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06/01/2016 (Brève 611) VOA, Jean-Loup Schaal, Président de l’ARDHD répond aux questions d’Idriss Fall au micro de VOA

Florent Geel, FIDH, Djibouti, 6/01/2016
Merci de noter que les USA disposent à Djibouti d’une force estimée à 4.000 hommes environ et non de 400 comme annoncé par erreur dans l’interview

Lien avec le site et la possibilité d’écouter l’intervention de Jean-Loup Schaal

08/07/2011 (B611) Quand le chat n’est pas là, les souris danseraient-elles sans retenue ???

Selon des informations provenant d’une source généralement très fiable, mais que nous n’avons pas encore pu recouper, Dileita, en l’absence de son patron, retenu à Paris pour différentes affaires (?), aurait remis en selle l’ancien trésorier en chef Hassan Moumin.

Cheiko, l’actuel tenant du titre, aurait été muté à d’autres fonctions.

Le premier ministre peut-il faire ce qu’il veut ??

Chacun se demande quelle faute aurait pu avoir commis ce Cheiko pour justifier une telle mesure ?

08/07/2011 (B611) Radio-Trottoir. Les dernières nouvelles du front. Toujours des prisonniers politiques incarcérés à Djibouti – Les répressions et exactions policières et militaires continuent de plus belle. La population est exaspérée. Cheminots, soignants, dockers subissent des retards de paiement de leurs salaires. On évoque de plus des départs de jeunes vers le maquis ??? (Lectrice)

Je vous donne le nom des détenus politiques et d’opinions qui sont toujours écroués à Gabode :
– Mohamed Hassan Robleh, Incarcéré le 3 mars 2011 et Aden … Awaleh. Ils seraient accusés d’un pseudo ports d’armes. Qui pourrait le croire ???

S’y ajoute Hamoud Elmi Cueidaleh, membre du PND et Abdi Jabhad, incarcérés depuis fort longtemps.

J’ai une pensée spéciale pour Mahdi, qui avait été tué à Gabode (par non-assistance à personne en danger). Il était le cousin de A. Boreh. Son frère a été
incarcéré après la fuite de Boreh, pour un faux motif de participation à un
complot contre l’épouse de notre "Ben Ali" national.

La situation politique à Djibouti se dégrade de jour en jour.

Sur le plan financier le manque de presse favorise les détournements des deniers
publics.

La Garde dite « républicaine », sous les ordres du Kadhafi de Djibouti, est sur ses gardes depuis l’évacuation sanitaire de son Chef vers le Val-de-Grâce à Paris. Ce Colonel a (entre autres ?) à son actif 6 somalis tués à Balbala, une vingtaine d’autres canardés au nord. Jamais cet homme n’a hésité à tirer sur ses concitoyens, agissant aveuglément aux ordres de la police politique du sanguinaire Ismaël Omar Guelleh. Tirer sur des populations civiles, en particulier les civils Afar, lors des massacres successifs au nord ne lui avait jamais posé de problème particulier de conscience … !!!

La récente expédition répressive du FAD qui est encore financée par Obama-Sarko, pour mâter les "rebelles" Afar connaît actuellement un niveau d’intensité jamais atteint dans le passé et pourtant …
personne n’en parle… !

Pour en rajouter, l’épouse de notre Ben Ali a demandé que toutes celles et tous ceus qui n’ont pas voté le 8 avril dernier, payent
lourdement pour, (ce qu’elle doit considérer, déconnectée comme elle l’est de toute réalité) un crime de lèse-majesté..

Il ne reste plus aux Issas et surtout à ceux d’Ali Sabieh, privés du train, d’agir (au prix du sang, s’il le faut) car la prochaine intervention de la SDS à Ali
Sabieh serait programmée pour bientôt.

Il est encore temps aux jeunes Issas et autres Somalis, ainsi qu’aux Yéménites de rejoindre le Frud-armé afin de libérer le pays du Kadhafi Djiboutien qui ne
cesse de tuer nos compatriotes, de rouler carosse avec l’argent des contribuables djiboutiens, européens
américains et nippons essentiellement.

Les travailleurs du port, les dockers et les cheminots subissent des retards dans le paiement de leurs salaires. Les infirmier(e)s de la santé sont mal payé(e)s.

La santé va très mal,

Les résultats du baccalauréat ne semblent pas satisfaire les lycéens. Ceux qui ont échoué ne pourront
pas redoubler car il n’y a plus de places libres dans les lycées qui commencent à être surchargés.

Ceux qui ont réussi le bac devront s’équiper de boîte de Nido comme les élèves du primaire car l’Université de Djibouti n’a plus de crédit pour acheter des chaises et des tables et même des livres pour garnir « la fictive » bibliothèque de l’Université.

Depuis le départ d’Ali Abdi, les télécommunications ont coupé une partie des subventions en faveur de
l’Université de Djibouti. Peut-on espérer que les forces armées étrangères se cotisent, pour venir au secours du mafieux encore au pourvoir par un coup d’état électoral
et éviter une véritable insurrection populaire et un deuxième Mogadiscio.

Dès la rentrée, les manifestations scolaires et universitaires risquent d’être un
peu plus longues qu’en début d’année, mais toujours avec une volonté pacifique comme le « printemps arabe ».

Appel aux mamans !

Je vous en supplie ! Ne jetez plus les boîtes de lait Nido ! Ce sont les plus solides pour asseoir les élèves et les étudiants. Comme notre système éducatif est totalement défaillant et
qu’il ne cesse de s’effondrer, ayons un réflexe citoyen pour offrir des sièges à notre jeunesse, qui faute de cela, se retrouverait le cul par terre.

Sans avenir, de nombreux mineurs n’ont plus d’autre choix que de se prostituer. Les grands
hôtels y sont favorables, car cela ne peut que faire progresser le tourisme sexuel et développer la clientèle à aspirations pédophiles.

Que reste-t-il comme solutions ?

Le choix est simple : prendre le maquis ou bien fuir le pays et se constituer réfugié somali en partant de Bossasso ou de Berbera. Là-bas les passeurs sont moins chers, mais la traversée par boutre est nettement plus risquée.

Chacun s’interroge désormais « La véritable insurrection ainsi que les répressions sanglantes à Djibouti
ville seraient pour bientôt avec en final la fuite du dictateur Ismaël Omar Guelleh.

On en est pas loin, me dit à chaque fois, ma cousine Xasna Cumar Fincent ».

Melle Mariam Runaabur
étudiante en droit
à l’Université de Djibouti.

08/07/2011 (B611) XVIIIème anniversaire de l’arrivée des premiers réfugiés djiboutiens en Ethiopie. (Suspension de l’alerte)

Nous avions été informés de l’envoi d’une convocation qui avait été adressée par le UN HCR à plusieurs familles réfugiées à Addis Abeba. Aux dernières nouvelles, il semble que l’UN HCR ait reporté la réunion, en dernière minute, en disant qu’il avait besoin de se concerter avec l’ARRA au préalable.

Les réfugiés ne sont pas rassurés pour autant et la crainte d’être contraints à rejoindre des camps, continue à hanter tous les esprits.

C’est un sujet majeur d’inquiétude pour toutes ces familles et nous espérons que l’UN HCR pourra leur donner rapidement des informations précises sur les possibilités de réinstallation dans un autre pays d’accueil et des garanties qu’ils puissent continuer à vivre à Addis Abeba et à bénéficier pour celles qui sont reconnues, de la couverture médicale et des maigres allocations.

08/07/2011 (B611) XVIIIème anniversaire de l’arrivée des premiers réfugiés djiboutiens en Ethiopie. 09 Juillet 1993 -09 juillet 2011= 18 ans .

18 ans c’est l’âge de l’exil des réfugiés Djibouti sur le sol d’Éthiopie .En juillet 93, les hordes de pseudo-gouvernement Djiboutien, financées par la France et composées de mercenaires qui fuyaient la famine en Éthiopie et en Somalie, ont lancé une grande offensive à l’encontre de la population Afar du nord et du sud-ouest de la république de Djibouti. Le bilan a été terrible : génocides, viols, destructions de cheptel. Les régions nord et sud ont été rasées et anéanties sur tous les plans : économie, santé, enseignement, ….

Pour fuir les atrocités commises sous les ordres de la dictature djiboutienne, des milliers de personnes, hommes, femmes, vieillards, enfants, ont pris la route de l’exil vers l’Éthiopie et vers l’Érythrée (voir leur récit sur www.ardhd.org).

Après 18 ans, seules 20 familles ont obtenu le statut de réfugiés !

Quelques familles ont eu la chance d’être réinstallées en Europe, aux États -unis et en Nouvelle Zélande.

Depuis l’arrivée en France de 4 familles, les réfugiés djiboutiens d’Addis avaient enfin espérer trouver enfin une solution durable à leur calvaire.

Malheureusement d’après nos informations, une nouvelle menace se profile à l’horizon et dans les coulisses de l’ARRA (Agence Éthiopienne charge des Affaires des réfugiés) : celle d’être envoyés dans des camps non djiboutiens mais érythréens ou somaliens.

Récemment, 17 familles ont été convoquées au siège du UN HCR pour le 7 juillet. A la dernière minute la réunion a été reportée à une date ultérieure. Les réfugiés ont appris par la bouche d’un fonctionnaire du UN HCR que son agence allait conduire des discussions avec l’ARRA et que par la suite, ils seraient de nouveau convoqués.

Ces familles sont victimes d’une tension psychologique permanente et inacceptable, que certains endurent depuis 18 années. Il y a quelques années, on le menaçait de les reconduire à Djibouti … Aujourd’hui ils sont toujours menacés, mais d’aller dans des camps où ils seront en danger de mort, parce que ces camps ont été créés pour d’autres nationalités.

Il serait insoutenable de constater qu’une organisation internationale, dépendant de l’ONU, se livre à de tels harcèlements, sur des populations qu’elle devrait au contraire protéger, selon ses statuts et sa charte.

Nous espérons que le UN HCR empêchera cela.

Le président de l’ARDHD, qui a été mandaté par les réfugiés pour les représenter dans le monde, a pris contact avec le UN HCR. On lui a confirmé que la police éthiopienne tolérait leur présence a Addis Abeba et on l’a assuré que les dossiers de réinstallation seraient instruits selon les critères de l’organisation.

Nous exhortons le UN-HCR et l’ARRA d’étudier les dossiers des réfugiés avec la bienveillance et la neutralité que l’on est en droit d’attendre de cette organisation et qu’ils soient soumis à des pays d’accueil afin de leur trouver des solutions pérennes pour qu’ils puissent se reconstruire.

18 ans d’exil précaire !

N’ont-ils pas prouvé leur patience durant ces 18 longues années où ils ont tout subi, en passant par l’humiliation et les emprisonnements arbitraires et la difficile survie dans Addis Abeba. N’ont-ils pas le droit enfin à la reconnaissance internationale ?

En attendant, nous souhaitons un bon anniversaire à tous les réfugiés Djiboutiens, bénéficiaires du statut et à tous ceux qui (sur)vivent dans la région 2 Afar et qui n’ont toujours pas de reconnaissance internationale de leur situation de réfugiés.

Omar Gabasse
Co-représentant des réfugiés Djiboutiens en Europe
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07/07/11 (B610) Vers la fermeture de la base française de Djibouti ??? Au Tchad, l’opération Épervier en question (La Croix)

Le Quai d’Orsay a tempéré mercerdi 6 juillet l’annonce par Alain Juppé de la fin du dispositif Épervier au Tchad.

Une volonté qui traduit la volonté de la France de repenser sa présence militaire en Afrique.

QU’A DIT ALAIN JUPPÉ ?

« Nous sommes en train de discuter avec le Tchad d’un nouvel accord de coopération. Nous avons un dispositif là-bas, Épervier, avec plus d’un millier d’hommes, dont la présence ne se justifie pas, que nous avons à rapatrier », a déclaré mardi 5 juillet le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, devant la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.

Une annonce qui s’entend comme une réponse à la déclaration du président tchadien Idriss Deby qui, en août 2010, avait remis en cause Épervier. « Nous nous acheminons vers une révision de l’accord de siège entre Épervier et le Tchad », avait-il déclaré avant de reprocher à la France de ne rien payer pour sa présence militaire.

QUELLE EST LA MISSION D’ÉPERVIER ?

Le dispositif a été mis en place en 1986, à la demande du président Hissène Habré, pour s’opposer militairement à l’avancée des forces libyennes dans le nord du Tchad. Les militaires français sont présents dans deux bases : N’Djamena et Abéché.

« Depuis la normalisation des relations entre le Tchad et la Libye en 1994, l’utilité stratégique d’Épervier est nulle. D’autant que la situation du Tchad est stable, depuis la fin du conflit avec le Soudan par rébellions interposées », juge Roland Marchal, du Centres d’études et de recherches internationales (Ceri).

Selon lui, Épervier offrait surtout « à la France la possibilité d’avoir un terrain d’entraînement pour ses pilotes dans un espace aérien faisant le double du sien ».

L’ARMÉE FRANÇAISE EST-ELLE EN TRAIN DE SE REDÉPLOYER EN AFRIQUE ?

Le Quai d’Orsay a précisé, mercredi 6 juillet, que s’agissant du retrait d’Épervier, il n’y avait « pas de décision » mais plutôt une « réflexion en cours ». Mais l’annonce d’Alain Juppé s’inscrit dans la refonte de la présence militaire française en Afrique, annoncée par Nicolas Sarkozy en 2008 et qui s’appuie sur la renégociation des accords de défense liant Paris à ses anciennes colonies.

En Afrique, depuis le départ annoncé en avril 2010 des troupes françaises stationnées au Sénégal, la France est, outre le Tchad, toujours présente militairement à Djibouti, au Gabon et en Côte d’Ivoire.

Pour Roland Marchal, « la fermeture de Djibouti sera sans doute la prochaine étape de ce redéploiement : la présence de la communauté française est faible et l’ouverture en 2009 de la base d’Abou Dhabi la rend même nécessaire ».

Quant à la force Licorne en Côte d’Ivoire, ses effectifs -1.700 soldats au plus fort de la crise postélectorale en avril 2011 – seront réduits à « 300-400 hommes d’ici à la fin de l’année », a précisé mardi Alain Juppé.

LAURENT LARCHER

07/07/11 (B611) Le journal de la Flibuste. Un tanker en feu dans le Golfe d’Aden, après avoir essuyé des tirs de roquette de pirates

_______________________ 1 – Mer et Marine

En feu, le Brillante Virtuoso, un pétrolier de 144.000 tonnes de port en lourd, a été abandonné par son équipage hier, dans le golfe d’Aden.

Au petit matin, les marins de ce navire immatriculé au Libéria avaient envoyé un appel de détresse, expliquant qu’ils pensaient faire l’objet d’une tentative d’abordage de pirates. Venant de Suez, le Brillante Virtuoso naviguait alors vers l’Est et se trouvait à une vingtaine de milles au Sud-Ouest du port yéménite d’Aden. Peu après l’attaque présumée, le pétrolier reportait un feu sur l’arrière et, l’incendie étant selon les marins hors de contrôle, la décision a été prise d’abandonner le navire.

Répondant à l’appel de détresse, le croiseur américain USS Philippine Sea a rejoint la zone. N’observant pas de pirates dans les environs, le bâtiment a concentré son action sur le sauvetage de l’équipage, qui a pris place dans un radeau de survie. Au moins un des marins a été récupéré à l’eau par un semi-rigide du croiseur américain.

L’embarcation de survie a ensuite été éloignée du tanker pour se mettre à distance de sécurité et rejoindre l’USS Philippine Sea, resté à l’écart. Un comptage réalisé en lien avec l’exploitant du navire, la compagnie grecque Central Mare, a permis de s’assurer que les 26 marins philippins présents sur le Brillante Virtuoso étaient bien là, sains et saufs.

D’après l’armateur, l’incendie a été déclenché par un tir de roquette (arme fréquemment utilisée par les pirates) ayant touché les locaux vie du navire.

Long de 294 mètres, le Brilliante Virtuoso, construit en 1992, acheminait vers la Chine une cargaison de pétrole chargée en Ukraine. En plus des moyens américains, deux remorqueurs, vraisemblablement partis d’Aden, ont été dépêchés sur zone pour combattre le sinistre et sauver le tanker.

06/07/11 (B611) Le Journal de l’actualité de Djibouti nous envoie sa dernière édition que nous publions.

En préambule, nous tenons à dire qu’il n’est pas question, dans cette tribune libre, de nous livrer à des attaques en règle et personnelles contre des responsables. Ce serait lâche et surtout nous nous opposons au travail de certains de nos « confrères-snipers », qui concentrent leurs critiques acerbes sur certains responsables bien ciblés. Pour quel objectif ???

Nous nous attachons à conserver la vision d’un observateur attentif et objectif et de n’émettre que des critiques justifiées, en dehors de toute complaisance. Pointer du doigt tout ce qui nuit à la bonne marche du pays. Et elles sont nombreuses les tares qui nous accablent.

Après de multiples tractations, le président Ismail Omar Guelleh a maintenu à son poste l’ambassadeur de Djibouti en inde Youssouf Doualeh, qui est malade. Le frère du premier ministre Aden Dileita est nommé ambassadeur dans un
autre pays.

La présidence djiboutienne va-t-elle poursuivre en justice la Lettre de l’Océan indien ?

Dans les jours qui viennent une importante délégation de la radio américaine Vox of America va venir à Djibouti pour s’entretenir avec les autorités djiboutiennes sur des questions qui fâchent le régime RPP : liberté de la presse et démocratie. Deux poisons qui empêchent le régime de dormir tranquille.

Après le sommet de Malabo, le Chef de l’Etat doit aller passer une semaine de vacances en France.

On peut s’attendre à une multiplication des coupures d’électricité ! A l’instar de ses compatriotes, le numéro un djiboutien est fatigué de la chaleur. Va-t-il se faire soigner en France ou va-t-il aller voir sa fille qui étudie là-bas en France ? A Djibouti, son départ vers la France a mis le peuple en ébullition.

Le président Obama a adressé à la présidence un message de félicitations pour la célébration du 34 ème anniversaire de la république de Djibouti. Une bouffée d’air pour le pape de Djibouti qui se croyait rejeté par la première puissance du monde pour ses non-respects des droits de l’homme et de la démocratie. IOG part en France, la tête haute, mais il devrait rencontrer des opposants tel que DAF et Kadhamy.

Les pays de l’IGAD, qui n’ont rien à faire depuis quelques jours, ont voté des sanctions contre l’Érythrée. Asmara a d’ores et déjà rejeté leurs sanctions. Comme on le sait Asmara avait refusé de libérer les prisonniers de guerres djiboutiens qu’elle détient. IOG ne sait plus quoi faire de ce casse-tête.

La Croix-Rouge visite régulièrement ses soldats et officiers à Asmara détenus dans un hôpital militaire.

Mais l’Érythrée refuse toujours de les libérer. Djibouti a demandé au Conseil des Droits de l’Homme à Genève et au Conseil de sécurité de l’ONU de faire pression sur l’Érythrée. Israël qui est un vieil allié d’Asmara a mis son veto. Les États-Unis ont peur de faire pression sur le régime d’Aferworki.

L’Emir du Qatar, qui avait mis tous son poids dans les négociations secrètes entre Djibouti et Asmara pour obtenir la libération des prisonniers de guerre, s’est désengagé de ces négociations en apprenant que les deux parties ne sont pas disposées à faire des concessions. Djibouti a regretté la démission du Qatar tandis qu’Asmara accuse Djibouti de soutenir l’Éthiopie de Meles Zenawi.

Le directeur de la compagnie Oïl Libya (qui a hérité des marchés de Mobil Oïl et Shell Oïl) avait été jeté en prison par le régime. Il a été libéré cette semaine de la brigade nord de la Gendarmerie, sur demande du guide libyen Kadhafi.

IOG n’a pas oublier que c’est Kadhafi qui a équipé son armée et qui a financé la maison qu’il fait construire à Ali Sabieh.

Après le ministre de la communication c’est la fille ainée d’IOG qui attaque à son tour, « le journal de Djibouti ». Nos écrits dérangent au plus haut niveau de l’Etat. Aibado nous demande de cesser de critiquer le régime.

Nous lui renvoyons la balle.

Critiquer ne veut pas dire insulter ! Son père est assez grand pour nous répondre. Quand à nous, les menaces ne nous touchent pas, car notre combat pour la vérité est un noble combat. N’en déplaise à la famille royale.

L’activité du port de Djibouti a chuté. IOG, en colère, avant son départ, a demandé le remplacement d’Aden Ahmed Doualeh par un jeune djiboutien qui était numéro deux du port de Lagos au Nigeria.

Depuis que les arabes de Dubaï port sont partis, les deux ports sont en cessation de paiement.

Décidément des qu’on parle le régime agit. Le premier ministre a été sommé de décorer l’Ambassadeur des États-Unis à Djibouti sur demande du patron de la République. Le diplomate américain doit en principe quitter Djibouti la semaine prochaine. Avec le message d’Obama à IOG, il a accordé à l’ambassadeur en instance de départ de Djibouti une médaille nationale.

Des djiboutiens, en voyage en Éthiopie, ont été blessés à Dire Dawa et ils ont été rapatriés dans notre pays. Ces voyageurs djiboutiens fuyaient la canicule qui tue le pays à petits feux.

Le ministre de la défense Abdoulkader Kamil a été décoré de la médaille de commandeur de l’ordre national de la grande étoile de Djibouti par le premier ministre Dileita. On se demande ce qu’il a fait pour mériter cette haute distinction de l’état ? Cette médaille devrait revenir aux djiboutiens qui ont payé de leur vie pour que Djibouti devienne un état de droit et non pas à un ministre fanfaron.

Parmi les rescapés du terrible accident d’Awash en Éthiopie figurent deux français et 4 djiboutiennes. Tous ont été rapatriés sur Djibouti. Bravo à l’armée de l’air qui a fait un beau travail.

Ce 4 juillet à Djibouti, tout le centre ville est bloqué par la brigade spéciale de la police et les unités commandos de la gendarmerie nationale. La raison est simple, le 4 juillet c’est la fête des Etats-Unis. Tous les soldats américains du camp Lemonnier ont investi les restaurants et les bars du centre ville.

La psychose d’un attentat à Djibouti a mis en alerte maximum toutes les forces de police et de gendarmerie djiboutiennes. On se rappelle que le leader des Chebab à menacé Djibouti des pires représailles si jamais Djibouti ne se retirait pas des affaires somaliennes.

Le 9 juillet prochain le sud Soudan va devenir un pays à part entière. Le président Salva Kiir a envoyé une invitation spéciale à son homologue somalilandais Silanyo pour qu’il asssite à la fête de son pays. Une grosse délégation du Somaliland est attendue à Jubba dans les jours qui suivent.

Le Somaliland a demandé encore une fois à Djibouti de le reconnaitre comme pays. Le président Ismail Omar qui n’a jamais porté dans son cœur le Somaliland a demandé à ce que les Nations unies et l’Union africaine reconnaissent d’abord le Somaliland comme un état. Ce n’est qu’ensuite que Djibouti leur emboitera le pas. Hypothèse d’ores et déjà rejetée par Jean Ping,, le président de l’Union africaine.

La délégation djiboutienne qui était au sommet de Malabo a décidé selon les infos qui nous parviennent d’ignorer une délégation du conseil libyen : c’est à dire l’organe des rebelles libyens. IOG n’a pas voulu les recevoir dans son hôtel de peur d’affronter la colère du guide Kadhafi. On s’aide comme on peut entre dictateurs qui ont leurs problèmes.

Des artistes américains de haut niveau sont arrivés à l’aéroport de Djibouti. Accueillis par la ministre de la femme Hasna Barkhat flanquée d’une jeune interprète canado-djiboutienne. Notre ministre ne comprend même pas l’Anglais !

Ces artistes vont faire rythmer l’hôtel Kempisky Palace dont le bar au sous-sol. Les garçons devront payer l’entrée. Pour les filles elle sera gratuite.
Le festival va bientôt commencer. Pour des raisons de sécurité, il n’y aura pas de spectacle aux salines ouest. Il reste la salle du palais du peuple.

Au programme ces artistes vont aussi se produire aussi au camp Lemonnier, histoire de divertir les soldats américains traumatisés par les guerres en Afghanistan et en Irak. Djibouti accueille le gros de ces troupes d’Obama.
Obama a décidé de conserver la base de Djibouti pendant au moins 15 ans.

Les sénateurs français qui sont venus à Djibouti étaient porteurs d’un message d’apaisement à un moment ou le régime RPP veut se débarrasser de la tutelle française pour entrer de plein pied dans le monde anglophone à l’instar du Rwanda. Inquiète de la tournure des événements Paris a délégué ses représentants auprès des autorités djiboutiennes pour tenter de les amadouer.

Pendant que le chef du régime djiboutien est en France pour se faire soigner et pour voir sa fille, la France décide de jouer les malins auprès de la présidence djiboutienne. Paris sait que Paul Kagameh a insufflé cette idée lors du sommet de Malabo. OG prend tout son temps pour réfléchir sur ce choix. IOG n’a pas du tout apprécié le soutien affiché que Paris a accordé à DAF, l’éternel opposant.

IOG craint que Paris ne joue les troubles fêtes en soutenant en sous-main DAF et les autres opposants. On se rappelle que DAF fut reçu à plusieurs reprises au quai d’Orsay. Cela a irrité le pouvoir RPP. Djibouti aurait étudié la possibilité de rappeler son ambassadeur Rachad Farah et même, dit-on, de fermer l’Ambassade de Paris, avant faire marche arrière. Entre Paris et Djibouti, le climat de confiance n’est plus d’actualité.

Des maisons ont pris feu au quartier 6 dans l’après midi. Les pompiers sont arrivés avec retard pour cause de broutage et de manque d’eau. C’est seul, que le colonel Moussa Ragueh patron des sapeurs-pompiers s’était rendu au quartier 6 sous les rigolades des citadins du quartier qui ont vu le chef des pompiers sans ses hommes. Beaucoup de maisons ont été détruites dans ce sinistre.

Six maisons en bois sont parties en fumée. Le manque d’eau n’a pas facilité l’intervention des citadins dont la plupart dormaient. Selon le commandant Guelleh Mahamoud des sapeurs-pompiers l’origine du sinistre serait une chicha qui aurait été abandonnée des étincelles auraient touché un panneau de bois.

La chicha, à elle seule, a causé trop de dégâts de tous ordres à Djibouti !
Les djiboutiens continuent à fuir la canicule qui malmène la capitale. Dès 9h du matin, la section des passeports de la police nationale est assaillie par des centaines de familles djiboutiennes qui viennent récupérer le document pour aller dans les pays amis de Djibouti comme l’Éthiopie et le Somaliland.

On demande des explications au ministre de l’intérieur Hassan Darar Ouffaneh sur les pratiques au poste frontière de Loyahada où les Djiboutiens se plaignent d’être les victimes de racket commis par de la police de l’air et des frontières. On demande au nouveau ministre de diligenter une enquête afin de vérifier si ces méfaits, jadis connus de ses policiers, ont recommencé.

L’ordre du jour de la 37ème session de l’Assemblée parlementaire francophone prévue du 5 au 8 juillet à Kinshasa sera axé sur la paix, la démocratie, les élections et le développement. Qui va représenter Djibouti à ce sommet à partir du moment où Aden Robleh Awaleh a été viré de l’UMP ?

La ministre espagnole de la défense est arrivée ce midi à Djibouti en provenance d’Addis Abeba. Accueillie à sa descente d’avion par son homologue Abdoulkader Mohamed Kamil, la ministre a été saluée par la consule honoraire de l’Espagne à Djibouti et le patron de la marine espagnole basée à Djibouti.

La ministre s’est immédiatement rendue aux chevets des soldats espagnols blessés qui ont été rapatrié d’Afghanistan. Certains sont en état de coma avancé. La ministre s’est ensuite rendue sur le porte-aéronef de la marine espagnol où elle a pu discuter avec les hauts gradés espagnols. Toujours flanquée de son homologue djiboutien Kamil qui n’avait pourtant rien à faire dans ces entretiens.

Au lieu de s’occuper de la ministre de la défense espagnole qui est en visite à Djibouti, il ferait mieux de discuter avec l’armée nationale qui gronde à Doumera. On se rappelle que des éléments des forces armées avaient refusé de défiler le 27 juin à Doumera. La caméra de la RTD n’est pas allée les filmer pour ne pas se heurter à la colère de la troupe qui attend l’argent frais d’Ismail Omar.

Tandis que le chef de l’état est en visite privée en France, histoire d’oublier les problèmes du pays qui se multiplient, l’armée gronde et les casernes sont en ébullition. Le ministre de la défense a signé l’ordre de démobilisation d’éléments du SNA – Service National Adapté. Le régime les accuse d’avoir volé les boutiques d’Obock.

Accusations que ces jeunes refusent de reconnaître.

Voilà qui met fin à ce journal du 5 juillet 2011.