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13/01/2016 (Brève 629) Middle East Newsline : « Congress Worried over Djibouti » ‘Le congrés américain inquiet à propos de la situation à Djibouti

Selon un article du 5 janvier publié en anglais sur le site Middle East News line (lien) : http://www.menewsline.com/article-1173,36032-Congress-Worried-Over-Djibouti.aspx, le congrés américain aurait exprimé son inquiétude à propos de la situation à Djibouti et de son évolution dans un état de 900.000 habitants où les US entretiennent une importante base militaire.

Le congrés craint des troubles graves et même une révolte, face au refus de démissionner ou d’abandonner le pouvoir à l’issue de son 3ème mandat du Président Guelleh

11/11/2011 (B629) Courrier des lecteurs : Nos parents étaient des pacifistes.

Quand Hassan GOULED (qu’ALLAH ait pitié de son âme) se représentait à sa propre succession à la présidentielle, nos parents criaient : "c’est l’homme de paix !", et tous les vieux votaient pour lui.

Personnellement, je n’ai jamais voté à Djibouti.

Je suis de cette génération, qui a eu son adolescence pendant la crise économique de 1995. En plus de nos mutations hormonales dans la chaleur d’été (l’une des plus de violente au monde, 50°c à l’ombre pendant les après-midi), on devait survivre à une crise économique. Nos parents étaient vers la fin de leur vie professionnelle.

Les restructurations salariales et des retraites nous affectaient psychologiquement.

On obligeait les djiboutiens du plus moyens aux plus modestes à payer cette dette.

Nos parents attendaient les paiements de leurs salaires pendant 3 à 7 mois, et percevaient qu’un seul mois souvent et devaient oublier les autres mois de paie.

Ce qui avait étonné les gens du FMI, c’était ces maisons en tôle rouillée coiffée d’une antenne parabolique avec un énorme 4X4 de 12 millions FD garé devant.

Notre génération se demandait : pourquoi c’est nous qui devions nous appauvrir et pas eux ?

Nous en voulions à cet ascenseur social qui est tombé en panne juste au dessus de nous. Les gens des quartiers étaient solidaires. Les gens se dépannaient, les sacs des pâtes Zara circulaient dans les maisons, on se faisait du "pasta dala’ " à gogo, c’était devenu le plat national. Je me rappelle qu’il y avait des familles qui sautaient des repas. On s’entraidait comme on pouvait.

Nos parents gardaient l’espoir, pas nous. Notre seul espoir c’était de partir.

On en veut beaucoup à notre système. Peut-être que la situation économique s’est améliorée, mais le taux de chômage est toujours aussi élevé.

Si une crise économique tape encore une fois Djibouti, je ne donnerai pas cher pour sa peau.

Ma génération qui est restée et qui est aujourd’hui parent, n’acceptera pas les plans du système.

La seule solution sera une révolution pacifique.

B. N.

11/11/2011 (B629) RFI – Affaire Karachi : le Conseil constitutionnel remet en question les lieux classés secret défense

Le Conseil constitutionnel demande au Parlement français de revoir la copie législative à propos du secret défense. Le Conseil a censuré, ce jeudi 10 novembre 2010, une partie de la réglementation en vigueur depuis l’été 2009, en l’occurrence la classification de lieux et non plus seulement de documents.

Les sages étaient saisis d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC), mettant en avant le droit à un procès équitable et la séparation des pouvoirs malmenés par les « intérêts supérieurs et la sécurité du pays » trop souvent invoqués par le pouvoir exécutif, selon les avocats des familles des onze victimes françaises de l’attentat de Karachi au Pakistan. Ces avocats, à l’origine de cette QPC, estiment cela crucial pour de nombreuses procédures sensibles.

Il n’est pas possible de continuer encore très longtemps ce système qui empêche les autorités judiciaires d’avoir accès aux documents secret défense.

De procédure sensible, celle de Karachi en est une. Délicate pour les juges Trévidic et Van Ruymbeke. Car aussi bien le premier, qui instruit l’attentat, que le second, chargé du volet financier, se heurtent au secret défense pour ce qui est des documents qu’ils réclament mais aussi des lieux, dont ceux du contre-espionnage, sanctuarisés par la loi de juillet 2009 et dont la liste est elle-même estampillée « secret défense ».

Ce qui oblige les juges à une demande de déclassification temporaire et même à livrer l’objet de leur recherche en préalable à toute intervention. Des interventions qui peuvent leur être refusées et qui, si elles sont autorisées, imposent au magistrat la présence du président de la commission du secret de la défense nationale. Une instance administrative, consultative, qui en réfère d’abord au gouvernement.

Le travail de justice est donc bien entravé, subordonné même, reconnaît le Conseil constitutionnel, qui abroge cette soustraction de territoires aux magistrats. Mais pas le classement de documents toujours opposable à l’enquête sur des rétrocommissions, à la faveur d’un contrat d’armement avec le Pakistan, ayant peut-être financé en 1995 la campagne présidentielle d’Edouard Balladur. Et peut être même alimenté, ensuite, des « réseaux » liés à Jacques Chirac, vainqueur cette année-là de l’élection.

Un secret défense qui bloque aussi les investigations judiciaires dans d’autres affaires judiciaires politiquement épineuses comme l’assassinat du juge Bernard Borrel à Djibouti, le massacre des moines français de Tibhirine, en Algérie ou encore la mort suspecte, en 1979, de Robert Boulin alors ministre du Travail.

Par Alain Renon

11/11/2011 (B629) A lire sur LOI cette semaine ….

____________________________ Djibouti

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1320 – 12/11/2011
Paris veut former la police d’IOG
Alors que la révision des accords de défense butte sur la formation des officiers de l’armée djiboutienne (LOI nº1319), Paris semble tout disposé à former des policiers. (…).


__________________________ Ethiopie

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1320 – 12/11/2011
Les Rotary Clubs sous surveillance
Alors que les Rotary Clubs ne sont pas des noyaux de subversion, leurs comptes bancaires vont être bloqués. Explication. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1320 – 12/11/2011
L’irrésistible ascension d’Azeb Mesfin
Le PDG de l’Endowment Fund for the Rehabilitation of Tigray (EFFORT), Abadi Zemo, a été envoyé en poste à Khartoum en tant qu’ambassadeur, laissant de facto à son numéro deux le contrôle de ce consortium de sociétés liées au Tigray People’s Liberation Front (TPLF, noyau dur de la coalition gouvernementale éthiopienne). (…).

_____________________________ Somalie


LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1320 – 12/11/2011
Quel allié pour prendre Kismayo
Il est peu probable que l’armée kenyane se lance seule à l’assaut du port de Kismayo, bastion d’Al-Shabaab. Mais entre Gandhi et Madobe, elle va devoir choisir son allié. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1320 – 12/11/2011
Les pirates somaliens aux portes des Seychelles
Le gouvernement seychellois cherche un moyen de protéger ses pêcheurs des attaques des pirates somaliens. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1320 – 12/11/2011
Galkayo
Le président de l’administration autonome de Galmudug en Somalie était à Paris la semaine passée. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1320 – 12/11/2011
L’irrésistible ascension d’Azeb Mesfin
Le PDG de l’Endowment Fund for the Rehabilitation of Tigray (EFFORT), Abadi Zemo, a été envoyé en poste à Khartoum en tant qu’ambassadeur, laissant de facto à son numéro deux le contrôle de ce consortium de sociétés liées au Tigray People’s Liberation Front (TPLF, noyau dur de la coalition gouvernementale éthiopienne). (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1319 – 07/11/2011
La stratégie de Gandhi pour prendre Kismayo
Le plan visant à déloger les miliciens islamistes d’Al-Shabaab du port de Kismayo, pour en faire la capitale d’une administration autonome du Jubaland placée sous sa présidence, a été élaboré en 2009 par le Franco-Somalien Mohamed Abdi Mohamed, dit Gandhi, alors qu’il était ministre de la défense du Transitional Federal Government (TFG, au pouvoir à Mogadiscio). (…).

10/11/2011 (B629) Agence Bretagne Presse : communiqué du député Christian Menard à l’assemblée nationale française. (Il s’inquiète de la disparition possible de l’hôpital Bouffard)

Lien avec la publication originale

L’agence, en publiant ce communiqué à insérer une note préalable, que nous reprenons : Nous avons reçu ce communiqué du groupe Christian Ménard. Nous le publions tel quel. En aucun cas cette demarche ne doit être assimilée à une approbation par ABP des opinions exprimées dans ce communiqué ou à une quelconque affiliation entre ABP et Christian Ménard. D’autre part, la prépondérance sur ABP de certains partis ne résulte en aucun cas d’un choix de l’ABP mais résulte uniquement du choix des partis politiques d’utiliser ou pas les services offerts par ABP.
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Assemblée nationale : Christian Ménard intervient sur l’opération libyenne et la piraterie maritime

PARIS— Christian Ménard est intervenu mercredi soir à l’Assemblée nationale lors de la discussion sur le budget de la Défense.

Rappelant les différentes opérations extérieures réalisées par les Forces françaises,

1°) le député est revenu sur l’opération libyenne, rappelant l’efficacité et la détermination de nos troupes, tout en regrettant notre dépendance vis-à-vis des Américains, concernant les avions ravitailleurs. Réponse de Gérard Longuet, ministre de la Défense : « J’en ai conscience. Des solutions sont actuellement à l’étude ».

2°) Traitant de la piraterie maritime, Christian Ménard s’est inquiété de son caractère pérenne, regrettant que ses précédentes propositions, « à terre » (solutions économiques, humanitaires, environnementales, judiciaires…), n’aient pas été suffisamment prises en compte…

3°)
Rappelant les menaces de disparition planant sur l’hôpital Bouffard, à Djibouti,
(hôpital militaire destiné aux soins de nos troupes, leurs familles et résidents de Djibouti), le député a demandé que des solutions de coopération, si possible européennes, soient recherchées pour assurer son maintien. Gérard Longuet lui a répondu que « cette dernière proposition méritait d’être étudiée ».

09/11/2011 (B629) Bravo à notre ami Roger Picon, combattant inlassable et à ce jeune qui a développé la rubrique « Fan des caricatures de Roger Picon » sur FaceBook. J’aimerais bien « j’aime » dans la petite case réservée, mais je ne le peux pas.

Je dois dire combien j’apprécie les caricatures de Roger Picon, qui se renouvelle sans cesse. J’ai trouvé fantastique l’idée qu’a eu l’un de nos compatriotes en développant cette rubrique « des Fans » sur FaceBook.

J’aurais aimé cliqué sur le logo « J’aime ». Mais la prudence m’en a retenu. Heureusement

Par plusieurs sources, je sais qu’un jeune qui avait exprimé son opposition à IOG sur FaceBook, a été arrêté au moment où il posait le pied sur le sol djiboutien. Interrogé (on imagine dans quelles conditions), il a ensuite été jeté à Gabode où il réside toujours.

FaceBook n’est pas anonyme, sauf si vous créez un profil « maquillé » de toutes pièces. Soyez vigilants mes soeurs et mes frères, car le SDS et autres affiliés surveillent FaceBook et notent tout ce qui se dit.

C’est pourquoi je choisis l’ARDHD pour témoigner ma reconnaissance à cette initiative et à Picon et pour les remercier de continuer leur combat à nos côtés.

Ne soyez pas étonnés si le symbole « J’aime » ne semble pas rencontrer un grand enthousiasme, ce n’est pas parce que la communauté ne veut pas le dire, mais parce qu’elle a peur des représailles directes et indirectes sur les familles restées au pays.

IOG n’a rien compris à l’évolution du consensus international. L’époque où les occidentaux accueillaient, à bras ouverts et en fanfare, les dictateurs est révolue.

Le mouvement est irréversible.

Cela explique
pourquoi Obama a refusé de rencontrer IOG lors de son séjour « prolongé » aux US. Idem pour Sarkozy. On ne sert plus la main d’un sangunaire.

Nous les Djiboutiens, levons-nous pour dire NON, anonymement sur FaceBook, sur l’ARDHD et sur tous les autres média à notre disposition.Mais faisons quelque chose pour montrer à nos compatriotes au pays, qu’ils ne sont pas seuls et qu’ils sont soutenus par la diaspora.

09/11/2011 (B629) Chroniques du Sergent Ariko. Discours du dictateur à l’occasion de la fête de l’Aïd el Adha, au palais présidentiel. Des mots … (modifié le 9/11 à 19h00 Paris)

Discours de l’Aïd el Adha = un chef têtu et une jeunesse pris en otage.

Au nom de l’opposition en exil, je tiens à renouveler mes vœux de bonne fête à toute la nation djiboutienne ainsi qu’à la diaspora djiboutienne éparpillée dans le monde.

Le dimanche 6 novembre à l’instar des autres pays de la planète, la république de Djibouti a fêté l’Aïd el Adha. Le peuple a prié dans les différents endroits de la capitale, y compris en face du stade Hassan Gouled.

La cérémonie y a été présidée par le cheik Abdourahman Béchir qui a été relaxé grâce à la pression des leaders religieux.

A Balbala les imams de la ville de Djibouti ont prié et demandé la grâce d’Allah pour qu’il épargne Djibouti de la folie qui a mis à genoux la Somalie.

Le chef du régime a préféré prier devant son ancienne maison, qui se trouve à côté d’un terrain appartenant au député RPP Djama Aouled. Les habitants des quartiers du Héron, du plateau du Serpent et d’Haramous ont prié sous la haute protection de la garde républicaine et des unités de la brigade spéciale de la police postées sur les toits des maisons qui entourent celle d’IOG.

Un ministre de la religion concilliant


Vers 6h25 le dictateur est arrivé. Il a été accueilli par le premier ministre (sur nommé « la vache qui rit ») ainsi que le ministre de la religion. Ce docteur en religion, sorti des académies islamiques soudanaises, sait que son maitre ne respecte pas les enseignements du Coran.

Il sait que le coran a interdit de travailler au service d’un régime qui pille les biens publics.

Qu’importe le docteur Hamoud n’a été nommé à ce poste que pour mendier des sous dans les riches pays arabes du Golfe. Il est aidé dans ce travail, par le soi-disant conseiller en relation arabe, l’ancien ambassadeur Aden cheik Hassan .

Le docteur Hamoud a été cloué au bec. Il ne peut rien dire, pour faire arrêter au nom de l’islam les multiples violations que ce régime commet chaque jour. Ne sait-il pas notre grand monsieur Hamoud, qu’Allah va lui demander au jour du jugement dernier les raisons de son soutien à un dictateur qui a mis a genoux son pays et son peuple ?

Qu’importe pour le moment notre monsieur continue son trajet contre vents et marées. Étaient présents à cette prière, tous ceux qui ont été rejetés, sans distinction d’appartenance tribale.

IOG a failli tomber : une chute par anticipation ?

Derrière le dictateur des gardes du corps et d’autres resté debout qui ne faisaient pas leur prière.

En quittant le lieu de prière, IOG s’est déplacé pour saluer l’ancien premier ministre Barkhat Gourad assis sur une chaise. Il a failli tomber ! Mais il a été fort heureusement récupéré par ses gardes du corps. Pour ne pas énerver le dictateur, la RTD n’a pas jugé préférable de ne pas montrer au peuple djiboutien la chute du chef, parce qu’elle pourrait anticiper la chute définitive.

Une mise en scène pour rien ?

Immédiatement après le dictateur s’est rendu au palais de la présidence. Vers 10h du matin il a offert une réception. Étaient conviés à cette fête tous les ambassadeurs, consuls, officiers des différentes forces armées djiboutiennes et étrangères ainsi que les oulémas de la ville. Étaient aussi conviée une certaine jeunesse qui était juste là pour le décor. Histoire de faire croire que le dictateur se soucie de la jeunesse djiboutienne.

Le dictateur « entra en scène » lourdement surveillé par sa femme, Kadra Haid, la tigresse. Monsieur Haid doit se retourner dans sa tombe !

IOG fit des petites signes de la main pour saluer les femmes et les jeunes.

Mais dans les jardins de la présidence (que je connais pour y avoir travaillé) peu de monde s’était déplacé pour écouter ses mensonges.

Et pourtant, toute la nuit les agents de Guelleh avaient distribué des cartes d’invitations à qui en voulait. IOG a fait verser les salaires avec retard, alors que sa fille s’est enfuie avec une importante somme en liquide.

Pour rejoindre son nouvel amoureux, la fille d’IOG s’est enfuie avec l’argent disponible du Trésor public, empêchant ainsi le versement de tous les salaires

En fait sa fille est tombée amoureuse d’un américain qu’elle aurait connu sur FaceBook.

Elle a demandé à épouser l’américain mais le père fouettard a immédiatement réagi en interdisant à sa fille d’épouser un étranger.

Même son de cloche officiel chez Kadra Haid, qui est intervenue en sous main pour préparer son homme.

Donc exit, le fils du général Ali Meidal Waiss qui avait déjà demandé la main de la fille d’IOG.

A partir du moment où son père était devenu opposant en 1999, ses actions n’étaient pas au meilleur niveau.

Après avoir milité quelques années dans une opposition qui s’entre-déchire, l’ex général de l’armée qui avait obtenu ses galons non pas pour ses connaissances militaires mais pour son soutien a une certaine cause tribale soutenue par le père de la nation Hassan Gouled.

Comme la fille est partie avec une forte somme d’argent, le ministre des Finances Ilyas Moussa Dawaleh n’avait plus les ressources pour virer les salaires des fonctionnaires de l’état.

Mais les hommes qui sont au front n’ont pas été payés. On m’a rapporté le cas d’un soldat de deuxième classe qui appartient au régiment d’action rapide basé à Doumera. Revenu en ville, il confirme n’avoir pas reçu son salaire.

Un soldat, de retour du front, va chercher son salaire à la Banque nationale

Alors, il s’est rendu avec son arme de service à la Banque nationale pour demander des comptes à Djama Mahamoud Haid, le Gouverneur. Il a réussi à entrer armé dans la Banque. Alors il a demandé à être reçu par le gouverneur Djama. Panique a bord ! Le gouverneur a fait appeler la garde républicaine.

Comme ce type est militaire, la garde n’a pas donné l’assaut. S’ensuivirent des négociations pour tenter de calmer la colère de ce soldat. Finalement le soldat a obtenu gain de cause et il est reparti avec son salaire en poche.

Bravo à ce militaire qui a compris que la seule option qui est désormais possible, est celle de la force pour faire comprendre à ce régime fanfaron, qui utilise lui-même la force comme moyen de résolution de problème.

La tension est palpable dans la capitale où l’on sent de sourdes tensions. Des querelles de pouvoir éclatent au grand jour. Aujourd’hui mardi 8 novembre IOG a annulé le conseil des ministres pour une raison jusqu’à maintenant inexpliquée.

Le dictateur a commencé son discours en arabe. Il s’est concentré sur les problèmes du monde et de la cause palestinienne. Jadis, il était président du comité de soutien à l’intifada palestinienne et aussi l’interlocuteur d’Israël dans cette corne de l’Afrique.

Le dictateur s’en prend aux opposants et au média qui diffusent des informations critiques envers son régime


En langue Somali, le dictateur s’est limité à répondre à Daher Ahmed Farah, président du parti dissous illégalement par le régime MRD. On se rappelle que DAF avait lancé un appel national pour un sursaut populaire afin de chasser IOG du pouvoir. A l’appui, il a émis un rapport sur la situation et du climat qui prévaut actuellement à Djibouti.

Le chef du régime a stigmatisé DAF en qui il voit un successeur potentiel.

Il aussi stigmatisé le nouveau soutien affiché de Paris à DAF.

IOG a appris que DAF était régulièrement reçu au Ministère français des Affaires étrangères et par certains milieux français.

Le régime, qui fait suivre tous les déplacements de DAF par ses sbires, a vu un soutien affiché de Paris à DAF et au MRD.

La colère d’IOG a fait un seul tour. Il a déclaré en Somali que les français n’avaient pas besoin de recevoir des informations à Paris, puisqu’ils ont leurs services sur place et qu’ils connaissent la situation du pays.

Message à peine voilé qui concerne aussi l’ARDHD. Notre site l’agace : nos soutiens et nos informations dérangent le chef du régime.

Le locataire de la maison blanche exige qu’Olhayeh rentre à Djibouti.

Le dictateur n’a pas reçu que des félicitations. L’administration d’Obama lui a fait savoir par son ambassadrice qu’elle exigeait la révocation pure et simple de l’ambassadeur Robleh Olhayeh, doyen des ambassadeurs en postes à Washington. Cette photo montrant Olhayeh avec le couple de la maison blanche est révolue.

IOG a fini par plier et il a fait rappeler son ambassadeur.

Il avait décidé de le faire remplacer par son frère Saad Omar Guelleh, qui est actuellement le patron contesté du port.

Mais la dernière dame se serait opposée à cette nomination.

Nouvelle colère de Paulette !

Elle est furieuse, car elle estime qu’Olhayeh, protégé de son mari, ne l’aurait pas bien guidé lors du déplacement présidentiel aux USA. Mais surtout, après son départ, la femme d’Olhayeh aurait donné des détails sur la maladie dont souffre Kadra Haid.

Aussitôt prévenue par l’ex-épouse de son frère Djama Haid, Kadra Egueh installée au Canada, Kadra Haid a vu rouge. Elle en veut terriblement à la femme de l’ambassadeur, coupable à ses yeux d’avoir trahi un secret médical, qui est aussi un secret d’état. Et plus généralement à tous ceux qui ont les faverus de son époux, d’où son opposition à la nomination du frère.

Le dictateur a poursuivi son discours en utilisant le texte préfabriqué par son chef de la communication, qui est un opposant repenti. Auparavant, il avait pris la carte du PRD, le parti de Mohamed Djama Elabeh avant de rallier le RPP pour éviter le chantage.

Il a dit qu’il y avait deux sortes d’opposants à Djibouti.

D’un côté ceux qui sont vulnérables et donc manipulables et de l’autre une minorité constituée d’extrémistes (allusion à Jean-Paul Noël Abdi, à la Ligue djiboutienne des Droits de l’homme, à DAF et à Mahdi God).

Il a demandé à ce que cette opposition cesse ses attaques en règles contre le régime, puisque le régime bénéficie du soutien de la communauté internationale. Alors que plus personne ne le soutient désormais.

Il a annoncé les dates des prochaines élections comme si c’était le plus urgent maintenant. Ces élections ne sont même pas à l’ordre du jour.

Au fond de lui-même, il sait que la partie est finie.

Demain la suite
Le combat continue
Sergent chef Ariko
Londres.

09/11/2011 (B629) Courrier des lecteurs : précisions sur les conditions que les opposants restés au pays, doivent endurer.

Mise au point

J’apporte mon soutien inconditionnel à Ariko pour sa rubrique et particulièrement à l ARDHD qui nous offre, sans relâche, une tribune libre pour exprimer librement nos opinions sans la moindre discrimination.

Cependant, je regrette que le Sergent Ariko « dans ses chroniques » se laisse parfois aller à émettre des critiques mal venues et infondées sur l’opposition qui milite à l’intérieur du pays.

Je lui rappelle que l’opposition de l’intérieur, avec le soutien sans faille de Noel Abdi, agit avec les moyens du bord dans un contexte de peur et de répression féroce ordonnée par IOG.

L’opposition avait organisé le 18 février dernier une manifestation sans précédente qui restera marquée dans les annales de Djibouti.

La suite, vous la connaissez ! C ’est la répression tous azimuts d’IOG qui a visé toutes les personne qui ont été impliquées directement ou même indirectement dans cette manifestation.

Les responsables politiques sont harcelés, poursuivis et assignés à résidence.

Je pense que le temps joue pour l’opposition. Nous devons la soutenir.

C’est surtout l’opposition locale qui a le plus besoin de soutien.

Vous Ariko et toutes les personnalités, qui êtes réfugiés à l’étranger, loin de la répression et de l’humiliation que tout djiboutien local vit au quotidien, vous pouvez parfois être éloignés de la dure réalité que nous subissons et de l’entrave à tous nos projets d’action. Conservez toujours cela en mémoire et vous nous soutiendrez avec encore plus d’efficacité depuis l’extérieur, car nous avons besoin de cette vitrine.