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03/01/2016 (Brève 600) Afrique Asie : un article du début 2015 à relire / « Omar Ali Ewado : Homme de paix et défenseur des droits de l’Homme depuis les années 1980 » / Par : Adnan Hattem – Publié le : 16/02/15

Lien avec l’article original : http://www.afrique-asie.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=8867:omar-ali-ewado-homme-de-paix-et-defenseur-des-droits-de-l-homme-depuis-les-annees-1980&catid=11:actualite48&Itemid=100

Omar Ali Ewado, défenseur des Droits de l'Homme à DjiboutiPrésident de la ligue djboutienne des Droits de l’Homme (LDDH)
L’homme qui a lancé un appel sollenel à la paix en République de Djibouti le 24 septembre 2014 en tant que Président de la LDDH, Omar Ali Ewado est un illustre inconnu surtout parmi la nouvelle génération, parce qu’il n’est pas médiatisé.

Il estime que la République de Djibouti est en proie à une nouvelle guerre civile avec la reprise des hostilités entre les troupes gouvernementales et les forces du FRUD et considère que seule les négociations entre les bélligérants peuvent mettre fin aux tensions et hostiltés et aboutir à la paix.

Avec cet appel à la paix en République de Djibouti, le président de la LDDH, Omar Ali Ewado qui est aussi actuellement secrétaire général du syndicat des enseignants du 1er degré invite tous les protagonistes de la crise, ainsi que les pays qui soutiennent ce régime à être à la hauteur de leur responsabilité.

Il a souffert énormémement et personnellement ainsi que sa famille de la répression du régime dès 1979. Il a été aussi un des premiers défenseurs des droits de l’homme en dénonçant les tortures qu’il a subies lui même dans sa chair ainsi que ses codétenus de l’époque, lors du procès dit de Randa de 1981. Une vingtaine d’instituteurs, de cadres sociaux et de chômeurs djiboutiens d’origine afar ont comparu devant la Cour de Sureté d’État, accusés d’appartenance au Front Démocratique pour la Libération de Djibouti (FDLD, ancêtre du FRUD) et de participation à un mouvement insurrectionnel (à remarquer que le chef d’accusation n’a pas varié depuis lors). L’avocat français Maître Portehaut qui a été envoyé par le Centre d’Information sur Djibouti (CID), a été refoulé de Djibouti par les autorités de ce pays. Les accusés qui sont restés en détention durant 2 ans, sans accès aux soins et privés d’avocats, ont été défendus courageusement par leur codétenu Omar ali Ewado , qui, au nom de tous les accusés, a demandé entre autres qu’on instruise les procès des tortionnaires et qu’on libère toutes ces personnes arbitrairement détenues, uniquement pour leur appartenance à la communauté Afar. Parmi leurs tortionnaires, il y avait l’adjudant de la Gendarmerie Ali Aden dit Hod, qui n’est autre que le directeur actuel de la prison de Gabode. Le plaidoyer d’Omar Ali Ewado, (âgé à l’époque de 21 ans) en faveur de la libération des détenus politiques et sa dénonciation des tortures avaient impressionné aussi bien l’auditoire que les juges.

Dès lors ses engagements en faveur des droits de l’homme et des libertés démocratiques ont été constants et n’ont souffert aucun répit . Il est resté fidèle à ses convictions contre vents et marées, et en dépit de pressions multiples, ce qui est très rare sous cette latitude pour être souligné. Il a payé cher ses engagements , sa famille n’a pas été épargnée: son frère a été assassiné, plusieurs membres de sa famille ont été exécutés au Day en 1994, dont les corps ont été découverts en 2007 à 500 m de la résidence secondaire du Chef de l’État. La révélation de ce charnier et la dénonciation de ce crime avaient valu à Abdi JP Noël , président de la LDDH la prison.
Très engagé dans le syndicat des enseignants, Omar Ali Ewado a avec d’autres militants crée en 1999 la LDDH, il a été actif en recueillant des informations surtout en provenance des zones reculées du pays où il se déplaçait le plus souvent à pied (il a révélé entre autres l’empoisonnement par l’armée des 35 villageois à Daddato au nord d’Obock fin 1999). Il a travaillé plusieurs années en tant que vice-président avec JP Noël Abdi qui a dénoncé inlassablement les violations des droits de l’Homme.

Et c’est tout naturellement , après le décès du Président de la LDDH, survenu en avril 2012, le vice président Omar Ali Ewado a convoqué une assemblée générale des membres y compris maître Zakaria et ses 2 soutiens, qui fut reportée une première fois pour permettre à tous les membres de participer, et c’est lors de la réunion de cette assemblée en juin 2012 que le nouveau bureau a été élu, lequel a procédé à la désignation du nouveau président de la LDDH: Omar Ali Ewado

Malgré cette désignation en bonne et due forme, c’est à dire légitime et légale Omar Ali Ewado et son équipe ont tout fait pour trouver un terrain d’entente avec Maître Zakaria , mais en vain..Pour toute réponse, ce dernier s’est proclamé président de la LDDH. Il s’est prévalu du titre de l’avocat de JP Noël Abdi et a profité de ses contacts avec la FIDH pour se faire admettre comme Président de la LDDH. Mais force est de constater, qu’ il n’y a qu’une seule direction de la LDDH à Djibouti présidée par Omar Ali Ewado. Direction qui a d’ailleurs travaillé avec la FIDH au plus fort de la répression post électorale le 25, 26 février 2013.

Il ne fait aucun doute à Djibouti, que cette question de représentativité va rentrer dans l’ordre dès que Zakaria, qui a été élu député sur la liste de l’opposition USN va réintégrer le parlement. Ce qui effectif depuis le 6 janvier 2015.

En attendant, cette confusion créé par la décision de la FIDH, porte préjudice au travail formidable effectué en matière des droits humains par la direction présidée par Omar Ali Ewado.

Il est très important de saluer et de soutenir les activités de cette direction qui essaie avec des moyens modestes de dénoncer les violations des droits de l’homme en République de Djibouti.

22/04/11 (B600) Le journal de la Flibuste – Recrudescence de la piraterie maritime en 2011 – un cargo italien capturé en mer d’Arabie – L’OMI déplore l’utilisation des marins comme bouclier humain – l’ONU juge nécessaire une réponse globale à la piraterie – le monde est en train de perdre la bataille de la piraterie – deux Russes parmi les marins relâchés en Somalie – le Conseil de sécurité de l’ONU envisage de créer des tribunaux somaliens – Des armateurs français s’arment contre la piraterie (8 articles)

______________________ 8 – Le Moci

22/04 Recrudescence de la piraterie maritime en 2011

Sophie Creusillet

La piraterie maritime a atteint un niveau record. Le Bureau international maritime (BIM) a recensé 142 actes de piraterie au cours des trois premiers mois de cette année, contre 67 durant le premier trimestre 2010. Une forte hausse, principalement due à l’hyperactivité des pirates opérant aux larges des côtes somaliennes, où 97 attaques ont été enregistrées, contre 35 l’an passé.

« La piraterie est l’une des conséquences de 20 ans de crise politique en Somalie », a déclaré le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour la Somalie Augustine Mahiga, au cours de la conférence internationale sur la lutte contre la piraterie qui s’est déroulée le 19 avril à Dubaï. Pour M. Mahiga, la lutte contre ce phénomène qui coûte chaque année entre 3,5 et 8 milliards de dollars aux armateurs du monde entier passe « avant tout par une approche politique », et non par une solution militaire.

Depuis la chute du gouvernement de Siad Barre en 1991 la Somalie est en proie à un profond chaos. L’anarchie des seigneurs de la guerre a nécessité l’intervention des Nations unies de 1992 à 1995. Au cours de ces vingt dernières années les attaques de navires se sont multipliées au large des côtes de la Somalie et du Yémen. Pour y remédier, l’Onu a créé une force militaire, la Combine Task Force 151, chargée de lutter contre la piraterie. La Force maritime européenne Atalante, dont la France a pris le commandement pendant quatre mois d’août à novembre 2010 (voir photo), a été également crée à l’automne 2008. En vain.

______________________ 7 – Ria Novosti (Russie)

21/04 un cargo italien capturé en mer d’Arabie

Un cargo italien avec 22 membres d’équipage à son bord a été intercepté par des pirates en mer d’Arabie, au large d’Oman, a rapporté jeudi l’agence de presse Ansa.

Selon l’agence, le navire Rosalia d’Amato se rendant du Brésil en Iran, a été attaqué par les pirates à 400 milles au sud d’Oman. L’attaque n’a pas fait de victimes au sein de l’équipage qui compte six Italiens et seize Philippins.

Le 11 avril, le Conseil de Sécurité de l’Onu a approuvé à l’unanimité la résolution 1976 prévoyant un ensemble de mesures visant à stabiliser la situation politique et économique en Somalie. La résolution appelle notamment à étudier d’urgence la possibilité de créer des tribunaux spéciaux somaliens pour juger les personnes soupçonnées de piraterie au large des côtes du pays et en haute mer, y compris une cour somalienne extraterritoriale spécialisée.

La Somalie, partagée entre différentes factions hostiles depuis la chute du dictateur Mohamed Siad Barre en 1991, n’arrive pas à réprimer elle-même la piraterie au large de ses côtes. Reconnue par la communauté internationale comme l’unique organe de pouvoir légal, le Gouvernement fédéral de transition (GFT) ne contrôle qu’une partie de Mogadiscio, le reste du pays étant administré par des entités autonomes refusant de se soumettre aux autorités centrales.

______________________ 6 – Afrique en Ligne avec Pana

20/04 L’OMI déplore l’utilisation des marins comme bouclier humain

L’Organisation maritime internationale (OMI) a condamné mardi l’utilisation des marins comme bouclier humain après la poursuite de la détention par les pirates somaliens de sept membres d’équipage d’un navire récemment libéré suite au paiement présumé d’une rançon. L’OMI a indiqué dans un communiqué que ‘six officiers et un membre d’équipage du navire M/V Asphalt Venture sont détenus dans un endroit inconnu après que le navire et le reste des membres de l’équipage ont été libérés par les pirates somaliens jeudi dernier, près de sept mois après le détournement du navire.’

‘L’utilisation des marins comme bouclier humain dans des actes de piraterie – l’un des crimes les plus odieux contre l’humanité en mer – est totalement inacceptable”, a souligné le communiqué.

Le communiqué de l’agence survient dans un contexte où la communauté internationale est de plus en plus préoccupée par le problème de la piraterie, notamment au large des côtes somaliennes.

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a indiqué mardi que la Trust Fund mise en place pour soutenir les initiatives des Etats qui luttent contre la piraterie au large des côtes somaliennes nécessitait plus de ressources pour mener à bien son mandat.

Le fonds a approuvé 12 projets d’une valeur de 4,3 millions de dollars américains depuis sa création au mois de janvier de l’année dernière, y compris un projet médiatique pour propager des messages contre la piraterie dans la région et d’autres initiatives pour renforcer l’application de la loi et la justice pénale en Somalie, au Kenya et aux Seychelles.

Dans un message lancé en son nom par la Conseillère juridique des Nations unies, Patricia O’Brien, lors d’une cérémonie de soutien à la Trust Fund à Dubai, Ban Ki-moon a indiqué que ce fonds offrait l’opportunité de traduire en actes concrets les préoccupations régionales et globales.

______________________ 5 – Radio Chine avec XINHUA

19/04 l’ONU juge nécessaire une réponse globale à la piraterie

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a appelé lundi à une réponse globale à la piraterie au large des côtes de la Somalie, affirmant que la menace était une conséquence de l’insécurité généralisée, de l’absence d’un gouvernement national stable et du sous-développement dans ce pays de la Corne de l’Afrique.

« La piraterie n’est pas une maladie d’origine hydrique. C’est un symptôme de la situation sur le terrain, dont la situation politique et sécuritaire en Somalie », a déclaré Ban Ki-moon dans un message à une conférence sur la piraterie à Dubaï, dont le thème est « Menace mondiale, réponses régionales : forger une vision commune face à la piraterie maritime ».

« Notre réponse doit être globale et complète, englobant une action simultanée sur trois fronts : la dissuasion, la sécurité et la primauté du droit, et le développement. Nous devons travailler avec les autorités de la Somalie, et nous devons intégrer nos efforts de lutte contre la piraterie dans une solution globale pour la Somalie », a ajouté le secrétaire général dans ce message, qui a été lu en son nom par la secrétaire générale adjointe des Nations Unies aux affaires juridiques, Patricia O’Brien.

Selon Ban Ki-moon, les travaux du Groupe international de contact sur la piraterie au large de la côte de la Somalie sont essentiels pour faciliter les discussions et la coordination entre les États, les organisations, le Gouvernement fédéral de transition somalien, les administrations régionales du pays et diverses marines nationales qui mènent des opérations militaires.

Le Groupe de contact a été établi en 2009, en vertu d’une résolution du Conseil de sécurité, pour faciliter les discussions et la coordination des actions entre les États et les organisations régionales pour réprimer la piraterie.

Ban Ki-moon a rappelé que son ancien conseiller spécial sur les problèmes juridiques liés à la piraterie au large de la Somalie, Jack Lang, avait expliqué comment la Somalie et la communauté internationale pouvaient légalement intensifier les efforts de lutte contre le piraterie. Une des mesures préconisées par M. Lang est la consolidation de l’aide internationale pour augmenter la capacité carcérale.

« Certaines de ses recommandations sont déjà mises en uvre, mais à une échelle modeste, avec l’aide de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) », a souligné le secrétaire général.

Il a également rappelé aux participants de la conférence de Dubaï que le Conseil de sécurité avait décidé la semaine dernière d’examiner d’urgence la création de tribunaux spécialisés en Somalie pour juger les pirates présumés à la fois en Somalie et dans la région, une des recommandations de M. Lang.

_______________________ 4 – CyberPress (Canada) avec AFP

18/04 le monde est en train de perdre la bataille de la piraterie

Le monde est en train de perdre la bataille contre les pirates, a prévenu lundi le ministre des Affaires étrangères du gouvernement somalien de transition au premier jour d’une conférence à Dubaï, soulignant que la piraterie ne peut être éradiquée que sur terre.

«La course entre les pirates et le monde est en passe d’être gagnée par les pirates», a déclaré Mohammed Abdulahi Omar Asharq devant la conférence sur la lutte contre la piraterie.

«Il est clair que la piraterie ne peut être éradiquée que sur terre, où elle croît et persiste», a dit le responsable somalien.

Même constat chez le ministre des Affaires étrangères des Emirats arabes unis, Abdallah ben Zayed al-Nahyane: «toute action sur le terrain ne peut être efficace sans que de réels changements aient lieu sur le plan de la sécurité et la stabilité sur le terrain en Somalie».

Pour régler le problème des pirates basés en Somalie, il faut que ce pays puisse vivre dans la paix et la prospérité, estime aussi le directeur de l’entreprise émiratie DP World, troisième opérateur portuaire mondial, Sultan Ahmed ben Sulayem, co-parrain de la conférence avec le ministère émirati des Affaires étrangères.

«On se concentre actuellement sur des solutions à court-terme, des solutions en mer à la menace des pirates», souligne-t-il. Mais «il est de plus en plus clair que la communauté des nations doit penser à long-terme, et sur terre».

«Car une économie stable et prospère est la solution efficace au problème de la piraterie, qui est le résultat de l’absence d’opportunités pour gagner de l’argent honnêtement, de structure, de sécurité et d’espoir d’un futur stable», a ajouté le directeur de DP World.

Au premier trimestre 2011, un nombre record d’actes de piraterie ont été répertoriés, avec 142 attaques menées essentiellement dans l’océan Indien par des pirates somaliens fortement armés, selon des chiffres fournis mi-avril par le Bureau Maritime International (BMI).

Sur les 142 attaques enregistrées au premier trimestre 2011, 97 ont été attribuées aux pirates somaliens, contre 35 pour la même période de 2010. Les forces navales internationales mènent des efforts conjoints contre les pirates somaliens.

_______________________ 3 – Ria Novosti (Russie)

13/04 deux Russes parmi les marins relâchés en Somalie

Deux Russes se trouvent à bord du navire allemand MV Beluga Nomination relâché mercredi par les pirates somaliens, ont rapporté mercredi les médias allemands se référant à la compagnie maritime Beluga Shipping GmbH, basée à Brême (nord de l’Allemagne).

Selon l’antenne balte de l’Union professionnelle des marins russes (RPSM), il s’agit d’habitants de Saint-Pétersbourg et de Kaliningrad.

Le cargo Beluga Nomination battant pavillon d’Antigua-et-Barbuda a été capturé fin janvier par des pirates somaliens en mer d’Oman, à 100 km au large des Seychelles. Son équipage comptait 12 personnes – des citoyens d’Ukraine, de Russie, de Pologne et des Philippines.

Trois marins sont morts au cours d’une tentative de libération du cargo. Deux autres hommes ont réussi à s’échapper. Ils ont été récupérés par un navire de guerre danois, l’Esbern Snare, qui participe à l’opération anti-piraterie de l’OTAN Ocean Shield.

_______________________ 2 – Radio Chine avec XINHUA

12/04 le Conseil de sécurité de l’ONU envisage de créer des tribunaux somaliens

Dans une résolution adoptée vendredi, le Conseil de sécurité de l’ONU a décidé d’étudier la possibilité de créer des tribunaux spéciaux somaliens afin de juger les personnes accusées de piraterie au large de la Somalie.

Le Conseil souhaite « étudier d’urgence la possibilité de créer des tribunaux spéciaux somaliens pour juger les personnes soupçonnées de piraterie, aussi bien en Somalie que dans la région, y compris une cour spécialisée somalienne extraterritoriale, comme il ressort des recommandations contenues dans le rapport du conseiller spécial du secrétaire général pour les questions juridiques liées à la piraterie au large des côtes somaliennes ».

Le Conseil de sécurité prie le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, de lui présenter, dans un délai de deux mois, un rapport sur les modalités de ces mécanismes de poursuite et d’assistance apportés par la communauté internationale.

Dans un rapport, le conseiller du secrétaire général de l’ONU pour les questions juridiques liées à la piraterie au large des côtes somaliennes, Jack Lang, proposait notamment la création de deux « juridictions spécialisées », l’une au Puntland, l’autre au Somaliland, ainsi que la construction à court terme d’une prison dans chacune de ces deux régions, et d’autre part la mise en place pendant une période de transition « d’une juridiction extraterritoriale », qui pourrait être basée à Arusha, en République-Unie de Tanzanie, où siège déjà le Tribunal pénal international pour le Rwanda.

Jack Lang évalue à environ 25 millions de dollars le prix de ces initiatives. Un coût qu’il a qualifié de « relativement modeste par rapport au coût total de la piraterie estimé à 7 milliards de dollars ». Soulignant l’importance « essentielle » du soutien international pour la formation des juges, procureurs, avocats et gardes pénitentiaires somaliens, le conseiller souligne que « l’ONU, mais aussi l’Union africaine, l’Union européenne et d’autres organisations devraient y contribuer ».

Dans sa résolution, le Conseil de sécurité « souligne qu’il faut enquêter sur ceux qui financent, planifient et organisent les attaques perpétrées par des pirates au large des côtes somaliennes ou en tirent illicitement profit et engager des poursuites à leur encontre, sachant que les individus et entités qui incitent à commettre des actes de piraterie ou les facilitent à dessein s’en rendent eux-mêmes coupables au regard du droit international ».

Les membres du Conseil exhortent « tous les États, y compris les États de la région, à ériger la piraterie en infraction pénale dans leur droit interne, en soulignant qu’il importe d’ériger en infraction pénale l’incitation à commettre des actes de piraterie, la facilitation de ces infractions, l’entente en vue de les perpétrer et les tentatives dans ce sens ».

Pour le Conseil de sécurité, « l’instabilité que connaît la Somalie est une des causes profondes du problème de la piraterie et des vols à main armée au large des côtes somaliennes et contribue à ce problème, et souligne qu’il faut que la communauté internationale mène une action sur tous les fronts pour s’attaquer à la piraterie et à ses causes profondes ».

Enfin, les membres du Conseil demandent aux États, à l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), au Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), au Bureau politique des Nations Unies pour la Somalie et aux organisations régionales d’aider le gouvernement fédéral de transition et les autorités régionales en Somalie « à créer un système de gouvernance et à instaurer l’état de droit et des contrôles de police dans les secteurs infestés par la criminalité où sont menées des activités terrestres liées à la piraterie ».

_____________________________ 1 – Les Echos

5/04 Des armateurs français s’arment contre la piraterie

Casques et gilets pare-balles pour les navigants en passerelle, hommes armés employés par des entreprises privés: certains armateurs ont pris des mesures choc face aux attaques dont sont victimes les navires de commerce.

Des hommes armés, employés par des entreprises privées, à bord de navires de commerce d’armateurs français – mais ne battant pas pavillon français -, c’est désormais une réalité. «Nous avons mis des équipes armées sur quelques lignes», a témoigné, ce mardi, le général Pierre de Saqui de Sannes, conseiller institutionnel France, Afrique et Moyen-Orient chez CMA-CGM, lors d’une conférence de presse à l’issue de l’assemblée générale d’Armateurs de France.

«Nos bateaux ont essuyé depuis le début de cette année onze attaques, qui ont toutes échoué, mais nous sommes aujourd’hui obligés d’équiper nos navigants en passerelle de casque et gilet pare-balles et de tirer des fils barbelés autour des ponts», a-t-il poursuivi, pointant du doigt les lignes particulièrement exposées au large de l’Afrique orientale sur l’océan Indien.

«Sensibiliser les Etats»

«Le problème de la piraterie est en train de bouleverser le commerce mondial dans cette zone», a alerté Christian Garin, président de la fédération patronale, qui demande au président de la République, Nicolas Sarkozy, de profiter d’être à la tête du G20 «pour sensibiliser les Etats à la sécurité du commerce mondial.

A cette insécurité, mettant en danger l’intégrité des équipages, s’ajoutent, en ce début 2011 pour les armateurs français, les incertitudes sur la reprise mondiale et la volatilité des taux de fret, du fait de la surcapacité de la flotte.

Ainsi, dans le transport de produits secs en vrac (charbon, fer, céréales…), le seuil des 5.000 dollars par jour était enfoncé fin février-début mars, à un niveau de taux de fret où les coûts opérationnels ne sont même pas couverts. Tout comme celui dans le transport de pétrole brut descendu sous les 10.000 dollars par jour fin janvier. Jouant aux montagnes russes, ils sont toutefois fortement remontés depuis.

«Des inconnues nombreuses»

Quant au transport de conteneurs, «2011 devrait être moins florissante» que 2010, estime Armateurs de France. Dans ce secteur, Drewry, l’analyste indépendant britannique, calcule cependant que les opérateurs devraient dégager des bénéfices cumulés de l’ordre de 8 milliards de dollars, certes inférieurs à ceux de l’an dernier, mais loin des pertes estimées à 20 milliards en 2009, au plus fort de la crise.

«La volatilité semble plus que jamais, de mise et les inconnues demeurent nombreuses», a souligné Armateurs de France, à commencer par l’évolution du prix des carburants.

22/04/11 (B600) Nouvelles de Somalie – six morts dans l’attaque de deux mosquées par des hommes armés – des obus non explosés menacent un hôpital de Mogadiscio – Le Kenya appuie le processus de paix en Somalie selon Raila Odinga – le gouvernement de transition rejette les appels à la démission de la direction actuelle (4 articles)

_________________________ 4 – La Croix avec AFP

17/04 Somalie: six morts dans l’attaque de deux mosquées par des hommes armés

Six personnes ont été tuées dans la ville somalienne de Galkayo (centre) lors de l’attaque de deux mosquées à quelques heures d’intervalle par des hommes armés non identifiés, selon des témoins.

Ces deux attaques, non revendiquées, ont eu lieu quelques heures après la mort d’un responsable du ministère des Affaires religieuses du Puntland dans un attentat à la bombe sur une route de Galkayo, une ville divisée par une frontière séparant l’Etat auto-proclamé du Puntland au nord de l’administration rivale de Galmudug au sud.

Lors de la première attaque samedi, des hommes armés ont fait irruption dans la mosquée de Salahuddin, l’une des plus grandes de Galkayo, et ouvert le feu sur les fidèles, tuant au moins cinq personnes et en blessant dix, ont indiqué des responsables de la sécurité et des témoins.

La police s’est rendue sur les lieux et une enquête est en cours.

"Je n’ai jamais vu un acte aussi brutal et aussi gratuit, surtout dans un lieu de prière", a déclaré Abdirahman Mahmoud, qui habite à proximité du lieu de l’attentat.

La deuxième attaque par des hommes masqués dimanche matin a visé la mosquée Faruuq, dans la partie nord de la ville.

"Une personne a été tuée et quatre blessées", a indiqué à l’AFP un habitant, Said Indhobur.

"C’est un phénomène nouveau, nous ne savons pas pourquoi les mosquées sont visées", a-t-il dit.

"Plusieurs fidèles ont également été enlevés par les hommes armés qui ont attaqué la mosquée", a déclaré un autre habitant, Adan Kulmiye.

En 2009, des hommes masqués avaient fait irruption dans une mosquée de Galkayo, tuant cinq Pakistanais.

_________________________ 3 – CICR

15/04 Somalie : des obus non explosés menacent un hôpital de Mogadiscio

Les onze obus qui ont frappé l’hôpital Medina de Mogadiscio sans exploser, il y a trois jours, ont été ramassés et entreposés en attendant que des artificiers viennent les neutraliser.

Malgré cela, la présence de ces obus à l’intérieur de l’hôpital représente un risque pour le personnel médical, les patients et les visiteurs. Deux gardes ont été blessés par un obus qui a explosé ce même jour, mais ils se remettent de leurs blessures.

« Nous sommes inquiets pour les patients et pour le personnel de l’hôpital Medina. Ces obus non explosés auraient pu blesser ou tuer, et ils peuvent empêcher des gens de recevoir des soins nécessaires à leur survie, déclare Olivier Humbert-Droz, chef adjoint de la délégation du CICR pour la Somalie.

La menace qui pèse sur cet établissement médical est tout à fait inacceptable. »

Bien que rien ne semble indiquer que l’hôpital ait été délibérément visé, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et le Croissant-Rouge de Somalie rappellent à toutes les parties au conflit qu’elles ont l’obligation de respecter le personnel médical, les hôpitaux, les dispensaires et les autres installations et biens similaires.

Les attaques ne peuvent être dirigées que contre des personnes qui participent directement aux hostilités et contre des objectifs militaires, et les parties au conflit doivent prendre toutes les précautions nécessaires pour éviter de porter atteinte à la population civile et aux biens de caractère civil.

L’hôpital Medina, qui affiche clairement l’emblème du croissant rouge est un des deux hôpitaux de Mogadiscio spécialisés en chirurgie. C’est un hôpital communautaire, qui accepte tous les patients, quel que soit leur clan d’appartenance, leur religion ou leurs convictions politiques.

Le CICR fournit à l’hôpital du matériel chirurgical et des médicaments, et il forme les médecins et le personnel infirmier. Depuis le début de l’année, près de 550 blessés de guerre y été soignés, dont plus de 150 femmes et une cinquantaine d’enfants.

_________________________ 2 – CasaFree (Maroc)

15/04 Le Kenya appuie le processus de paix en Somalie selon Raila Odinga

Le gouvernement kenyan appuiera les efforts déployés par le gouvernement fédéral de transition en Somalie (GFT) pour accueillir une réunion de paix de haut niveau sur la crise dans le pays qui est déchiré par la guerre, a affirmé vendredi le Premier ministre kenyan Raila Odinga.

"Le gouvernement kenyan soutient les efforts de la Somalie visant à convaincre les Nations Unies et l’Union africaine pour organiser une réunion de paix à Mogadiscio", a déclaré Odinga lors d’un entretien avec son homologue somalien, Mohamed Abdullahi.

Il a aussi réaffirmé l’engagement du gouvernement à faire tout son possible pour que la paix et la sécurité soient rétablies dans le pays voisin, la Somalie. "Nous reconnaissons la légitimité des forces du gouvernement fédéral de transition et nous vous soutiendrons pour parvenir à la paix, la sécurité et la réconciliation, après deux décennies de conflit et de nombreux défis humanitaires", a dit le Premier ministre kenyan à l’adresse de M. Abdullahi.

Dans une déclaration à la presse, M. Odinga a indiqué avoir discuté avec son homologue somalien des questions de sécurité le long des frontières communes et les progrès réalisés dans l’endiguement de la menace de cellules terroristes dans la région.

"La paix en Somalie est cruciale pour la stabilité au Kenya et dans la région tout entière", a-t-il dit, faisant valoir que le conflit a aggravé la prolifération des armes légères dans la région.

La réunion de paix est appelée à élaborer un consensus sur la façon de mettre fin à l’actuelle transition et à favoriser un accord politique avant l’expiration en août prochain de l’Administration du gouvernement fédéral de transition. Ce dernier a été créé en vertu de la Charte fédérale de transition comme une structure de gouvernance temporaire.

_________________________ 1 – IRIB / French

15/04 Somalie: le gouvernement de transition rejette les appels à la démission de la direction actuelle

Le gouvernement de transition somalien a rejeté les demandes appelant à la démission de la direction actuelle, afin de préparer le terrain pour de nouvelles élections.

"La réunion de deux jours, tenue, à Nairobi, a été infructueuse et ne répondait pas ce qu’on attendait d’elle", a rapporté l’AP, citant un communiqué du gouvernement somalien.

"Cette réunion n’a pas répondu aux désirs de la population somalienne", précise, dans son communiqué, le gouvernement somalien. Cette déclaration intervient, après la réunion de deux jours, qui a eu lieu, cette semaine, dans la capitale kényane, Nairobi, afin de déterminer comment la Somalie pouvait naviguer, après le mandat du gouvernement de Mogadiscio qui expire en août.

Le gouvernement de transition somalien est sous les pressions des puissances occidentales, pour organiser de nouvelles élections. Le pays est dépourvu d’un gouvernement central, capable d’assurer la sécurité du pays, et ce, depuis la chute de l’ancien dictateur Mohammad Ziad Barré, en 1991.

Environ, un million de personnes, ont été tuées, dans les affrontements de ces dernières années, dans le pays.

22/04/11 (B600) Yémen Express – plan de départ du président, un vendredi « de la dernière chance » – Saleh promet de rester au pouvoir – le président Saleh dit résister et s’attacher à la Constitution – des femmes, en colère contre leur président, défendent la mixité – Les deux plus influentes tribus du Yémen invitent Saleh à démissionner – 10 000 soldats font défection pour rallier les rebelles – Les Yéménites manifestent contre la proposition des pays du Golfe – Le président Saleh prêt à «un transfert pacifique du pouvoir» – les manifestants contre tout dialogue avec le régime de Saleh – les monarchies du Golfe pour un départ du président Saleh (10 articles)

____________________ 10 – Nouvel Obs avec AFP

22/04 Yémen: plan de départ du président, un vendredi "de la dernière chance"

Le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Abdellatif al-Zayani, dont le groupe a offert sa médiation dans la crise yéménite, est arrivé jeudi à Sanaa pour de nouvelles consultations.

Les médiateurs du Golfe dans la crise yéménite ont proposé jeudi au président Ali Abdallah Saleh de partir 30 jours après la formation d’un gouvernement d’union, alors que les protestataires ont appelé à manifester pour un "vendredi de la dernière chance" afin d’obtenir son départ.

L’ambassade du Yémen à Washington a confirmé jeudi dans un communiqué que M. Saleh avait reçu la proposition des mains du secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Abdellatif al-Zayani, et que le parti présidentiel donnerait sa position officielle dans les 24 heures.

Pour sortir de la crise, M. Zayani a proposé "la formation d’un gouvernement d’union nationale", puis un transfert du pouvoir par le chef de l’Etat au vice-président et un arrêt des manifestations, a déclaré à l’AFP une source gouvernementale.

Cette même source, qui a requis l’anonymat, a précisé que "le président présentera ensuite sa démission à la Chambre des députés dans un délai de 30 jours", au terme duquel un président intérimaire et le gouvernement d’union procèderont à l’organisation d’une élection présidentielle dans les 60 jours.

Fortement contesté dans la rue depuis janvier, M. Saleh s’est vu offrir un tel départ avec la garantie de ne pas être poursuivi en justice, a affirmé à l’AFP un haut responsable de l’opposition, Hassan Zayd.

Selon lui, la proposition prévoit "la démission du président Saleh et la promulgation d’une loi d’amnistie", lui offrant des garanties qu’il ne sera pas inquiété après son départ du pouvoir.

"Cette offre n’attend que l’accord du président", a ajouté M. Zayd, chef du parti islamiste Al-Haq, membre du Forum commun, une coalition de l’opposition parlementaire.

M. Zayani a rencontré jeudi à Sanaa le président Saleh et des représentants du Forum commun, auxquels il a remis "l’approche des ministres des Affaires étrangères du CCG pour un règlement de la crise", selon des sources officielle et au sein de l’opposition.

Au pouvoir depuis 32 ans, M. Saleh a répété mercredi qu’il allait continuer à "résister" et qu’il ne cèderait le pouvoir que dans le cadre de la Constitution. "Que ceux qui veulent parvenir au pouvoir s’en remettent au verdict des urnes", a-t-il dit alors que son mandat court jusqu’en 2013.

Face à l’instrigeance du chef de l’Etat, les protestataires, qui campent depuis la mi-février sur la "place du Changement" à Sanaa avec le soutien de l’opposition, ont appelé à une nouvelle journée de mobilisation, baptisée "vendredi de la dernière chance".

Le parti présidentiel a prévu des contre-manifestations pour un "vendredi de la réconciliation".

"M. Saleh sait que ses jours sont comptés", a estimé M. Zayd, ajoutant: "Plus tôt il démissionnera, plus il aura des chances d’avoir des garanties".

"S’il tarde à démissionner et si l’effusion de sang continue dans le pays, il réduira ses chances d’avoir des garanties", a-t-il averti, indiquant que M. Saleh pourrait trouver refuge dans un pays voisin, "probablement aux Emirats arabes unis".

Le mouvement de contestation populaire organise depuis fin janvier des manifestations quasi-quotidiennes pour réclamer le départ immédiat du président Saleh. En raison de la répression sanglante de leur mouvement qui a fait plus de 130 morts, les protestataires exigent que M. Saleh soit jugé.

"En cas d’échec des efforts déployés pour un règlement politique, l’opposition n’aura d’autre choix que de se rallier aux jeunes dans la rue", a averti Mohamed Qahtan, un porte-parole du Forum commun, l’opposition parlementaire, dans une déclaration à la presse.

____________________ 9 – EuroNews

21/04 Yémen: Saleh promet de rester au pouvoir

Le président yéménite dénonce ce qu’il qualifie de “tentatives de coup d’Etat”. Alors que les médiateurs du Golfe tentent de trouver une issue à la crise que traverse le pays, des milliers de femmes soutenant Ali Abdala Saleh, au pouvoir depuis 32 ans, manifestaient mercredi à Sanaa. Les pays du Golfe ont décidé d’envoyer sur place le chef de la diplomatie des Emirats arabes unis.

En attendant une éventuelle issue diplomatique, le mouvement de contestation initié il y a trois mois se poursuit. Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées dans le calme dans la capitale mais aussi à Taëz.

Malgré la répression sanglante du régime, l’opposition reste mobilisée, exigeant le départ immédiat du président. Un président qui n’hésite pas à ouvrir le feu sur les militants.

Ce mercredi un homme en moto a ouvert le feu sur les protestataires qui dormaient sur le lieu d’un sit-in permanent à Hodeïda, sur la mer Rouge.

____________________ 8 – Romandie News avec AFP

20/04 Yémen: le président Saleh dit résister et s’attacher à la Constitution

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh, dont l’opposition réclame le départ immédiat, a affirmé mercredi qu’il allait continuer à résister à ses détracteurs, s’attachant à la Constitution pour un transfert de pouvoir, a rapporté l’agence officielle Saba.

Nous allons continuer à résister (…), imperturbables et attachés à la légitimité constitutionnelle, tout en rejetant les complots et les coups d’Etat, a déclaré M. Saleh.

Le chef de l’Etat, qui s’exprimait devant un groupe de femmes à Sanaa, a répété qu’il n’accepterait de céder le pouvoir que par la voie des élections.

Que ceux qui veulent parvenir au pouvoir s’en remettent au verdict des urnes. Un changement ne peut se faire que par des élections et dans le cadre de la légitimité constitutionnelle, a encore ajouté M. Saleh, dont le mandat court jusqu’en 2013.

Ces déclarations interviennent alors que la médiation menée par les monarchies du Golfe ne semble pas donner de résultat, après des rencontres dimanche avec des représentants de l’opposition yéménite et mardi avec une délégation du régime de Sanaa.

Le président Saleh est fortement contesté par un mouvement de contestation populaire qui, soutenu par l’opposition, réclame depuis fin janvier son départ immédiat.

La répression des manifestations a fait plus de 130 morts.

____________________ 7 – Le Vif (Belgique) avec Belga

16/04 Yémen: des femmes, en colère contre leur président, défendent la mixité

Des femmes yéménites ont manifesté samedi à Sanaa et d’autres villes du Yémen pour protester contre leur président, qui a appelé à interdire la mixité parmi les rassemblements de jeunes protestataires réclamant sa démission.

"Sit-in, sit-in jusqu’à la chute du régime", ont clamé un millier de femmes, toutes drapées de noir, qui ont organisé à Sanaa une marche de la place du Changement, épicentre de la contestation anti-régime, jusqu’au Parquet où elles ont déposé une plainte contre le président Ali Abdallah Saleh.

Jouant sur la fibre religieuse des Yéménites, M. Saleh, qui s’adressait vendredi à ses partisans rassemblés à Sanaa, s’est attaqué à la participation des femmes au mouvement de protestation lancé fin janvier. Le procureur général a ordonné l’ouverture d’une enquête. Avant le début du mouvement de contestation, "M. Saleh se présentait en défenseur des droits de la femme, soutenant qu’elle est l’égale de l’homme au point qu’il proposa de consacrer aux femmes 41 sièges au Parlement", contre un actuellement, a rappelé une militante.

Des manifestations similaires ont eu lieu à Taëz et à Ibb. Le Yémen est un pays pauvre à structure tribale où la femme, qui subit encore le poids de la religion, est obligée de porter le voile en public, mais la mixité y est tolérée dans la fonction publique et à l’université notamment. (DGO)

____________________ 6 – La Presse canadienne avec AP

15/04 Les deux plus influentes tribus du Yémen invitent Saleh à démissionner

Cent chefs appartenant aux deux tribus les plus importantes et influentes du Yémen ont appelé vendredi le président Ali Abdullah Saleh, contesté depuis deux mois par la rue, à quitter immédiatement le pouvoir et à retirer à son fils le contrôle des forces de sécurité.

Cette annonce confirme l’effritement des soutiens dont bénéficie le chef d’État yéménite, au pouvoir depuis 32 ans, après des semaines de manifestations pour réclamer son départ. Les 100 chefs des tribus Hachid et Bakil ont publié un communiqué à l’issue de deux jours de réunion avec des dignitaires religieux, des professeurs d’université et des militants des droits pour discuter de la crise dans le pays.

Les dirigeants des deux tribus avaient déjà apporté leur soutien à l’opposition après la journée la plus sanglante du mouvement de contestation, celle du 18 mars, durant laquelle des tireurs embusqués avaient tué plus de 40 manifestants à Sanaa, la capitale.

Dans leur communiqué de vendredi, ils appellent le président Saleh à démissionner «immédiatement et à limoger ses fils et membres de sa famille de leurs postes influents dans les appareils de sécurité et l’armée».

Des manifestations anti-gouvernementales ont à nouveau eu lieu vendredi, réunissant des centaines de milliers de personnes après la prière devant l’université de Sanaa. Des manifestations massives ont également eu lieu dans les villes de Taëz et Aden (sud) et dans la province d’Hadramawt (est).

De son côté, Saleh a rassemblé des dizaines de milliers de partisans près de son bureau, déclarant à la foule que leur présence témoignait de sa légitimité et d’un «rejet du chaos».

Le Conseil de coopération du Golfe (CCG) a proposé dimanche dernier que le chef d’État yéménite cède le pouvoir à son vice-président en échange d’une immunité judiciaire pour lui et sa famille. La proposition, qui ne fixait aucun calendrier, a été rejetée par Saleh et par l’opposition.

Cette dernière réclame le départ immédiat du président, dont le mandat expire en 2013. Le CCG a appelé les deux parties à se réunir samedi dans la capitale saoudienne, Riyad.

Depuis le début de la contestation à la mi-février, la répression des manifestations a fait plus de 120 morts, selon des organisations yéménites de défense des droits.

______________________ 5 – Quotidien du Peuple (Chine)

15/04 Yémen: 10 000 soldats font défection pour rallier les rebelles

Près de 10 000 soldats et officiers de la garde républicaine, de la sécurité centrale et de l’armée de l’air yéménites ont fait défection mercredi pour rallier les manifestants et demander la démission immédiate du président Ali Abdallah Saleh, a rapporté à Xinhua un responsable de l’armée.

« Plus de 10 000 soldats et officiers de la garde républicaine, de la sécurité centrale et de l’armée de l’air yéménites sont arrivés mercredi au siège de la 1ère division blindée dans la capitale de Sanaa et ont rencontré le général de division Ali Mohsen al-Ahmar », a déclaré à Xinhua ce responsable sous le couvert de l’anonymat.

« Ils ont déclaré devant le commandant al-Ahmar leur défection des forces du gouvernement Saleh et leur ralliement aux manifestants conduits par la jeunesse, promettant de soutenir et de protéger la révolution pacifique de ces jeunes », a dit le responsable.

Plus tôt dans la journée, un autre responsable de l’armée a déclaré à Xinhua qu’un soldat et un officier de l’armée de M. al- Ahmar avaient été tuées dans la nuit dans une attaque de forces de sécurité pro-Saleh à Sanaa. Les troupes ont aussi abattu quatre de ces agresseurs, a-t-il dit.

L’agence de presse étatique Saba, citant un responsable du ministère de la Défense, a déclaré que la 1ère division blindée avaient commencé à attaquer les forces de sécurité pro- gouvernementales, accusant ces forces défectionnaires de soulèvement et de sédition organisée.

M. al-Ahmar, chef de la 1èr division blindée et commandant de la région militaire du nord-ouest, est le demi-frère du président Saleh. Il a fait défection du gouvernement pour rallier les manifestants après le début des tirs sur les manifestants à Sanaa le 18 mars.

M. al-Ahmar a exprimé mardi son soutien au plan du Conseil de coopération du Golfe (CCG) proposant que M. Saleh cède le pouvoir à son adjoint en échange d’une immunité contre les poursuites.

Le Yémen est secoué depuis la mi-février par des manifestations contre le gouvernement demandant le départ immédiat du pouvoir de M. Saleh, dirigeant en place depuis 33 ans. Cette crise politique a entraîné une dégradation de la sécurité et de la stabilité du pays après le retrait de la police de certaines villes de provinces majeures, sur décision du gouvernement et sous le prétexte d’éviter les frictions avec les manifestants.

Le président Saleh a déclaré le 28 mars avoir perdu le contrôle de cinq provinces, passées aux mains de tribus locales ou du mouvement Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqap).

__________________________ 4 – La Presse canadienne avec AP

12/04 Les Yéménites manifestent contre la proposition des pays du Golfe

Plusieurs dizaines de milliers de Yéménites manifestaient mardi dans les principales villes du pays pour protester contre la proposition du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

L’organisation, qui regroupe six pays du Golfe, a appelé le président Ali Abdullah Saleh à démissionner dimanche dans le cadre d’une proposition prévoyant le transfert du pouvoir à son vice-président, en échange de l’immunité pour lui et sa famille.

Le président, au pouvoir depuis 32 ans, refuse de céder les rênes du pays, malgré des manifestations quasi-quotidiennes depuis deux mois au Yémen. Plus de 120 personnes ont été tuées depuis le début du mouvement de contestation.

Lundi, il a encore écarté tout départ avant la fin de son mandat, en 2013.

Les manifestants ont brandi mardi des banderoles indiquant qu’«après avoir fait couler le sang, Saleh doit être jugé». Plusieurs centaines de militaires et d’officiers de sécurité en uniforme, qui ont pris fait et cause pour les manifestants, ont participé au mouvement.

_______________________________ 3 – Ouest France

11/04 Yémen. Le président Saleh prêt à «un transfert pacifique du pouvoir»

Après plusieurs mois de contestation et de violences, le président du Yémen Ali Abdallah Saleh serait prêt à lâcher du lest. Il est favorable à un «transfert pacifique du pouvoir, mais dans le cadre de la Constitution», a annoncé, ce lundi, une source de la présidence.

Le communiqué de la présidence ne dit pas explicitement si le chef de l’Etat accepte de se démettre, comme le prévoit l’iniatiative des pays du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) annoncée dimanche soir.

Vers une réunion entre Saleh et l’opposition ?

«La présidence accueille favorablement les efforts des frères du CCG visant à contribuer à un règlement de la crise (…), précise le communiqué, selon lequel, le Yémen va considérer l’initiative du CCG comme une base pour mener le dialogue».

Au terme d’une réunion à Ryad de leurs ministres des Affaires étrangère, les six membres du CCG avaient appelé le gouvernement de M. Saleh et l’opposition à une réunion dans la capitale saoudienne en vue d’une transition pacifique au Yémen.

_______________________________ 2 – Le Parisien

11/04 Yémen: les manifestants contre tout dialogue avec le régime de Saleh

Le mouvement de protestation au Yémen refuse le dialogue avec le régime de Sanaa, proposé par les monarchies arabes du Golfe pour aboutir au départ du président Ali Abdallah Saleh, | Mohammed Huwais

Le mouvement de protestation au Yémen refuse le dialogue avec le régime de Sanaa, proposé par les monarchies arabes du Golfe pour aboutir au départ du président Ali Abdallah Saleh, a déclaré lundi à l’AFP un représentant des jeunes protestataires qui campent à Sanaa.

"Nous ne sommes concernés par aucun règlement négocié entre le pouvoir et l’opposition et qui ne répond pas à notre revendication principale: la chute du régime avec tous ses symboles", a déclaré Adel al-Rabii, un dirigeant des protestataires qui observent depuis le 21 février un sit-in à Sanaa.

"Nous n’acceptons pas la récupération de notre révolution", a ajouté M. Rabii, affirmant "parler au nom de tous les jeunes manifestants" à Sanaa mais aussi dans les autres grandes villes comme Taëz, au sud de Sanaa, Hodeida, sur la mer Rouge et Aden, dans le sud du pays.

Les monarchies du Conseil de coopération du Golfe (CCG) qui ont relancé dimanche leur médiation dans la crise yéménite, ont demandé à M. Saleh de céder le pouvoir à son vice-président, Abd Rabbo Mansour Hadi, en vue d’une transition pacifique du pouvoir.

Au terme d’une réunion à Ryad de leurs ministres des Affaires étrangère, les six membres du CCG ont appelé le gouvernement de M. Saleh et l’opposition à une réunion dans la capitale saoudienne en vue d’une transition pacifique au Yémen.

Le plan du CCG prévoit la constitution d’un gouvernement d’union nationale dirigé par l’opposition qui sera chargé d’élaborer une Constitution et d’organiser des élections.

L’opposition parlementaire a pour sa part salué l’offre du CCG. "Nous nous félicitons des résultats de la réunion ministérielle du CCG", a déclaré à l’AFP un porte-parole de l’opposition parlementaire, Mohamed Qahtane.

Il a ajouté que "le Forum commun doit se réunir pour étudier la proposition" du CCG.

Ce Forum regroupe les formations de l’opposition parlementaire, dont le parti islamiste Al-Islah et le Parti socialiste yéménite (PSY).

Le Yémen est depuis fin janvier le théâtre de manifestations réclamant le départ du président Saleh, qui ont fait plus de 100 morts.

_______________________________ 1 – Le Parisien

10/04 Yémen: les monarchies du Golfe pour un départ du président Saleh

Des dizaines de milliers de Yéménites ont conspué le régime dimanche, au lendemain de combats de rue entre manifestants et policiers à Sanaa et Taëz qui ont fait un mort, alors que les monarchies du Golfe tentaient de trouver une issue à la crise.

Les monarchies du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ont demandé au président yéménite contesté Ali Abdallah Saleh de céder le pouvoir à son vice-président pour un règlement de la crise dans son pays, alors que des milliers de Yéménites ont continué à défier le pouvoir dimanche.

Au terme d’une réunion de leurs ministres des Affaires étrangère à Ryad, les six membres du CCG ont appelé le gouvernement de M.

Pour y parvenir, "le président de la république annonce le transfert de ses prérogatives au vice-président", Abd Rabbou Mansour Hadi, et "un gouvernement d’union nationale dirigée par l’opposition" aura la charge de "mettre en place une Constitution et d’organiser des élections", a expliqué le secrétaire général du groupe régional, Abdellatif Zayani

Des dizaines de milliers de Yéménites ont conspué le régime dimanche, au lendemain de combats de rue entre manifestants et policiers à Sanaa et Taëz qui ont fait un mort.

Un manifestant a été tué et des dizaines de personnes blessées lors de heurts avec les forces de l’ordre samedi, qui se sont poursuivis pendant une bonne partie de la nuit, selon un bilan fourni dimanche par des sources médicales et par des comités encadrant les protestations contre le régime.

Le manifestant est mort à Taëz, ville située au sud de la capitale et où quatre manifestants avaient été tués vendredi.

En outre, 43 manifestants ont été blessés par balle, 29 par des coups de bâton, 580 autres ont souffert de suffocations après avoir inhalé des gaz lacrymogènes.

Une vingtaine d’autres manifestants ont été arrêtés.

Le bilan est tout aussi lourd à Sanaa, où 30 manifestants ont été blessés par balle, 80 par des coups de bâton et 1.200 ont été soignés pour avoir inhalé des gaz lacrymogènes, selon des sources médicales.

Après ces affrontements nocturnes, des dizaines de milliers de Yéménites opposés au président Ali Abdallah Saleh ont manifesté dimanche sans incident à Sanaa, à Taëz et Ibb, plus au sud-ouest, ainsi qu’à Hodeïda, sur la mer Rouge, selon des témoins.

A Sanaa, les protestataires, qui campent depuis près de deux mois sur la place du Changement, ont défilé sur l’une des principales artères de la capitale, en répétant des slogans appelant au départ du président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans.

Ils arboraient le drapeau national et ceux de plusieurs pays arabes, dont celui du Qatar. Ce pays du Golfe avait suscité la colère de Sanaa pour avoir envisagé le départ de M. Saleh dans le cadre d’une médiation régionale dans le crise yéménite.

Dans d’autres violences liées à Al-Qaïda, un colonel des services de renseignements a été assassiné samedi et son fils blessé dans la région de Loder, dans le sud du Yémen, ont indiqué dimanche des sources médicale et de sécurité.

Par ailleurs, un soldat et un militant présumé d’Al-Qaïda, ont été tués dans les combats samedi dans la région proche de Joar, selon une source des services de sécurité.

Les Etats-Unis collaboraient étroitement avec le régime du président Saleh dans la lutte contre Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa), né d’une fusion des branches yéménite et saoudienne du réseau, qui est actif dans le sud et l’est du Yémen.

21/04/11 (B600) LDDH : « NON BIS IN IDEM ». On ne peut juger deux fois la même chose.



Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 21 AVRIL 2011

« NON BIS IN IDEM »
On ne peut juger deux fois la même chose.

Ce principe absolu de jurisprudence connu de tout Juriste qui se respecte, en vertu duquel on ne peut être jugé deux fois pour le même délit, le Parquet de la République semble l’oublier car le Procureur est probablement occupé par d’autres « préoccupations plus importantes ou plus intéressantes ».

Cet axiome est connu par le commun des mortels et lorsque Maître Dini avait soulevé ce point, je m’attendais à ce que les juges de la Cour Correctionnelle s’exclament à l’unisson en disant « NON DECET » (cela ne convient pas) pour exprimer leur désapprobation face à une telle erreur judiciaire.

Aujourd’hui, la Cour correctionnelle a encore renvoyé, au jeudi 28 avril 2011, l’affaire du réfugié Abdi Nour Ali Omar qui avait fui les bombardements aveugles des Forces tueuses du Burundi et de l’Ouganda tendant à l’extermination des populations de cette République de Somalie sur proposition du Chef de l’Etat de Djibouti lors de sa dernière visite aux Nations Unies de New York.

Le Président de la Cour a encore renvoyé cette Affaire après que l’Adjudant de la Police eut dit, sur un ton menaçant, qu’il y avait un Colonel dans la salle, qui intervient pour Abdi Nour Ali Omar.

Ce dernier avait montré à la Cour ses cicatrices en soulevant sa chemise encore ensanglantée qu’il n’a pas pu changer car aucun réfugié ne peut venir le voir de peur des répressions sanglantes.

Comme l’a si bien souligné l’avocat Me DINI : « Un homme en tenue, qui ne respecte même pas la Cour, doit être très dangereux lorsqu’on lui confie la garde des Réfugiés » qu’il est censé protéger en tant que responsable du camp d’Ali ADDE.

En tant que Défenseur des Droits humains, je me demande si tous ces renvois ont pour seul objectif de bloquer l’établissement d’un certificat médical pour coups et blessures prouvant clairement que la torture est bien une monnaie courante au camp d’Ali Adde. Plusieurs familles de réfugiés ont réussi de se sauver vers le Yémen où la conditions des réfugiés une fois arrivés dans les camps sont très correctes contrairement à celles des camps de Djibouti financés par l’Union européenne et les Etats-Unis, et au Kenya.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est très préoccupée de ces renvois incompréhensibles qui correspondent à des tortures morales et psychiques sur un citoyen Somali qui a fui avec son enfant les atrocités des Forces d’occupation Etrangères d’une République et de sa capitale Mogadiscio.

La LDDH demande au HCR de Djibouti de suivre de près ces manœuvres dilatoires et de prendre soins du Réfugié ABDI NOUR ALI encore arbitrairement incarcéré, et faire appel à un Médecin pour le consulter.

NOEL ABDI Jean-Paul

22/04/11 (B600) AfriScoop (du 11/04) Djibouti : Encore une poudrière francophone en perspective ?

Encore et toujours l’Afrique francophone ! Après la mascarade électorale en Centrafrique, voici un autre Etat de l’espace francophone sur le continent noir qui va s’illustrer négativement, en matière d’organisation d’un scrutin. Il s’agit de Djibouti. Il n’a pas droit à la démocratie parce qu’il abrite deux importantes bases militaires de l’Occident…

Le gros Omar Guelleh persiste et signe.

Au pouvoir depuis 12 années, il briguait ce vendredi un nouveau mandat. Le troisième et le dernier selon ses propres mots ! Pour se dégager la voie vers cette nouvelle candidature, le président Guelleh a pratiqué le sport politique favori des dictateurs d’Afrique francophone : la modification constitutionnelle. Ce coup de chirurgie donné au texte fondamental de Djibouti, M. Guelleh et ses proches collaborateurs l’ont fait en avril 2010.

Encore un peuple victime de son atout : sa situation géographique

L’élection de ce vendredi 08 avril dans cet Etat membre de la Francophonie ne se singulariserait pas si elle offrait tous les gages démocratiques garantissant le pluralisme ! Devant O. Guelleh, il n’y a qu’un adversaire ; presque fantoche. L’ex-patron du Conseil constitutionnel de Djibouti, Mohammed Ragueh, jugé proche du clan Guelleh par les observateurs de la politique dans l’ancienne Côte française des Somalis (l’ancien nom de Djibouti). Un statut de présidentiable manipulé que vient conforter le boycott de cette présidentielle par les principaux opposants au régime de Djibouti. Ces politiques contestent les conditions d’organisation de cette joute électorale. C’est dire que les 152.000 électeurs de ce vendredi ont encore voté en l’air !!!

Le seul motif de satisfaction des opposants dans ce pays d’Afrique orientale ne peut qu’être le raccourcissement du mandat présidentiel. Le troisième bail de M. Guelleh passe de 6 à 5 ans, depuis la modification constitutionnelle sus-citée.

Une fois encore, Paris et Washington ferment les yeux sur des contorsions à la démocratie dans un Etat dans lequel se trouvent leurs intérêts stratégiques. Le penseur Pascal avait donc raison : « Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà ». Le malheur des opposants djiboutiens réside dans le fait que leur terre natale abrite deux bases militaires, hautement stratégiques dans la Corne de l’Afrique.

L’une appartient aux Gaulois, et l’autre aux Yankees. Un séjour des Français et des Américains qui constitue une importante source de revenus et de protection pour l’Etat djiboutien. En avant donc les coups de canif à la démocratie !! Les principes et vertus pour lesquels MM. Sarkozy et Obama sont prêts à faire la guerre à L. Gbagbo et M. Khadafi disparaissent, comme par enchantement, dans le contexte djiboutien. C’est hélas la règle implacable de la conduite des affaires internationales sur la planète. C’est également au nom des services que lui rend le régime Guelleh que Paris n’a jamais fait la véritable lumière sur l’affaire du juge Borrel.

Devant de tels immobilismes politiques entretenus par les Occidentaux, le monde s’étonnera et se montrera ému si les opposants de Djibouti choisissent la voie des armes… Pourquoi, encore et toujours de tels cycles infernaux en Afrique francophone ?

22/04/11 (B600) Jeune Afrique épinglé par Le Canard enchaîné pour ses liens financiers avec les dictatures (Info Lecteur)

______________________________ Note de l’ARDHD


Caricature ‘visionnaire" de Roger Picon
parue il y a quelques semaines …
Depuis de nombreuses années, nous protestons contre de nombreux articles diffusés par Jeune Afrique et nous avions émis l"hypothèse que ce support pouvait être subventionné par les régimes qu’il encensait, et en particulier celui de Guelleh.

Aujourd’hui des révélations sur plus d’une demi page dans le Canard enchaîné démonte le système de financement du journal … et encore, cela semble limité à une opération de renflouement en 1997, mais l’article ne précise pas si Jeune Afrique reçoit des subventions annuelles de la part des pires dictatures de la planète.

En tout cas, grâce au Canard enchaîné, nous avons déjà des informations précises qui permettent de mettre en cause sa neutralité .. Nous publions quelques extraits du Canard enchaîné.

_________________________ Le Figaro

Ben Ali aurait aidé Jeune Afrique

Les autorités tunisiennes auraient ordonné en 1997 à des dizaines d’entreprises tunisiennes d’acheter 10.500 actions de l’hebdomadaire Jeune Afrique, alors en difficulté financière, explique aujourd’hui Le Canard Enchaîné.

L’hebdomadaire satirique produit notamment une lettre datée de 2007 émanant de Jilan Attia, patron d’un groupe de travaux publics, et qui souhaitait à l’époque revendre 263 de ces actions acquises 10 ans plus tôt.

«Aider Jeune Afrique n’est pas un souhait, c’est une consigne présidentielle, explique l’hebdomadaire satirique en évoquant l’opération financière réalisée en 1997 sous l’égide de deux très proches conseillers du président tunisien Zine El Abidine Ben Ali. En tout ce sont 41 chefs d’entreprise qui achèteront les actions.

Sollicité par Le Canard Enchaîné, Béchir Ben Yahmed, patron fondateur de l’hebdomadaire, reconnaît solliciter, à des fins d’augmentation de capital, les autorités des pays de diffusion du titre. «Le problème, c’est que, dans des régimes dictatoriaux, tout est entre les mains du pouvoir, explique-t-il. On ne peut pas démarcher des actionnaires privés comme ça et passer par-dessus la tête des dirigeants. Ils le prendraient très mal». Le patron de Jeune Afrique dit avoir sollicité d’autres gouvernements africains à l’époque. Interrogé sur l’indépendance de son journal, à l’aune de ces pratiques, il estime que «cela n’a rien à voir». Il se dit d’ailleurs prêt à racheter les titres de ses actionnaires tunisiens.

___________________________ Le Canard enchaîné

1°) Ben Ali, le meilleur ennemi

ACCUSÉE, le 17 février, par « Le Monde » d’avoir « abondamment contribué à empêcher de faire connaître le vrai régime de Zine el-Abidine Ben Ali», la direction de « Jeune Afrique » a tenté de se défendre, une semaine plus tard.

Tout en prenant soin d’affirmer, dans son édito titré « Ben Ali et nous », que cette réponse n’était « ni une justification ni un plaidoyer ». (…)

(…) En attendant la démocratie, l’hebdomadaire n’a pas été avare de compliments envers le régime. Subjugué par Leila Ben Ali, le journal a par exemple dépeint, en 2009, la Première dame comme une «femme politique énergique, déterminée et fonceuse », avant de reprendre, sans commentaires, les effusions de la presse aux ordres : «Elle est la générosité discrète, percutante d’esprit d’humour; d’humanisme. » (…)

(…)
On l’a dit et répété (trop, peut-être…) depuis plus de vingt ans, la liste des progrès réalisés ne cesse de s’allonger », il ajoutait très vite : « (…) mais ces avancées restent fragiles ».

Un petit « relatif » par-ci, un petit « mais » par-là, et l’honnêteté journalistique sera bien gardée…

2°) Comment Ben Ali a acheté les faveurs de “Jeune Afrique”

Pour aider l’hebdomadaire, à l’agonie en 1997, l’ex-président a obligé des patrons tunisiens

TANDIS que le clan Ben Ali se cache en Arabie Saoudite, les petits secrets du despote sortent des tiroirs. «Le Canard» dispose ainsi de documents instructifs sur l’hebdomadaire français «Jeune Afrique », qui ne cesse de brandir son « esprit d’indépendance » comme un étendard. A les consulter, on découvre qu’en 1997 le président Ben Ah avait ordonné à des dizaines d’entreprises tunisiennes de souscrire à l’augmentation de capital de ce journal, au bord du gouffre.

Cette année-là, Jilani Attia, pédégé d’Etep, important groupe tunisien de travaux publics, est approché par la présidence de la République tunisienne. Il n’est pas le seul. Mohamed Jeri et Mohamed Jegham, deux « ministres conseillers » du cabinet présidentiel, font le tour des entreprises du pays. Ces émissaires ont la confiance de Ben Ah. L’un deviendra son ministre des Finances, l’autre son ministre de l’Intérieur. (…)

3°) La réponse de Béchir Ben Yahmed

RECONNAISSANT l’authenticité du courrier reproduit ci-dessus et signé de sa main, le pédégé de « Jeune Afrique s’explique « Lorsque nous avons besoin d’argent et procédons à une augmentation de capital, nous nous adressons aux pays où notre journal est diffusé. Le problème, c’est que, dans des régimes dictatoriaux, tout est entre les mains du pouvoir. On ne peut pas démarcher des actionnaires privés comme ça et passer par-dessus la tête des dirigeants. Ils le prendraient très mal. Alors ce sont les dirigeants qui s’occupent de ça. » (…)

22/04/11 (B600) LDDH : La répression reprend de l’ampleur : les rafles nous rappellent un certain lundi noir du 20 mars 1967



Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 22 AVRIL 2011

La répression reprend de l’ampleur :
les rafles nous rappellent
un certain lundi noir du 20 mars 1967

Mercredi 20 avril 2011, une cinquantaine de cheminots, qui sont venus à pieds de
Galileh, d’Ali Sabieh, de Dacaas Biyo, de Holl Holl, de Goubbato, de Shebelle en suivant les rails, sont venus à Djibouti pour manifester leur mécontentement et exiger le paiement des 8 mois d’arriérés de salaires.

Cinquante cinq cheminots ont été embarqués face au domicile du premier Ministre par intérim Monsieur Dilleita et immédiatement conduits au Centre de rétention et non de d étention de Nagad.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH)attend la liste de tous les Cheminots en Détention Arbitraire dans le Centre secret de l’Ecole de Police de Nagad, car d’autres cheminots les ont rejoints.

Les cheminots n’ont pas encore bien compris qu’avec le falsificateur des promesses, il faut tout simplement s’attendre à des Mensonges.

Ce n’est pas par quelques jours d’emprisonnement à Nagad qu’ils règleront leurs problèmes, ce n’est pas par des simples manifestations d’humeur qu’ils auront leurs salaires.

Les Cheminots n’ont qu’une seule issue avec un Dictateur passible de Crimes contre l’Humanité et Crimes Organisés, n’ont qu’une seule issue à savoir repenser une nouvelle stratégie pour arracher l’intégralité de leurs salaires.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains lance un Appel pressant aux Chancelleries de la place à demander à leur Gouvernement respectif le gel des avoirs du Dictateur qui s’approprie allégement des Fonds Publics et des Biens Sociaux de la République de Djibouti.

NOEL ABDI Jean-Paul