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08/01/2016 (Brève 614) ALERTE ROUGE – FIDH : Appel urgent de l’Observatoire de Protection des Defenseurs des Droits de l’Homme pour la libération de M. Omar Ali Ewado et la fin des harcèlements à son encontre (Structure créée par la FIDH et l’OMCT)

lien avec l’article original et l’appel : https://www.fidh.org/fr/themes/defenseurs-des-droits-humains/djibouti-detention-et-harcelement-judiciaire-de-m-omar-ali-ewado

FIDHDJI 001 / 0116 / OBS 004
Détention arbitraire /
Harcèlement judiciaire
Djibouti
8 janvier 2016

L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), vous prie d’intervenir de toute urgence sur la situation suivante à Djibouti.

Description de la situation :

L’Observatoire a été informé de sources fiables de la détention et du harcèlement judiciaire de M. Omar Ali Ewado, membre fondateur de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH).

Selon les informations reçues, le 3 janvier 2016, M. Omar Ali Ewado a comparu devant la chambre correctionnelle du Tribunal de première instance de Djibouti. Il est poursuivi pour « diffamation publique » (article 425 du Code pénal) et « tentative d’entrave à l’exercice de la justice » (article 420 du Code pénal) par le Procureur de la République de Djibouti M. Maki Omar Abdoulkader, pour avoir publié une liste de victimes et de disparus lors d’un massacre perpétré par les forces de l’ordre le 21 décembre 2015 à Balbala.

La chambre correctionnelle a renvoyé l’affaire au dimanche 10 janvier 2016.

M. Omar Ali Ewado a été arrêté le 29 décembre 2015 en début d’après-midi près de l’hôpital militaire français Bouffard, où il était venu rencontrer un jeune député de l’opposition hospitalisé. Peu après son arrestation, M. Ewado a été embarqué à bord d’un véhicule de la Gendarmerie nationale et conduit à la Section de recherche et de documentation (SRD) de la Gendarmerie.

Le 30 décembre au matin, M. Ewado a été conduit par des gendarmes armés à son domicile, où se situe également son bureau, dans le cadre d’une perquisition. Des documents et l’unité centrale de l’ordinateur de M. Ewado ont été saisis.

Le 31 décembre, il a finalement été placé sous mandat de dépôt à la prison centrale de Gabode. Au 4 janvier 2016, sa famille n’aurait toujours pas été autorisée à lui rendre visite.

L’Observatoire exprime sa plus vive préoccupation quant à la détention arbitraire de M. Omar Ali Ewado, en ce qu’elle ne semble viser qu’à sanctionner ses activités de défense des droits de l’Homme. L’Observatoire appelle les autorités djiboutiennes à libérer M. Omar Ali Ewado de manière immédiate et inconditionnelle, et à mettre un terme à toute forme de harcèlement à son encontre.


Actions requises :
L’Observatoire vous prie d’intervenir auprès des autorités de Djibouti et de leur demander de :

  1. Garantir en toutes circonstances l’intégrité physique et psychologique de M. Omar Ali Ewado, ainsi que de tous les défenseurs des droits de l’Homme djiboutiens ;
  2. Libérer M. Omar Ali Ewado de manière immédiate et inconditionnelle en ce que sa détention ne semble viser qu’à sanctionner ses activités de défense des droits de l’Homme ;
  3. Mettre un terme à toute forme de harcèlement, y compris au niveau judiciaire, à l’encontre de M. Omar Ali Ewado, ainsi qu’à celle de tous les défenseurs des droits de l’Homme à Djibouti, afin qu’ils puissent mener leurs activités de défense des droits de l’Homme librement et sans entrave ;
  4. Se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1998, et plus particulièrement à :
    • son article 1 qui dispose que “chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, de promouvoir la protection et la réalisation des droits de l’Homme et des libertés fondamentales aux niveaux national et international” ;
    • son article 6(b), qui dispose que “chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres de publier, communiquer à autrui ou diffuser librement des idées, informations et connaissances su tous les droits de l’Homme et toutes les libertés fondamentales” ;

· Son Excellence Ismail Omar Guelleh, Président de la République, Palais Présidentiel, BP 6, Djibouti Ville, République de Djibouti. Tel / Fax : 00 253 21 35 50 49 / 00 253 21 35 02 01.
· Monsieur Ali Farah Assoweh, Ministre de la Justice, des affaires pénitentiaires et musulmanes, chargé des droits de l’Homme, BP 12, Djibouti Ville, République de Djibouti. Tel / Fax : 00 253 21 35 54 20
· M. Maki Omar Abdoulkader, Procureur de la République, Tel / Fax : 00 253 21 35 69 90,
· S.E. Mohamed Siad Doualeh, Ambassadeur, Mission permanente de Djibouti auprès de l’Office des Nations unies à Genève, 19 chemin Louis Dunant, 1202 Genève, Suisse, Tel : +41 22 749 10 90, Fax : + 41 22 749 10 91, Email : mission.djibouti@djibouti.ch
· Mr. Omar Abdi Said, Ambassadeur de Djibouti auprès des Pays du Benelux et de l’Union Européenne, 204 avenue F.D. Roosevelt, 1050 Bruxelles, Belgique, Tel : +32 2 347 69 67, Fax : + 32 2 347 69 63 ; Email : ambdjib@yahoo.be

Prière d’écrire également aux représentations diplomatiques de Djibouti dans vos pays respectifs.

Genève-Paris, le 8 janvier 2016

Merci de bien vouloir informer l’Observatoire de toutes actions entreprises en indiquant le code de cet appel.

L’Observatoire, programme de la FIDH et de l’OMCT, a vocation à protéger les défenseurs des droits de l’Homme victimes de violations et à leur apporter une aide aussi concrète que possible.

Pour contacter l’Observatoire, appeler La Ligne d’Urgence :
· E-mail : Appeals@fidh-omct.org
· Tel et fax OMCT : + 41 22 809 49 39 / 41 22 809 49 29
· Tel et fax FIDH : 33 1 43 55 25 18 / 33 1 43 55 18 80

29/07/2011 (B614) A lire sur LOI cette semaine …

______________________________ 1 – Djibouti

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1314 – 30/07/2011
Le clan présidentiel a bien les rênes en mains
L’entame du troisième mandat présidentiel d’Ismaïl Omar Guelleh (IOG) montre déjà que l’heure n’est pas vraiment au changement. Certes, IOG s’est séparé de plusieurs ministres qui lui déplaisaient et a rajeuni son gouvernement, mais lui et son épouse conservent toujours la haute main sur les décisions importantes. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1314 – 30/07/2011
Un malaise social taraude l’armée
Selon des sources concordantes, entre une douzaine et une vingtaine de soldats djiboutiens ont déserté ces dernières semaines dans le nord du pays. (…)

______________________________ 2 – Ethiopie

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1314 – 30/07/2011
Addis-Abeba
Le président de l’Oromo National Congress (ONC, un parti d’opposition légal), Tesfaye Tolosa, vient d’entrer dans la clandestinité à Addis-Abeba. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1314 – 30/07/2011
Nouvelle réunion sur la sécurité

Après la réunion entre officiels du Somaliland et d’ Ethiopie qui s’est tenue le 27 juin à Dire Dawa (LOI nº1312 ), une seconde rencontre sur la sécurité était prévue, cette semaine, à Jijiga, capitale du Somali Regional State (Sud-Est de l’ Ethiopie ). (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1314 – 30/07/2011
Defence Construction & Engineering Co.
Société dépendant du ministère éthiopien de la défense, mais en pleine restructuration (LOI nº1311 ), Defence Construction & Engineering Co. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1314 – 30/07/2011
Ezana Mining Development
? La filiale minière de l’Endowment Fund for the Rehabilitation of Tigray (EFFORT), groupe de sociétés liées au Tigray People’s Liberation Front (TPLF, noyau dur de la coalition gouvernementale éthiopienne), devrait prochainement faire une annonce encourageante. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1314 – 30/07/2011
Accor n’est pas près de s’installer à Addis
Suite au décès de son président Nasser Al-Kharafi en avril 2011, le Kharafi Group koweïtien a connu quelques difficultés financières qui risquent fort de lui faire abandonner ses deux projets hôteliers en Ethiopie . (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1314 – 30/07/2011
Tewodros Ashenafi a raté son coup
Il n’y a pas eu photo. L’analyse des offres des quatre sociétés short-listées pour reprendre les huit blocs gaziers de Petronas dans l’Ogaden était trop à l’avantage de la PetroTrans Co. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1314 – 30/07/2011
Legesse Alemu
Le ministre éthiopien de la justice, Berhanu Hailu, a récemment perdu en route un de ses accompagnateurs lors d’un voyage aux Etats-Unis pour participer à une conférence. (…).

___________________________ 3 – Erythrée

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1314 – 30/07/2011

L’ami italien d’Issayas Afeworki sous les verrous
L’homme d’affaires italien Pier Gianni Prosperini a de nouveau été emprisonné le 21 juillet dans son pays pour corruption et fausses factures. (…).

___________________________ 4 – Somaliland

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1314 – 30/07/2011
Hargeisa
Le président Ahmed Mohamed Mahamoud, dit Silanyo, a ordonné le 23 juillet à l’Auditor General Mohamoud Abdi Ibrahim de cesser ses initiatives visant à relever certains maires de leur poste. (…).

29/07/2011 (B614) Afar Alliance Action : deux articles en Anglais à propos du Ramadan et de la sécheresse. (Info lecteur)

_______ Ramadan Kareem, Happy Ramadan

There are three days left of Ramadan. Ramadan is the ninth month of the Islamic calendar lasting 29 to 30 days and it is the month of fasting for Islamic countries

Muslims do not eat or drink during this holy day. These practices teach patience; humility and spirituality. Muslims fast for the sake of God and offer more prayers at this time.

Now Afar Action Alliance wishes all Afar a very happy; prosperous and peaceful Ramadan. We offer prayers to all our brothers and sisters back home who are going through so much. They face drought; famine, the volcano. We wish them the very best.

________
The Realities of Hunger and Drought in East Africa

As we know there is rampant famine in Ethiopia; Eritrea and Somalia. Hundreds have died from starvation in a few weeks. Our hearts go out to our families; brothers and sisters there in the Horn of Africa especially Somalia as they have not had a functional government in decades and they are terrorized by the group Al Shabab.

Although we have heard reporting on the drought and famine there from sources such as the BBC etc the Eritrean government refuses to admit that the territory is starving. What is strange when examined is that on July 6th 2011 after the earthquake the IRIN (Humanitarian news agency) said

“Thousands of Ethiopians in Afar State are facing critical food, water and health gaps almost a month after [the eruption]”. Eleven days later the APDA (Afar Pastoralist Development Association) reported on the crisis there outlining the effects of drought famine political instability compounded by the volcano’s destruction.

The Eritrean President just told the press categorically that there is no crisis. If this is the case we ask where did all the thousands of people that evacuated Nabro go?

Today no one seems to be willing to speak publicly about the situation in the Horn. Have all these refugees now been covered up by those in power there?

We must remind all to remain vigilant in times of strife as those who are at risk and without a voice wind up at best taken advantage of and at worse simply gone forever. There will always be those without power and representation; those caught between conflicting rulers. We call upon the world to come to the aide of those worst afflicted by the myriad of disasters ravaging East Africa.

Afar action alliance

29/07/2011 (B614) Ordre prestigieux des Brosses à Reluire (OBR) : réunion disciplinaire extraordinaire pour juger du cas de Yacin Elmi Bouh.

Sur convocation du Président Dileita, les membres du comité directeur de l’Ordre des Brosses à Reluire se sont réunis hier pour statuer sur le cas disciplinaire de Yacin Elmi Bouh, co vice-président de l’ordre avec Ali Guelleh.

Le Président Dileita a rappelé les statuts et les règles de l’Ordre. Il a martelé ses mots : « Les Chevaliers, membres de l’Ordre, n’ont pas le droit de mentir, sauf pour glorifier l’être unique : Ismaël Omar Guelleh et pour masquer toutes ses décisions et actes inavouables. Sauf dans ce cas, l’honneur des Chevaliers est fondé sur le respect absolu de la vérité et la transparence sans faille », a-t-il précisé

Aujourd’hui nous avons à statuer du cas de Yacin Elmi Bouh, qui a été pris en flagrant délit de mensonge. Le problème qui est posé à la noble assemblée est de savoir s’il a menti pour glorifier son excellentissime excellence IOG ou s’il a menti pour servir des intérêts personnels ? La question devra être débattue et une décision sera mise aux voix, a-t-il conclu.
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Pour l’accusation, c’est Djama Haid qui a pris la parole en déclarant que Yacin Elmi Bouh avait agi pour son propre compte et que son mensonge éhonté jetait le discrédit non seulement sur la noble assemblée, mais aussi sur IOG et plus grave encore sur la Reine Paulette de Pacotille, ce qui était insupportable. Il a conclu en disant qu’il était tout à fait ridicule de nier les écoutes téléphoniques, vu que tous les états les pratiquent et que cela est admis par la communauté internationale.

Le problème posé aujourd’hui n’étant pas de savoir comment elles sont utilisées ensuite : à des fins sécuritaires ou à des fins de concurrence commerciale déloyale.
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Ali Guelleh
a pris la parole pour défendre son cher collègue, en rappelant que si Yacin Elmi Bouh avait reconnu les écoutes, cela aurait nui incontestablement à l’image du Président à vie. Il ne pouvait donc pas faire autrement.
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Yacin Elmi Bouh est-il coupable ?

Après le dépouillement du scrutin : 65 % des membres avaient voté la culpabilité de Yacin Elmi Bouh.

Paulette ayant été immédiatement informée du résultat de ce vote disciplinaire extraordinaire (le premier depuis que l’Ordre a été fondé) a aussitôt fait passer un message de satisfaction à Dileita, l’encourageant à prendre les sanctions les plus sévères à l’encontre de YEB.

Dileita a proposé que YEB reste membre de l’ordre en sursis mais que lui soient retirées toutes ses fonctions et prérogatives.

Cette fois, c’est à mains levées que tous les membres du comité, qui avaient été informés auparavant de la teneur du message de Paulette, ont approuvé la sanction.

A cet instant, Yacin Elmi Bouh n’était plus vice-président de l’Ordre prestigieux, lâché par ses pairs …

Le comité directeur à été réorganisé de la façon suivante : Dileita Président, Ali Guelleh et Djama Haid, vice-présidents.

_________________________ Note de l’ARDHD

La chute ? Nul doute que Yacin Elmi Bouh qui avait déjà perdu beaucoup d’influence en perdant son fauteuil de ministre, perd aujourd’hui partiellement son autorité et son prestige.

On retiendra qu’il faut mentir en royaume de Pacotilles mais qu’il ne faut pas le faire n’importe comment, car la Paulette surveille tout …

29/07/2011 (B614) Deutsche Welle / Arbre à Palabre, l’émission animée par Frejus Quenum. Cette semaine : Les causes profondes de la sécheresse dans la corne de l’Afrique. A écouter ou a télécharger (25 minutes).

Lien avec l’enregistrement sur le site Deutsche-Welle

Les causes profondes de la sécheresse dans la corne de l’Afrique

Les invités de l’émission "arbre à palabre" sont unanimes sur un point: la sécheresse dans l’est de l’Afrique est surtout liée aux mauvaises politiques agricoles et à l’absence de stabilité politique dans la région.

Reçus par Fréjus Quenum, trois experts ont discuté des principaux aspects du sujet à travers le prisme du changement climatique, des relations internationales et des droits de l’homme. Ces invités sont: René Ngongo Conseiller politique forêt auprès de l’Ong Greenpeace International, Joseph Vincent Ntuda Ebode Directeur du centre de recherches et d’études politiques et stratégiques à l’Université Yaounde 2 du Cameroun et Jean-Loup Schaal responsable de l’Association pour le respect des droits de l’homme à Djibouti.

_______________________ Arbre à palabre du 29/07/11

1- Ecouter en WMA


2 – Télécharger en MP3

Lien de téléchargement

 


28/07/2011 (B614) Lettre ouverte de Jean-Paul Noël Abdi à la communauté djiboutienne du Canada et de remerciements aux organisateurs de son voyage et aux participants qui ont assisté à ses interventions.

LETTRE OUVERTE DU 27 JUILLET 2011

A NOS FRERES ET SŒURS DE DJIBOUTI A MOGASISCIO,
D’ADDIS ABEBA A ASMARA. DE SANAA A NAIROBI
ET A NOS AMIS D’OTTAWA ET DU MONDE ENTIER.

Le 25 juillet 2011, j’ai quitté et décollé d’Ottawa la capitale des résistants Djiboutiens contre l’Equipe dictatoriale du sanguinaire et son équipe des mafieux transrégionaux, encore au pouvoir dans notre pays la République de Djibouti.

J’ai quitté et décollé d’Ottawa avec la pluie et le vent en poupe, dans un gros avion de la Transat.

Vraiment je suis encore heureux, car à mon départ le 19 juillet de la France j’avais été accompagné par mon fils sous un pluie battante.

Cette brève lettre se résume en un seul mot, en un seul slogan :

Merci à vous tous pour votre chaleureux accueil, merci pour toutes vos visites et pour tous vos conseils. Ce merci du plus profond de mon cœur s’adresse directement à tous nos résidents Djiboutiens, à vous tous les résidents somalis du port de Zeila à Kismayo, à tous les résidents d’Ogaden ou plus exactement de la Somalie occidentale, à tous les résidents Afar et Oromo encore sous colonisation Ethiopienne, car vous mes chers compatriotes, vous avez, durant mon séjour à Ottawa, éclairé ma chandelle et à mon âge c’est vraiment important, c’est formidable.

Merci à tous nos amis Canadiens toujours et toujours à nos côtés afin de nos débarrasser de ce régime atroce, régime mafieux toujours imposé par les Forces étrangères pré-positionnées.

Avec le Comité Djiboutien d’Ottawa notre rapport final sera publié avant mon départ à Djibouti en pleine période du mois Béni du Ramadan

NOEL ABDI Jean-Paul.

28/07/2011 (B614) OMCT / Appel urgent. Djibouti: Libération de MM. Ibrahim Borré Ali et Mandaytou Ali Daoud_Nouvelles allégations de mauvais traitements et absence de soins médicaux

DJI 200710.5 – Suivi du cas DJI 200710, DJI 200710.1, DJI 200710.2, DJI 200710.3 et DJI 210710.4

Libération/ Absence de soins médicaux/ Allégations de torture et autres mauvais traitements/ Crainte pour l’intégrité physique et psychologique

Le Secrétariat International de l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT) a reçu de nouvelles informations sur la situation suivante et sollicite votre intervention à Djibouti.

Nouvelles informations

Le Secrétariat International de l’OMCT a été informé par une source fiable et Antenna International, une organisation membre du réseau SOS-Torture de l’OMCT, de la libération de M. Ibrahim Borré Ali, un berger arrêté en janvier 2011, et de M. Mandaytou Ali Daoud, arrêté en mars 2011. L’OMCT a également été informée de nouvelles allégations de mauvais traitements.

Selon les informations reçues, M. Ibrahim Borré Ali a été libéré, le 13 juin 2011, alors qu’il se trouvait encore à l’hôpital de Paul Faure. Une plainte avait été déposée par un membre de sa famille auprès du Procureur Général de la République du Djibouti, le 7 mai 2011, dénonçant sa détention illégale et les mauvais traitements subis. M. Ibrahim Borré Ali avait été arrêté en janvier 2011 près de Moussa Ali (Alaylu) et transféré dans des camps militaires situés au nord du pays (Margoïta, Doumeira et Waddi), où il y aurait subi pendant plusieurs jours des actes de torture et de mauvais traitements. Il avait été ensuite transféré à l’hôpital de Paul Faure où il était détenu, menotté à son lit.

Selon les mêmes informations reçues, M.Mandaytou Ali Daoud,âgé entre 38 et 40 ans et originaire d’Adaïlou (dans le district de Tadjourah, dans le Nord de Djibouti), qui était détenu dans les locaux de la Gendarmerie (SRD), a également été libéré en juin 2011. M. Mandaytou Ali Daoud avait été arrêté en mars 2011, à Randa, avant de transiter par un camp militaire dans le Nord du pays pendant quatre jours. Il y aurait été torturé par des membres du Service de Documentation et de Sécurité (SDS).

L’OMCT a également été informée de l’arrestation de M. Ahmed Aïdahis, âgé entre 40 et 45 ans et ancien combattant du Front pour la Restauration de l’Unité et la Démocratie (FRUD), en janvier 2011 dans le Nord de Djibouti. Il serait actuellement détenu à la prison de « Gabode », sans accès à un avocat, ni à des soins médicaux alors qu’il souffrirait de blessures aux jambes, genoux et bras causées par des actes de torture et de mauvais traitements infligés par des gendarmes du SRD.

Selon les mêmes informations reçues, trois bergers, parmi eux les frères Youssouf Ali Houmad et Kamil Ali Houmad,qui ont été arrêtés, le 25 mai 2011, dans la région de Dalha, district de Tadjourah, par des membres de la SRD suite à des ratissages militaires pendant qu’ils gardaient du bétail, puis libérés le 25 juin 2011, ont également subi des mauvais traitements lors d’interrogatoires à la gendarmerie du SRD.

Enfin, l’OMCT rappelle que M. Mohamed Ahmed dit Jabba, un militant du Front pour la Restauration de l’Unité et la Démocratie (FRUD), qui a été arrêté le 1er mai 2010 puis torturé, est toujours détenu à la prison de « Gabode ». Il n’aurait toujours pas eu accès à un avocat et aux soins médicaux adéquats malgré ses multiples demandes et un état de santé préoccupant.

Le Secrétariat International de l’OMCT salue la libération de MM. Ibrahim Borré Ali et Mandaytou Ali Daoud mais exprime sa plus vive inquiétude quant aux nouvelles allégations de mauvais traitements et le refus d’accorder des soins médicaux à M. Ahmed Aïdahis et M. Mohamed Ahmed dit Jabba. L’OMCT demande aux autorités compétentes de Djibouti le transfert immédiat de MM. Mohamed Ahmed dit Jabba et Ahmed Aïdahis dans un établissement médical adéquat afin qu’ils y reçoivent des soins appropriés, ainsi que de garantir, en toutes circonstances, leur intégrité physique et psychologique conformément au droit international et régional pertinent, et notamment aux dispositions de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples.

L’OMCT demande également aux autorités compétentes à ce qu’une enquête immédiate, efficace, exhaustive, indépendante et impartiale soit menée sur les allégations de torture et de mauvais traitements documentées, et ce afin d’identifier les responsables, de les traduire devant un tribunal civil indépendant, compétent et impartial et d’appliquer les sanctions pénales, civiles et/ou administratives prévues par la loi. Les conclusions de cette enquête doivent être rendues publiques.

Actions requises

Merci d’écrire aux autorités de Djibouti, afin de leur demander de:

i. Garantir, en toutes circonstances, l’intégrité physique et psychologique des MM. Mohamed Ahmed dit Jabba et Ahmed Aïdahis;

ii. Garantir à MM. Mohamed Ahmed dit Jabba et Ahmed Aïdahis l’accès immédiat et inconditionnel à leur avocat et aux membres de leur famille ainsi que leur garantir un examen médical immédiat par un médecin de leur choix et un traitement médical approprié, conformément, entre autres, à l’Ensemble de règles minima pour le traitement des détenus des Nations Unies;

iii. Ordonner le transfert immédiat de MM. Mohamed Ahmed dit Jabha et Ahmed Aïdahis dans un établissement médical adéquat afin qu’ils y reçoivent des soins appropriés;

iv. Ordonner la libération immédiate de MM. Mohamed Ahmed dit Jabba et Ahmed Aïdahis en l’absence d’accusations qui soient en accord avec les règles et les standards internationaux ou, si de telles accusations existent, les déferrer promptement devant un tribunal civil, impartial et compétent tout en garantissant leurs droits procéduraux en tout temps;

v. Garantir une enquête immédiate, efficace, exhaustive, indépendante et impartiale sur ces évènements, en particulier sur les actes de torture et de mauvais traitements subis par MM. Ibrahim Borré Ali, Mohamed Ahmed dit Jabha, Mandaytou Ali Daoud, Ahmed Aïdahis, Youssouf Ali Houmad et Kamil Ali Houmad, dont les conclusions seront rendues publiques, et ce afin d’identifier les responsables, de les traduire devant un tribunal civil indépendant, compétent et impartial et d’appliquer les sanctions pénales, civiles et/ou administratives prévues par la loi;

vi. Garantir un recours effectif et une réparation adéquate, y compris l’indemnisation et la réhabilitation, aux victimes concernées;

vii. Garantir le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales à travers le pays selon les lois nationales et les instruments internationaux des droits de l’homme.

Adresses

Son Excellence Ismail Omar Guelleh, Président de la République, Palais Présidentiel, BP 6, Djibouti Ville, République de Djibouti. Tel / Fax : 00 253 35 50 49 / 00 253 35 02 01 ;

Monsieur Mohamed Barkat Abdillahi
, Ministre de la Justice, des affaires pénitentiaires et musulmanes, chargé des droits de l’Homme, BP 12, Djibouti Ville, République de Djibouti. Tel / Fax : 00 253 35 54 20 ;

Monsieur Maki Omar Abdoulkader, Procureur de la République, Tel / Fax : 00 253 35 69 90. Email : likmik@caramail.com;

Ambassadeur Mohamed Siad Doualeh, Mission permanente de Djibouti auprès de l’Office des Nations unies à Genève, 19 chemin Louis Dunant, 1202 Genève, Suisse, Fax : + 41 22 749 10 91. Email : mission.djibouti@djibouti.ch;

Ambassade de Djibouti à Bruxelles, 204 avenue F.D. Roosevelt, 1050 Bruxelles, Belgique, Fax : + 32 2 347 69 63 ; Email : amb_djib@yahoo.fr

Prière d’écrire également aux représentations diplomatiques de Djibouti dans vos pays respectifs.

28/07/2011 (B614) Ramadan : à l’approche du début du ramadan (31 juillet ou 1er août) l’équipe de l’ARDHD adresse tous ses voeux à tous les musulmans et en particulier à toutes les Djiboutiennes et à tous les Djiboutiens. (ARDHD)

Bientôt le mois béni du ramadan va commencer pour tous les musulmans. L’équipe de l’ARDHD adresse tous ses voeux à tous les croyants et leur souhaite de pouvoir vivre ce mois de recueillement dans la paix.

Nous avons une pensée toute particulière pour tous les musulmans de la Corne de l’Afrique, pour tous les Djiboutiens, mais aussi pour tous les Somaliens qui vivent l’enfer depuis une vingtaine d’années, pour les Yéménites qui n’ont jamais cessé la mobilisation contre le régime tyrannique de Saleh et pour les Erythréens qui sont victimes des violations des Droits de l’Homme.

En dépit de ce qu’ils subissent, nous leur souhaitons de pouvoir vivre ce mois de ramadan dans la paix et dans le recueillement et nous adressons l’expression de notre plus profonde compassion face à la détresse qui frappe ces populations, victimes de la guerre et de la famine.