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12/03/11 (B595) Le point de la journée du vendredi 11 mars à Djibouti (Information ARD / Journal Réalité)

Le point de la journée de mobilisation du 11 mars 2011

La série de manifestations de Djibouti s’est poursuivie de plus belle ce vendredi 11 mars malgré la mise à l’ombre en début d’après-midi de quatre dirigeants de l’opposition nationale.

Ismaël Guedi Hared, Mohamed Daoud Chehem, Aden Robleh Awaleh et Souleiman Farah Lodon, dirigeant respectivement l’UAD, le PDD, le PND et le MRD, ont été enlevés à dessein à leurs militants pour désappointer la révolte.

Or il n’en a rien été : des manifestants se sont déployés sur plusieurs sites dans Djibouti-ville, principalement Arhiba, Balbala et avenue Nasser.

Les responsables de l’ARD demeurés libres ont tourné sur l’ensemble des points de ralliement des manifestants afin de veiller à la logistique et pour enquêter sur la disparition des dirigeants de l’opposition.

Nombre de rues étaient barrées et la circulation perturbée au gré du marathon de Djibouti organisé pour afficher une image pacifiée de la capitale.

Des réunions chargées de révoltes contre les forces de la tyrannie se sont tenues et des stratégies ont été discutées pour faire pièce à la sape des actions citoyennes.

Les Djiboutiennes et les Djiboutiens pourront montrer sans discontinuer combien ils se joueront joyeusement des entraves mises à leurs actions de mobilisation. Car il sera tôt fait le tour de la citadelle Ismaël Omar Guelleh.

Journal Réalité en ligne, 11/03/11

12/03/11 (B595) VERITE -> le dictateur chevronné refuse de voir la réalité. Il terrorise avec ses vieux blindés, les citoyens qui manifestaient pacifiquement et qui demandaient son départ. Plus une minute à perdre, c’est maintenant qu’il faut gagner nos libertés fondamentales pour construire une identité commune et partagée par toutes les communautés : la nation djiboutienne !

Sur ordre du tyran, les services de sécurité du régime ont quadrillé tôt le matin du 4 mars, les quartiers de la capitale pour empêcher le peuple de manifester, de chercher à recouvrer ses droits et à croire en l’avenir. Ces hommes en uniforme de la police, de la gendarmerie et la garde républicaine du clan ont utilisé la force pour dissauder des foules pacifiques qui se rendaient sur le lieu du rassemblement. Elles ont commis des arrestations massives, des violences envers des parents, et des incarcération a Nagad sans motif valable ont suivi les arrestations.

Voila un homme sans pitié qui a le mal dans le sang. IOG ne dirige plus, ne raisonne plus, n’a plus le sens critique, n’a plus la vision de la situation. Il refuse de voir l’organisation du peuple avec ses leaders de l’opposition qui façonnent un travail remarquable pour accueillir la démocratie, et qui organisent la lutte de gagner la liberté. Et surtout qui demandent le départ du locataire du palais.

IOG se trompe et il court vers sa perte. Combien de temps va-t-il encore pouvoir rester sur le trône ? Tant qu’il arrivera à contenir la foule dans le silence, à étouffer les hommes honnêtes, à humilier les parents, les familles, les communautés, à violenter les jeunes, à massacrer les générations Afar du nord.

Mais le peuple finira par gagner, ne serait-ce qu’à l’usure.

Le peuple a du temps devant lui (depuis 34 ans qu’il attend cela !). En revanche pour Guelleh le temps est compté. Chaque minute, chaque seconde, le rapproche de l’heure de sa chute

Le peuple réaffirme qu’il n’aura pas d’élections libres tant que le tyran sera au pouvoir.

1- une grande réussite, un engagement de tous les instants et une motivation absolue de la part des leaders d’opposition. Un travail de fourmis, ils assument leurs taches avec fermeté pour diriger le peuple vers l’objectif. Nos leaders se sont donnés rendez-vous pour la Victoire. Le peuple est fier de vous.

2 – c’est très positif, il y a de la joie dans le cœur du peuple, car la communauté
a compris que l’heure de la liberté était proche et que le fils de l’oued et ses apatrides seront trainés dans la rue en direction du Palais de Justice et de Gabode dans les jours à venir.

3 – chers frères et sœurs, l’union fait progresser la victoire et ouvre l’esprit pour rechercher une vie meilleur et prospère sur votre terre. Mobilisez-vous encore plus et vous allez gagner la bataille prochainement.

4 – chers frères leaders, vous avez plus d’expérience, plus d’éducation, plus d’intelligence, plus de savoir faire et vous connaissez parfaitement les méthodes barbares exportées du pays de KOTOU par le fils du rail. Le peuple qui a beaucoup d’estime pour vous, vous demande encore plus aujourd’hui.

5 – chers frères, les leaders, les organisateurs, les responsables, les dirigeants des associations, les oulémas, les cheiks, les notables, les élues locaux, les parents, les jeunes, l’objectif a atteindre est clair. Il ne reste plus qu’à l’atteindre. Pour cela, il suffit de sensibiliser davantage le peuple, en expliquant qu’à ce prix, bientôt ce sera la liberté.

6 – chers frères, mijotez des plans et des idées. Mettez vous dans la peau d’un sauveur car le pays a besoin d’hommes qui encadreront cette révolution Khasmin. Assurez d’une bonne communication avec tous les composantes de la communauté. Il faut des équipes d’information pour transmettre les messages et les directives à appliquer, aux citoyens. Cela jouera un rôle capital durant cette période.

7 – Peuple, maintenez la pression jusqu’à obtenir la satisfaction de votre revendication prioritaire : le départ du tyran. Le monde entier suit attentivement vos actions contre la dictature et votre demande légitime de recouvrer la démocratie.
Le monde civilisé, la nation unie, les pays amis de Djibouti, les organisations de Défense des Droits de l’Homme sont tous prêt à nous donner aide et assistance. Lorsqu’un peuple est uni, soudé et qu’il se soulève contre un système pourri et dictatorial qui a détruit ses racines, ses valeurs et sa culture, il obtient un soutien international.

8 – peuple, agissez tous ensemble ! C’est le moment ou jamais. C’est votre vie qui a été hypothéquée depuis plus de 30 années par un groupe de malfaiteurs, inhumains qui ne pensent qu’à leur intérêt personnel. Finie l’hésitation, Fini le silence, Finie la peur de la prison ! Faites trembler le roitelet et son régime pour lui arracher le pouvoir et ensuite nous vivrons heureux.

9 – Suite aux événements récents et au vent de démocratie qui souffle sur la terre, sachez qu’il n’y a pas une minute à perdre.
C’est fini, à compter d’aujourd’hui : plus d’attente, plus de repos, mais de l’action ! A nos leaders conscients de la situation, le peuple affirme haut et fort, avant tout, le fils de l’oued doit quitter le pouvoir et laisser les citoyens redresser leur pays.

10- le clan au pouvoir utilise souvent des méthodes dépassées, mais connues. Soyez vigilants à tous les niveaux ! Unissez vos forces pour arriver groupés au palais. Regagnez vos libertés, votre identité djiboutienne et l’harmonie entre les différentes communautés qui savaient vivre ensemble et qui le feront désormais dans un cadre commun : la nation djiboutienne !

12/03/11 (B595) Communiqué de l’UAD – UNION POUR L’ALTERNANCE DEMOCRATIQUE (ARD, MRD, UDJ)

COMMUNIQUE DE PRESSE

Londres et Bruxelles, le 11 mars 2011

Le régime vient de franchir une ultime étape dans la dictature en arrêtant les leaders de l’Opposition

Le régime dictatorial d’Ismail Omar Guelleh vient de franchir une ultime étape dans le déni de liberté en interdisant par la répression tout exercice du droit de manifester aux partis d’opposition.

Cet après-midi vers 14 heures et demie, sans mandat ni motif juridiquement valable, quatre des leaders des partis de l’opposition de la coalition UAD/UMD ont été arrêtés par la police et détenus jusqu’à 18 heures et 15 minutes pour les empêcher de diriger la manifestation pacifique programmée contre le 3ème mandat d’Ismail Omar Guelleh. Ces leaders sont:

  • Ismaël Guedi Hared, président de l’UDJ et de la coalition UAD,
  • Souleiman Farah Lodon, vice-président du MRD,
  • Aden Robleh Awaleh, président du PND et de la coalition UMD,
  • Mohamed Daoud Chehem, président du PDD.

Dès leur libération, ces dirigeants ont été placés en résidence surveillée avec un imposant dispositif policier autour de leurs domiciles respectifs.

De plus, plusieurs militants de l’opposition ont été arrêtés ce vendredi 11 mars 2011. Parmi eux, Rachid, Mohamed Omar Guedi, Moustapha Ahmed Miguil et Ibrahim Hoch Hared.

Cette nouvelle étape dans la répression est consécutive à l’accentuation de la dérive dictatoriale entamée depuis le 5 février 201 l avec les centaines d’arrestations arbitraires, notamment celle du défenseur des droits humains Farah Abadid Hildid et sauvagement torturé.

Après les précédentes exactions et interpellations à l’encontre des populations civiles du Nord, après les dizaines de blessés et les 5 morts qu’a entraînés la répression de la manifestation générale et pacifique du 18 février 2011, après les tortures, les condamnations injustes et autres détentions arbitraires qui ont suivi, le régime du président Guelleh s’est encore enfoncé dans la dictature.

Cette cruauté sans limite contre les dirigeants et la population démontre sans aucun doute que le Candidat illégal est saisi d’une paranoïa répressive avec pour seul objectif le passage en force comme en 2005. Cependant contrairement à 2005, il agit dans l’illégalité la plus totale en 2011 puisqu’en plus de la violation de la Constitution de la République, il réprime tant la population qui le rejette dans sa grande majorité comme toute action pacifique de l’Opposition.

La Coalition de l’opposition Djiboutienne UAD/UMD ne peut plus tolérer l’acharnement répressif et meurtrier du régime moribond et met en garde le Candidat illégal sur ses agissements irresponsables au risque de voir une radicalisation de nos actions jusque là pacifiques.

L’Opposition ne peut plus continuer à respecter la Loi quand le Pouvoir lui-même l’a foule du pied.

Par conséquent, tout en condamnant avec la plus grande fermeté ces arrestations arbitraires des chefs de partis de l’opposition et nous exigeons :

– la fin de la mise en résidence surveillée de nos dirigeants ;
– la libération immédiate et sans condition des militants de l’Opposition

interpellés aujourd’hui et de tous les autres prisonniers politiques.

Lançons un appel pressant :

– A la communauté nationale pour qu’elle reste vigilante et mobiliser en vue d’actions spontanées avec sittings dans tous les points stratégiques du pays et de la capitale.

– À la communauté internationale et aux pays amis présents à Djibouti pour qu’ils prennent leurs responsabilités face à cette dangereuse fuite en avant du régime dictatorial du président Guelleh.

La situation de non-droit atteint un degré tel qu’elle est plus que jamais grave et lourde de risques pour Djibouti et la région mais aussi pour le reste du monde en raison de l’importance stratégique de notre pays.

Pour l’UAD

Daher Ahmed Farah,
Président du MRD

Mahdi Ibrahim A. God,
Vice-président de l’ARD

12/03/11 (B595) La voix au Chapitre : MALIINTA JIMCAAY (Par Aïnaché)


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LA VOIX AU CHAPITRE PAR AÏNACHÉ
Le 11 mars 2011

MALIINTA JIMCAAY

Les arrestations se multiplient et nous en apprenons chaque jour de nouvelles.

La raison qui motive le pouvoir à procéder de la sorte est la crainte que les gens manifestent, malgré les interdictions.

Le pouvoir, par l’entremise du ministre de l’intérieur multiplie les communiqués des mises en garde et menace toute personne qui songerait à manifester même pacifiquement comme préconise les chefs des partis de l’opposition.

L’interdiction des réunions et des manifestations ne sont pas nouvelles en notre république et cela n’étonne que ceux qui découvrent le régime qui gouverne notre pays depuis l’Indépendance, le 27 juin 1977.

Par contre ce qui me scandalise, c’est la lettre du ministre de l’intérieur du 9 mars dernier, par laquelle il répond à la demande de l’opposition de manifester pacifiquement tous les vendredis de 14 heures à 18 heures.

En effet, le ministre se réfère à un décret-loi de 1935 : Là, les bras m’en tombent,

Le ministre a-t-il oublié que nous sommes indépendants depuis bientôt trente quatre ans (34 ans) et que nous nous sommes libérés de la tutelle du colonialisme et de ce genre de décret-loi fait sur mesure pour les sujets français comme on nous appelait jadis.

Pour ceux qui se souviennent de cette période que nous voulions révolue :

Il y avait : ‘’les citoyens français’’, pour une petite minorité de nos compatriotes et pour la grande majorité nous étions appelé avec dédain : ‘’des sujets français’’.

Le ministre a tort et il est maladroit de se référer aux décrets-lois coloniaux car ce genre de référence est une insulte à nos martyrs qui sont morts pour notre liberté, et humiliants pour notre identité Djiboutienne.

Depuis bientôt trente quatre ans, le ministre n’a pas pu trouver une loi ou une jurisprudence pour se référer au lieu de puiser dans l’arsenal répressif colonial ?

Ceci est une preuve supplémentaire pour ceux qui en douteraient encore, que notre parlement n’est qu’une chambre d’enregistrement et n’est jamais consulté pour des questions politiques ou sociétales.

La lettre nous renseigne également sur le côté peu respectueux du pouvoir en place, vis-à-vis de l’opposition, car le ministre répond aux chefs des partis la veille de la manifestation.

Ce qui est particulièrement scandaleux et discourtois.

La réponse à ce genre de demande doit être au minimum de quinze jours avant la date de la manifestation afin de permettre aux organisateurs de prendre les dispositions nécessaires pour informer leurs partisans et sympathisants de l’annulation ou des reports éventuels de leur manifestation.

Nous savons tous, que l’opposition n’a pas accès aux médias nationaux et ne possède pas non plus d’organe d’information pour informer la population sur les démarches à suivre.

La diaspora Djiboutienne fait de son mieux pour relayer l’opposition à travers les différents sites particulièrement actifs, mais rien ne peut remplacer les médias locaux pour toucher le plus grand nombre de nos concitoyens.

Les Djiboutiens de l’étranger ont ‘’eux’’ eu le droit de manifester un peu partout dans les grandes capitales où ils résident. La palme de la bravoure revient dans mon classement à nos compatriotes d’Ottawa qui ont bravé les intempéries particulièrement redoutable de l’hiver canadien. BRAVO A EUX.

Les uns et les autres projettent de continuer à manifester aussi longtemps que ce sera nécessaire. En tout cas tant que les Djiboutiens ne pourront pas librement manifester pacifiquement dans leur propre pays les vendredis comme ils le souhaitent.

Par contre, le pouvoir a multiplié (par les médias nationaux) les menaces et les avertissements à toute personne ou groupe qui se hasarderait à répondre à l’appel de l’opposition et à manifester les vendredis sur le territoire national.

En procédant de telle sorte, nous sommes amenés à nous demander si le pouvoir ne cherchait pas un prétexte pour réprimer la population en la poussant à la faute ?

Pour ce qui concerne les responsables politiques ou associatifs, il semble que le tenant du pouvoir n’a plus besoin de prendre de précaution car il les arrête sans mandat dans leurs logements et les emprisonne sans jugement.

Combien sont-ils emprisonnés aujourd’hui ou j’écris ces quelques lignes, car à n’en pas douter le nombre augmentera demain.

A toutes fins utiles, je me hasarde à proposer très modestement un slogan aux manifestants !

MALIINTA JIMCAAY – JAABUUTII LAJIRAAY –
GUUMEESIGA JIIFFIYAA JIILCIIYAY –
SIIDAD OOLAH JIDHAAY KII TAGUE –
KANJOGANAAH – JAANTA UUKO LAAB

Traduction rapide et raccourcie :
(Oh toi vendredi qui a toujours favorisé Djibouti –
Toi qui a terrassé le colonialisme et l’a affaibli–
Comme tu as renversé celui qui est parti –
Fait du même pour celui là aussi…..i)’’

AÏNACHÉ

12/03/11 (B595) Djibouti suspends US election mission (Financial Times) // Djibouti a suspendu unilatéralement la mission de Democraty international (En Anglais – Info lecteur)

______________________________ 2 – Note de l’ARDHD

Guelleh ne va pas perdre son temps avec des empêcheurs de tourner en rond, qui auraient l’audace d’essayer de mettre leurs vilains nez dans ses sales petites affaires de fraude électorale et qui trouveraient à redire, bien entendu !!!

Il leur a fait dépenser 2,2 millions US$ et maintenant il n’a plus besoin de cette organisation. Combien leur a-t-il pris personnellement ? Ce n’est pas dit dans l’article .. Et pourtant !

Comme cela n’est pas suffisant, il accuse maintenant Democraty International d’être à l’origine de la manifestation du 18 février et des morts …

Guelleh se rapproche, dans la mauvaise foi, du style utilisé par Kadhafi : c’est toujours la faute aux autres et aux étrangers, jamais de la leur !!!!

Nous avions été les premiers (avec la LDDH) à critiquer vivement le premier rapport qui était à charge contre l’opposition et qui n’émettait que des voeux pieux. Mais pour Guelleh, il aurait fallu encore plus.

En tout cas, c’est une confirmation supplémentaire du fait que Guelleh ne respecte rien et qu’il se croit au-dessus des Lois et de la communauté internationale. Son élection est garantie, faute de challenger et faute de transparence.

Les conséquences pourraient être violentes, car les Djiboutiens ont atteint le niveau maximum de leur capacité d’encaisser tous les coups qu’il leur assène et on peut anticiper le fait que le Peuple des Braves va s’unir pour bouter le voleur, menteur et arrogant personnage qui entend les asservir par la force …

_______________________________ 1 – Financial Times


By Katrina Manson in Nairobi

Djibouti has told the United States that an independent election observer mission is “illegal” and suspended its partnership with the US-funded mission.

The news came amid reports that the north-east African coastal state had arrested two opposition leaders on Friday.

Democracy International (DI), which has a $2.2m, eight-man team in the tiny strategic state, provides the only international technical assistance and observation group in the country, which has been ruled by the same dynasty since independence.

The increasing visibility of the Djibouti’s anti-democratic leanings is awkward for the US, which relies on the country for its only military base on the continent and last year doubled aid to the country, funding DI’s Djibouti operation. Many of its 3,000 troops are dedicated to fighting piracy and terrorism in neighbouring Somalia.

President Ismail Omar Guelleh, who took over from his uncle in 1999, last year scrapped a two-term constitutional limit to allow him to stand for re-election on April 8.

His regime has several times arrested opposition leaders, and moved swiftly to quell dissent following popular protests in the city-state that sought to draw on uprisings taking hold across north Africa. Facebook postings urged protesters to imitate revolts in Egypt and Tunisia.

Djibouti’s foreign ministry sent a diplomatic note to the US Embassy dated March 2 requesting the end of the partnership with DI, alleging it had participated in and supported a violent February 18 opposition rally in which at least one person was killed, accusations the group denies.

A January report from DI noted widespread voter apathy, adding that those surveyed said Djiboutian politicians distribute money and khat, a narcotic drug, to voters ahead of election day as an inducement for loyalty.

Sources say efforts to resolve the dispute with DI continue. “We have not closed up our operations, (but) we are not undertaking any active programming,” DI co-founder Glenn Cowan told the Financial Times, adding that the group still plans to observe the elections.

Subsequent efforts to organise protests have failed. Critics attribute this to heavy-handed tactics by the state, whose president once headed the secret services.

Human rights activist Jean-Paul Noël Abdi, himself detained for 11 days last month, told the Financial Times that two opposition leaders were arrested in broad daylight on Friday, by state forces in 20 vehicles. He said he did not know their whereabouts at the moment.

Calls and text messages to Djiboutian authorities went unanswered on Friday, an official day off. Opposition leaders had vowed earlier on Friday to boycott the elections, deliberately missing a nominations deadline. They said they believed polls would be rigged and dangerous.

“If I, or any other opposition candidate had stood, we would have only been adding to the perceived legitimacy of the election – a legitimacy that it doesn’t deserve,” said Abdourahman Boreh, a self-exiled businessman-turned-opposition politician. He said it would not be safe for his supporters to campaign.

A US government spokesman did not immediately respond to requests for comment.