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04/01/2016 (Brève 603) Dernière nouvelle : le site étant censuré à Djibouti, nous pouvons envoyer le document par Mail – faire la demande à équipe@ardhd.org
Revue de presse au 4/01/2016 sur les assauts à balles réelles contre deux manifestations de civils djiboutiens le 21 décembre 2016 et les suites (arrestations, morts et blessés, personnes incarcérées injustement, …) – Au total 42 pages d’articles extraits de différents supports à télécharger en format Pdf (ARDHD

L’équipe de l’ARDHD a réalisé une compilation des articles de presse, tous extraits de nombreux supports, agences et organes de presse, pour la majorité disposant d’une grande notoriété et d’une forte crédibilité. Le document de 42 pages au format Pdf (4 Mo) est à télécharger à l’adresse : http://www.ardhd.org/r0104_communique_fr_eng/r0104_revue_presse_4jan2106.pdf.

revue-presse-djibouti-massacres-21 décembre2015

Cela montre l’immense émotion que ces massacres et agressions volontaires et ciblées a suscitée non seulement en France mais aussi dans le monde où le régime de Guelleh est pointé du doigt comme le probable responsable / commanditaire de ces opérations policières, dans le seul but d’obtenir un 4ème mandat par la terreur.

L’équipe bénévole de l’ARDHD ne dispose pas des ressources nécessaires pour consulter la presse rédigée dans d’autres langues que le français ou l’Anglais, mais déjà la compilation des articles diffusés dans ces deux langues, est édifiante et traduit la mesure de l’émotion et de la condamnation unanime de Guelleh et de son régime, qui sont désignés le plus souvent comme les possibles « ordonnateurs ». Le constat que les autorités djiboutiennes essayent par tous les moyens de minimiser le nombre des morts, disparus et des blessés en incarcéremet sous des prétextes peu crédibles ceux qui diffusent, preuves à l’appui, des informations vérifiées sur le bilan et/ou sur les auteurs et commanditaires de l’opération honteuse, ne peut que crédibiliser les soupçons.

Les internautes peuvent télécharger le document au format Pdf et le diffuser soit en version numérique, soit papier, à tous leurs correspondants : journalistes locaux et agences de presse, associations concernées par les Droits de l’Homme à Djibouti.
Nous pouvons l’envoyer par mail à ceux qui sont privés de l’accès en raison de la censure – faire la demande à equipe@ardhd.org.

13/05/11 (B603) Yémen Express – le Qatar annonce son retrait du plan du CCG – 19 morts en 24 heures, l’opposition appelle à arrêter « le massacre » – Les attaques meurtrières contre les manifestants sapent les projets de réforme au Yémen – le CCG exhorte M. Saleh à signer son plan de sortie de crise – Le Yémen suspend sa production de pétrole en raison des contestations – L’opposition se fait plus pressante au Yémen – deux élèves tués par balles – La police yéménite ouvre le feu sur des manifestants: un mort et onze blessés – L’imam Al-Aulaqi ciblé par un drone américain au Yémen (9 articles)

_____________________________ Note de l’ARDHD

Comme nous l’avions anticipé, Saleh, en dépit de ses promesses officielles de signer un accord avec l’opposition et de protéger les populations civiles, continue à massacrer sans aucune retenue les manifestants et à ne signer aucun accord. Ce sont de véritables carnages auxquels nous assistons … et les élèves ne sont pas épargnés

Il est probable que Saleh espère gagner du temps et qu’il pense que les Yéménites vont se lasser …

A priori, il se trompe car cela n’en prend pas le chemin et les Yéménites courageux ne désarment pas, malgré leurs « héros martyrs » dont le nombre augmente sans cesse.

____________________ 9 – Radio Chine avec XINHUA

Yemen : le Qatar annonce son retrait du plan du CCG

Le Qatar a annoncé jeudi son retrait du plan du Conseil de coopération du Golfe (CCG) concernant la crise yéménite en raison du repport de sa signature, rapporte l’Agence de presse officielle qatarie.

Le Qatar « est obligé de prendre cette décision à cause des atermoiements dans la signature de l’accord proposé », ont affirmé des sources sitées par l’agence.

Le Premier ministre qatari Sheikh Hamad bin Jassim bin Jabor Al- Thani avait informé le secrétaire général du CCG Abdullatif Al- Zayani de cette décision.

Selon le plan avanéc par le CCG, le président yéménite Ali Abdullah Saleh devrait quitter le pouvoir dans un délai de 30 jours après la signature de l’accord en échange de l’immunité, et un nouveau gouvernement formé par l’opposition devrait préparer les élections présidentiellle et législative dans 60 jours.

Mais le président Saleh refuse de signer l’accord.

Le chef du CCG, Abdullatif Al-Zayani est attendu ce samedi à Sanna, capitale yéménite, pour tenter de relancer les négociations entre Saleh et l’opposition.

____________________ 8 – Le Point avec AFP

Yémen: 19 morts en 24 heures, l’opposition appelle à arrêter « le massacre »

Partis de la place du Changement, épicentre de la contestation anti-régime à Sanaa, les protestataires voulaient manifester devant le siège de la présidence du gouvernement, mais des militaires et des civils ont tiré à balles réelles sur la foule, a indiqué à l’AFP un des organisateurs, Taoufik al-Himyari.
Dix-neuf manifestants hostiles au président Ali Abdallah Saleh ont été tués en 24 heures par les forces de l’ordre au Yémen, l’opposition appelant jeudi la communauté internationale à « arrêter le massacre ».

Les affrontements les plus violents se sont déroulés à Sanaa, où les forces de sécurité et des partisans du régime en civil ont ouvert le feu mercredi sur des milliers de manifestants, tuant 12 d’entre eux et blessant près de 230, selon des sources médicales.

Les manifestants avaient marché de la Place du Changement où ils campent depuis le 21 février, en direction du siège de la présidence du gouvernement. Les forces ont tiré sur eux alors qu’ils se trouvaient à 200 mètres du bâtiment jouxtant les locaux de la radio nationale, selon des témoins.

« Le peuple veut marcher sur le palais du président », ont-ils répété. Le siège de la présidence est situé à une courte distance du siège de la présidence du gouvernement.

Un témoin a affirmé que « des tireurs embusqués avaient participé à l’attaque contre les manifestants » dans l’après-midi. Les heurts ont eu lieu jusque tard le soir dans le secteur.

Dans un communiqué, le ministère de l’Intérieur a affirmé que les contestataires avaient tenté de « prendre d’assaut les sièges de la radio et du gouvernement », accusant des hommes armés relevant de l’opposition d’avoir ouvert le feu.

Le 18 mars, des tirs sur une manifestation également partie de la place du Changement avaient fait 52 morts et provoqué un mouvement de défection de responsables, d’officiers de l’armée et de diplomates.

La situation était extrêmement tendue jeudi aux abords de la place du Changement, épicentre de la contestation contre le régime, selon des témoins.

Le général Ali Mohsen al-Ahmar, commandant de la région nord-est qui comprend Sanaa, rallié depuis mars aux contestataires, a déployé des renforts en armes et en véhicules blindés autour de la place, d’après ces sources.

Les forces du général al-Ahmar contrôlent le nord et l’ouest de la capitale alors que les forces fidèles au président Saleh tiennent le reste de la ville.

A Bayda (210 km au sud-est de Sanaa), trois contestataires qui déchiraient des portraits du président Saleh ont été tués par des tireurs postés sur le toit du siège du Congrès populaire général (CPG, parti au pouvoir), selon des témoins et l’opposition.

A Taëz (250 km au sud de Sanaa), les forces de sécurité ont ouvert le feu pour disperser des manifestants jeudi, faisant des dizaines de blessés, selon des témoins et des sources médicales.

La répression du mouvement de protestation réclamant le départ de M. Saleh, au pouvoir depuis près de 33 ans, a fait au moins 176 morts depuis fin janvier, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources médicales et de sécurité yéménites.

L’opposition parlementaire a appelé « les pays du Golfe, la Ligue arabe et nos amis en Europe et en Amérique à intervenir pour arrêter les massacres commis par les forces de Saleh contre les manifestants pacifiques à Sanaa, Taëz et Hodeida ».

« Ce sang versé ne fera que renforcer la détermination des jeunes yéménites à réaliser leur revendication première, qui est la chute du régime », a-t-elle ajouté.

Le ministère français des Affaires étrangères a « déploré et condamné l’usage excessif de la force contre les manifestants », et appelé « les autorités yéménites à tenir les engagements maintes fois réitérés au plus haut niveau de protéger les manifestants ».

M. Saleh s’apprêtait à masser vendredi, comme chaque semaine depuis le début de la crise, ses partisans à Sanaa pour une « Journée de l’Unité » alors que les contestataires ont appelé à une « Journée de la Détermination ».

____________________ 7 – Amnesty International

Les attaques meurtrières contre les manifestants sapent les projets de réforme au Yémen

Amnesty International a demandé qu’une enquête indépendante soit menée de toute urgence sur l’attaque à laquelle se sont livrés mercredi 27 avril dans la capitale du Yémen des hommes armés soupçonnés d’être liés aux forces de sécurité, attaque qui a fait au moins 12 morts parmi les manifestants.

Des hommes en civil auraient ouvert le feu sur des manifestants alors qu’ils passaient devant le Stade du 22 mai de Sanaa. Des hommes décrits comme des « casseurs » ont également attaqué les manifestants à coups de bâton.

Un garçon de 14 ans, Abdulrahman Muhammad al Okairi, se trouvait parmi les personnes tuées. De très nombreux manifestants ont également été blessés.

« Pour qu’une véritable réforme puisse avoir lieu au Yémen il faut mettre fin à l’escalade de la violence et déférer à la justice les personnes soupçonnées d’être responsables d’homicides comme ceux qui ont été commis mercredi, a déclaré Malcolm Smart, directeur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International.

« Cette attaque, qui est l’une des plus meurtrières qu’ait vues le Yémen depuis un mois, est troublante parce qu’elle semble destinée à saborder la conclusion d’un accord politique prévoyant le désistement du président Saleh et donc la fin des homicides dans la rue. »

Des hommes en civil ont ouvert le feu sur les manifestants qui étaient partis de la place située devant l’Université de Sanaa, où de nombreuses personnes se sont installées depuis février.

Soupçonnés d’être des membres des forces de sécurité ou des militants pro-gouvernementaux, ils ont tiré depuis le toit de bâtiments et depuis l’intérieur du stade.

Lorsque la manifestation a atteint la station de télévision près du stade, des hommes armés se sont alignés derrière les manifestants et ont commencé à tirer sur eux.

« Il y avait des balles qui fusaient de partout, a déclaré à Amnesty International un témoin de la scène, Alaa Jarban. Ils tiraient sur tout le monde, même sur les hommes âgés et les personnes qui ne participaient pas à la manifestation. »

« Un homme a reçu une balle dans la tête juste devant moi. »

Selon certaines informations, les membres des forces de sécurité en poste devant le stade et la station de télévision n’ont pas bougé pendant que les hommes tiraient.

« Qu’ils n’aient rien fait pour empêcher cette tuerie ou arrêter ceux qui tiraient suggère fortement que les forces de sécurité étaient complices ou à tout le moins qu’elles étaient d’accord avec cette attaque, a commenté Malcolm Smart. Leur non-intervention doit faire l’objet de toute urgence d’une enquête impartiale et exhaustive. »

Les affrontements ont débuté lorsque des sympathisants du gouvernement ont jeté des pierres sur des manifestants au moment où la manifestation atteignait le Stade du 22 mai, où des manifestants pro-gouvernementaux ont pris leurs quartiers.

Des manifestants anti-gouvernementaux auraient riposté en envoyant des pierres à leur tour. Après les premiers tirs, certains d’entre eux auraient brûlé des pneus pour qu’il soit plus difficile pour les snippers de viser les manifestants à travers la fumée.

Selon les sources d’Amnesty International, les onze personnes suivantes figurent parmi les victimes de mercredi 27 avril : Abdulrahman Muhammad al Okairi ; Muhammad Ali Rashed al Ansi ; Abdullah Ali al Samri ; Azmi Khaled Muhammad Shamsan al Makramy ; Abdulrahman Muhammad Ahmed Amran ; Assim Abdulhamid al Hammady ; Abdulwahid Abdulrahman al Mansoob ; Murad Abdulhaq al Ariqi ; Aziz Khaled al-Qirshi ; Ali Ahmed Hussein al Ahqwal et Abdullatif Miqdam.

Un autre homme, Nasser Mohammed Nasser Fadaq, serait mort après qu’une voiture lui eut roulé dessus, selon les bénévoles d’un dispensaire.

Une ambulance qui tentait de venir en aide aux manifestants blessés aurait également essuyé des tirs.

Ces nouvelles victimes portent à plus de 130 le nombre de personnes tuées depuis le début du mouvement de protestation contre le gouvernement en janvier.

Les manifestants demandent que le président Ali Abdullah Saleh, à la tête du pays depuis 1978, quitte le pouvoir immédiatement et que les membres de son gouvernement soient jugés pour les meurtres de manifestants de ces dernières semaines.

Un accord politique proposé par le Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui a joué le rôle de médiateur entre le président et l’opposition, prévoit la démission du président dans un délai de 30 jours en lui accordant néanmoins, à lui et ses alliés, une immunité totale de poursuites.

« Le prix à payer pour la fin de la crise des droits humains dans le pays ne doit pas être l’immunité de poursuites pour le président et ses alliés politiques », a conclu Malcolm Smart.

____________________ 6 – Romandie News avec AFP

10/05 – Yémen: le CCG exhorte M. Saleh à signer son plan de sortie de crise

Les dirigeants des monarchies du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ont exhorté mardi le président yéménite Ali Abdallah Saleh à signer leur plan de sortie de crise, au terme d’un sommet à Ryad.

Les dirigeants du CCG ont exhorté les parties yéménites concernées à signer l’accord, a déclaré le secrétaire général du CCG, Abdellatif Zayani, dans une déclaration à la presse.

Cet accord, accepté par l’opposition et le régime yéménite mais que le président Saleh refuse de signer, est l’unique et le meilleur moyen de sortir de la crise et d’épargner au Yémen davantage d’insécurité et de divisions politiques, a-t-il ajouté.

Dimanche, l’opposition yéménite avait menacé de durcir sa position si M. Saleh n’acceptait pas rapidement de signer le plan destiné à mettre fin à la crise au Yémen, où la répression d’un mouvement de protestations populaires réclamant son départ a fait près de 160 morts depuis fin janvier.

Le plan prévoit la formation par l’opposition d’un gouvernement de réconciliation et la démission un mois plus tard de M. Saleh, au pouvoir depuis près de 33 ans, en échange de son immunité, puis une élection présidentielle dans les 60 jours.

____________________ 5 – AP

10/05 – Le Yémen suspend sa production de pétrole en raison des contestations

Le Yémen a suspendu sa production de pétrole en raison du mouvement de contestation qui agite le pays, a déclaré un responsable du gouvernement mardi. Cet arrêt amplifie le déclin économique du pays le plus pauvre du monde arabe, à l’heure où la pression populaire s’accentue pour réclamer le départ du président Ali Abdallah Saleh.

Le Yémen produit environ 290 000 barils de brut par jour, une faible quantité à l’échelle mondiale, mais les revenus issus de la vente de pétrole représentent au moins les trois quarts du budget de l’État.

Les opposants au régime, dont de puissantes tribus, semblent user de l’arme pétrolière pour tenter d’obtenir la démission du chef de l’État.

Des représentants des services de sécurité ont déclaré que des tribus avaient empêché des camions-citernes de traverser leur territoire et que des lignes à haute tension avaient été attaquées.

Un haut responsable a déclaré sous couvert de l’anonymat que l’instabilité, les mouvements de grève et des attaques contre des oléoducs avaient provoqué un arrêt de la production pétrolière.

La majeure partie des champs pétrolifères yéménites sont situés dans les provinces de Shabwa, Marib et Hadramawt, qui font l’objet de préoccupations accrues en matière de sécurité après des informations faisant état de l’arrivée de militants liés à Al-Qaïda.

____________________ 4 – EuroNews

09/05 – L’opposition se fait plus pressante au Yémen

Des rassemblements ont eu lieu en divers endroits du Yémen hier, notamment à Taïz, dans le sud, où 2.000 personnes, dont nombre d’enseignants et d‘étudiants, ont encerclé un bâtiment du ministère de l’Education en réclamant le report des examens.

A Sanaa, la capitale, les manifestants ont demandé le retrait de l’initiative du Golfe, du nom de ce plan présenté par les pays du Conseil de coopération du Golfe, qui propose que le président Ali Abdallah Saleh quitte le pouvoir sous trente jours, en échange de son immunité et de celle de son entourage.

Mais c’est le départ immédiat de celui qu’ils traitent de criminel et de meurtrier que veulent les protestataires.

Au moins 150 personnes ont été tuées depuis le début des manifestations.

____________________ 3 – AFP

07/05 – Manifestation au Yémen: deux élèves tués par balles

Deux élèves qui participaient samedi à une manifestation appelant au report des examens de fin d’année ont été tués par balles par les forces de sécurité au Yémen, à al-Maafer, au sud de Sanaa, ont annoncé les organisateurs.

Les forces de sécurité ont tenté de disperser à coups de matraques les manifestants qui leur jetaient des pierres, puis elles ont tiré à balles réelles, « tuant deux élèves et blessant 15 autres personnes, dont 9 élèves », ont expliqué les organisateurs à l’AFP, sans préciser l’âge des victimes.

Des centaines d’élèves, qui manifestaient dans les rues de al-Maafer, un village de la province de Taëz, avaient été rejoints par des milliers de manifestants anti-régime, selon la même source.

Le Centre des informations et de formation en matière de droits de l’Homme a confirmé ce bilan et dénoncé dans un communiqué « la répression par les forces de sécurité d’une marche pacifique d’élèves ».

Les jeunes élèves réclamaient un report des examens de fin d’année, les cours ayant été perturbés par les grèves qui ont accompagné le mouvement de révolte populaire au Yémen.

Les protestataires réclament depuis fin janvier le départ du président Ali Abdallah Saleh. Plus de 150 personnes sont mortes dans la répression de ce mouvement de contestation.


____________________ 2 – AP

07/05 – La police yéménite ouvre le feu sur des manifestants: un mort et onze blessés

Un manifestant a été tué et onze autres blessés samedi dans une localité du sud du Yémen, où la police a ouvert le feu pour disperser plusieurs milliers de personnes qui réclamaient le départ du président Ali Abdallah Saleh, a rapporté un militant.

Nouh al-Wafi a précisé que les forces de l’ordre avaient fait usage de gaz lacrymogène et tiré à balles réelles pour disperser le rassemblement à Al-Maafir, dans la province de Taez.

Samedi, bureaux et commerces étaient fermés dans plusieurs villes du pays -dont Aden, Saada et Hodeida- dans le cadre d’une campagne de désobéissance civile à l’appel de l’opposition afin d’accentuer la pression sur le chef de l’Etat, après pratiquement trois mois de manifestations quasi quotidiennes. Au pouvoir depuis 32 ans, le président Saleh refuse de céder les rênes du pays.

Le mouvement de la jeunesse à la tête de la contestation a diffusé samedi un communiqué réclamant à nouveau le départ immédiat du dirigeant.

____________________ 1 – CyberPress (Canada) avec AFP

07/05 – L’imam Al-Aulaqi ciblé par un drone américain au Yémen

Un missile tiré hier par un drone américain ciblait Anwar Al-Aulaqi au Yémen, ont confirmé des responsables américains, tout en précisant que l’attaque n’avait vraisemblablement pas tué l’imam radical, un ressortissant américain soupçonné d’activités terroristes.

L’administration Obama a pris la décision exceptionnelle en 2010 de donner son feu vert à l’élimination d’Al-Aulaqi.

Réfugié depuis 2002 au Yémen, Al-Aulaqi est connu pour avoir entretenu une correspondance avec le commandant américain Nidal Hassan, accusé de la fusillade qui a fait 13 morts en novembre 2009 à la base de Fort Hood (Texas). Il a également été mis en cause dans l’attentat raté commis par un Nigérian dans un avion américain reliant Detroit à Amsterdam le jour de Noël 2009, revendiqué par Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA).

13/05/11 (B603) Communiqué de l’ARD sous la signature de Cassim Ahmed Dini

Condamnation des arrestations du 10 mai 2011

Au nom de la seule communauté Afar, de nombreux jeunes ont manifesté mardi 10 mai 2011 à Djibouti-ville.

Certes, au lieu d’évoquer le problème fondamental de la citoyenneté, leur seule revendication peut prêter à sourire : il n’est pas crédible de demander plus de portraits dans la galerie ministérielle.

Certes, leur précaution de neutralité peut paraître insolite : nulle part au monde, surtout à l’heure des révolutions arabes, les manifestants n’ont jamais scandé qu’ils n’étaient « pas opposants ».

Mais l’essentiel est là, qui nous unit tous et que nous avons le devoir de condamner : 18 de ces jeunes manifestants ont été arrêtés ce jour même et actuellement détenus de façon complètement arbitraire pour avoir juste dénoncé une criante marginalisation, qui touche pourtant d’autres communautés.

Au nom de la liberté d’expression, l’ARD


Dénonce ces arrestations et cette entrave à la liberté d’expression,
– Exige la libération immédiate et inconditionnelle de tous ces détenus politiques,
– Exhorte le régime à trouver un terrain d’entente avec toute l’opposition pacifique afin de ne pas précipiter cette jeunesse dans des formes d’action plus violentes
– Appelle la communauté internationale à prendre toute la mesure du conflit armé qui se profile dans notre pays du fait de rétrécissement de l’espace démocratique à Djibouti.

Cassim Ahmed Dini
Conseiller Politique du Président
et membre du Comité Exécutif de l’ARD

13/05/11 (B603) Communiqué en Anglais d’Afar Action Alliance (AAA) pour dénoncer les arrestations des jeunes Afar et en particulier de Mohamed Houmed Houssein dit Charlie.

We denounce the arrest of peaceful protesters, namely Mohamed Houmed Hassan (Charlie)

Tuesday May 10, many young Afar peaceful protesters were arrested, one of which is Mohamed Houmed Hassan (known as Charlie). We demand their immediate release. We urge the government of Djibouti to recognize that human rights such as freedom of assembly and freedom of speech must be fully protected. We are at the door of true change and will continue to fight for freedom, peace, democracy and justice for Afar and other communities living in Djibouti.

At the dawn of the 21st century, we can neither run away from ourselves nor hide our realities. We are facing historical realities of our time. It is undeniable that today people like Charlie, demand respect for their human and national rights. The Afar people, like all others around the world, should not accept second class citizenship. We believe that any sane person knows that equality, liberty and coexistence are the basics of peace. Therefore, the Djibouti government should in no way be denying the Afar people’s demands.

Afar Action Alliance (AAA)

13/05/11 (B603) Courrier des lecteurs / Le cadeau d’IOG à son épouse

Au 21 ème, les djiboutiens souffrent énormement : famine, hausse des prix, pauvreté. Bien que la prison de Gabode soit pleine à craquer, des jeunes viennent d’y être incarcérés illégalement.

Pendant ce temps, la liste gouvernementale a été préparée sous l’autorité de la première dame Kadra. IOG n’a que fait signer. Il lui aurait même promis d’instaurer la monarchie et de lui donner le choix des membres du gouvernement.

Parmi les membres, figurent deux ministres justiciables de la cour des comptes :Ali Hassan Bahdon et Ali Farah Assoweh. Mais comme les bureaux de la Cour furent détruits sous les ordres de Kadra, il ne reste plus de preuves. De toutes les façons, Ali Adnan avait été envoyé pour nettoyer le reste à la barbe de la justice. Est-ce la raison de sa nomination en qualité de ministre de la Justice ?

Parmi les membres du gouvernement, trois d’entre eux seraient dépressifs à un stade avancé ! Ceux de l’Energie, de l’Education et des Télécommunications.

Comme la majorité des nouveaux ministres sont jeunes, aucun d’entre eux ne pourra tenir tête à la première dame (car c’est elle qui va gouverner maintenant)

.La tache est facile.

Voilà le cadeau d’IOG pour sa femme: Le pays, notre argent, notre gouvernement, notre parlement, notre terre et nous mêmes, nos enfants, leurs descendants…

13/05/11 (B603) La participation contestée d’un dictateur recherché par la CPI et sous le coup d’un mandat d’arrêt, à la cérémonie d’investiture du dictateur de Djibouti. La CPI monte au créneau … // Béchir à Djibouti : la CPI alerte – La CPI informe le Conseil de sécurité de l’ONU de la visite de Omar el-Bashir à Djibouti (2 articles)

____________________________ 2 – Le Figaro

Béchir à Djibouti : la CPI alerte

La Cour pénale internationale a fait savoir jeudi au Conseil de Sécurité de l’ONU que le président soudanais Omar el-Béchir, sous le coup d’un mandat d’arrêt, avait visité Djibouti, un état qui a obligation de l’appréhender. Les juges de la Cour pénale internationale (CPI) ont "informé" le Conseil de sécurité de cette visite, les 7 et 8 mai, du président Béchir, afin que "toute mesure appropriée" puisse être prise.

"Djibouti, étant un Etat partie au Statut de Rome, a l’obligation de coopérer avec la Cour pour l’exécution des mandats d’arrêt", ont rappelé les juges de la chambre préliminaire I chargés du dossier d’Omar el-Béchir. Le 27 août 2010, ces juges avaient déjà informé le Conseil de sécurité des Nations unies et l’Assemblée des Etats parties au Statut de Rome des visites d’Omar Omar el-Béchir au Kenya et au Tchad.

M. Béchir, qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) depuis 2009, s’était rendu le 7 mai à Djibouti pour assister le 8 à la nouvelle cérémonie d’investiture du président Ismail Omar Guelleh, réélu en avril. Premier chef d’Etat en exercice visé par un mandat d’arrêt de la CPI, M. Béchir est poursuivi pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide au Darfour, vaste région de l’ouest du Soudan en proie à la guerre civile.

____________________________ 1 – African Manager avec PANA

La CPI informe le Conseil de sécurité de l’ONU de la visite de Omar el-Bashir à Djibouti

La Cour pénale internationale (CPI) a informé jeudi le Conseil de sécurité de l’ONU et l’Assemblée des Etats parties au Statut de Rome de la visite du président du Soudan Omar el-Bashir à Djibouti.

Dans un communiqué obtenu par la PANA à New York, la CPI indique que le président el-Bashir était à Djibouti pour assister à la cérémonie d’investiture du président du pays, le 8 mai.

La CPI souligne que sa décision d’informer le conseil et les parties était "dans le but qu’ils prennent les mesures qu’ils jugent appropriées".

La juridiction rappelle que Djibouti, en tant qu’Etat partie au Statut de Rome, "a l’obligation de coopérer avec la Cour concernant l’application de ses mandats d’arrêt lancés contre le dirigeant soudanais".

Des mandats d’arrêt émis le 4 mars 2009 et le 12 juillet 2010 contre le président Omar el-Bashir, ont été transmis à tous les Etats parties au Statut de Rome, y compris Djibouti.

En dépit de ces deux mandats d’arrêt, le président el-Bashir s’est déjà rendu au Kenya et au Tchad.

12/05/11 (B603) Communiqué en Anglais de l’ARDUF (Front révolutionnaire, démocratique et unitaire AFAR – Ethiopie) pour signaler des accrochages violents avec les forces armées éthiopiennes et des représailles contre les populations civiles Afar de la Région 2 de l’Ethiopie (exécutions, arrestations, tortures …). Publié à la demande de l’organisation.

Qafar Uguugumoh Demokrasiyyoh
Inkiinoh Fooca (Uguugumo)
ARDUF

Freedom, Justice & Democracy
Afar Revolutionary Democratic
Unity Front (ARDUF)

Monday, May 2, 2011
Afxeera District
Zone 2 of the Afar Regional State

MILITARY COMMUNIQUÉ

On 29th April 2011, Special Operation Forces of the Southern–Northern Division Unit of ARDUF launched a large scale military operation against TPLF led Ethiopian government soldiers, who have come to the Afxeera District of zone 2 of the Afar region, recently to arbitrary intimidate, harass, arrest and to persecute people thought to be sympathizing with ARDUF.

The fighting has erupted inside Afxeera localities and surrounding neighbourhoods early morning on 29 April 2011. 152, TPLF soldier were killed and dozens suffered injuries in the first fighting occurred in the Afxeera Neighbourhoods.

In the second fighting occurred in the Highway Road of Afdeera, our gallant Special Operation Forces’ successfully managed to destroy completely 5 heavy vehicles belonging to the TPLF Army and 2 Tanks by a remote controlled Improvised Explosive Devices and Rockets, resulting in the death of 79 Wayane soldiers.

Following our special successful operations, carried out against undemocratic and tyrannical regime of TPLF. The Chief of Staff of the Ethiopian army, Lieutenant General Samora Yunis gave order to his Army Forces stationed in the Afar region to use all means against ARDUF Forces and as well as, against those civilians, who disagree with or disobey the act and order of the Military Commander. In April, in deferent parts of Afar region, considerable numbers of innocent Afar civilians were arbitrary arrested, detained-many were tortured or otherwise ill treated.

Since February, 2011, the Security Forces of TPLF routinely have been using excessive and unnecessary lethal forces, extrajudicial executions and unlawful killings against Afar individuals. ARDUF holds TPLF Government responsible for the human rights violations, killings and crimes committed against innocent Afar civil population in Ethiopia.

ARDUF is a political, economic and social Organisation fighting to realise Self-Determination for the Afar people in Ethiopia; by virtue of that right they freely determine their political status and freely pursue their economic, social and cultural development without TPLF/Wayane’s interference.

ARDUF call upon International community, Human Rights Organisation, USA, UN, EU, AU, Russian Federations, Islamic Conference and Arab League to pressure on the Government of Ethiopia to stop: – unlawful killings, violations of Afar human rights, land grabbing, creating conflict between the Afar and the Somali peoples in Ethiopia, forcibly evicting Afar pastoral community from their traditional grazing land in the name of the so- called ‘Development’ and to release all peoples detained and imprisoned unlawfully.

Victory to the Ethiopian People & to the Afar Revolutionary Democratic Unity Front

Military Command Centre (MCC)
Afar Revolutionary Democratic Unity Front (Uguugumo)

_______________________________
Afar Revolutionary Democratic Unity Front (ARDUF)
Afar UGUUGUMO
Contact: mabay17@yahoo.com

12/05/11 (B603) Courrier des lecteurs / La jeunesse afar dans le collimateur du régime comme en 1977

Les jeunes gens arrêtés arbitrairement ce mercredi 11 mai et enfermés au centre de détention à Nagad, appartiennent tous à la communauté Afar.

Le régime tribal leur reproche d’avoir fait usage de droit de pétition en demandant au président de la République de réhabiliter dans ses droits, en République Djibouti, la communauté Afar qui endure 34 ans de marginalisation implacable.

L’un d’entre eux, Mohamed Houmed Hassan dit charlie considéré comme une figure montante de la jeunesse revendicatrice des droits et libertés est en train de subir des interrogations musclées dans les bureaux du tristement célèbre SDS.

Que ces jeunes soient libérés ou pas, une chose est certaine : la lutte pour la justice, l’égalité, et la liberté dont la jeunesse est le fer de lance ira crescendo sur tous les fronts.

Le régime en place devra savoir qu’il a désormais à faire à une jeunesse parfaitement consciente de la discrimination tribale dont ses parents et ses ainés ont été victimes et qui n’a rien à espérer de la dictature tribale.

Encore une fois Ismail Omar Guelleh a décidé de se maintenir au pouvoir de façon illégitime pour opprimer les djiboutiens en général mais surtout pour porter le coup de grâce à la communauté Afar qui demeure la cible privilégiée de sa politique.

Il n’y a guère d’autre alternative que des sacrifices au quotidien pour vaincre la tyrannie et la répression qui sévit à Djibouti depuis 34 ans.