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10/01/2016 (11h30 Paris) (Brève 621) Flash Info. La comparution de M Ewado ce dimanche matin devant le tribunal correctionnel de Djibouti en procédure de flagrants délits. Un nouveau renvoi à dimanche prochain.

Nos correspondants nous informent:
Contrairement à la Loi qui précise que les audiences sont publiques (sauf les cas spécifiques de huis clos), les personnes qui soutiennent Monsieur Omar Ali Ewado n’ont pas été autorisées à pénétrer dans la salle d’audience, à l’exception, en milieu d’audience, du 2ème Vice-Président qui a pu « échapper » à la vigilance du service d’ordre déployé par la Gendarmerie de Djibouti .

Monsieur Ewado a bénéficié de l’assistance d’un avocat djiboutien, probablement en réponse à la demande écrite que Me Emmanuel Daoud avait envoyée hier au bâtonnier de Djibouti.

Le substitut du procureur a d’abord demandé à M Ewado s’il reconnaissait les charges de diffamation publique en vue d’inciter à la haine et de diffusion de fausses nouvelles et il a répondu par la négative.

Reprenant ensuite un passage d’un communiqué signé par M. Ewado dans lequel il a écrit
« que la lumière soit faite par la justice », le susbtitut a demandé à M Ewado de préciser de quelle justice, il parlait. Il a répondu « la justice nationale et internationale ».

Après le réquisitoire de l’avocat général (substitut du procureur), demandant
une lourde peine de 12 mois d’emprisonnement ferme, le défenseur de M Ewado, Me MOHAMED ABAYAZID HOUMED, a plaidé le fait qu’un Président d’une association de défense des D.H. avait le droit de s’exprimer sur les réseaux sociaux et dans ses communiqués à propos des constatations qu’il avait réalisées.

Au final, l’affaire a été renvoyée à dimanche prochain

16/09/2011 (B621) Chroniques du Sergent Ariko. Retour au pays des personnalités parmi les plus détestées dans le pays.

Curieux hasard !

La dernière dame de Djibouti et le colonel Mohamed Djama Doualeh sont rentrés avant hier à Djibouti.

La Paulette a subi des examens médicaux à Paris et est rentrée avec l’accord du corps médical. Nos informations diffusées sur l’ARDHD ont fait le tour de Djibouti en quelques minutes et en fait, elle a du rentrer précipitamment. Trop de ses ennemis avaient spéculé sur sa mort prochaine ! (Ce que nous n’avons jamais laissé entendre …)

C’est bien différent pour le Colonel Berger ! En effet, dès qu’il a eu vent qu’il allait être remplacé à la tête de la Garde républicaine, il a décidé de rentrer au pays, contre l’avis de ses médecins. Cette nouvelle l’a rendu fou de rage. Il a aussitôt exigé d’être rapatrié à Djibouti. Selon plusieurs sources, ses médecins auraient refusé, mais le Colonel a insisté pour ne pas perdre le commandement de la Garde républicaine auquel il est fort attaché.

Maintenant à l’instar de l’ancien premier ministre Barkhat et de son grand ami Hachi, le colonel berger devra se rendre tout les 6 mois en Allemagne pour des examens et des soins.

Dans l’intervalle il doit suivre un traitement.

Les soldats au camp Omar Aline ont été bien étonnés de voir le colonel Mohamed Djama revenir a la hâte alors qu’une rumeur affirmait qu’il allait être remplacé par le colonel Mohamed Elmi de la tribu des Darod comme chef d’Etat-major de la garde républicaine.

Une nouvelle ambassade en Allemagne.

On ne peut pas parler de décision diplomatique ni d’un renforcement des liens avec la chancelière allemande. La décision a été prise pour d’autres raisons : les besoins de soins médicaux se multiplient au sein les plus hautes autorités djiboutiennes qui ont estimé que les services de santé était globalement plus performants en Allemagne qu’en France.

Le nouvel ambassadeur Aden Dileita aura donc comme :mission prioritaire, celle de prendre en charge ces malades qui gouvernent le pays, pour les conduire dans les hôpitaux allemands et d’assurer l’intendance adaptée …

Cuba c’est fini !

Le pouvoir RPP a mis un terme à ses allées et retours vers Cuba. Cela déplaisait aux alliés américains qui l’ont fait savoir à la Présidence. L’ancien Ambassadeur des États-Unis a demandé au pouvoir, selon des sources bien informées, de cesser toutes relations avec le pouvoir de Raoul Castro.

Message reçu cinq sur cinq au palais de Djibouti où IOG n’a vraiment pas envie de se mettre a dos son puissant allié dans la région.

Au final et compte-tenu de ce qui précède, la concernant, Kadra Haid n’a pas digéré que moi ,sergent Ariko, je puisse diffuser des informations sur l’état de santé de la princesse de pacotilles. Selon mes sources, Ina Haid est furieuse contre l’ARDHD et contre moi. J’ai le sentiment que nous avons fait un scoop mémorable.

Toute la population de Djibouti nous a remerciés et nous leur rendons ce salut en les assurant de continuer à les informer sur la santé de ces nouveaux malades qui asservissent le pays et ses habitants..

Sergent chef Ariko
Londres.

16/09/2011 (B621) La Miss a encore frappé fort ! Madame Lamisse Mohamed Saïd, membre éminent de l’Ordre des Bourreaux de la dictature et par ailleurs, juge d’instruction, continue-t-elle de harceler les malheureuses victimes innocentes qui ont le malheur d’échouer entre ses griffes redoutables. (ARDHD)

Nous apprenons que « La Miss » Madame Lamisse Mohamed Saïd continue à harceler les malheureuses victimes qui ont été emprisonnées injustement pour avoir exprimé leurs opinions et leur refus de la dictature.

Se faire bien voir du Procureur et surtout au Palais de pacotilles. Voilà ce qui semble être le moteur qui l’anime essentiellement. Rappelons que Madame Lamisse Mohamed est la seule femme actuellement membre de l’ordre des bourreaux, cercle très fermé où elle cotoie régulièrement, entre autres, le Colonel Berger, Hassan Saïd, Mohamed Waiss, Abdillahi Abdi Farah, Omar Hassan Matan et tous ceux qui ont été identifiés comme ayant commis des actes de torture physiques ou psychologiques. Elle a été cooptée le 30 mars 2011 et cela n’a pas modéré ses ardeurs vengeresses (Lien avec l’article sur sa nomination)

Attention à ce sceau. Même innocent, il vous condamne à l’emprisonnement, à la torture et au harcèlement. C’est la lettre de cachet version moderne :

Nous proposons en téléchargement les photos de deux documents récents et signés par elle, dans lesquels :

1°) elle refuse d’accorder la main levée du contrôle judiciaire à l’un des prisonniers politiques, bien que son dossier de l’accusation soit totalement vide et que la caractérisation des faits soit extravagante, (Lien)

2°) elle convoque de nouveau, une autre victime à son Cabinet et ce n’est certainement pas pour lui dire des amabilités. (Le seul domaine dans lequel on puisse lui faire confiance est l’acharnement sans faille contre les victimes de la dictature : elle sait en rajouter une couche, quand ils sont déjà laminés par les services de torture à Gabode, à la Gendarmerie ou au SDS) (Lien)

Espérons que la justice pénale puisse instruire dans l’avenir le dossier de madame Lamisse Mohamed Saïd et statuer sur ses agissements en faveur de la dictature et de l’oppression du peuple, des opposants et des victimes innocentes du régime.

Mesurera-t-elle alors l’étendue du mal qu’elle a fait à ses concitoyens innocents … ?

15/09/2011 (B621) Un lecteur nous adresse une contribution sous le titre « cri du coeur » à propos de la mutation (sanction ?) du Dr Abdourahman Barkhad God du CERD vers le ministère des affaires musulmanes. Ne disposant d’aucun moyen d’investigation pour nous forger un avis sur ce dossier, nous le publions à la demande de son auteur, sans commentaire.

Pourquoi ?


« Le monde ne sera sauvé, s’il peut l’être, que par des « insoumis ». Sans eux, c’en est fait de notre
civilisation, de notre culture, de ce que nous aimions et qui donnait à notre présence sur terre
une justification secrète. » André Gide

Nous sommes dans la consternation suite à la nouvelle que nous venons d’apprendre.

Le Dr
Abdourahman Barkad God vient d’être muté au ministère des Affaires Musulmanes et des Biens
Waqfs, perdant ainsi son poste de chercheur au CERD.

Face à cela nous sommes éberlués et
indignés !!!

Pourquoi cette soudaine mutation ? Est-ce une mutation qui s’apparente à une sanction ?
Et d’ailleurs en quoi peut-il être sanctionné ?

Membre très actif de la communauté scientifique du CERD, engagé dans de nombreuses activités
de recherches et de publications (encyclopédie scientifique, dictionnaire en langue somalie et
afar,…), Dr Abdourahman Barkad est très apprécié par ses collègues autant pour ses qualités
professionnelles que pour sa profonde humanité.

La plupart des chercheurs du CERD ont
découvert en lui un scientifique de renom mais aussi et surtout un homme de coeur et d’une
extrême gentillesse.

Pour preuve, il suffit de faire un petit tour à l’institut des langues et
interroger ses collègues. Rigueur, disponibilité et efficacité sont les mots qui le guident.
Alors pourquoi cette mutation ?
Lui, le diplômé d’un doctorat en Lettres modernes, pourquoi le muter dans un ministère qui n’est
ni dans ses compétences professionnelles ni dans ses aspirations ? Ne serait-il pas plus utile de le
garder le plus longtemps possible et de le conforter dans ses activités ?

Et bien non, en guise de
récompense, le voilà muté.

Qu’a-t-il fait de mal ?
Il a certes souvent commenté dans ses prêches les différents maux de notre société et bien qu’il
ait vilipendé nos « élites bien pensantes », ses propos sont toujours véridiques, collants à la réalité
de notre pays mais aussi éclairants et nous permettent ainsi de prendre conscience des enjeux et
défis qui attendent le pays aujourd’hui.
Pourquoi un tel acharnement ?

Ne fallait-il pas sanctionner les vassaux, pilleurs, impudents, et autres bouffons du régime qui ont
ruinés le pays ? En guise de récompense ces « sangsues » qui ont avilis les institutions et le
patrimoine de notre pays ont obtenu des postes d’ambassadeurs, de conseillers, de DG et de SG.

Cette mutation et sanction arbitraire comme tant d’autres témoignent de l’ampleur du plan
machiavélique mis en place par la troïka du régime et confirment l’étendue du désastre qui se
profile à l’horizon.

Ces décisions hâtives et sans concertation avec les principaux intéressés sont
comparables aux premiers spasmes d’un agonisant.
Nous suivons, nous en avons bien peur, petit à petit, le chemin pris par le régime sanguinaire de
Syad Barré, où les emprisonnements arbitraires et les exécutions des intellectuels et oulémas
insoumis étaient monnaie courante, n’est-ce pas Hadraawi ?

Le fusil et le poteau d’exécution si cher, hier, au régime de Syad Barré sont remplacés ici par une
note de service tout aussi assassine.
Pourquoi dérange t-il ?

L’histoire de l’Humanité est jalonnée de héros (Mandela, Gandhi…) et de martyrs (Sankara,
Lumbumba, Cheick Ahmed Yacine…) dont les idées et les actions sont restées intemporelles et
inspirent jusqu’à nos jours les nouvelles générations.
Grand de par ses idées, son courage, sa générosité, grand de par son sacrifice au service d’un
idéal immortel : la liberté, la dignité de son peuple, la justice, l’équité…, Dr Abdourahman
Falfalos s’inscrit dans la lignée de ces valeureux hommes qui ont marqué leur époque chacun à sa
façon.

S’il dérange la classe politique et suscite tant de ferveur au sein de la classe populaire, c’est parce
qu’il dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas en toute simplicité, sans débordement
inutile, et son discours si simple fait doucement réveiller son entourage et permet ainsi d’effriter
sans relâche les propos complaisants des sbires de la cour royale.

Mais ce qui fait peur à cette élite si imbue d’elle-même et ne voyant pas plus loin que leur
nombril est que le jeune Dr Abdourahman Falfalos est admiré et entouré non seulement par une
jeunesse lettrée, éduquée, formée, actrice, volontariste, engagée dans leur destin politique, social
et religieux et ne pouvant plus acceptée la mainmise du pays par une clique avide, jamais
rassasiée, sans foi et ni loi.

Mais aussi par des hommes et femmes de tout âge et de toutes
catégories socioprofessionnelles convaincus que le développement de leur quartier est
inéluctablement couplé avec une volonté de survie et d’espérance dans un avenir qu’eux seuls
peuvent se forger.

Son charisme, son honnêteté, sa probité et son intégrité ont fait de lui un être exemplaire auquel
s’identifie une jeunesse en manque de repères et d’identités.

Ce qui fait, malheureusement,
cruellement défaut aux apparatchiks du régime aux vies confortables, qui eux, se vautrent dans la
corruption, se moquant royalement de la misère galopante dans laquelle la majorité de leurs
concitoyens baignent inlassablement.
Que faire ?
Si on avait autre chose à la tête du pays qu’un ramassis de politicards incompétents dont le seul
objectif est de rester bien vissés à leur poste, des hommes intègres comme le Dr Abdourahman
Barkat God ne serait pas mis au placard bien au contraire.

Nous ne pensons pas que « la crème politique » djiboutienne, obnubilée par l’enrichissement et la
course à la construction de villas, les unes plus belles que les autres (il n’y qu’à voir les villas qui
poussent comme des champignons à Haramous) soit capable d’être à l’écoute des aspirations du
peuple et de respecter ses érudits et c’est pourquoi nous appelons nos politiciens à de la retenue,
de la maturité et de la responsabilité.

Nous vous demandons d’arrêter de chercher des poux et de
museler tous ceux qui ont un point de vue différent dans ce climat généralisé où la dictature de la
pensée unique a été instauré en lieu et place de la discussion libre et acceptons nous dans nos
différences pour construire un avenir meilleur tant pour le pays que pour les générations futures.

Aux intellectuels frileux et opportunistes se servant de leurs connaissances livresques pour
brosser dans le sens du poil nos « responsables », nous leurs demandons de prendre acte de cette
note de service abjecte et de se positionner publiquement sinon vous payerez très cher, un jour,
votre compromission.

15/09/11 (B621) LDDH : Afflux des réfugiés djiboutiens au Canada.


Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 12 SEPTEMBRE 2011

Afflux des réfugiés djiboutiens au Canada.

Après le Coup d’Etat militaro électoral du 8 avril 2011, l’espoir de changement étant devenu totalement bloqué, il ne reste plus aux populations opprimées de Djibouti, soit de se révolter, soit à fuir leur patrie.

Les patriotes Djiboutiens ne voient plus d’alternatives au sens démocratique du mot, seul un rapport de force comme en Tunisie et en Egypte s’avère plus que nécessaire en République de Djibouti, avant d’être absorbé soit par l’anarchie soit par la lutte armée comme en Somalie, ce qui n’est pas du tout dans l’intérêt de nos populations, car trop longues et trop sanglantes.

Toutes les Chancelleries de la place gardent un silence mortel pour l’avenir de notre pays :

  • face à la peur et à la terreur qui règne en République de Djibouti ;
  • aux arrestations intempestives et illégales ;
  • aux violations des domiciles par les Forces de Police et de Gendarmerie (avant-hier une femme qui allaitait gentiment son bébé a vu sa porte d’entrée fracassée à coups de pieds et un jeune policier se serait rué vers elle pour la tabasser en fracturant son bras droit, ordre lui fut donné à garder le silence) ;
  • la famine n’a eu droit qu’à des Appels éphémères sans suites réelles et tangibles ;
  • le taux de chômage est à son apogée et unique au monde ;
  • l’inflation dépasse le seuil de 300% en deux ans ;
  • le non paiement des alaires des cheminots, des dockers, des infirmiers et infirmières, -le blocage de la grille des salaires depuis 1986 pour les Fonctionnaires et autres agents contractuels de l’Etat se cumulent et s’aggravent de jour en jour ;
  • les détournements des Fonds Publics et des Biens Sociaux continuent en toute Impunité leur vitesse de croisière ;
  • la Mafia transrégionale se balade sans être inquiétée et sous le regard attentif du PNUD et autres Services aux Compétences Internationales qui sont concernés dans la lutte contre les Crimes Organisés ;
  • la Mal gestion de la Monnaie Djiboutienne par un Gouverneur de la Banque Central connu pour son incapacité à gérer et à éviter les risques latents de la dévaluation du francs Djibouti ;
  • la situation sociopolitique reste plus que critique et les risques d’explosions sont à nos portes.

L’inconscient et irresponsable Dictateur soutenu par les Forces pré positionnées en République de Djibouti se permet d’acheter un immense avion Cargo d’une valeur de plus de 17 milliards de francs Djibouti soit pratiquement un quart (1/4) du Budget de l’Etat de Djibouti pour une année.

Fait-il concurrence aux grands Chefs d’Etats OBAMA et SARKOSY ?

Ou bien tout simplement pour organiser des Banquets somptueux qui lui permettraient à négocier avec la mafia internationale de la Malaisie, de la Chine etc…

Eh bien oui un vaste repas les pieds en l’air peut faciliter à débloquer des fonds nécessaires.

Voilà la triste réalité que le Peuple Djiboutien affronte, jour et nuit, et oblige un bon nombre de nos enseignants et autres intellectuels à fuir leur propre pays.

NOEL ABDI Jean-Paul

Nota Bene
Les mandataires de la LDDH en Amérique Houssein Mohamed, du Canada Houssein J. Andoleh et de la presse en Amérique Hassan Aden se sont rapidement investis et ont la situation des réfugiés/immigrés bien en main.

Notre mandataire au Canada Houssein J. Andoleh nous tient constamment informé.

15/09/11 (B621) LDDH : résolution du 12 septembre de la LDDH, portant création d’un Conseil National des Défenseurs des droits de l’Homme en association avec la LDDH


Le Président

RESOLUTION DU 12 SEPTEMBRE 2011
DE LA LIGUE DJIBOUTIENNE DES DROITS HUMAINS (LDDH)

portant création d’un Conseil National des Défenseurs des droits de l’Homme
en association avec la LDDH

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) se réfère et s’appuie sur les toutes les dispositions de la Déclaration de l’ONU sur les Défenseurs des Droits de l’Homme du 8 mars 1999, portant déclaration sur le droit et la responsabilité des individus, groupes et organes de la société de promouvoir les droits de l’homme et les libertés fondamentales universellement reconnues, en particulier les points suivant :

Réaffirmant l’importance que revêt la réalisation des buts et principes énoncés dans la Charte des Nations Unies pour la promotion et la protection de tous les droits de l’homme et de toutes les libertés fondamentales pour tous, et dans tous les pays du monde.

Prenant note de la résolution 1998/7 de la Commission des droits de l’homme, en date du 3 avril 1998, dans laquelle la Commission a approuvé le texte du projet de déclarations sur le droit et la responsabilité des individus, des groupes et organes de la société de promouvoir et protéger les droits de l’homme et des libertés fondamentales universellement reconnus…

Dans le cadre, notamment, de l’article 5 de la Déclaration sur le droit et la responsabilité des individus, groupes et organes de la société de promouvoir et protéger les droits de l’homme et des libertés fondamentales universellement reconnus suivant :

« Afin de promouvoir et protéger les droits de l’homme et les libertés fondamentales, chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, aux niveaux national ou international :

  • De se réunir et de se rassembler pacifiquement ;
  • De former des organisations, associations ou groupes non gouvernementaux, de s’y affilier et d’y participer ;
  • de communiquer avec les organisations non gouvernementales ou intergouvernementales.

Aujourd’hui, le 12 septembre 2011, dix personnalités de la Société civile, se sont réunies au Quartier V Boulevard de Gaulle afin décider la création d’un Conseil national des Défenseurs des Droits l’Homme à titre individuel et en association avec la Ligue Djiboutienne des Droits de l’Homme (LDDH) dont les membres et leur activités sont déterminés comme suit :

  • Abdillahi ADEN ALI Chargé du Monde du Travail et des Relations avec les Syndicats ;
  • Elmi OMAR LOH Chargé des Relations avec les sages et les personnes âgés ;
  • Farah Abadid Hildid, Chargé des Relations publiques et de la Presse ;
  • Houssein Ahmed Farah, Chargé des Relations avec l’Administration, le Secteur Privé, la Justice et les Affaires Pénitentiaires ;
  • Houssein Robleh Dabar, Chargé des Relations avec l’UAD et les autres secteurs de la Société Civile ;
  • Mohamed Ibrahim Waiss, Chargé des Relations avec le Monde Arabe et les Affaires de l’Islam ;
  • Moustapha Abdourahman Houssein, Chargé des Relations avec les Organisation internationales des Nations Unies et autres Organisations Humanitaires ;
  • Noël Abdi Jean-Paul, Coordinateur ;
  • Saïd Houssein Robleh, Chargé des Relations avec le Corps des Enseignants le Corps Médical et les Etudiants ;
  • Madame Zahra Omar, Chargée de la Logistique.

Il a été convenu de tenir régulièrement des Réunions deux fois par mois, et si urgence des réunions extraordinaires.

Au nom des personnalités

NOEL ABDI Jean-Paul

15/09/2011 (B621) Coucou ! En plus de réaliser des écoutes téléphoniques, les braves fonctionnaires au service des Grandes oreilles djiboutiennes ont-ils reçu des instructions pour bloquer certains mails ? (ARDHD)

Nous avons été alertés en ne recevant pas certains e-mails qui nous avaient été adressés depuis Djibouti Ville. Il est vrai parfois que certains mails n’arrivent jamais aux destinataires, mais si l’adresse est bonne, il faut reconnaître que c’est extrêmement rare.

On retrouve souvent les mails « perdus » soit dans la boîte des éléments supprimés, soit dans celle des spams. Mauvais paramétrage ou filtre trop performant. Bref les mails se perdent rarement dans la vie courante.

Alors pour quelles raisons certains mails émis depuis Djibouti ne nous parviennent plus ? Après avoir fait les vérifications décrites ci-dessus, on peut se demander si certains agents de surveillance informatique, n’aurait pas reçu des consignes pour les stopper …

Mais comme le disait Yacin Elmi Bouh dans un courrier qu’il nous avait demandé de publier, avant de le regretter probablement, il n’y a pas d’écoutes à Djibouti
! En fait le Ministère de l’intérieur n’en pratique pas. De là à prétendre que son titulaire n’a jamais eu connaissance d’écoutes, il y a un large fossé, qu’il n’a pas hésité à franchir à pieds joints !

D’autant plus qu’il est pratiquement vérifié que YEB fut l’auteur jadis de cette note dans laquelle il évoquait en particulier les écoutes des représentants de « Democraty international » et les améliorations à apporter aux systèmes actuels …

Nous lançons une première alerte auprès des organisations internationales, espérant que la situation redeviendra normal. On sait que nos mails sont lus et archivés et que le contenu est utilisé, comme celui des enregistrements téléphoniques, pour compléter des fiches individuelles et pour alimenter des rapports qui sont envoyés à la direction du SDS et à la Présidence.

Ce qui dépasse déjà les limites de la légalité, mais le fait de violer les correspondances privées et de faire disparaître des lettres est totalement illégal et pénalement répréhensible. Que chacun en soit conscient, car il y aura probablement des enquêtes aux termes desquelles les auteurs d’actes répréhensibles pourraient être recherchés dans l’avenir.

15/09/2011 (B621) Courrier des lecteurs : un internaute nous envoie une contribution que nous publions à sa demande, n’ayant pas les compétences nécessaires pour prendre parti dans ce débat. – La source du problème la région Somalie d’Éthiopie (kilil5) n’est pas clanique mais le résultat d’un mauvais leadership.. –

L’histoire somalienne et les études contemporaines somaliennes citent souvent le clanisme et le tribalisme comme les catalyseurs des divisions et des conflits sanglants entre les Somaliens. Récemment, un débat fait rage sur l’injustice réelle dans la région Somali d’Éthiopie (kilil5) ou le président de cet État utilise le facteur clanique pour dominer la population.

L’essentiel de ce débat n’est pas sur les pâturages ou l’eau, deux sources traditionnelles de conflit entre les Somaliens. Il s’agit de la participation à la vie sociale, politique et économique de la région. Sans nier les difficultés et les frustrations des « experts » continuant à mettre en avant les questions de clan, c’est la question de justice sociale qui doit être abordée.

Dans cet article, je tenterai d’expliquer les véritables sources de l’injustice dans la region Somali d’Ethiopie (Kilil5) en regardant comment les fonctions d’appareil d’État sont créées et instituées, et comment Abdi Omar et ses proches exploitent le facteur des clans pour servir leurs intérêts personnels et non les intérêts de la Nation. Mon argument tend à prouver que le clan n’est pas en effet un facteur majeur dans la politique de Kilil5.

Mais, je peux affirmer également que la focalisation sur le facteur dominant du clan est tout simplement la source de la décadence institutionnelle, pénurie économique, l’instabilité politique et l’injustice dans la région.

La région de somalie de l’Éthiopie a connu plusieurs présidents.

Avec le départ de Mengestu du pouvoir, suite a une longue bataille avec les différents fronts de Libération (TPLF, IGLF, ONLF…Etc.), la région Somali d’Éthiopie s’est trouvée entre les mains des politiciens somaliens et malgré leurs moyens faibles, la population de Kilil5 a connue une sorte de stabilité. Suite à une divergence entre le Gouvernement Éthiopien et ONLF, l’ONLF a repris les armes contre le gouvernent fédéral éthiopien et les districts de Goday et Fiiq de la région de Kilil5 qui a basculé vers l’instabilité politique.

Depuis 18 ans, plusieurs présidents se sont succédés. Chacun a apporté sa contribution, malgré le conflit armé entre l’ONLF et les forces armées du gouvernent fédéral. Les districts de Goday, Fiiq et Degahbour sont devenus un champ de bétail alors les autres régions de pays sont restées stables. Plusieurs populations de ces districts se sont déplacées vers le Kenya.

Abdi Omar est-t-il le président de la région Somalie de l’Éthiopie (Kilil5) ou le président de son clan ?

Depuis son arrivée, le président actuel Abdi Omer a systématiquement exploité les divisions claniques pour attester de sa loyauté envers le régime Éthiopien et de gagner du capital politique. Dans ses discours à Minneapolis et à Copenhague, le président a frappé sa poitrine et dit, sans aucune hésitation, qu’il est un président en raison de son appartenance au clan Ogaden.

Si nous examinons de prés les structures d’Etat d’Abdi Omar. En fait, il a nommé son propre frère à la tête des finances et à la sécurité. Il a également nommés à tous les postes clés de sécurité, y compris le chef du bureau de renseignements de la région, le chef de la police de Liyu, des personnes issues de son propre sous-clan. Toutes ces actions tribalistes se font-elles avec l’accord du Gouvernement Ethiopien ?

D’autre part, lorsque les sages de la province de shinile lui ont exprimé que la population de kilil5 réclamait l’unité, l’égalité devant justice. Il a dit : ‘l’homme de la tribu Ogaden est mort pour le siège de présidence’’. Comme si le conflit armé entre l’ONLF et les forces armées du gouvernent fédéral avait affecté toute la région. D’où mon interrogation de savoir si Abdi Omar est le président de la région Somalie ou le président de son clan.

Toutefois, il faut aller au-delà la rhétorique des politiciens et de la main sur le coeur pour comprendre la situation dans la région, le Gouvernement fédéral éthiopien a-t-il choisi une politique pour faire face à ONLF ? Cette nouvelle politique, qui donne moins d’attention aux clans non Ogaden, était-t-elle une réponse à la menace croissante posée par le ONLF. Si le Gouvernement Éthiopien ne réagit pas contre les agissements contestables et contestés d’Abdi Omar est-ce par peur de créer l’instabilité dans toute cette région Somali d’Éthiopie, surtout dans la province de Shinile ou 90% des marchandises transitent.

Abdi Omar a déployé des politiques qui sont préjudiciables à la paix et au développement de la région. Il a employé la vieille tactique de diviser pour régner et à cause de sa politique néfaste, la région Somali de l’Ethiopie n’avance plus.

Le Gouvernement Éthiopien fait la promotion de la bonne gouvernance et la démocratie

La démocratie n’est pas un vain mot. Elle a un contenu. Et, ce contenu a des repères universels que nous pouvons toujours dorloter à la sauce éthiopienne, mais il n’en reste pas moins que c’est la démocratie. Elle a besoin, à la fois, d’un pouvoir et d’une opposition respectables parce que tout pouvoir a besoin d’un contre-pouvoir dans l’intérêt des populations.

C’est dans le respect de la différence et le libre exercice d’une opposition responsable que nous pourrons enraciner durablement la culture démocratique dans notre pays.

Le monde change, les peuples aussi. Nous sommes au 21ème siècle. Les populations tunisiennes et égyptiennes viennent de gouter à la démocratie et donner des leçons à leurs politiciens. Par conséquent, Abdi omar et ces mentors doivent savoir que la politique doit se faire avec une certaine éthique.

A Abdi Omar et à ses mentors je leur dit ceci : c’est au nom du retour à l’ordre constitutionnel que vous pouvez convaincre la communauté des Issas et les autres communautés somaliennes de l’Éthiopie de participer au développement de la région. Au lieu d’organiser des voyages qui ne réunissent que les partisans de votre politique tribaliste, il faut mener une campagne d’envergure nationale de réconciliation avec tous les acteurs de notre pays sur la base de propositions concrètes afin de convaincre et de rallier la région de Shinile et la population de kilil5 qui demande l’égalité et la justice.

M. A.