Articles

22/06/11 (B609) Point de vue. Qui ne dit mot, consent ! Nous devons nous préparer à l’éventualité d’une sécession de l’état Afar. (Par Omar Gabassé)

Ismaël Omar Guelleh (IOG), qui avait commencé ses deux précédents mandats en éliminant la majorité des Afar des postes de l’appareil de l’État, va-t-il utiliser son 3ème mandat finir le travail ?

Cette élimination progressive est vérifiable dans les chiffres :
– armée nationale : 40 officiers Afar sur 280,
– police nationale : 23 officiers Afar sur 180,
– gendarmerie : 14 officiers Afar sur 50.
– garde républicaine : aucun officier Afar. Sur un effectif de plus de 1.000 soldats et sous-officiers, il n’y a que 50 Afar.

Cela montre le degré de tribalisme d’IOG.

De plus, après la manifestation du 18 Février 2011, IOG a ordonné le recrutement de jeunes pour renforcer ces différents corps.
Ainsi : – police nationale: 600 jeunes ont été recrutés, dont 20 Afar.
– gendarmerie nationale: 250 recrutés dont 30 Afar.
– garde républicaine: 250 recrutés dont 10 Afar.

Cette mise à l’écart quasi systématique d’une ethnie, fortement représentée dans la population, ne s’arrête pas seulement au niveau des différents corps. On retrouve le même phénomène l’administration:

– l’ancien Ministre de la santé, Abdallah Miguil a fait embaucher plus de 1.000 fonctionnaires durant son mandat et parmi eux aucun Afar.

– le Ministre des biens wharfs, Hamoud, arrivé au pays en 1989, naturalisé en 1992, a aussi recruté plus de 100 personnes entre 2009 et 2010 et seulement 6 Afar.

– entre avril et mai 2011, le frère d’IOG, Saad, ancien nettoyeur de vedette, devenu « Directeur général du Port » sous le règne de son frère, a embauché des centaines des jeunes au port et il aurait même dit que les Afar n’avaient pas leur place dans son administration.

– le nouveau Ministre de l’emploi et gendre de la première dame, dont les parents sont arrivés d’Éthiopie en 1975, aurait dit, en prenant ses fonctions que ce « ministère » était une « réserve » Afar, uniquement parce qu’il avait rencontré 3 ou 4 hauts cadres issus de cette ethnie. Réaction d’autant plus étonnante, quand on sait qu’il est marié à une femme issue de cette communauté !

Décidément, les naturalisés récents appliquent à la lettre les directives de leur patron !

– l’ancien Ministre de l’intérieur, Yacin Elmi Bouh, avait ordonné aux préfets du Nord, en 2005, de ne plus prononcer de jugements supplétifs qui permettaient de délivrer des cartes d’identité nationales aux citoyens vivant en brousse, alors qu’il avait autorisé les préfets du sud à continuer de les faire !

– l’ancien Ministre de l’éducation, Abdi Ibrahim, arrivé au pays en 1974, a éliminé tous les cadres Afar de l’éducation. Il s’est même permis de promouvoir une secrétaire à l’une des directions en remplacement d’un afar qui occupait le poste d’adjoint.

C’est comme cela qu’IOG continue l’épuration systématique des Afar de tous les emplois publics.

Face à constat, il nous appartient, à nous les Afar, de ne pas attendre les bras croisés, la mort lente qui a été programmée par le dictateur. L’impartialité commande de préciser que si les Afar sont les principales victimes de l’épuration ethnique, elle n’a pas touché que cette communauté puisqu’un grand nombre de vrais djiboutiens (natifs du pays), quelle que soit leur appartenance ethnique, ont aussi été victimes des purges au profit de « fraichement » naturalisés qui ont été placés à tous les rouages de l’administration avec en plus un « permis » de détournement des fonds publics.

Pour faire échec au plan d’IOG:

– Nous devons impérativement nous mobiliser dès maintenant pour préparer la sécession. Déjà, des jeunes, de l’intérieur du pays, ont pris conscience de ces injustices et ils réclament le retour à l’égalité ou sinon la naissance d’un État fédéral Afar.

– Nous devons cesser de nous quereller pour déployer une force commune contre ceux qui nous privent de nos droits légitimes et qui veulent notre disparition,

– Nous organiser des groupes linguistiques (anglophones, arabophones, francophones) de lobbying pour diffuser nos messages à travers le monde en informant et en préparant l’opinion internationale à la nécessité impérieuse d’assurer la coexistence pacifique et harmonieuse entre les différentes composantes de la République. Un régime dictatorial au pouvoir, avec aux commandes des djiboutiens fraichement naturalisés, sans foi ni loi, sans culture et systématiquement hostiles aux véritables détenteurs du droit du sol, n’est plus possible.


Nous mobiliser aussi pour soutenir les opposants de l’intérieur et de l’extérieur, financièrement, moralement et matériellement. Il n’est plus possible de rester un spectateur passif de al dégradation de notre existence en tant qu’ethnie de la région. Chacun de nous doit agir à son niveau. Déjà, en 1991, nous avions mis en échec le plan de Monsieur Ismaël Guedi et consorts qui prévoyait de réduire de moitié le nombre des députés Afar. Aujourd’hui, selon le recensement de 2009, publié par la Présidence, la population Afar représenterait plus de 50 % de la population djiboutienne.

Donc, mettons nos problèmes internes de côté et mobilisons nous pour préparer la sécession de nos 87% des 23000km2 qui plongerait la capitale dans un avenir incertain.

Omar Gabassé

22/06/11 (B609) Une nouvelle nomination dans l’Ordre des Bourreaux de la République. (Information du Sergent Ariko)

Ce serait un véritable sanguinaire, qui aurait ordonné (et qui aurait participé activement) à l’exécution de nombreux AFAR.

C’est après des mois d’investigation, que le Sergent Ariko a pu collecter des preuves et cette photo.

En conséquence nous intronisons le Lieutenant-Colonel OUTEH dans l’ordre des Bourreaux de la République, en espérant qu’une justice pénale indépendante lancera dans l’avenir, un avis de recherche et une instruction à son encontre pour étudier tous les crimes qui pourraient lui être imputées.

22/06/11 (B609) Conférence internationale du Travail – Compte rendu provisoire 5D – 100e session, Genève, juin 2011 (Extraits concernant la représentation des syndicats djiboutiens et les protestations) (Info syndicats)

Télécharger le document complet en PdF : lien

__________________________ Extrait concernant Djibouti

Protestation concernant la désignation
de la délégation des travailleurs de Djibouti

30. La commission a été saisie d’une protestation concernant la désignation de la délégation des travailleurs de Djibouti, présentée par MM. Adan Mohamed Abdou, secrétaire général de l’Union djiboutienne du travail (UDT), et Kamil Diraneh Hared, secrétaire général de l’Union générale des travailleurs djiboutiens (UGTD).

Les auteurs de la protestation, qui estiment que l’UDT constitue l’organisation la plus représentative de travailleurs du pays, allèguent que le gouvernement a, une fois de plus, refusé de tenir compte de la liste des représentants désignés par leurs organisations respectives en vue de leur participation à la présente session de la Conférence. Selon eux, le gouvernement usurpe le nom de l’UGTD
et continue à faire fi de ses engagements pris devant la commission. Se référant à la déclaration du gouvernement adressée à la Commission de vérification des pouvoirs lors de sa 99e session (2010), à propos des élections syndicales de l’UGTD prévues en août 2010 en collaboration avec la Fédération syndicale mondiale (FSM) et la Confédération internationale des syndicats arabes (CISA), les auteurs de la protestation demandent que des informations soient fournies à cet égard par la FSM, comme par le Bureau des activités pour les travailleurs (ACTRAV).

Ils demandent à la commission de prendre une décision effective et définitive à l’égard de la délégation de Djibouti. Dans des documents portés tardivement à la connaissance de la commission, l’organisation protestataire fait état d’un procès verbal non signé indiquant que les affiliés de l’UDT ont tenu leur congrès, dans la crainte et la discrétion, au siège de l’UDT, les 17 et 18 janvier 2010.

31. Dans une communication écrite adressée à la commission en réponse à sa demande, le gouvernement indique que l’UGTD a organisé son congrès ordinaire les 8 et 9 août 2010 à Djibouti. La tenue de ce congrès a été marquée par la présence d’observateurs nationaux et internationaux.

Il souligne que l’UGTD est affiliée à la FSM et que le secrétaire général adjoint de la FSM, M. Adib Miro, a assisté personnellement au congrès. Pour le gouvernement, l’UGTD devient la seule centrale syndicale ayant une représentation légitime. S’agissant de la désignation des représentants des travailleurs à la Conférence, le gouvernement indique avoir saisi par écrit l’UGTD et l’UDT en leur demandant de désigner leurs représentants par courrier daté du 3 mai 2011. L’UGTD a désigné MM. Abdo Dikieh Dirieh et Hassan Ali Doualeh, respectivement secrétaire général et premier secrétaire général adjoint de l’organisation. Quant à l’UDT, le gouvernement indique avoir reçu trois réponses distinctes portant sur la désignation des délégués.

M. Mohamed Youssouf et M. Ahmed Djama Egueh ont demandé par courriers séparés à être inclus dans la délégation. M. Mohamed Abdou a quant à lui adressé une liste comprenant un délégué (lui-même) et quatre conseillers techniques, dont trois de l’UDT (M. Hassan Cher Hared, également délégué suppléant; M. Farah Abdillahi Miguil; M. Souleiman Ahmed Mohamed) et M. Kamil Diraneh Hared, secrétaire général de l’UGTD. Il est indiqué que le directeur du travail et des relations avec les partenaires sociaux, en sa qualité de secrétaire de la Commission permanente du Conseil national du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle a adressé un courrier au président de l’UDT, le 25 juillet 2010, l’invitant à prendre des mesures pour déterminer la représentativité de l’organisation. Le gouvernement précise que la lettre est restée sans réponse et que l’UDT n’a toujours pas organisé son congrès. Selon le gouvernement, M. Kamil Diraneh Hared, co-signataire de la protestation, a été officiellement invité à participer au congrès de l’UGTD, mais il ne l’a pas fait.

D’après le gouvernement, les auteurs de la protestation ne disposeraient d’aucun mandat syndical, comme les autres représentants des travailleurs proposés par MM. Mohamed Abdou et Kamil Diraneh Hared. Il n’existerait pas non plus d’intersyndicale UDT-UGTD.

32. La commission a entendu, au nom du gouvernement, M. Hassan Houmed Ibrahim, directeur de l’emploi et des relations avec les partenaires sociaux et délégué gouvernemental à la Conférence. Il était accompagné de deux conseillers techniques, Mme Koina Omar Dahelo, inspectrice du travail et des lois sociales, et M. Djama Mahamoud Ali, conseiller auprès de la Mission permanente à Genève.

Tout en déclarant ne pas être au courant des conclusions formulées l’an dernier par la Commission de vérification des pouvoirs, il a souligné que le gouvernement s’était borné à saisir l’UGTD et l’UDT en leur demandant de désigner leurs représentants; le fait que les lettres sont adressées au président pour une centrale syndicale (UDT) et au secrétaire général pour l’autre (UGTD) relèverait de la structure interne des organisations concernées qui désignent elles-mêmes les destinataires des communications du gouvernement.

Il a confirmé que, dans la mesure où l’UDT n’avait pas tenu de congrès, bien qu’il l’ait invitée à le faire, et que le gouvernement était en présence de trois réponses différentes de la part de l’UDT, le délégué et son conseiller technique ont été désignés dans les rangs de l’UGTD, seule centrale ayant une existence légale aux yeux du gouvernement. En ne nommant pas de représentants issus de l’UDT, il entend ainsi ne pas s’immiscer dans un problème de dissensions internes au sein de l’UDT. Selon lui, M. Abdou est secrétaire général d’un parti politique, ce qui serait incompatible avec l’exercice d’un mandat syndical.

33. Mme Osiris Oviedo de la Torre, secrétaire générale adjointe de la FSM, a fourni des éclaircissements à la demande de la commission. Elle a confirmé la tenue du congrès de l’UGTD les 8 et 9 août 2010 à Djibouti. Elle a présenté une déclaration de la FSM datée du 7 juin 2011 confirmant la légitimité de l’élection de MM. Abdo Dikieh Dirieh et Hassan Ali Doualeh à la tête de l’UGTD, pour la période 2010-2013. La FSM, représentée lors du congrès par M. Adib Miro, secrétaire général adjoint, atteste de la régularité de la procédure électorale et des actes adoptés lors du congrès.

34. La commission prend note de la déclaration de la FSM concernant la tenue du congrès de l’UGTD et de l’élection de ses dirigeants pour la période 2010-2013. Elle note que MM. Abdo Dikieh Dirieh et Hassan Ali Doualeh ont été respectivement élus secrétaire général et premier secrétaire général adjoint. Elle relève néanmoins que la protestation dont elle est saisie est co-signée par M. Kamil Diraneh Hared, en tant que secrétaire général de l’UGTD. Elle note que trois membres de l’UDT figurent sur la liste des représentants de la CSI à la présente session de la Conférence.

35. La commission exprime sa profonde préoccupation devant l’absence de progrès sur plusieurs points, ce qui ne permet pas de lever le doute sur la situation du mouvement syndical djiboutien. La commission regrette profondément l’absence d’engagement du gouvernement vis-à-vis du respect des procédures devant la commission, et plus
généralement vis-à-vis de ses obligations en tant que membre de l’Organisation
internationale du Travail.

36. La commission déplore que le gouvernement ne soumette pas les rapports qui lui sont demandés (voir paragr. 7). L’absence de coopération a pour effet de jeter le doute sur la volonté du gouvernement de mettre un terme aux problèmes récurrents soulevés à chaque session de la Conférence.

Le doute est d’autant plus grand au regard de l’absence de coopération du gouvernement, en dépit d’un appel pressant, dans un cas en instance devant le Comité de la liberté syndicale qui concerne des allégations de violations graves de la liberté syndicale à l’encontre de l’UDT et de ses dirigeants (cas no 2753, 359e rapport). La commission note que dans ce cas le comité a exprimé dans les termes les
plus forts son attente de voir le gouvernement prendre sans délai des mesures concrètes pour améliorer la situation.

37. Les auditions du gouvernement par la commission ne permettent pas non plus de lever les incertitudes qui pèsent notamment sur la situation de l’UDT. Le fait que l’UDT n’ait pu tenir son congrès, pour des raisons qui demeurent obscures, ne saurait préjuger de sa légitimité en tant qu’organisation syndicale.

De même, le fait que M. Abdou soit dirigeant d’un parti politique ne l’empêche pas a priori d’exercer un mandat syndical (Compte rendu provisoire no 17, 2001). La commission rappelle qu’il ressort des éléments d’information à sa disposition, notamment des recommandations des organes de contrôle de l’OIT depuis une décennie, des rapports des missions de contacts directs qui se sont rendues à Djibouti, et d’autres sources concordantes, que l’existence de l’UDT, dirigée par M. Abdou, dans le mouvement syndical de Djibouti, est une réalité (voir Compte rendu provisoire no 4C, 2009).

38. La commission considère, une fois de plus, que la protestation soulève des questions qui vont au-delà de celles qui concernent exclusivement la désignation de la délégation des travailleurs à la Conférence et, partant, qui échappent au mandat de la commission. La commission attire l’attention des organisations protestataires sur l’intérêt qui est le leur de présenter des allégations précises, étayées de documents pertinents, en lien avec la compétence de la Commission de vérification des pouvoirs.

39. Prenant note des élections qui se sont tenues au sein de l’UGTD, la commission veut croire que les mesures nécessaires seront prises pour clarifier rapidement l’ensemble du paysage syndical à Djibouti. La commission exhorte le gouvernement à prendre les mesures qui s’imposent pour que l’UDT puisse tenir son congrès, en toute indépendance.

Elle veut croire qu’un tel congrès permettra aux travailleurs de désigner leurs représentants en toute liberté, sans intervention des autorités publiques, que ce soit dans la détermination des conditions d’éligibilité des dirigeants ou dans le déroulement des élections elles-mêmes.

40. Dans un cadre qui respecte pleinement la capacité d’agir des organisations de travailleurs, le gouvernement sera ainsi en mesure de déterminer avec ces dernières des critères objectifs et transparents aux fins de la désignation des représentants des travailleurs à la Conférence internationale du Travail (cf. cas no 2450, 359e rapport du Comité de la liberté syndicale). Se référant aux recommandations du comité dans ce cas, la commission prie le gouvernement d’accepter une mission tripartite.

41. A la lumière de ce qui précède, la commission considère que la situation justifie de renouveler le suivi décidé par la Conférence à sa dernière session, c’est-à-dire un suivi renforcé. En vertu des dispositions des articles 26quater et 26bis, paragraphe 7, du Règlement de la Conférence, la commission propose à l’unanimité à la Conférence de demander au gouvernement de Djibouti de:

a) soumettre au Directeur général du Bureau international du Travail, d’ici à la fin de l’année 2011, un rapport détaillé sur les progrès accomplis à Djibouti en ce qui concerne l’établissement de critères permettant la représentation indépendante des travailleurs du pays et les actions entreprises de manière concrète pour parvenir à un règlement définitif du problème; et

b) soumettre à la prochaine session de la Conférence, en même temps qu’il déposera les pouvoirs de la délégation de Djibouti, un rapport détaillé étayé de documents pertinents sur la procédure suivie pour désigner le délégué et les conseillers techniques des travailleurs, en précisant les organisations qui ont été consultées à ce sujet et selon quels critères, le pourcentage de la main-d’oeuvre que les organisations consultées représentent, la date et le lieu de ces consultations, et le nom des personnes désignées par les organisations au cours des consultations ainsi que la fonction qu’elles exercent dans ces organisations.

22/06/11 (B609) La Lancée poétique : Un rêve à la King (Prologue + poème envoyé par un lecteur)

__________________________
Le prologue

Notre éducation, comme tout autre service public, souffre de mauvaise gestion et corruption aiguës qui ont compromis l’instruction des générations entières. Le système de l’éducation primaire et secondaire incarne l’inefficacité. Il y manque de programmes et de pédagogies efficaces qui prennent en compte la culture, l’histoire nationales et le capital culturel de bambins. Il y manque un projet de formations des enseignants, des pédagogues et des proviseurs de l’éducation nationale.

L’irrémédiable problème de notre système de l’éducation actuel est la valorisation de ressources humaines. L’enseignant ; la colonne vertébrale pour le bon fonctionnement de tout système d’apprentissages est laissée pour la la misère et confusion.

Les salaires se sont contractés et l’enseignant/e n’arrive pas à joindre les deux bouts. Il/elle n’a pas un logement accommodant pour sa famille. Il/elle se cherche un revenu supplémentaire dans la provision de cours de soutiens à la maison ou l’engagement de travail dans d’écoles privées. La cherté de la vie y oblige. Résultat : l’enseignant est physiquement fatigué et mentalement épuisé.

En plus, l’enseignant est confus par les méthodes pédagogiques inutiles acheminées dès le débarquement du Président IOG. Ces programmes, produit de zèle patriotique ou promesse électorale aveugle, sont mal conçus, adaptés aux niveaux de bambins et appliqués, à l’arrache, pour faire croire au peuple qu’on change au mieux le système éducatif colonial. L’alibi d’un changement inespéré ! Ou l’apparence de faire quelque chose ! A cela s’joute le manque d’un système efficace de formation des enseignants suite la dégradation de l’école normale.

A force de se montrer soucieux d’une large scolarisation à l’échelle nationale ; épris de son slogan pompeux de ‘l’éducation pour tous’ le régime a compromit la qualité de la provision de l’éducation fondamentale.

Or les écoles souffrent de l’absentéisme, l’incompétence et la négligence des enseignants démotivés par le manque de valorisation de leurs efforts, et par le manque d’un projet d’éducation productif et juste. Ils voient que les ressources financières n’y manquent pas. Ils voient que la corruption se propage comme une épidémie, que la mauvaise gestion est habituelle, et que les fonds alloués sont épuisés par la cupidité de gestionnaires vénaux. Qu’il y a un mépris idéologique et méthodologique pour les enseignants et élèves. Et que la volonté de reformer le système éducatif et redresser la situation honteuse fait défaut aux décideurs et proviseurs.

A cela s’ajoute aussi la situation éducative catastrophique et l’oubli total de scolariser le Nord du pays ; le champ des fréquents ratissages militaires et fouilles policières féroces qui visent la population civile et obturent le bon fonctionnement de services publics. Là-bas, les petits gamin/es sont effrayées, traumatisées par les intrusions nocturnes des militaires armés aux dents et des agents de renseignements brutes qui leur privent de parents. La pauvreté est extrême et la paix absente ; l’école est, pour eux, un rêve interdit.

Le résultat est qu’on dispose d’un système d’éducation injuste, impotent et agonisant qui produit des bambins presque illettrés, désorientés et découragés.

Espérant que la situation politique s’améliore à Djibouti pour qu’enfin nos enfants puissent bénéficier d’une instruction juste, adéquate et valable qui leur offre la promesse d’un future mieux.

Que la conscience de décideurs et gestionnaires de notre système éducatif soit finalement éveillée. Ou qu’ils soient catégoriquement rejetés et décisivement chassés de pays. Impuissant, je n’ai que des sentiments de dégoûts, d’espoir et d’optimisme. Je n’ai qu’une plume bien ancrée et cette poésie prophétique pour exprimer mes sensations ; ce rêve à la King.

_________________ Le Poème : Un rêve à la King

J’ai un rêve à la King pour ces élèves confus
Aux yeux égarés espérant le passage de leur enseignant démoralisé
Les bras croisés s’imaginant un service rendu
Abattus, oisives, brulant d’étaler leurs répertoires de tours rusés
Victime de l’incompétence des programmes rompus
L’école est une cour de récréation vaste, un terrain de jeu déguisée
Le paradis des élèves méchants et projets corrompus
Le débouché des instituteurs inaptes, proies de programmes abusés

J’ai un rêve à la King pour ces élèves allègres, rassasiés à la matinée
Aux sourires excités, visages animés prenant la route de l’école
Aux cœurs et esprits ouverts, dressés pour une remarquable journée
Les cœurs brisés, pensées ruinées par l’ambiguïté de leurs rôles
Etourdis par des leçons longues, ennuyantes, sans buts exprimés
Les sacs aux dos, en troupeaux égarés, à la recherche de l’auréole
La gloire de s’entrainer au jet de pierres dans le voisinage apeuré

J’ai un rêve à la King pour ces élèves de bourgs ratissés
Ces victimes d’hallucinations des humains vassaux
Martyres de l’épée et de l’idée d’un suzerain agacé
Traumatisés par les intrusions et chantages abyssaux

Ces pauvres écoliers nourrissant à la fois la peur et l’espérance
Effrayés, toujours optimistes inspirant à un future différent
Mains tendues, priant Dieu pour qu’il mette fin à la déchéance
Que leurs cris soient entendus par le peuple indifférent

J’ai un rêve de King
Qu’un jour la joie et la verve soient retrouvées
Que le plaisir, le rêve d’apprendre soient regagnés
Que l’enseignant retrouve sa dignité atrocement violée
Qu’une nouvelle aube de paix soit levée
Que nous retrouvions la paix ratée
Qu’IOG parte, rejoindre ses amis chassés

Guessi

22/06/11 (B609) Les chroniques du Sergent Ariko – 34 anniversaire de la police nationale de la république de Djibouti. (1ère partie)

Dissuasion n’est pas synonyme de répression.

Ce matin à 8h00 la police nationale va fêter le 34ème anniversaire de sa création. Comme les autres corps de la république ce corps est issue de la police coloniale française : l’ancienne garde territoriale française comme nous le pouvons voir sur cette photo.

 

__________________________________________________


Ici l’ex premier ministre Ahmed Dini rend visite a la garde territoriale.
_____________________________________________________________

Après le 27 juin, la police nationale a pris le nom de force nationale de sécurité.

Elle a été placée sous les ordres du commandant Yacin Yabeh Galab « un ami de 30 ans du dictateur ». Son centre de formation a été inauguré le 2 avril 1980 par l’ex chef de l’état Hassan Gouled sous le nom d’école de police Idriss Farah Abaneh.

Dans la réalité cette force publique a été utilisée par le régime, non pas pour protéger les citoyens (comme cela aurait du être sa mission) mais comme une force de répression. En 1982, sur décision administrative, a été institué le corps des compagnies d’intervention de la police ; il s’agit dans les faits d’une force paramilitaire centrée, non pas sur la dissuasion mais sur la répression de tous les opposants au régime, comme la gendarmerie qui était mobilisée prioritairement sur les renseignements et sur la traque des opposants tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de Djibouti.

Ensuite d’autres détachements ont vu le jour. La brigade spéciale (formée par des instructeurs français), le détachement de la cité ministérielle, le corps urbain de Djibouti, la section des commissariats de police composée d’inspecteurs de police (en civil) et d’autres en uniforme.

Ce corps de la police nationale était placé sous les ordres d’un directeur nommé par la présidence. Ali Arreh a été le premier directeur de la police en civil. Cette police parallèle donnait des sueurs froides au commandant Yacin Yabeh Galab !

Ce corps de la police ainsi que la force nationale de sécurité dépendaient directement d’Ismail Omar Guelleh à qui son oncle claniste Hassan Gouled avait réuni et remis toutes les clés de la sécurité de l’Etat entre ses mains.

Sous l’autorité d’IOG ces deux corps de la police avaient « carte blanche » pour casser toute forme d’opposition au régime d’Hassan Gouled. En plus, les services secrets « SDS » contribuaient aussi à la traque des dissidents djiboutiens qui osaient dénoncer le régime dictatorial.

22/06/11 /11h45 (B609) Fin de l’ALERTE ROUGE concernant les prisonniers politiques qui avaient été incarcérés à la suite des manifestations du 18 février.

Six personnes avaient été arrêtées à la suite des manifestations du 18 février sur des inculpations dénuées de tout fondement. Malgré cela, la juge avait prononcé l’incarcération à Gabode. Les demandes de mise en liberté déposées ensuite par leurs avocats avaient été rejetés.

Nous apprenons que la chambre criminelle de la cour de cassation djiboutienne a prononcé la libération d’office aujourd’hui et nous ne pouvons que nous réjouir de cette décision sage qui va dans le sens d’une justice équitable …

Mais cela ne peut pas faire oublier le fait que ces six personnes ont passé 4 mois à Gabode pour rien, sur la base de dossiers d’accusation totalement vides et surtout que certains d’entre eux ont été victimes de tortures particulièrement violentes et dégradantes et qu’ils en portent des séquelles.

Nous attendons des informations complémentaires que nous diffuserons dès que nous les recevrons.

Sous réserve de la confirmation que nous attendons, voici la liste des personnes concernées qui devraient bénéficier de ce jugement :

Farah Abadid Hildid, et
Houssein Ahmed Farah,
Houssein Robleh Dabar,
Abdillahi Aden Ali,
Moustapha Abdourahman Houssein,
et
Mohamed Ibrahim Waïss

21/06/11 (B609) Décès du directeur de la Banque ICB à Djibouti.(Info lecteur)

Nous avons été informés du décès du directeur de la Banque ICB à Djibouti qui aurait mis fin à ses jours. Certaines rumeurs affirment que son geste désespéré pourrait avoir son origine dans une affaire de chantage organisée par des personnalités du régime.

Nous adressons à sa famille et à ses proches toutes nos condoléances.

21/06/11 (B609) Vérité -> Le tyran refuse les concessions réclamées par la population (Lecteur)

Vérité : le tyran chevronné refuse toutes les concessions qui permettraient de sauvegarder les libertés et de redynamiser la vie de nos citoyens. Voici que notre cher peuple est à l’agonie sans un minimum vital, uniquement à cause d’un clan pervers et inhumain qui gouverne par la force des armes.

Pendant combien de temps, notre peuple va-t–il encore endurer ces méthodes barbares qui détruisent les racines de la société et le bien-être des familles.

Pendant combien de temps, le clan au pouvoir va-t-il danser avec la conscience des citoyens, en continuant d’éliminer les hommes honnêtes et les cadres djiboutiens qui refusent de se mouiller dans l’eau sale.

Pendant combien de temps encore, le dictateur, ses proches, la famille Haid vont-ils détourner l’argent du peuple pour remplir leurs comptes bancaires à l’étranger, pendant que les faibles, les personnes âgés, les enfants, les familles subissent la pauvreté imposée.

Pendant combien de temps encore, les cris d’un peuple uni et soudé seront-ils gnorés par un groupe étranger et despotique qui a grandi dans la malhonnêteté et la haine depuis leur enfance.

Pendant combien de temps encore, la France, les USA, le Canada, l’Europe vont-ils assister silencieusement à la mort lente d’un peuple qui demandait sa survie, la bonne gestion de l’état, la transparence des comptes, la démocratie, pour une meilleure vie, la liberté et une justice libre.

Pendant combien de temps encore, la grande Qabyo, le caméléon à l’ âge avancé va-t-elle continuer a dansé avec la conscience des femmes djiboutienne, en détruisant l’image et le prestige de nos mères et de nos sœurs. On la nomme la dame aux 40 gorilles, car elle a commis des actes graves et punissables.

Elle dit souvent aux hommes faibles nommés au poste des ministres :
"Écoutez-moi, faites ceci, faites cela, n’oubliez pas de me rendre compte de vos actions financières criminelles et surtout n’oubliez pas d’envoyer ma part à Haramous,

Exécutez mes ordres sans hésitation ni murmure, embauchez tous mes cousins …" Voici la parole de la dame de fer.

Pendant combien de temps, va se perpétrer le massacre de la population Afar du nord commis par la machine infernale armée jusqu’aux dents avec des armes achetées au marché noir en violation des normes internationales dont le chef suprême n’est autre que le fils de l’oued et son clan.

IOG, avec sa grande tête vide croit qu’il peut anéantir, détruire complètement la population du nord. Il se trompe car les Afar sont nés sur cette terre et personne ne peut les rayer de la carte, car ce sont des citoyens nobles.

Pendant combien de temps, le tyran va-t- il tromper le peuple en choisissant seul et en nommant des hommes sans expériences pour représenter la communauté, uniquement parce qu’ils ont grandi dans le poulailler du clan.

Pendant combien de temps, les leaders d’opposition et les citoyens seront-ils privés de toutes les décision et de toutes les responsabilités dans la conduite d’un état de droit au service de la communauté qui n’attend que cela pour retrouver sa fierté et sa force et ses droits fondamentaux.

Pendant combien de temps, les membres du clan, leurs enfants, les proches du roi et la famille Haid resteront-ils tapis en coulisse pour vider les richesses du pays et pour détourner les fonds internationaux destinés au peuple.

Pendant combien de temps, les warabeys, les sales, les Hakim-Afeweneh et consorts, les hommes de l’ombre, qui soutiennent aveuglement le mongole et exécutent ses ordres en commettant des actes répréhensibles, sans oublier l’armée, la police dirigée par des hommes avides qui se font construire des duplex et des villas, la garde républicaine avec à sa tête le colonel berger sans oublier le p’tit Zak et ses hommes de main.