps actionnaire de la Banque suisse BCDE, qui est un paradis fiscal qui fait du blanchissement d’argent issu de l’économie sous-terraine.En un mot, c’est une bande de « mafia sicilienne » qui a fait de notre économie nationale leur chasse gardée. Cette situation actuelle à Djibouti était celle qui prévalait en Tunisie à l’ère du couple Ben Ali-Leila Trabelsi.

Malgré beaucoup des similitudes entre le système IOG et le système Ben Ali, il existe des différences importantes. En effet, contrairement a celle d’IOG, la dictature de Ben Ali était une « dictature éclairée » car la Tunisie est un pays qui a enregistre une forte croissance économique, un niveau d’éducation et de sante très élevé en formant des intellectuels et des médecins aux normes internationales. Par contre, a Djibouti, la situation ne cesse de se dégrader avec un taux de chômage tres élevé qui plafonne le 60% y compris les jeunes diplômés, une défaillance de la santé publique et un état catastrophique de l’éducation nationale devenue une « éducation de masse »non qualifiée.
Enfin, face à cette dictature sombre, nous voulons un changement radical et une alternance démocratique qui permettent la démocratie, la liberté et la justice sociale.

De même,nous demandons l’établissement de commissions nationales qui enquêteront sur les exactions, les malversations et les détournements des deniers publics commis par tous ces hommes qui ont conduit notre pays a ce chaos en créant une Commission nationale d’établissement des faits, sur les affaires des malversations et de corruption ainsi qu’une autre Commission nationale d’enquêtes sur les exactions et les crimes commis par ce régime dictatorial.

C’est dans ce chemin qu’on obtiendra une démocratie authentique et intégrale et non une democrazy : YES, WE CAN… YES, WE CAN… YES, WE CAN.
« La volonté du peuple djiboutien s’est révélée plus puissante que l’étreinte du dictateur-sanguinaire IOG »

Un jeune étudiant djiboutien

15/03/11 (B595) Le Mouvement citoyen djiboutien a envoyé 3 vidéos au site djiboutii.net, qui nous propose de les relayer sur l’ARDHD, ce que nous faisons bien volontiers.

Dans ces 3 vidéos, 3 citoyens djiboutiens expriment leurs idées sur differents sujets dans les langues : afar, somali et français.

Vidéo 1

 

Vidéo 2

 

Vidéo 3

14/03/11 (B595) LDDH : Expression de soutien à Mohammed al-Asad, victime de tortures sur le territoire Djiboutien



Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 13 MARS 2011

Expression de soutien à Mohammed al-Asad, victime de tortures sur le territoire
Djiboutien qui a déposé une plainte contre le Djibouti devant la commission
Africaine des droits de l’homme et des peuples

En tant que défenseur des droits de l’homme et citoyen de la République de Djibouti, je tiens avec fierté d’exprimer ma solidarité aux populations victimes de violations de droits de l’homme perpétrées au nom de la « guerre contre le terrorisme » de l’Administration de Washington, avec la complicité des états africains.

Une attention particulière doit être donnée au cas de MOHAMMED AL-ASAD, victime de torture par des militaires du Camp Lemonnier des Forces américaines dans notre pays Djibouti.

Il est de notre devoir de soutenir son combat et sa recherche à la justice.

Nous partageons toutes ses douleurs que AL-ASAD ressent encore.

Dans le cadre de notre combat contre l’impunité, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande à la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, conformément à la Charte Africaine que Djibouti a ratifiée en 1991, de condamner l’État de Djibouti et son président, Ismaël Omar Guelleh, candidat illégal et anticonstitutionnel, pour complicité dans la détention illégale et torture de M. al-Asad.

Notre engagement contre l’impunité est irréversible et constant.

NOEL ABDI Jean-Paul

______________________________________

Ci-après les sommaires de la plainte contre le Djibouti déposée par Mohammed al-Asad auprès de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples.

Les faits

Mohammed al-Asad, un Yéménite, habitait avec sa famille en Tanzanie depuis 1985. Quand en décembre 2003, il a été arrêté et emmené en avion vers le Djibouti, un pays qui lui était inconnu. Il a passé quinze jours seul dans une cellule, subissant plusieurs interrogatoires menés par une femme se présentant comme américaine et un Djiboutien. Pendant sa détention en Djibouti, la famille de M. al-Asad en Tanzanie n’a jamais été mise au courant du lieu de sa détention.

Ensuite, il a été amené à un aéroport, violemment déshabillé, fouillé dans l’anus, photographié nu, rhabillé et enchainé, avec les yeux bandés. On lui a allongé sur le sol d’un avion et il a été a nouveau transporté. Après Djibouti, M. al-Asad a été détenu dans trois autres prisons secrètes de la CIA en différents points du globe, dont l’Afghanistan.

Renvoyé au Yémen en 2005, M. al-Asad est resté en prison jusqu’en 2006, quand il a finalement été libéré. Il n’a jamais été poursuivi pour aucun fait de terrorisme.

La plainte

Dans sa plainte soumise à la Commission Africaine le 10 décembre 2009, M.
al-Asad allègue de violations de plusieurs articles de la Charte Africaine par
Djibouti.

Article 5 de la Charte Africaine interdit « la torture physique ou morale, et les peines ou les traitements cruels inhumains ou dégradants. » M. al-Asad soutient que pendant sa détention au secret, il a été soumis aux traitements cruels et dégradants. En expulsant M. al-Asad, Djibouti a violé le principe de non-refoulement.

Article 6 prévoit que « nul ne peut être arrêté ou détenu arbitrairement » tandis que M. al-Asad a été détenu sans aucune inculpation, sans procès, au secret et sans contact avec l’extérieur.

Article 7 assure le droit à un procès équitable mais M. al-Asad n’a pas pu accéder aux conseils d’un avocat et il n’a jamais été jugé au Djibouti.

Sous l’article 12, un étranger comme M. al-Asad, n’aurait pas du être expulsé de Djibouti qu’en vertu d’une décision conforme à la loi. En réalité il n’a jamais été présenté devant aucune cour ou tribunal.

Contre l’article 18, qui oblige les états membres à protéger la famille, M. al-Asad était prive d’aucune communication avec sa famille pendant sa détention et le Djibouti n’a pas informé sa famille du lieu de sa détention.

Les arguments sur la recevabilité

Dans les arguments sur la recevabilité de la communication, introduite à la Commission le 28 février 2011, M. al-Asad soutient que la communication devrait être déclaré recevable car elle remplit toutes les conditions de l’article 56 de la Charte Africaine.

L’article 56(5) et généralement la plus contestée de ces conditions. Elle disposeque les communications devraient être prises en considération si elles « sont envoyées après épuisement des voies de recours locales, s’il en existe, à moins qu’il ne soit manifeste que cette procédure est indûment prolongée ».

M. al-Asad soutient que les voies de recours Djiboutiens ne sont ni accessibles, ni effectives ni suffisantes pour réparer les violations alléguées. Les arguments sur la recevabilité élaborent que :
* Il n’a pas pu adresser un ordre d’habeas corpus pendant sa détention.
* Il était impossible pour M. al-Asad de contester son expulsion.
* Le traitement de M. al-Asad pendant sa détention n’a jamais fait l’objet
d’investigations ou de poursuites par Djibouti.
* Les dédommagements pécuniaires ne sont pas accessibles et ils ne seraient ni
effectifs ni suffisants.
* Il ne peut pas rentrer à Djibouti parce qu’il a peur pour sa vie.
* Il était expulsé contre la loi et il serait impraticable et non souhaitable
pour lui de chercher des réparations auprès de Djibouti.
* Il ne peut pas épuiser les voies de recours n’étant pas à Djibouti.

La suite
La Commission Africaine doit traiter les arguments sur la recevabilité de ce cas contre le Djibouti lors de sa 49ème session ordinaire, qui aura lieu en Gambie entre avril et mai 2011. La Commission donnera à Djibouti un minimum de trois mois pour répondre. Ensuite, elle décidera si elle estime la plainte recevable.