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06/01/2016 (Brève 611) VOA, Jean-Loup Schaal, Président de l’ARDHD répond aux questions d’Idriss Fall au micro de VOA

Florent Geel, FIDH, Djibouti, 6/01/2016
Merci de noter que les USA disposent à Djibouti d’une force estimée à 4.000 hommes environ et non de 400 comme annoncé par erreur dans l’interview

Lien avec le site et la possibilité d’écouter l’intervention de Jean-Loup Schaal

08/07/2011 (B611) Radio-Trottoir. Les dernières nouvelles du front. Toujours des prisonniers politiques incarcérés à Djibouti – Les répressions et exactions policières et militaires continuent de plus belle. La population est exaspérée. Cheminots, soignants, dockers subissent des retards de paiement de leurs salaires. On évoque de plus des départs de jeunes vers le maquis ??? (Lectrice)

Je vous donne le nom des détenus politiques et d’opinions qui sont toujours écroués à Gabode :
– Mohamed Hassan Robleh, Incarcéré le 3 mars 2011 et Aden … Awaleh. Ils seraient accusés d’un pseudo ports d’armes. Qui pourrait le croire ???

S’y ajoute Hamoud Elmi Cueidaleh, membre du PND et Abdi Jabhad, incarcérés depuis fort longtemps.

J’ai une pensée spéciale pour Mahdi, qui avait été tué à Gabode (par non-assistance à personne en danger). Il était le cousin de A. Boreh. Son frère a été
incarcéré après la fuite de Boreh, pour un faux motif de participation à un
complot contre l’épouse de notre "Ben Ali" national.

La situation politique à Djibouti se dégrade de jour en jour.

Sur le plan financier le manque de presse favorise les détournements des deniers
publics.

La Garde dite « républicaine », sous les ordres du Kadhafi de Djibouti, est sur ses gardes depuis l’évacuation sanitaire de son Chef vers le Val-de-Grâce à Paris. Ce Colonel a (entre autres ?) à son actif 6 somalis tués à Balbala, une vingtaine d’autres canardés au nord. Jamais cet homme n’a hésité à tirer sur ses concitoyens, agissant aveuglément aux ordres de la police politique du sanguinaire Ismaël Omar Guelleh. Tirer sur des populations civiles, en particulier les civils Afar, lors des massacres successifs au nord ne lui avait jamais posé de problème particulier de conscience … !!!

La récente expédition répressive du FAD qui est encore financée par Obama-Sarko, pour mâter les "rebelles" Afar connaît actuellement un niveau d’intensité jamais atteint dans le passé et pourtant …
personne n’en parle… !

Pour en rajouter, l’épouse de notre Ben Ali a demandé que toutes celles et tous ceus qui n’ont pas voté le 8 avril dernier, payent
lourdement pour, (ce qu’elle doit considérer, déconnectée comme elle l’est de toute réalité) un crime de lèse-majesté..

Il ne reste plus aux Issas et surtout à ceux d’Ali Sabieh, privés du train, d’agir (au prix du sang, s’il le faut) car la prochaine intervention de la SDS à Ali
Sabieh serait programmée pour bientôt.

Il est encore temps aux jeunes Issas et autres Somalis, ainsi qu’aux Yéménites de rejoindre le Frud-armé afin de libérer le pays du Kadhafi Djiboutien qui ne
cesse de tuer nos compatriotes, de rouler carosse avec l’argent des contribuables djiboutiens, européens
américains et nippons essentiellement.

Les travailleurs du port, les dockers et les cheminots subissent des retards dans le paiement de leurs salaires. Les infirmier(e)s de la santé sont mal payé(e)s.

La santé va très mal,

Les résultats du baccalauréat ne semblent pas satisfaire les lycéens. Ceux qui ont échoué ne pourront
pas redoubler car il n’y a plus de places libres dans les lycées qui commencent à être surchargés.

Ceux qui ont réussi le bac devront s’équiper de boîte de Nido comme les élèves du primaire car l’Université de Djibouti n’a plus de crédit pour acheter des chaises et des tables et même des livres pour garnir « la fictive » bibliothèque de l’Université.

Depuis le départ d’Ali Abdi, les télécommunications ont coupé une partie des subventions en faveur de
l’Université de Djibouti. Peut-on espérer que les forces armées étrangères se cotisent, pour venir au secours du mafieux encore au pourvoir par un coup d’état électoral
et éviter une véritable insurrection populaire et un deuxième Mogadiscio.

Dès la rentrée, les manifestations scolaires et universitaires risquent d’être un
peu plus longues qu’en début d’année, mais toujours avec une volonté pacifique comme le « printemps arabe ».

Appel aux mamans !

Je vous en supplie ! Ne jetez plus les boîtes de lait Nido ! Ce sont les plus solides pour asseoir les élèves et les étudiants. Comme notre système éducatif est totalement défaillant et
qu’il ne cesse de s’effondrer, ayons un réflexe citoyen pour offrir des sièges à notre jeunesse, qui faute de cela, se retrouverait le cul par terre.

Sans avenir, de nombreux mineurs n’ont plus d’autre choix que de se prostituer. Les grands
hôtels y sont favorables, car cela ne peut que faire progresser le tourisme sexuel et développer la clientèle à aspirations pédophiles.

Que reste-t-il comme solutions ?

Le choix est simple : prendre le maquis ou bien fuir le pays et se constituer réfugié somali en partant de Bossasso ou de Berbera. Là-bas les passeurs sont moins chers, mais la traversée par boutre est nettement plus risquée.

Chacun s’interroge désormais « La véritable insurrection ainsi que les répressions sanglantes à Djibouti
ville seraient pour bientôt avec en final la fuite du dictateur Ismaël Omar Guelleh.

On en est pas loin, me dit à chaque fois, ma cousine Xasna Cumar Fincent ».

Melle Mariam Runaabur
étudiante en droit
à l’Université de Djibouti.

08/07/2011 (B611) XVIIIème anniversaire de l’arrivée des premiers réfugiés djiboutiens en Ethiopie. (Suspension de l’alerte)

Nous avions été informés de l’envoi d’une convocation qui avait été adressée par le UN HCR à plusieurs familles réfugiées à Addis Abeba. Aux dernières nouvelles, il semble que l’UN HCR ait reporté la réunion, en dernière minute, en disant qu’il avait besoin de se concerter avec l’ARRA au préalable.

Les réfugiés ne sont pas rassurés pour autant et la crainte d’être contraints à rejoindre des camps, continue à hanter tous les esprits.

C’est un sujet majeur d’inquiétude pour toutes ces familles et nous espérons que l’UN HCR pourra leur donner rapidement des informations précises sur les possibilités de réinstallation dans un autre pays d’accueil et des garanties qu’ils puissent continuer à vivre à Addis Abeba et à bénéficier pour celles qui sont reconnues, de la couverture médicale et des maigres allocations.

08/07/2011 (B611) XVIIIème anniversaire de l’arrivée des premiers réfugiés djiboutiens en Ethiopie. 09 Juillet 1993 -09 juillet 2011= 18 ans .

18 ans c’est l’âge de l’exil des réfugiés Djibouti sur le sol d’Éthiopie .En juillet 93, les hordes de pseudo-gouvernement Djiboutien, financées par la France et composées de mercenaires qui fuyaient la famine en Éthiopie et en Somalie, ont lancé une grande offensive à l’encontre de la population Afar du nord et du sud-ouest de la république de Djibouti. Le bilan a été terrible : génocides, viols, destructions de cheptel. Les régions nord et sud ont été rasées et anéanties sur tous les plans : économie, santé, enseignement, ….

Pour fuir les atrocités commises sous les ordres de la dictature djiboutienne, des milliers de personnes, hommes, femmes, vieillards, enfants, ont pris la route de l’exil vers l’Éthiopie et vers l’Érythrée (voir leur récit sur www.ardhd.org).

Après 18 ans, seules 20 familles ont obtenu le statut de réfugiés !

Quelques familles ont eu la chance d’être réinstallées en Europe, aux États -unis et en Nouvelle Zélande.

Depuis l’arrivée en France de 4 familles, les réfugiés djiboutiens d’Addis avaient enfin espérer trouver enfin une solution durable à leur calvaire.

Malheureusement d’après nos informations, une nouvelle menace se profile à l’horizon et dans les coulisses de l’ARRA (Agence Éthiopienne charge des Affaires des réfugiés) : celle d’être envoyés dans des camps non djiboutiens mais érythréens ou somaliens.

Récemment, 17 familles ont été convoquées au siège du UN HCR pour le 7 juillet. A la dernière minute la réunion a été reportée à une date ultérieure. Les réfugiés ont appris par la bouche d’un fonctionnaire du UN HCR que son agence allait conduire des discussions avec l’ARRA et que par la suite, ils seraient de nouveau convoqués.

Ces familles sont victimes d’une tension psychologique permanente et inacceptable, que certains endurent depuis 18 années. Il y a quelques années, on le menaçait de les reconduire à Djibouti … Aujourd’hui ils sont toujours menacés, mais d’aller dans des camps où ils seront en danger de mort, parce que ces camps ont été créés pour d’autres nationalités.

Il serait insoutenable de constater qu’une organisation internationale, dépendant de l’ONU, se livre à de tels harcèlements, sur des populations qu’elle devrait au contraire protéger, selon ses statuts et sa charte.

Nous espérons que le UN HCR empêchera cela.

Le président de l’ARDHD, qui a été mandaté par les réfugiés pour les représenter dans le monde, a pris contact avec le UN HCR. On lui a confirmé que la police éthiopienne tolérait leur présence a Addis Abeba et on l’a assuré que les dossiers de réinstallation seraient instruits selon les critères de l’organisation.

Nous exhortons le UN-HCR et l’ARRA d’étudier les dossiers des réfugiés avec la bienveillance et la neutralité que l’on est en droit d’attendre de cette organisation et qu’ils soient soumis à des pays d’accueil afin de leur trouver des solutions pérennes pour qu’ils puissent se reconstruire.

18 ans d’exil précaire !

N’ont-ils pas prouvé leur patience durant ces 18 longues années où ils ont tout subi, en passant par l’humiliation et les emprisonnements arbitraires et la difficile survie dans Addis Abeba. N’ont-ils pas le droit enfin à la reconnaissance internationale ?

En attendant, nous souhaitons un bon anniversaire à tous les réfugiés Djiboutiens, bénéficiaires du statut et à tous ceux qui (sur)vivent dans la région 2 Afar et qui n’ont toujours pas de reconnaissance internationale de leur situation de réfugiés.

Omar Gabasse
Co-représentant des réfugiés Djiboutiens en Europe
.

08/07/2011 (B611) Quand le chat n’est pas là, les souris danseraient-elles sans retenue ???

Selon des informations provenant d’une source généralement très fiable, mais que nous n’avons pas encore pu recouper, Dileita, en l’absence de son patron, retenu à Paris pour différentes affaires (?), aurait remis en selle l’ancien trésorier en chef Hassan Moumin.

Cheiko, l’actuel tenant du titre, aurait été muté à d’autres fonctions.

Le premier ministre peut-il faire ce qu’il veut ??

Chacun se demande quelle faute aurait pu avoir commis ce Cheiko pour justifier une telle mesure ?

07/07/11 (B611) Le journal de la Flibuste. Un tanker en feu dans le Golfe d’Aden, après avoir essuyé des tirs de roquette de pirates

_______________________ 1 – Mer et Marine

En feu, le Brillante Virtuoso, un pétrolier de 144.000 tonnes de port en lourd, a été abandonné par son équipage hier, dans le golfe d’Aden.

Au petit matin, les marins de ce navire immatriculé au Libéria avaient envoyé un appel de détresse, expliquant qu’ils pensaient faire l’objet d’une tentative d’abordage de pirates. Venant de Suez, le Brillante Virtuoso naviguait alors vers l’Est et se trouvait à une vingtaine de milles au Sud-Ouest du port yéménite d’Aden. Peu après l’attaque présumée, le pétrolier reportait un feu sur l’arrière et, l’incendie étant selon les marins hors de contrôle, la décision a été prise d’abandonner le navire.

Répondant à l’appel de détresse, le croiseur américain USS Philippine Sea a rejoint la zone. N’observant pas de pirates dans les environs, le bâtiment a concentré son action sur le sauvetage de l’équipage, qui a pris place dans un radeau de survie. Au moins un des marins a été récupéré à l’eau par un semi-rigide du croiseur américain.

L’embarcation de survie a ensuite été éloignée du tanker pour se mettre à distance de sécurité et rejoindre l’USS Philippine Sea, resté à l’écart. Un comptage réalisé en lien avec l’exploitant du navire, la compagnie grecque Central Mare, a permis de s’assurer que les 26 marins philippins présents sur le Brillante Virtuoso étaient bien là, sains et saufs.

D’après l’armateur, l’incendie a été déclenché par un tir de roquette (arme fréquemment utilisée par les pirates) ayant touché les locaux vie du navire.

Long de 294 mètres, le Brilliante Virtuoso, construit en 1992, acheminait vers la Chine une cargaison de pétrole chargée en Ukraine. En plus des moyens américains, deux remorqueurs, vraisemblablement partis d’Aden, ont été dépêchés sur zone pour combattre le sinistre et sauver le tanker.

07/07/11 (B610) Vers la fermeture de la base française de Djibouti ??? Au Tchad, l’opération Épervier en question (La Croix)

Le Quai d’Orsay a tempéré mercerdi 6 juillet l’annonce par Alain Juppé de la fin du dispositif Épervier au Tchad.

Une volonté qui traduit la volonté de la France de repenser sa présence militaire en Afrique.

QU’A DIT ALAIN JUPPÉ ?

« Nous sommes en train de discuter avec le Tchad d’un nouvel accord de coopération. Nous avons un dispositif là-bas, Épervier, avec plus d’un millier d’hommes, dont la présence ne se justifie pas, que nous avons à rapatrier », a déclaré mardi 5 juillet le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, devant la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.

Une annonce qui s’entend comme une réponse à la déclaration du président tchadien Idriss Deby qui, en août 2010, avait remis en cause Épervier. « Nous nous acheminons vers une révision de l’accord de siège entre Épervier et le Tchad », avait-il déclaré avant de reprocher à la France de ne rien payer pour sa présence militaire.

QUELLE EST LA MISSION D’ÉPERVIER ?

Le dispositif a été mis en place en 1986, à la demande du président Hissène Habré, pour s’opposer militairement à l’avancée des forces libyennes dans le nord du Tchad. Les militaires français sont présents dans deux bases : N’Djamena et Abéché.

« Depuis la normalisation des relations entre le Tchad et la Libye en 1994, l’utilité stratégique d’Épervier est nulle. D’autant que la situation du Tchad est stable, depuis la fin du conflit avec le Soudan par rébellions interposées », juge Roland Marchal, du Centres d’études et de recherches internationales (Ceri).

Selon lui, Épervier offrait surtout « à la France la possibilité d’avoir un terrain d’entraînement pour ses pilotes dans un espace aérien faisant le double du sien ».

L’ARMÉE FRANÇAISE EST-ELLE EN TRAIN DE SE REDÉPLOYER EN AFRIQUE ?

Le Quai d’Orsay a précisé, mercredi 6 juillet, que s’agissant du retrait d’Épervier, il n’y avait « pas de décision » mais plutôt une « réflexion en cours ». Mais l’annonce d’Alain Juppé s’inscrit dans la refonte de la présence militaire française en Afrique, annoncée par Nicolas Sarkozy en 2008 et qui s’appuie sur la renégociation des accords de défense liant Paris à ses anciennes colonies.

En Afrique, depuis le départ annoncé en avril 2010 des troupes françaises stationnées au Sénégal, la France est, outre le Tchad, toujours présente militairement à Djibouti, au Gabon et en Côte d’Ivoire.

Pour Roland Marchal, « la fermeture de Djibouti sera sans doute la prochaine étape de ce redéploiement : la présence de la communauté française est faible et l’ouverture en 2009 de la base d’Abou Dhabi la rend même nécessaire ».

Quant à la force Licorne en Côte d’Ivoire, ses effectifs -1.700 soldats au plus fort de la crise postélectorale en avril 2011 – seront réduits à « 300-400 hommes d’ici à la fin de l’année », a précisé mardi Alain Juppé.

LAURENT LARCHER

06/07/11 (B611) Chronique du Sergent Ariko. Morne anniversaire, le 17 juin. (Suite de l’article)

Après le défilé et les commémorations au monument aux morts, le président dictateur s’est rendu au palais présidentiel pour constater de ses propres yeux le nombre des Djiboutiens qui le soutiennent encore. Ses conseillers avaient vite distribué le soir même, dans les Majliss de Djibouti, la fameuse carte d’invitation ornée de l’emblème de la nation.

En dépit de ces efforts peu de monde s’est déplacé pour la Garden Party de la présidence. Les gens se sont rassemblés par petit groupe devant le portail de la présidence voir photo. A droite pour les femmes et à gauche pour les hommes. Les lieux étaient sévèrement protégés par la garde républicaine. Après être passé sous le portique des détecteurs de métaux (probablement prêté et installé par les FFDJ), car la confiance ne règne pas, les gens se sont rendus sous l’immense chapiteau qui abritait la réception.

C’est un cadeau du frère Guide Mouammar Kadafi, qui a demandé à IOG de quitter le vieux palais blanc construit par les français au temps de la colonisation.

Une idée qui avait été bien accueillie par IOG, ami et dictateur comme lui. Les sociétés Alstadi et Gomez avaient emporté l’essentiel du contrat. Ces deux sociétés sont celles qui ont construit le pont d’Ambouli en 1993. Il avait été inaugurer après le défilé militaire du 27 juin en 1993 par l’ancien président Hassan Gouled en compagnie de l’ancien ministre des travaux publics sous l’ère Gouled Aptidon : l’Obockois Ibrahim Idriss Jibril.

Après que les gens se soient rassasiés de petits gâteaux, de Coca Cola et d’Orangina offert gratuitement à la présidence par l’éthiopien commerçant Bihadi Modi, le petit président est arrivé au palais sous les you-you de ses adorateurs (trices, vraiment pas très nombreux). Arrivé sous le premier chapiteau blanc le dictateur a vite compris que l’heure était grave. Peu de monde.

Vexé, IOG a salué les quelques présents que le protocole avait contraint à se ranger en file comme des soldats. IOG a rejeté la faute sur son chef du protocole Djama. Djama a été nommé ambassadeur mais on ne sait pas dans quel pays.

A Djibouti, les observateurs n’ont pas compris les raisons pour lesquelles, le chef du régime se séparait de son chef du protocole. Va-t-il suivre le même chemin que son prédécesseur Mohamed Ali Chakir.

A force de la chercher, la vérité est apparue. Il y a eu au palais de la présidence un accrochage entre la fille ainée d’IOG, Aibado et Djama au sujet d’une affaire qui avait fait grand bruit dans les medias extérieurs de Djibouti. Du moment que les medias intérieurs sont sous les ordres de la présidence, il revient à l’ARDHD de diffuser la voix des sans voix.

En fait les querelles entre Aibado et Djama n’en finissaient pas. Le ton a monté et on en est arrivé à des menaces a peines voilées proférées par le chef du protocole Djama Elmi Darar. Il avait menacé de démissionner si la fille ainée d’OG continuait à lui donner du fils à retordre.

La tigresse de la république et son mari ont contemplé la bataille féroce qui se déroulait au palais sans ne jamais interférer. Normal puisque ce sont eux qui tirent les ficelles. Djama Elmi (issu de la tribu de DAF -Fourlaba) n’inspirait plus confiance au couple royal.

Djama n’ignorait pas, que lassé d’un combat perdu d’avance, son prédécesseur Mohamed Ali Chakir avait été contraint de faire valoir ses droits à la retraite en 2004. Pourtant, Djama n’est pas un homme à se laisser marcher sur les pieds sans réagir. Marié à une française, Djama ne s’est jamais laissé dicter sa route.

Il a envoyé promener la fille d’IOG et il a demandé maintes fois au père d’intervenir pour qu’elle cesse de l’importuner.

Le papa a préféré laisser pourrir la situation. Au final, Djama a confirmé qu’il n’accepterait pas les ordres de la fille et il a demandé à être muté ailleurs qu’à la présidence. Mais il sait trop de choses pour avoir été chef du protocole d’état de 2004 à aujourd’hui .

On le voit sur cette photo aux côtés du dictateur.

Il aurait revendu dernièrement sa maison d’Haramous à un homme d’affaire djiboutien pour la coquette somme de 80 millions de Fdj. C’est dire les sommes que ce jeune chef du protocole a du ramasser pour pouvoir se construire une telle maison.

Après le départ du dinosaure de Djibouti, l’état-major des forces armées djiboutiennes a multiplié les convocations des hauts gradés des forces françaises, pour les décorer avec les médailles qui trainent dans les bureaux du cabinet militaire de la Présidence.

Cela a concerné en particulier certains officiers qui aident l’académie militaire d’Arta, le centre commando d’Arta plage, la gendarmerie, la police, l’école militaire du président Gouled a Holl Holl, le centre d’entrainement de Cheik Moussa Agui au Pk 23, l’état-major des forces armées djiboutiennes , le cita, les conseillers de certains chefs de corps etc. Tous été décorés comme aussi leurs homologues marocains.

Ces décorations n’ont pas fini d’étonner l’homme de la rue à Djibouti. Pourquoi décore-t-on maintenant tous ces officiers étrangers ?

Serait-ce pour compenser les frais médicaux du Président dictateur qui est malade ?

Serait-ce que l’état français, qui a des choses à cacher, comme l’état voyou de Djibouti, ne ressorte pas le fameux dossier de l’assassinat du juge Borrel ?

IOG sait que tôt ou tard la France lui fera payer ses retournements d’alliance. Médailles attribuées au FFDJ, pour garantir les soins en France ???

Ou pour qu’IOG ne poursuive pas l’état français pour la tentative d’assassinat sur sa personne en 1994 après les accords d’Abba où Ougoureh Kifleh s’est fait acheter par le RPP afin de discréditer le FRUD conduit par le véritable père de la nation, le regretté El Hadji Ahmed Dini Ahmed.

On apprend que le ministre français des affaires étrangères, Alain Juppé, a signé la fin de l’opération épervier au Tchad. 900 militaires français engagés au Tchad devraient regagner leur base à Djibouti.

Mais Paris estime que les contreparties financières qui lui sont facturées pour l’utilisation des infrastructures djiboutiennes, sont trop élevées. C’est pourquoi Sarkozy a demandé à ses militaires de se repositionner sur d’autres bases. Cela est écrit noir sur blanc sur le livre blanc de la défense réalisé à la demande du président français. IOG sait que l’heure est grave. Finis les yeux doux de Paris à son encontre.

Pour la suite, qui vivra, verra !

Sergent Chef Ariko
Londres.