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13/01/2016 (Brève 626) Collectif de Solidarité avec les Luttes Sociales et Politiques en Afrique : Djibouti : lettre ouverte à l’ONU, l’UA, l’UE et l’Elysée : massacre du 21 décembre 2015 et arrêt brutal du processus électoral

Lettre ouverte signée par 16 organisations, dont l’USN et l’ARDHD – Lire la lettre en format PDF /
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onu-ua-ue-elysee-massacre-du-21-decembre-2015-et-arret-brutal-du-processus-electoral/

Djibouti : lettre ouverte à l’ONU, l’UA, l’UE et l’Elysée :
massacre du 21 décembre 2015 et arrêt brutal du processus électoral
Lire la lettre en format PDF

Collectif de Solidarité avec les Luttes Sociales et Politiques en Afrique

Paris, le 11 janvier 2016
https://electionsafrique.wordpress.com
Ban Ki-Moon, United Nations Headquarter, 405 East 42nd Street, 32nd Floor, New York, NY 10017, USA
Mme Nkosazana Dlamini-Zuma, UA – African Union Headquarters, P.O. Box 3243, Roosvelt Street (Old Airport Area), W21K19 Addis Ababa, Ethiopia
Mme Federica Mogherini, UE – Service Européen Action Extérieure, 242 rue de la Loi, 1049 Bruxelles, Belgique
François Hollande, Palais de l’Elysée, 55 Rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris
Lettre ouverte à l’attention de :

  • Ban Ki-Moon, Secrétaire général des Nations unies,
  • Mme Nkosazana Dlamini-Zuma, présidente de la Commission de l’Union africaine,
  • Mme Federica Mogherini, Haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité‎, vice-présidente,
  • François Hollande, Président de la République française,

Objet : Djibouti : massacre du 21 décembre 2015 et arrêt brutal du processus électoral

Monsieur le Secrétaire général des Nations unies,
Madame la présidente de la Commission de l’Union africaine,
Madame la Haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité‎,
Monsieur le Président de la République française,

Depuis 2009, le Collectif de Solidarité avec les Luttes Sociales et Politiques en Afrique, à Paris, se consacre au soutien des démocrates africains. La réussite des présidentielles et des législatives prévues en Afrique en 2015 et 2016, 50 élections présidentielles et législatives sur 2 ans dans 54 pays

[1] est essentielle pour la démocratisation du continent africain. Ces 50 élections impliqueraient une considération technique sans concession des processus électoraux.
A quelques mois des scrutins au Tchad, au Congo Brazzaville, au Gabon, en Guinée Equatoriale et en République Démocratique du Congo, un échec du processus électoral à Djibouti faciliterait le maintien au pouvoir d’autres présidents contre les règles de la démocratie

[2] . Le fonctionnement qui s’installe progressivement entre Union africaine (UA), l’Union européenne (Ue), les Nations-Unies et les Communautés économiques régionales (CER) africaines, basé sur la subsidiarité et la complémentarité, pourrait tenir compte d’une résistance structurelle à la démocratisation de certains présidents et Etats africains, en particulier en Afrique francophone.
Après 16 ans de pouvoir, après le camouflage depuis 1995 de l’assassinat du magistrat français Bernard Borrel, après la suppression de la limitation du nombre de mandats présidentiels en 2010 par un parlement issu d’une élection boycottée par l’opposition, et surtout après 6 scrutins, 3 présidentielles et 3 législatives, fraudés, boycottés ou au résultat inversé

[3] , le président Ismaël Omar Guelleh vient de bloquer le processus de démocratisation et de construction d’un Etat de droit à Djibouti, à quelques semaines de la présidentielle.
Le 21 décembre, la garde présidentielle et l’armée ont tiré sur les participants d’une réunion privée, faisant plusieurs dizaines de morts, au moins 27 morts selon la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH)

[4] , sans doute plus en raisons des disparus, 34 selon la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH)

[5] .Le même jour, la police a tiré sur les dirigeants de l’Union pour le Salut National (USN) en réunion. Le président de l’USN, Ahmed Youssouf Houmed souffre d’une fracture au col du fémur et a dû être opéré à l’hôpital militaire français. L’ancien ministre Hamoud Abdi Souldan et le député Saïd Houssein Robleh ont été blessés par balle. Abdourahman  Mohamed  Guelleh, secrétaire général  de l’USN, a été arrêté et probablement torturé.
La répression a également touché une organisation de droits humains: Omar Ali Ewado de la LDDH, a été arrêté le 29 décembre 2015 et le siège de son organisation a été saccagé

[6] . Au 11 janvier 2016, sont retenus prisonniers

[7] : Abdourahman Mohamed Guelleh, secrétaire général de l’USN, Omar Ali Ewado, de la LDDH, Hamoud Abdi Souldan, ancien ministre, blessé le 21 décembre, Mohamed Abdi Farah, conseiller du Ministre de l’Intérieur, Chirdon Khaireh Chirdon, Directeur des Sports au Secrétariat d’Etat à la Jeunesse et aux Sports, Abdo Daher Miguil, professeur à l’Université, Abdourahman Houssein, cadre au Ministère de la Santé, Mohamed Ibrahim Waiss, journaliste et cadre de l’USN, pour les plus connus.
Le 31 décembre 2015, suite à l’exclusion des députés  de  l’opposition, une loi instaurant  l’Etat  d’urgence pendant deux mois renouvelables a été adoptée en urgence par le parlement

[8] . L’Etat d’urgence empêche la vie politique. Ayant mis à mort l’Accord-cadre

[9] , Ismaël Omar Guelleh se dirige vers une présidentielle boycottée ou au résultat de nouveau inversé, alors qu’il ne dispose que d’un électorat réduit, d’après les résultats réels des législatives de 2013. Il s’apprête à imposer un processus électoral en dehors des normes démocratiques internationales, déterminé par la répression de l’opposition et de la population et par le détournement d’un état d’urgence décrété à des fins personnelles.
Le président est soutenu par un clan profitant des richesses, en particulier des loyers des bases militaires

[10] . Ce clan craignant la perte de ses privilèges pousse vers l’arrêt du processus électoral. Majoritairement, la population refuse de se voir imposer un pouvoir illégitime. L’entêtement du président à se maintenir au pouvoir risque de provoquer de nouvelles victimes et d’entrainer, comme lors des législatives de 2013, la communauté internationale vers le cautionnement d’un arrêt du processus de démocratisation, si elle reste passive.
Souvent, la démocratie est sacrifiée pour des raisons de maintien de la paix. Parfois, au contraire, elle est considérée, par exemple au Congo Kinshasa depuis 2014 ou au Nigéria en 2015, comme un élément essentiel du maintien de la paix. Jusqu’à présent, le président Ismaël Omar Guelleh s’est largement appuyé sur la position stratégique du pays, proche du Moyen-orient et de la Somalie, et sur les bases militaires étrangères. Début 2013, l’Union européenne s’est compromise à Djibouti en validant diplomatiquement l’inversion de résultat des législatives pour ne pas mettre en danger son action militaire dans la lutte contre la piraterie maritime sévissant au large des côtés somaliennes, importante dans le démarrage d’une Politique de sécurité et de défense commune (PSDC)

[11] , puis a corrigé sa position suite à la désapprobation du parlement européen

[12] . En dépit des corrections ultérieures visibles dans l’accompagnement de l’Accord-cadre du 30 décembre 2014, le soutien croisé franco-européen au pouvoir djiboutien suite à l’inversion de résultat des législatives

[13] , est resté une cause probable de détérioration de la situation politique, faute d’attention suffisante au processus électoral en 2015.
L’arrêt par le président Ismaël Omar Guelleh du processus de démocratisation implique la communauté internationale qui se retrouve une nouvelle fois prise à témoin et entrainée à cautionner le régime. Les acteurs internationaux, en particulier les pays possédant une base militaire ou les partenaires de développement, sont une nouvelle fois interpellés sur la nécessité d’affirmer un soutien ferme à la démocratisation de l’Afrique et d’agir pour empêcher l’arrêt du processus de démocratisation djiboutien. C’est pourquoi, le Collectif de Solidarité avec les Luttes Sociales et Politiques en Afrique recommande :

A l’Union africaine, à l’Union européenne, au Secrétariat général des Nations-Unies et au gouvernement français de :

  • Condamner le massacre du 21 décembre 2015 à Djibouti et l’arrêt du processus électoral par la répression de l’Union pour le Salut National,
  • D’exiger la libération immédiate des prisonniers politiques à Djibouti.
  • De demander au Conseil des droits de l’homme des Nations-Unies d’envoyer en urgence à Djibouti une mission composée d’experts indépendants pour enquêter sur les violations des droits humains[14] .
  • Proposer pour sortir de la crise un accompagnement international du processus électoral mixte politique et technique.
  • D’exiger du pouvoir djiboutien le respect de l’Accord-cadre du 30 décembre 2014 et en particulier la mise en place d’une Commission électorale nationale indépendante (CENI) paritaire.
  • Mettre au calendrier des négociations internationales sur le respect de la qualité des processus électoraux en Afrique, en particulier sur l’indépendance et le caractère inclusif et technique des Commissions électorales, la qualité des fichiers électoraux, la qualité de la compilation des résultats issus des Procès verbaux, la possibilité de contestation légale auprès de Cours indépendantes incontestables, et la mise en œuvre d’accompagnements internationaux mixte politique et technique
  • De prendre globalement position sur l’absence d’alternance et de qualité des processus électoraux dans les pays sans limitation du nombre de mandats présidentiels, en particulier dans les pays où se préparent probablement des scrutins non démocratiques en 2016, à savoir, en plus de Djibouti, l’Ouganda, le Tchad, le Gabon, l’Angola, la Guinée Equatoriale et la Gambie.

A l’Union africaine :

  • Avec le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, s’impliquer et assumer ses responsabilités pour faire cesser violences et répression, et exiger une reprise du processus électoral dans le respect de l’Accord cadre du 30 décembre 2014.
  • Augmenter ses moyens et compétences techniques sur les processus électoraux.
  • Affirmer plus fortement la nécessité du respect des constitutions, conformément à la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, ainsi que la nécessité des alternances dans les pays sans limitation du nombre de mandats présidentiels et des alternances obtenues grâce à la qualité des processus électoraux.

Au Service Européen pour l’Action Extérieure (SEAE) de l’Union européenne de :

  • Adapter la coopération européenne avec Djibouti en fonction du respect de la qualité du processus électoral et de l’accord-cadre du 30 décembre 2014, en entamant les procédures de consultation prévues dans l’accord de Cotonou, y compris à l’article 96.
  • Tenir compte des inversions de résultats des scrutins, présidentiels ou législatifs, de l’historique des élections, dans le traitement diplomatique et politique des processus électoraux et redéfinir les modalités de sanctions économiques pour rétablir une conditionnalité partielle de l’aide associé à la qualité des processus électoraux, n’affectant pas directement les populations, en Afrique et en particulier à Djibouti.
  • Redéfinir la politique européenne en accord avec les Etats membres, dans le sens d’un soutien accru à la démocratie, en rééquilibrant les trois grands pôles, politique de défense et sécurité, politique de développement économique et politique de soutien à la démocratie et à l’Etat de droit.

Au gouvernement français de :

  • De conditionner le paiement des loyers de la base militaire française au respect des règles de la démocratie et de l’Etat de droit, et à l’effectivité des réformes prévues dans les accords signés avec l’opposition, en lien avec le gouvernement allemand pour la base allemande.

Au Secrétariat général des Nations-Unies et au Conseil des droits de l’homme des Nations-Unies  de:

  • D’organiser et d’envoyer en urgence à Djibouti une mission composée d’experts indépendants pour enquêter sur les violations des droits humains.
  • Affirmer le soutien du Secrétariat général des Nations-Unies à la démocratisation de l’Afrique au travers de la qualité des processus électoraux et de la nécessité d’alternance des dirigeants.

Collectif de Solidarité avec les Luttes Sociales et Politiques en Afrique,
Paris, 11 janvier 2016
_________________________________

16 signataires : Union pour le Salut National (USN, Djibouti), Association pour le Respect des Droits de l’Homme à Djibouti (ARDHD, Paris), Alliance Nationale pour le Changement Ile-de-France (ANC-IDF, Togo), Forces vives tchadiennes en exil, Rassemblement National Républicain (RNR, Tchad), Union des Populations du Cameroun, Collectif des Organisations Démocratiques et Patriotiques de la Diaspora Camerounaise (CODE, Bruxelles), Mouvement pour la Restauration Démocratique en Guinée Equatoriale (MRD), Ca suffit comme cà! (Gabon), Fédération des Congolais de la Diaspora (FCD, Congo Brazzaville), Amicale panafricaine, Sortir du Colonialisme, Mouvement de la paix, Parti de gauche, Parti Communiste Français, Europe Ecologie les Verts (EELV).

21/10/2011 (B626) Après la chute puis la fin de Kadafi, Roger Picon a pensé qu’il fallait absolument lancer une action en faveur de La Reine Paulette de Pacotilles qui risque d’avoir à affronter une situation financière particulièrement difficile dans les prochaines semaines. L’ARDHD soutient l’action de Roger Picon ….

21/10/2011 (B626) Chroniques du Sergent Ariko. L’annonce de la mort de Kadafi, arrêté probablement par les démocrates Lybiens contre lesquels, il s’était opposé par la force de ses armes, aurait suscité une réaction chez Guelleh. Comprendra-t-il qu’il y a un temps pour quitter le pouvoir en vie avec une relative liberté (Ben Ali) et un temps pour le quitter dans la déroute, la honte et parfois des blessures ou la mort (Moubarak, Kadafi et bientôt Saleh au Yémen ?)

Selon des correspondants, dès que la chaine Aljazira a annoncé l’arrestation de l’ancien « guide » Kadafi et la façon dont les rebelles l’auraient lynché, le petit dictateur djiboutien a demandé à se rendre dans sa résidence d’Arta.

Bien escorté par la garde republicaine, son convoi est sorti. silencieusement de la ville par la route nationale 1. Officiellement il est allé se reposer à Arta. On peut plutôt imaginer que face aux événements du monde arabe, il ait eu besoin de prendre du recul et de réfléchir.

Tous les nuages se sont accumulés sur sa tête.

– Le Gouvernement, qu’il a constitué par des raisons fort éloignées d’une bonne gestion de la chose publique, est incapable de fonctionner.

– Il a perdu le soutien du peuple. Il est détesté par la majorité de la population.

– Les finances sont à sec et il n’y a plus d’espoir du côté des aides et subventions internationales,

– Plusieurs de ses amis seraient devenus hostiles (YEB ? et d’autres) et d’autres seraient prêt à le lâcher à la première faiblesse.

– Kadra joue son propre jeu et place ses pions, qui ne lui seront pas fidèles,

– l’affaire Borrel qui semble être en attente, mais qui pourrait repartir sur simple décision du Gouvernement français,

Et maintenant, l’un des derniers soutiens qu’il avait encore dans le monde, vient de se faire arrêter par son peuple et il est mort aujourd’hui de façon violente, brutale et humiliante. Et le peuple a hurlé sa joie devant ce spectacle !

A quoi pensait-il dans la voiture qui le conduisait à Arta. Même Hachi n’était pas du voyage. Seul Hassan Saïd, le puissant chef de sa sécurité avait été autorisé à l’accompagner.

Arrivé à Arta il pourra brouter tranquillement et refaire non pas le monde, mais sa politique et prendre des décisions quant à son avenir. Il sait que la révolution djiboutienne est en marche. La jeunesse, les enseignants et les universitaires ont ouvert le bal. Les chômeurs sont en colère. L’armée, manquant de moyens et parfois de solde, est en plein doute.

Les tueries et les attentats se sont multipliés entre les responsables des grands corps de sécurité (Bogoreh, Abdillahi Abdi, P’tit Zakaria, Colonel Berger, Abdillahi Mouhoumed, ….) et il connaît ses responsabilités personnelles dans ces affaires.

Bref, Guelleh devra certainement prendre des décisions pour son avenir:

soit il part rapidement et librement avec pas mal d’argent comme Ben Ali,(il devra certainement en restituer une partie, mais il lui en restera assez avec tout ce qu’il a mis de côté … !)
– soit il a de fortes chances désormais
de finir : blessé, lynché, inculpé de crimes et/ou condamné à mort (Saleh, Kadafi, Moubarak, Saddam Hussein, …)

Sergent Chef Ariko
Londres

21/10/2011 (B626) Dernières nouvelles du front (Information du Sergent Ariko)

Ce soir à Djibouti une banale histoire de jeune fille, qui a mal tourné.

La jeune fille sortait avec un nouvel ami. Son copain habituel a mal pris la chose et il a mobilisé sa bande du quartier 3.

Ce sont les jeunes qui étaient venus pour terroriser les élèves du lycée d’état.

La police, qui n’a pourtant pas trop de travail, a mis quelque temps avant de se montrer. Il était temps, car la jeune fille a faillise faire violer par les voyoux.

C’est un appel de la fille du colonel Abdillahi Abdi à la brigade spéciale de la police qui a déclenché dans les faits, l’intervention des forces de l’ordre. Mais ils sont arrivés trop tard car les voyoux étaient déjà partis.

La nouvelle a fait le tour des quartiers Afar, dont la jeune fille était issue.

A la tombée de la nuit, le quartier de Wahtidahba à Balbala et les autres quartiers se sont enflammés. Les jeunes se sont affrontés brutalement à coups de Warafs et de couteaux.

Rapidement,
la police a été submergée et dans l’incapacité d’intervenir. Il a fallu l’intervention des unités de la gendarmerie pour disperser les jeunes. Mais la bataille a continué dans d’autres quartiers de Balbala.

Selon les informations officielles disponibles, on ne deplorerait pas de blessés graves.

La bataille s’est poursuivie jusqu’à l’appel de la prière du matin.

Les jeunes sont finalement rentrés chez eux pour se reposer après cette nuit de bagarres. Tout le quartier de Balbala est bouclé par les unités de la gendarmerie et de la police.

A partir du moment où le régime cache ce qui s’est passé, on ne peut que se poser des questions. Il craint certainement que la diffusion de ces bagarres avec celles de la chute du "roi des rois" Kadafi, ne donnent aux Djiboutiens des idées et l’envie de chasser ce malade du pouvoir.

On nous dit que des centaines de jeunes auraient été arrêtés et rassemblés à l’école de police de Nagad. Dès ce matin, 10 jeunes devraient comparaître devant le juge d instruction pour complot contre l’état.

Un pari très risqué

Le régime veut casser à tout prix, les mouvements des étudiants en espérant éviter ainsi la contagion à l’ensemble de la population. Mais c’est dangereux, car cela risque de produire l’effet inverse. L’arrestation et surtout des condamnations "bidon" mais effectives à des incarcérations de la jeunesse, peuvent aussi déclencher un electrochoc parmi la population, qui a suivi la chute de Kadafi et la victoire de l’opposition lybienne et qui aimerait bien en finir avec Guelleh et le voir jugé pour ses crimes.

Certains observateurs ne se cachent plus pour dire que le fauteuil d’IOG est installé désormais sur une poudrière qui pourrait exploser prochainement.

Ariko
Londres

20/10/2011 (B626) Courrier des lecteurs : faut-il oublier l’attentat du “café de Paris”?

À nous (djiboutiens (ne)s) de demander :est-il possible qu’un responsable des services secrets djiboutiens puisse changer ses réflexes et devenir lui maître ès en leçons de démocratie, et, ce, – du jour au lendemain ? Nous ne le pensons point, à moins d’être peut-être, un naïf de tout bord.

Quoiqu’on en dise, le temps, une fois de plus y va de son couplet.C’est à se demander si on pourra jamais s’en passer.Et pourtant, il y en aurait des choses à dire! Mais pas envie.Cette manie qu’on a de toujours vouloir savoir ce qu’on redoute de connaître !

Par un mélange de fortes espérances et de profondes impuissances il fait de Djibouti un peuple traumatisé et aliéné. Attaché à ses oppresseurs par cet indéfectible lien de soumission et d’assujettissement qui fait de lui ce qu’il est et trace son irrémédiable destin d’opprimé condamné au banc de spectateur à perpétuité au point que sa vie n’est plus qu’un spectacle dont il ne fait pas partie.

Loin de véhiculer une réalité objective, l’exposé devient un espace d’exorcisme de fantasmes et d’obsessions intimes.

Malheureusement avec le temps, les choses n’ont pas évolué et depuis 34 ans les djiboutiens regardent IOG et son conglomérats d’aventuriers avec les yeux de Chimène (1).

Personne ne peut ignorer les provocations , les humiliations,les disparitions et les exécutions extra-judiciaires de ce régime , il faut aussi tenir compte du poids colossal de problèmes, ne pas oublier le grand nombre de victimes du régime génocidaire. Des choses tombent en ruines. Le pouvoir liberticide exerce une pression permanente sur la société djiboutienne afin de le faire plus obéissante et facile à gouverner. Qui est devenu la honte et l’épouvante de tout(e) djiboutien(ne) ! ô combien réelle .

Parce qu’il est devenu un antre de tortures, où sont enfermées des centaines de personnes, séquestrées un peu partout à Djibouti.Qui de nous, qui de vous, qui de nos compatriotes admettrait tout bonnement qu’un citoyen puisse être torturé ?

Qu’allons-nous encore apprendre sur ce qui s’est passé au “café de Paris” ( 27 Septembre 1990) ? Quels autres mensonges nous a-t-on racontés? Est-ce que le nettoyage ethnique a-t-il vraiment commencé?A qui profite ce crime ?

On ne dira jamais assez combien ces crimes, évocateurs de bien d’autres, ont contibué au consensus relatif dont a beneficié, IOG.

Ce dernier accuse de cet attentat une communauté djiboutienne, les Somalis Samarones.

Plusieurs membres de cette communauté furent torturés, déportés et liquidés.
Cette politique fachiste peut se résumer comme suit: intimidation, humiliation organisée et systématique de tous les Samarones, simplement parce qu’ils sont Samarones et donc tenus collectivement pour responsables de l’attentat qui a eu lieu à Djibouti le 27 Septembre 1990.

L’oubli, la négation, la réécriture de l’histoire constituent les élément-clés du fonctionnement d’une dictature. Ce qu’illustre bien le 1984 d’Orwell où le personnage central du roman est chargé de réécrire en permanence l’histoire. L’une de ses tâches principales est justement d’effacer les traces dans les journaux et documents officiels des personnes éliminées par le système (2).

Il est tout à fait scandaleux que l’Etat djiboutien refuse de s’excuser officiellement et de demander le pardon et d’exprimer sa repentance auprès des hommes et des femmes qui n’en demandent pas plus.

Seuls ceux qui ont été torturés peuvent pardonner à leurs tortionnaires !

La vague de répression – des Samarones qui furent traités comme des bandes de malfrats pourchassés par la police de la dictature et ses milices -, faisait apparaître en pleine lumière la réalité du système djiboutien.

Certains ont été arrêtés, torturés, et écroués à l’issue d’une procédure n’ayant pas respecté les standards des procès équitables.

Le djiboutien ne connaît pas ses droits, puisqu’on ne lui en parle jamais ; il voit l’injustice de ses propres yeux, et il n’a pas le droit de la dénoncer, sinon c’est un traître.

Qu’est-ce que l’on fait lorsque l’institution judiciaire refuse même les dépôts de plainte à l’égard des actes de tortures et des agressions en tout genre ? Quelle réaction adopter face à des magistrats qui deviennent l’outil légaliste d’une machine politico-judiciaire qui broie nos concitoyens ? Qu’est-ce que l’on fait lorsque des canaux d’expression tant sur support papier qu’électronique sont censurés de la manière la plus arbitraire, y compris ceux des partis politiques légaux ?N’est-il pas temps d’agir et de démasquer la propagande officielle et infirmer ses allégations mensongéres de toute crédibilité. Pourtant depuis 34 ans ce régime sévissait et sans se cacher enfermait, torturait, exécutait sans relâche.

Les Massacres d’Arhiba le 18/12/1991 et le 30/11/2005 ont renversé la légitimité morale du système.

Quiconque, membre du système ou non, qui a encore un peu de conscience et une capacité d’analyse élémentaire, a réalisé sa nature cruelle .

Notre big brother national vit dans la psychose de se voir malmener par des juges européens et notamment dans des pays comme l’Espagne, la Belgique ou encore la Suisse dont les tribunaux se sont déclarés compétants pour poursuivre en justice des responsables convaincus de pratique de la torture et d’exactions.

L’imagination est intarissable lorsqu’il s’agit de réduire au silence les défenseurs des droits humains. Elle induit des méthodes de plus en plus insidieuses. Toutes les formes de l’oppression: violences et arrestations gratuites, culte abrutissant de l’idéologie et de la personnalité.

Le peuple vit dans l’arbitraire et la crainte, le silence et la délation.

Pourquoi l’opposition n’arrive pas à se faire entendre ? Est-on condamné à vivre avec ces multiples compétitions décoratives ?

Ainsi, la pratique du régime djiboutien en place dont la communication est basée sur le prêche du faux, du mensonge, de la falsification des réalités sociales, de l’état des libertés individuelles et du camouflage de la pratique systématique de la torture, un comportement qui prouve une volonté, réfléchie et planifiée, d’affirmer deux objectifs. Projeter une belle image de la République De Djibouti auprès de l’opinion internationale, le contrôle de la situation policièrement et maintenir une politique basée sur la peur, la terreur du peuple. Face à cette politique, on aurait pu s’attendre à voir une opposition virulente, forte et surtout proche du peuple. Il n’en est rien et c’est là où se situe le paradoxe de la République De Djibouti.

Que faisons-nous lorsque les droits liés à la citoyenneté sont violés ?

Pour l’instant, la seule réponse que j’observe est celle-ci : Peu importe ces violations… nous continuons à collaborer avec la dictature en participant à des élections truquées et continuons à être terriblement impuissants face à l’injustice qui frappe nos concitoyens.

Et je dis nous, parce que d’une part j’éprouve une part de responsabilité, et d’autre part je ne suis pas en position de rupture vis-à-vis de l’opposition démocratique, mais en position d’un soutien non moins critique.

Je ne m’arrête pas à méditer sur ce vers d’un fameux poète arabe qui dit : « Si vous êtes condamné à vivre us un tyran soyez injuste et si vous vous trouvez avec des ignorants soyez aussi ignorant».

Jamais un dictateur qui a ruiné son pays, mis en esclavage son peuple, exporté la guerre, trafiqué de la drogue à si grande échelle, trompé les investisseurs, menti, torturé, exécuté, ostracisé et éliminé jusqu’à ses amis les plus proches n’aura été aussi encensé. Malgré la réalité si terrible cet homme est apparu pendant longtemps aux yeux des autorités françaises- promptes à dénoncer sélectivement les exactions de certains régimes mais gardant un silence total sur la situation djiboutienne -, comme un bienfaiteur. Leur silence permettant à la dictature de tirer sa révérence pour se prévaloir de sa légitimité de fait.

Faudra-t-il parler de complicité active ?

Qui blâmer alors ? Le peuple djiboutien? L’opposition djiboutienne? La France? La vie injuste ? La mort ? Le destin ? Je n’en sais rien ! Peut-être personne, c’est ainsi que va la vie ! Mais qu’importe !

La plupart des États européens font de même ; et si d’aventure l’un d’eux rompt l’assourdissant silence, c’est pour dire, comme pour s’excuser de tant d’audace, qu’il ne peut que condamner de si inhumaines pratiques.

Ils se montrent peu diserts pour dénoncer les dérives d’un pays qui fonde sa citoyenneté sur des critères tribaux, érigeant ainsi le tribalisme en système, légalise la torture et l’assassinat d’opposants politiques .

Beaucoup de personnes se demandent comment le régime tient. Toute l’explication repose sur deux mots, deux seuls mots : la peur et la terreur que ces vautours charognards suscitent autour de et dans l’ensemble de tous leurs « sujets ».

Et malgré les faits il y a toujours de nombreux idiots utiles qui sont prêts à encenser celui qui pourrait en quelques instants devenir leur bourreau. En disant cela je pense à Me Aref , Me Martinet – des morts vivants qui ne font que pleurnicher les faces cachées sur leur sort en réduisant tous leurs malheurs au système, au pouvoir ; à la politique et ses ténors, et hommes d’affaires somaliens qui après avoir encensé IOG ont été insultés, discrédités, ont vu leurs propriétés confisquées et se sont vu interdire de retourner à Djibouti.

Tout le système est corrompu dans tous ses interstices.

Assimilé au jeu, au simulacre, ou au mirage, il ferait donc office de pendant " négatif " non seulement du " réel " mais aussi de la " vérité ".

Mais, il suffit de voir comment est traitée la question de « la décentralisation » pour mesurer le décalage entre le discours médiatique et la réalité du phénomène. On est dans la démesure en permanence.

Pire encore : l’autisme est érigé en système de pensée.

L’idéologie (au sens moderne) – ou le dogmatisme (selon l’expression des écrivains anarchistes) -, n’est pas un simple système d’idées, ni une déformation du réel par la pensée, c’est l’idée qui se substitue au réel et lui impose sa logique, son système incontestable. En ce sens, tout idéologie porte en germe le totalitarisme. Comme le dit Hannah Arendt :« Il existe trois éléments spécifiquement totalitaires qui sont propres à toute idéologie : la prétention à tout expliquer, l’émancipation de la réalité, la cohérence qui n’existe nulle part dans le domaine de la réalité » (3).

Afficher des dogmes n’est pas condamnable mais asservir la réalité à leur service est une faute historique dont il faut assumer les conséquences.

Comment réparer cette « faillite » politique, où tant de jeunes sont poussés à vivre irrémédiablement à la marge de la société ? Comment resocialiser des Djiboutiens ayant vécu dans la ségrégation permanente ?

Tant de questions brûlantes ne trouvent toujours pas une traduction concrète sur le terrain.

L’observateur sera encore une fois déçu, déçu par cette médiocrité et par cette incapacité de mener un vrai débat sur le fond des problèmes de la société djiboutienne.Pis, cette dictature sera incapable de proposer une alternative politique et citoyenne pour le pays.

Le décalage avec les attentes de la population est de plus en plus sensible, particulièrement dans le Nord, j’imagine…

Le gouvernement dirigé par Dileita Mohamed a fait preuve de beaucoup d’immobilisme dans la gestion de l’Etat, il a été caractérisé par les dérives politiciennes fondées sur l’absence d’une classe politique (la rupture ou la continuité d’une classe politique bricolée, la rupture avec les aspirations du peuple). La République De Djibouti a besoin d’une classe politique qui assume les aspirations du peuple et dont la conviction et l’ascèse pourraient tenir un projet de société.

MAQ

1 L’amante de Rodrigue est un jeune noble castillan, fils de Don Diègue et héros principal de la pièce de Corneille: le Cid.

2 Décidément Big Brother a encore de beaux jours devant lui : " Le plus effrayant dans le totalitarisme n’est pas qu’il commette des " atrocités " mais qu’il détruise la notion même de réalité objective ; il prétend contrôler le passé aussi bien que l’avenir. " (Orwell, " Tribune ", 4 février 1944).

3 Hannah Arendt, Le Système totalitaire, 1972, III, p. 219.

20/10/2011 (B626) Radio-Trottoir (Courrier des lecteurs) Un avis et des informations que nous envoie un lecteur et qui pourraient être proches de la réalité. (A suivre)

Le CNT annonce la mort de Mouammar Kadhafi.

Selon un responsable militaire du Conseil national de transition l’ex-dirigeant libyen aurait trouvé la mort à Syrte et il précise que le CNT serait en possession de son corps.

A Djibouti, Guelleh prépare-t-il une fuite possible ?

Selon des infos qui me parviennent depuis Djibouti, IOG pourrait être en train d’organiser sa fuite éventuelle.

Ce matin quand il a appris la mort de Kadhafi et que la guerre civile était declarée officiellement au Yémen, le dictateur IOG n’aurait pas cessé de téléphoner à ce qu’il lui reste comme amis : Méles Zenawi, le premier ministre ethiopien et ses contacts personnels en Afrique du sud et en Arabie saoudite, afin de les informer de son possible départ et de trouver des solutions de réinstallation …

De toutes les façons,
ses jours sont comptés et il le sait..

Mais il doit se décider vite, car les étudiants djiboutiens seraient impatients … d’en finir avec son régime …

20/10/2011 (B626) Procès à huit-clos sous haute surveillance de la gendarmerie. (Article rédigé en utilisant les informations qui nous a été adressées par Jean-Paul Noël Abdi)

Ce matin jeudi 20 octobre, s’est ouvert le procès d’une trentaine de chômeurs, qui ont faim.

Hélas ! Malgré (ou en raison ?) de sa qualité de Défenseur des droits de l’homme, les Gendarmes venus en force au Palais de Justice, ont refusé à Jean-Paul Noël Abdi, l’entrée de la salle d’audience.

Il s’agit donc d’un procès jugé à huis clos !

Le huis clos aurait été imposé par le Procureur de la République Maki, afin probablement d’occulter les motivations des condamnations qui seront donc prononcées dans le secret le plus absolu.

Ainsi, le Procureur Maki (plus connu pour son engagement sans limite en faveur du régime dictatorial et de sa pérennité, que pour sa volonté d’appliquer le droit et la justice pour chacun, sans distinction d’appartenance, de classe ou d’origine) a imposé le secret absolu et a certainement refusé la présence d’avocats pour défendre les chômeurs, qui seront donc livrés, sans arme, à la vindicte de leurs prédateurs : juge et procureur.

L’embargo sur ce jugement qui se déroule probablement sans la présence d’avocats du côté des inculpés est conforté par les troupes du Colonel Zakaria de la Gendarmerie, qui assure une garde vigilante autour de la salle d’audience.

Le procès devrait se terminer après le week end. Mais on ne peut s’empêcher de penser, dans ces conditions, que les sentences sont déjà prononcées, probablement avec l’aval (ou les ordres ?) du ¨Palais présidentiel.

Voilà l’une des limites de la politique d’un régime dont le Premier Magistrat passible de crimes organisés, portera l’entière responsabilité. Mais attention, s’il y a des condamnations injustifiées, elles auront pour conséquence de faire monter la tension sociale…

De toutes les façons, la vérité éclatera un jour ou l’autre.

D’après les informations de Jean-Paul Noël Abdi

19/10/2011 (B626) Courrier des lecteurs. En royaume de pacotilles, augmenter la durée journalière du travail, sans avantages sociaux, dégrade la productivité. Le Gouvernement, encore une fois, se trompe d’objectif.

Nouveaux horaires de travail

____________________ Partie 1

Circulaire du Président : augmentation du nombre d’heures de travail.

6h + 1h ==> Quel objectif ?

Le circulaire du Président indique que le nombre d’heures de travail par jour est passé de 6h à 7h; c’est-à-dire de 36h à 42h par semaine.

Il est vrai que conformément aux conventions en vigueur à Djibouti, il y avait un manque à gagner pour l’état correspondant à 6h de travail.

Objectif de la circulaire :

  • Augmenter le nombre d’heures de travail ?
  • Augmenter la productivité des employés ?

Théoriquement, il y a un lien entre les deux puisque pour augmenter le deuxième, il convient d’augmenter le premier tel que: P = h x T

(P = productivité, h = variable en h, T = travail)

Si l’objectif recherché est d’augmenter numériquement les heures de travail, alors c’est fait puisque 6+1=7.

Mais cela entraînera une augmentation certaine des dépenses sans pour autant permettre une croissance sûre de la productivité. Or, le vrai objectif du Président étant logiquement d’augmenter la productivité des employés, alors l’idée de projet mérite plus réflexion.

Posons le problème:

· 6 heures de travail donne une productivité P1 associé à une dépense D1 (statu quo) ;·


6h + 1h = 7h de travail donne une productivité P2 associé à une dépense D2 (projet réalisé).

Et puisque nous quittons une situation jugée non satisfaisante vers une situation cible améliorée, logiquement P2 doit être supérieur à P1 avec une augmentation des dépenses jugée raisonnable.

Mais malheureusement, cela n’est pas aussi simple et réaliste que l’on peut penser compte tenu du contexte actuel djiboutien.

__________________________ Partie 2

Certes, l’idée de projet est intéressante et louable mais des étapes manquent pour garantir son succès. Il s’agit là d’un projet de portée nationale et d’impact économique qui mérite d’être conduit comme tel. Il convient de nommer une équipe de projet chargée d’examiner les voies et moyens d’augmenter la productivité et l’efficacité, en un mot le rendement des employés des services et établissements publics de l’Etat.

Force est de constater, quelques semaines après l’entrée en vigueur du décret, qu’il y a baisse significative de la productivité et que les machines installées par-ci par-là ne sont pas les indicateurs de performance recherchés.

Inutile de persister dans une voie qui a mené à l’échec (on vient pointer à 07:00, on part et on revient à 14:00 pour l’ultime pointage). Est-ce le but recherché ?

Il convient de repenser l’organisation du travail.

_________________________ Partie 3

Les acteurs de premier plan :

Le succès du projet passe par l’implication de toutes les parties prenantes (responsables, représentants des employés, clients etc) du projet pour que leurs préoccupations soient prises en compte.

Pour assurer le succès du projet, examiner les points suivants réduira significativement la résistance au changement puisque le travail c’est-à-dire l’effort est synonyme de volonté :

  • Les horaires des écoles pour les enfants (préoccupations des employés),
  • Les salaires compte tenu du niveau de vie actuelle (motivation),
  • Les contributions patriotiques (10%) (*)
  • Promotion et médailles pour les plus méritants,
  • Les sureffectifs,
  • Les conditions de travail,
  • Les dépenses associées à la consommation d’énergie,
  • Le facteur climatique.

De nos jours, tout le monde s’accorde que l’approche gagnant-gagnant génère la satisfaction des acteurs, indispensable au succès durable du projet.

Au pays des djiboutiens(iennes), il est grand temps de tirer les leçons de l’échec des grands projets du passé pour cause de non respect des meilleures pratiques de la gestion des projets.

=> L’approche participative doit être privilégiée par rapport aux décisions « top down » imposées de manière unilatérale.

(*) On se souvient qu’à l’époque de la retenue de 10%, les horaires de travail ont été revus à la baisse passant de 42 h à 36 h. A présent, les employés sont en droit d’espérer l’opération inverse. C’est à dire une augmentation de salaire, en échange d’une augmentation du temps de travail