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06/11/2011 (B629) LDDH : BONNE FETE DE L’AÏD-EL-ADHA AU PEUPLE DE DJIBOUTI en particulier aux Djiboutiennes et Djiboutiens opprimé(e)s


Le Président

DIFFUSION D’INFORMATION DU 6 NOVEMBRE 2011

BONNE FETE DE L’AÏD-EL-ADHA
AU PEUPLE DE DJIBOUTI
en particulier
aux Djiboutiennes et Djiboutiens opprimé(e)s

En ce jour de la grande Fête de l’AÏD-EL-ADHA, tous les membres de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) se recueillent en ce jour de prière pour prier DIEU TOUT-PUISSANT, afin de guider nos pas dans l’unique objectif de nous libérer, tous en même temps, du néocolonialisme sous la couverture d’un dictateur sanguinaire passible de crimes de guerre, de crimes de génocide en Somalie du sud, de crimes organisés et d’association à la mafia transrégionale dans toute la corne d’Afrique.

Tous ces crimes détruisent notre pays mais aussi le Peuple frère de la République de Somalie.

Demain nous reviendrons sur la nécessité de redoubler les efforts pour que nos souhaits deviennent la réalité de demain.

En tant que Défenseur des Droits de l’Homme, nous ferons aussi des propositions concrètes afin de poursuivre, de mettre fin de juger et d’enterrer ce régime moribond en décomposition.

ALLAH U AGBAR
DIEU EST GRAND

NOEL ABDI Jean-Paul

06/11/2011 (B629) « Mon Afrique » : un poème qui nous est envoyé par un lecteur

Mon coeur n’est plus qu’un grand pleur de larmes de sang,
Pour toi, ma bien-aimée Afrique, il pleure, il pleure,
Tout pauvre et démuni, ton passé, ton récent,
Tué par ces maux dont tes enfants en meurent.

Les volontés et lois d’autres nous pratiquons,
Au nom de leurs désirs anodins maux nous pillent,
Croyant nous faire bien pour eux on se gaspille.

On s’entretue en priant les voeux de quelques cons,
On s’entretue oubliant combien nous sommes frères,
Qui pourraient s’aimer d’un amour tout sincère.

Quand mon Afrique, en paix, va-t-elle devenir,
Apaisée et sereine, enfin heureuse, heureuse,
Ainsi que son soleil qui rit à n’en finir,
Tout au long des saisons jusqu’aux nuits ténébreuses.

06/11/2011 (B629) Courrier des lecteurs. Pourquoi les arabes ont-ils fermé leurs robinets ? IOG réagit !

________________________________ Note de l’ARDHD
Cette contribution nous a été transmise par un lecteur connu (dont nous protégerons l’anonymat). Après des hésitations, nous avons décidé de le publier au seul motif qu’il pourrait confirmer et expliquer le pourquoi de la fin des subventions arabes au régime dictatorial de Guelleh. Mais nous avons supprimé toutes références nominatives à des personnes qui seraient intervenues personnellement.

Le tribalisme imposé par Guelleh a exarcerbé les sensibilités de chaque communauté et en particulier de celles qui sont minoritaires dans le pays et qui ont toutes, de bonnes raisons pour dénoncer la discrimination dont elles sont effectivement les victimes.

Nous rappelons qu’au regard des positions de l’Association, le tribalisme n’a aucun avenir. Sa seule raison d’être est de permettre à Guelleh de se maintenir au pouvoir « en divisant pour régner ».

Pour nous, l’avenir de Djibouti passe par la construction d’un pays démocratique, associaint tous les Djiboutiens, sans aucune référence à leurs origines communautaires. Les communautés conservant leurs traditions et leurs différences cultures mais au sein d’un Etat reconnu et accepté par chacune.

Quoi qu’il en soit, cette contribution est à lire avec précaution, car elle ne reflète pas obligatoirement les positions de l’ARDHD.

_________________________________ Article d’un lecteur

«Ils disent qu’on ne leur attribué qu’un petit ministère…, »

 »
C´est exactement ce que représente la communauté arabe de Djibouti, et rien de plus !  »

C´est en ces termes, et de sources sures, qu´IOG aurait répondu à un émissaire dépêché par les sages de la communauté arabe de Djibouti.

IOG aurait beaucoup hésité entre ne rien lui donner et lui consentir une miette.

Il a finalement opté pour donner la miette. La miette, c’est le tout petit ministère l´enseignement supérieur, producteur de chômeurs en masse. Ce poste fut créé à la hâte et confié à la bonne personne, un certain Nabil Mohamed Abdallah, connu à la fois pour son intégrité et aussi pour sa grande timidité.

Un excellent « béni-oui-oui ». Rien à voir donc avec un Ali Roubah (que Dieu lui pardonne ses crimes) ou un Rifki devenu membre de la mafia iogienne, puis jeté à la poubelle comme une chiffon sale …

Alors cherchons les raisons de ce que certains considèrent comme une punition ? Pourquoi ? Qu’est-ce que cette communauté pourtant bien connue pour ses sympathies envers le régime, a-t-elle fait de mal ?

Autant de questions que l´on peut légitimement se poser.

Certains avancent le fait que l’opposition en exil, en serait la cause !

Je sais que les lecteurs du site de l´ARDHD vont douter de mes propos, mais c´est une vérité qu´IOG vient de découvrir tristement.

Derrière l’un des leaders de l’opposition, il y aurait un opposant, en exil au Canada, francophone et arabophone.

Avec l’aide de ce leader, il aurait traduit du français vers l´arabe un mémorandum sur la situation catastrophique qui sévit à Djibouti.

Lors d’un voyage qui l’aurait conduit au Qatar, aux Emirats arabes unis, au Koweït puis en Arabie Saoudite ne janvier 2011, aurait-il distribué ce mémorandum à plusieurs représentants de ministres arabes ?

Il aurait beaucoup insisté sur la discrimination qui pénalise les communautés minoritaires de Djibouti, surtout arabe, et il aurait cité comme exemple, l’expulsion de la famille d’Alhoumekani vers le Yémen, ordonné par IOG en personne, au motif qu’il est un témoin clef dans l’affaire Borrel.

Cet « ambassadeur » aurait pris le temps d’expliquer à ses contacts arabes, tant au cours de son voyage, qu’au Canada et en Belgique où il maintient des contacts avec les Ambassades arable, la situation exacte qui sévit en République.

Sa démonstration venant confirmer des rapports transmis par l´homme d´affaires Abdourahman Boreh.

Conclusion.

Les pays arabes auraient envoyé de « discrets observateurs » pour évaluer la situation, souvent chargés officiellement de suivre des petits projets, pour assurer leur légitimité.

Mais les services de Guelleh ne restent pas les bras croisés. Certains ont été identifés et parfois malmenés, s’ils n’avaient pas pris la précaution de fuir avant …

Malgré tout et au final, des rapports crédibles sont parvenus aux autorités des pays frères du Golfe.

Résultat.

Les relations entre le régime de Guelleh et les pays arabes ne sont plus au beau fixe. A titre conservatoire, ces derniers n´auraient pas tardé à fermer leurs robinets ! Ce qui aurait provoqué une nouvelle colère de Guelleh !

Comme les arabes ne donnent plus, IOG ne voit donc plus l´intérêt de réserver ne serait-ce qu’une petite part du gâteau à la communauté arabe de Djibouti, qui pourrait être totalement écartée des postes à responsabilité.

B.

06/11/2011 (B629) FIDH : répression tous azimuts, mais en silence !

Lien avec l’article original sur le site de la FIDH

La FIDH et son organisation membre à Djibouti, la LDDH, dénoncent la répression illégale de toutes les voix qui protestent contre le mode de gouvernance des autorités : multiplication des arrestations et détentions arbitraires, pratique de la torture, liberté d’expression niée… Nos organisations exhortent les autorités djiboutiennes à mettre un terme à ces pratiques contraires aux engagements de l’État djiboutien et à relâcher dans les plus brefs délais les prisonniers politiques.

Six mois après l’élection présidentielle qui a vu le président Omar Guelleh reconduit pour un troisième mandat après une élection-mascarade, le bilan de la répression post-électorale s’alourdit de semaines en semaines. Ainsi, le 16 octobre dernier, plusieurs dizaines de jeunes diplômés chômeurs issus de l’Université de Djibouti ont été interpellés lors d’une manifestation à la Place Lagarde à Djibouti-ville appelant à une politique sociale d’emploi. Placés en garde à vue au centre de rétention de Nagad, 32 des jeunes interpellés ont été déférés devant la justice et placés aussitôt sous mandat de dépôt à la prison centrale de Gabode. Le verdict a été mis en délibéré et devrait intervenir dans les prochains jours.

« Le gouvernement djiboutien doit procéder à la libération immédiate de tous les jeunes et tous les prisonniers politiques qui sont actuellement emprisonnés à Djibouti. Le gouvernement à l’obligation de se conformer aux engagements pris en matière de protection des droits humains » a déclaré Jean-Paul Noël Abdi, président de la LDDH.

Le 18 septembre 2011, quatre prisonniers politiques, MM.Hassan Amine, Ismaël Hassan Aden dit Madheedh, Ismaël Abdillahi Doualeh dit Sitiin et Abdi Osman dit Indabuur, ont entamé une grève de la faim pour protester contre leur arrestation et détention arbitraire depuis le 8 août, sous l’accusation fallacieuse de « participation à une insurrection armée ». M. Hassan Amine, qui est membre de la direction du Parti djiboutien pour le développement (PDD), a été arrêté à son domicile à Randa [1].

Il serait en réalité poursuivi pour avoir rendu visite à des prisonniers politiques et en particulier d’avoir fourni des médicaments à Mohamed Ahmed dit Jabha, privé de soins ; pour avoir dénoncé des arrestations arbitraires et tortures de civils dans le Nord du pays ; et enfin pour avoir joué un rôle actif dans l’organisation de la manifestation de 18 février 2011. Ismaël Hassan Aden dit Madheedh, qui est militant du PND, serait poursuivi pour son rôle, très actif, dans la mobilisation pacifique contre le pouvoir.

Il aurait été torturé lors de sa détention par des gendarmes. Ismaël Abdillahi Doualeh dit Sitiin, distribuait le seul journal d’opposition, La République, journal du parti PND d’Aden Robleh Awaleh. Il était constamment harcelé par la police et aurait été torturé à la Section de Recherche et de Documentation (SRD). Abdi Osman dit Indhabuur, cadre de l’Union pour la Démocratie et la Justice (UDJ), a été arrêté en février 2011 à la suite de la grande manifestation,en raison de son rôle dans cette mobilisation. Il aurait lui aussi été torturé par des agents de la gendarmerie.

Depuis les grandes manifestations de février 2011 critiquant les manipulations constitutionnelles permettant au président sortant de briguer un troisième mandat et appelant à plus de liberté, la prison de Gabode et les geôles du régime ne désemplissent pas : opposants, défenseurs des droits de l’Homme, syndicalistes et autres citoyens ordinaires sont arbitrairement arrêtés, jetés en détention et souvent torturés. Outre les 4 grévistes de la faim, la prison centrale de Gabode, est le lieu de détention d’une vingtaine de prisonniers politiques tels que :

Mohamed Ahmed Abdillahi, frère de l’opposant Mahdi Ahmed Abdillahi (mort le 14 avril 2009 à la prison centrale de Gabode), interpelé en mars 2009 à Djibouti-ville torturé et condamné à 5 ans de prison en juin 2010 ;

Mohamed Hassan Robleh, militant du Mouvement pour le renouveau Démocratique (MRD), et Adan Mahamoud Awaleh, interpellés le 25 février 2011 à Djibouti-ville et torturés ;

Hamoud Elmi Ahmed dit Gedaleh, militant de l’Union pour la démocratie et la Justice (UDJ), interpellé en février 2011 et torturé ;

Mohamed Ahmed dit Jabha du Front pour la restauration de l’unité et la démocratie (FRUD), interpelé en mai 2010 au nord du pays et torturé ;

Zakaria Awaleh, Mahdi Abdillahi, Zeinab Mohamed Robleh, Idriss Mohamed Robleh et leur père Mohamed Robleh, interpellés le 16 septembre 2011 pour avoir manifesté leur opposition en présence du président Guelleh dans la ville d’Ali-Sabieh au sud du pays où le président possède une résidence secondaire. Ils ont eux aussi été torturés ;

Ahmed Aidahis, pasteur nomade, interpellé début 2011 et accusé de soutien au FRUD a été violemment torturé et remis en liberté depuis lors ;

A ces personnes, s’ajoutent 58 autres, qui ont été interpellées le 16 septembre 2011 lors de la manifestation d’Ali-Sabieh contre le président Guelleh. Détenues au poste de police de Galilé à la frontière avec l’Éthiopie pour avoir crié spontanément « mort à la dictature » sur le passage du président de retour de la mosquée, elles ont été libérées depuis lors.

La situation des défenseurs des droits de l’Homme demeurent aussi en suspens.

Ainsi, M. Jean-Paul Noël Abdi et M. Farah Abadid Hildid, respectivement président et membre de la LDDH, qui avaient été arrêtés le 5 février 2011, et accusés de « participation à un mouvement insurrectionnel », sont toujours en attente de jugement.

Ils encourent jusqu’à quinze ans de réclusion criminelle et une amende de 7 000 000 Francs djiboutiens [2] M. Farah Abadid Hildid, en liberté provisoire depuis le 23 juin 2011, a été torturé entre le 5 et 9 février 2011 par des membres de la SRD.

« Cette répression systématique contre les opposants et la population doit cesser » a déclaré Me Sidilki Kaba, président d’Honneur de la FIDH. «

L’usage systématique de la torture contre les opposants politiques et les défenseurs des droits de l’Homme est une honte pour Djibouti et une pratique d’un autre temps. Les auteurs de ces tortures devront être poursuivis » a-t-il ajouté.

06/11/2011 (B629) Les brèves du jour avec nos correspondants. L’envoi de troupes en Somalie : un gros bénéfice à la clef pour IOG ?

On dit que beaucoup de jeunes du CES vont passer l’examen pour postuler dans les Forces arrmées, qui auraient lancé un vaste plan de recrutement national.

Espérons surtout que les heureux élus ne soient pas envoyés à Mogadiscio par notre passionné de l’extermination du Peuple de la Somalie du sud !

Certains observateurs n »hésitent plus à confirmer qu’IOG aurait pu avoir promis à son homologue somalien de lui envoyer rapidement au moins 15.000 soldats Djiboutiens.

Folie, vantardise ? Nul le sait ! Mais ce que nous savons, c’est que la communauté internationale rémunère bien les pays qui envoient des troupes en Somalie. Ensuite, il suffit de ne redistribuer aux soldats qui risquent leur vie, qu’une infime fraction de la manne.

C’est sur la différence que l’on gagne beaucoup. C’est elle qui génère la meilleure marge bénéficiaire.

Peu importe si c’est sur la vie des enfants du pays.

CQFD

05/11/2011 (B629) Un scoop grâce à WikiLeaks et aux analyses de Survie : la France aurait toujours des revendications territoriales sur l’lot de Doumeira. Non ce n’est pas une plaisanterie et cela pourrait expliquer certaines situations et prise de position, qui étaient difficiles à comprendre. ‘Extrait de Billet d’Afriquee, la publication mensuelle de l’Association Survie » (publié avec son aimable autorisation)

Pour contacter l’Association Survie : http://www.survie.org

La France a-t-elle des
prétentions territoriales en mer Rouge ?

C’est ce que révèle l’examen des câbles diplomatiques américains divulgués par Wikileaks.

La France n’aurait pas renoncé à sa revendication sur l’île de Doumeira dans le détroit de Bab el Manded !

De quoi expliquer, outre l’affaire Borrel, les tensions entre Paris et Omar Guelleh.

______________________________ Article

Djibouti
La France a-t-elle des prétentions
territoriales en mer Rouge ?

C’est ce que révèle l’examen
des câbles diplomatiques
américains divulgués
par Wikileaks.

La France
n’aurait pas renoncé à sa
revendication sur l’île de
Doumeira !

De quoi expliquer,
outre l’affaire Borrel, les
tensions entre Paris et Omar
Guelleh.

Selon l’accord de défense conclu
à son indépendance en 1977, les
militaires français ont l’obligation
de défendre l’intégrité territoriale de
Djibouti.
A lire les télégrammes de la diplomatie
américaine, il apparaît que les Français
sont très mal à l’aise avec cet aspect des
accords de défense avec les pays du pré
carré.

Ce serait en fait la principale raison
de leur révision – imminente dans le
cas de Djibouti, (le Somaliland français
comme disent les Américains), surtout
dans un contexte de conflit frontalier
avec l’Érythrée.

Ces nouveaux accords
imiteront-ils le programme de coopération
américain?

Celui-ci ne prévoit en effet
aucun engagement militaire en faveur du
pays hôte mais seulement une meilleure
surveillance des frontières.

Malgré les rencontres hebdomadaires
entre le commandant de la base française
et l’ambassade américaine à Djibouti
(04DJIBOUTI869, 04DJIBOUTI1212),
la cohabitation n’est pas toujours simple:
«la présence des Chinois, Libyens, Russes,
Français et autres nations, avec une longue
histoire d’opérations d’espionnage, est
un indicateur clair que la probabilité du
lancement d’une telle attaque est plus
grande que jamais» (04DJIBOUTI291).

Rappelons qu’en avril 2008, un incident
frontalier meurtrier éclate entre Djibouti
et l’Érythrée. Officiellement, les militaires
français se sont contentés d’un soutien
logistique avec près d’une centaine de
légionnaires contrairement à 1996 où ils
avaient fait le coup de feu, à la suite, déjà,
d’une incursion érythréenne en territoire
djiboutien.

L’Érythrée avait brandi une
carte italienne de 1935 incluant la région de
Ras Doumeira dans ses frontières. En effet,
l’accord «Laval-Mussolini», signé à Rome en janvier 1935 prévoyait de céder cette
région aux Italiens.

Bien que ratifié par
le parlement français, il a avorté puisque
jamais soumis aux parlementaires italiens.
L’accord reconnaissait la souveraineté
italienne sur la péninsule de Ras Doumeira
et sur l’île de Doumeira, dans le détroit de
Bab el Mandeb, c’est-à-dire l’entrée sud de
la mer Rouge.

En échange, l’Italie renonçait
secrètement à fortifier l’île ainsi qu’à ses
prétentions sur le chemin de fer Djibouti-
Addis Abeba.

L’Erythrée et Djibouti ont
donc hérité d’un conflit frontalier francoitalien
jamais tranché et ravivé par le fait
que l’approvisionnement de l’ennemi
éthiopien passe par le port de Djibouti.

Mais
le plus détonant tient en quelques lignes du
câble 08STATE62585 du Département
d’État américain:
«La France a un traité
de défense mutuelle avec Djibouti et est
préoccupée par l’agression érythréenne et
son obligation de défendre Djibouti qu’elle
pourrait déclencher selon ce traité. La
France prétend aussi ne pas avoir renoncé à
sa revendication sur l’île de Doumeira, une
revendication au mieux légalement ténue.
En raison de ces préoccupations, la France
tente de résoudre la situation discrètement,
sans l’implication du Conseil [de Sécurité
de l’ONU].»

Au grand dam des autorités
djiboutiennes, et malgré la persistance du
conflit territorial et l’entêtement érythréen
à refuser toute négociation, la France a
effectivement toujours traîné des pieds pour
s’engager sur le terrain tout comme dans les
projets de résolution onusienne.

La dernière résolution, adoptée en
décembre 2009, soutenue par l’Union
africaine et l’administration américaine
plus que par les Français, impose un
embargo et des sanctions à l’Erythrée.

Malgré son adoption, et peut-être informée
d’une revendication secrète de la France
sur l’île de Doumeira, le ministère des
Affaires étrangères djiboutien a distribué
en février 2010 une brochure intitulée
«La souveraineté de Djibouti sur le Ras
Doumeira et l’île de Doumeira»
.

Devant
les Américains, la diplomatie djiboutienne
s’en prend vertement à la France: «La
France a, depuis le début de la crise, joué un
rôle extrêmement négatif au détriment des
intérêts vitaux de la République de Djibouti
à Ras Doumeira et sur l’île de Doumeira.
[…] Cette attitude incompréhensible de
la France, allié historique et soutient prétendument indéfectible de la République
de Djibouti dans de telles circonstances, a
profondément déçu le gouvernement et le
peuple de Djibouti et risque d’affecter de
façon irrémédiable des intérêts commun
des deux pays»

(10DJIBOUTI203).
Le commentateur américain est plutôt
compréhensif de l’ire djiboutienne: «Cette publication révèle simplement
ce que les officiels djiboutiens disent en
privé quasiment depuis le début de la
dispute frontalière avec l’Erythrée: que
les militaires français se sont manifestés
seulement après que les combats se sont
arrêtés et que la diplomatie française a
retardé et affaibli à plusieurs reprises
l’action du Conseil de sécurité. Il est tout à
fait inhabituel que les Djiboutiens critiquent
si ouvertement les Français, mais ça reflète
la déception bien réelle du gouvernement
djiboutien sur le comportement de leur
allié historique le plus proche sur une
question de sécurité nationale centrale
pour Djibouti.»

Rafik Houra

_________________________ En pièces complémentaires


En moins d’une décennie, Djibouti
est devenu un véritable hub militaire
international.

A la présence française
héritée de l’époque coloniale, s’ajoute une
base américaine depuis 2003 et une base
japonaise inaugurée en juin.

Sans compter
les militaires européens de l’opération
Atalante et les sociétés militaires privées
qui luttent contre la piraterie.

Le loyer de la base militaire française
est de 30 millions d’euros (5 millions
d’euros d’équipement militaire et
25 millions d’euros «cash», (câble
05DJIBOUTI597), auxquels il faut ajouter
l’aide bilatérale.

Ainsi, pour améliorer
ses relations avec Djibouti – fortement
chahutées par l’affaire Borrel –, Paris
a accordé un programme d’aide de
76 millions d’euros sur la période 2006-
2010 (06DJIBOUTI338).

La France
est ainsi la principale source de revenus
de l’Etat djiboutien (08DJIBOUTI27).

Dans le même câble (06PARIS6177),
le M. Afrique de Chirac confirme que
l’homme de la France est un dictateur:
«Bonnecorse insistait sur la nécessité de
travailler avec le président

05/11/2011 (B629) Un scoop grâce à WikiLeaks et aux analyses de Survie : la France aurait toujours des revendications territoriales sur l’lot de Doumeira. Non ce n’est pas une plaisanterie et cela pourrait expliquer certaines situations et prise de position, qui étaient difficiles à comprendre. ‘Extrait de Billet d’Afriquee, la publication mensuelle de l’Association Survie » (publié avec son aimable autorisation)

Pour contacter l’Association Survie : http://www.survie.org

La France a-t-elle des
prétentions territoriales en mer Rouge ?

C’est ce que révèle l’examen des câbles diplomatiques américains divulgués par Wikileaks.

La France n’aurait pas renoncé à sa revendication sur l’île de Doumeira dans le détroit de Bab el Manded !

De quoi expliquer, outre l’affaire Borrel, les tensions entre Paris et Omar Guelleh.

______________________________ Article

Djibouti
La France a-t-elle des prétentions
territoriales en mer Rouge ?

C’est ce que révèle l’examen
des câbles diplomatiques
américains divulgués
par Wikileaks.

La France
n’aurait pas renoncé à sa
revendication sur l’île de
Doumeira !

De quoi expliquer,
outre l’affaire Borrel, les
tensions entre Paris et Omar
Guelleh.

Selon l’accord de défense conclu
à son indépendance en 1977, les
militaires français ont l’obligation
de défendre l’intégrité territoriale de
Djibouti.
A lire les télégrammes de la diplomatie
américaine, il apparaît que les Français
sont très mal à l’aise avec cet aspect des
accords de défense avec les pays du pré
carré.

Ce serait en fait la principale raison
de leur révision – imminente dans le
cas de Djibouti, (le Somaliland français
comme disent les Américains), surtout
dans un contexte de conflit frontalier
avec l’Érythrée.

Ces nouveaux accords
imiteront-ils le programme de coopération
américain?

Celui-ci ne prévoit en effet
aucun engagement militaire en faveur du
pays hôte mais seulement une meilleure
surveillance des frontières.

Malgré les rencontres hebdomadaires
entre le commandant de la base française
et l’ambassade américaine à Djibouti
(04DJIBOUTI869, 04DJIBOUTI1212),
la cohabitation n’est pas toujours simple:
«la présence des Chinois, Libyens, Russes,
Français et autres nations, avec une longue
histoire d’opérations d’espionnage, est
un indicateur clair que la probabilité du
lancement d’une telle attaque est plus
grande que jamais» (04DJIBOUTI291).

Rappelons qu’en avril 2008, un incident
frontalier meurtrier éclate entre Djibouti
et l’Érythrée. Officiellement, les militaires
français se sont contentés d’un soutien
logistique avec près d’une centaine de
légionnaires contrairement à 1996 où ils
avaient fait le coup de feu, à la suite, déjà,
d’une incursion érythréenne en territoire
djiboutien.

L’Érythrée avait brandi une
carte italienne de 1935 incluant la région de
Ras Doumeira dans ses frontières. En effet,
l’accord «Laval-Mussolini», signé à Rome en janvier 1935 prévoyait de céder cette
région aux Italiens.

Bien que ratifié par
le parlement français, il a avorté puisque
jamais soumis aux parlementaires italiens.
L’accord reconnaissait la souveraineté
italienne sur la péninsule de Ras Doumeira
et sur l’île de Doumeira, dans le détroit de
Bab el Mandeb, c’est-à-dire l’entrée sud de
la mer Rouge.

En échange, l’Italie renonçait
secrètement à fortifier l’île ainsi qu’à ses
prétentions sur le chemin de fer Djibouti-
Addis Abeba.

L’Erythrée et Djibouti ont
donc hérité d’un conflit frontalier francoitalien
jamais tranché et ravivé par le fait
que l’approvisionnement de l’ennemi
éthiopien passe par le port de Djibouti.

Mais
le plus détonant tient en quelques lignes du
câble 08STATE62585 du Département
d’État américain:
«La France a un traité
de défense mutuelle avec Djibouti et est
préoccupée par l’agression érythréenne et
son obligation de défendre Djibouti qu’elle
pourrait déclencher selon ce traité. La
France prétend aussi ne pas avoir renoncé à
sa revendication sur l’île de Doumeira, une
revendication au mieux légalement ténue.
En raison de ces préoccupations, la France
tente de résoudre la situation discrètement,
sans l’implication du Conseil [de Sécurité
de l’ONU].»

Au grand dam des autorités
djiboutiennes, et malgré la persistance du
conflit territorial et l’entêtement érythréen
à refuser toute négociation, la France a
effectivement toujours traîné des pieds pour
s’engager sur le terrain tout comme dans les
projets de résolution onusienne.

La dernière résolution, adoptée en
décembre 2009, soutenue par l’Union
africaine et l’administration américaine
plus que par les Français, impose un
embargo et des sanctions à l’Erythrée.

Malgré son adoption, et peut-être informée
d’une revendication secrète de la France
sur l’île de Doumeira, le ministère des
Affaires étrangères djiboutien a distribué
en février 2010 une brochure intitulée
«La souveraineté de Djibouti sur le Ras
Doumeira et l’île de Doumeira»
.

Devant
les Américains, la diplomatie djiboutienne
s’en prend vertement à la France: «La
France a, depuis le début de la crise, joué un
rôle extrêmement négatif au détriment des
intérêts vitaux de la République de Djibouti
à Ras Doumeira et sur l’île de Doumeira.
[…] Cette attitude incompréhensible de
la France, allié historique et soutient prétendument indéfectible de la République
de Djibouti dans de telles circonstances, a
profondément déçu le gouvernement et le
peuple de Djibouti et risque d’affecter de
façon irrémédiable des intérêts commun
des deux pays»

(10DJIBOUTI203).
Le commentateur américain est plutôt
compréhensif de l’ire djiboutienne: «Cette publication révèle simplement
ce que les officiels djiboutiens disent en
privé quasiment depuis le début de la
dispute frontalière avec l’Erythrée: que
les militaires français se sont manifestés
seulement après que les combats se sont
arrêtés et que la diplomatie française a
retardé et affaibli à plusieurs reprises
l’action du Conseil de sécurité. Il est tout à
fait inhabituel que les Djiboutiens critiquent
si ouvertement les Français, mais ça reflète
la déception bien réelle du gouvernement
djiboutien sur le comportement de leur
allié historique le plus proche sur une
question de sécurité nationale centrale
pour Djibouti.»

Rafik Houra

_________________________ En pièces complémentaires


En moins d’une décennie, Djibouti
est devenu un véritable hub militaire
international.

A la présence française
héritée de l’époque coloniale, s’ajoute une
base américaine depuis 2003 et une base
japonaise inaugurée en juin.

Sans compter
les militaires européens de l’opération
Atalante et les sociétés militaires privées
qui luttent contre la piraterie.

Le loyer de la base militaire française
est de 30 millions d’euros (5 millions
d’euros d’équipement militaire et
25 millions d’euros «cash», (câble
05DJIBOUTI597), auxquels il faut ajouter
l’aide bilatérale.

Ainsi, pour améliorer
ses relations avec Djibouti – fortement
chahutées par l’affaire Borrel –, Paris
a accordé un programme d’aide de
76 millions d’euros sur la période 2006-
2010 (06DJIBOUTI338).

La France
est ainsi la principale source de revenus
de l’Etat djiboutien (08DJIBOUTI27).

Dans le même câble (06PARIS6177),
le M. Afrique de Chirac confirme que
l’homme de la France est un dictateur:
«Bonnecorse insistait sur la nécessité de
travailler avec le président

05/11/2011 (B629) Les chroniques du Sergent Ariko. Les derniers dénouements d’un système en pleine déroute.

A l’occasion de la célébration de la fête de l’Aïd el Adha, en hommage au sacrifice du prophète Abraham, je tiens d’abord à adresser tous mes vœux de bonne fête à toute la population de la république de Djibouti ainsi qu’à la diaspora djiboutienne qui vit dans d’autres pays.

Cette fête va être célébrée ce dimanche 6 novembre 2011 dans tous les pays musulmans de la planète. Bonne fête et qu’Allah accepte nos Douas respectifs pour qu’une nouvelle ère puisse s’installer dans notre chère patrie. Amin Amin

Par la même occasion je tiens à adresser mes vœux de bonne fête à Jean-Paul Noël Abdi qui lutte avec nous, ainsi qu’à toute l’opposition et à la société civile.

Je remercie aussi l’ARDHD et son président Jean-Loup Schaal qui est toujours présent à nos côtés.
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– Demande de libération des jeunes, des étudiants et des professeurs incarcérés

En premier lieu, je demande à ce régime impopulaire, de libérer le jeune professeur d’histoire dénommé Issa. Il a été arrêté par la sécurité djiboutienne au seul motif d’avoir enseigné à ses étudiants, le printemps arabe. En effet, le chef du régime en place redoute par dessus tout que la contagion ne gagne le pays et qu’elle annonce la fin de son règne.

Je demande aussi à ce que soient libérés tous les étudiants ainsi que tous les prisonniers politiques qui croupissent dans la sinistre prison de Gabode.

Je m’adresse à Ismaïl Omar, qui aurait l’intention de faire construire une nouvelle prison, de faire libérer les étudiants du CES du LIC et du lycée d’état, incarcérés afin de leur faire payer les dégâts causés au restaurant du lieutenant colonel Ali Direh Egal dit Ali Gaab, « master men » de la troupe Harbi du CCO. C’est d’autant plus injuste que ces dégâts auraient été commis par d’autres personnes, probablement des provocateurs manipulés et/ou envoyés par le régime.

Au lieu que l’enquête soit réalisée, comme c’eut été normal par la brigade Cheik Moussa de la gendarmerie, elle a été confiée à des militaires dont certains soldats du SNA qui avaient été invités, par ce même lieutenant-colonel à arrêter ces jeunes innocents qui pour la plupart, ne se trouvaient sur les lieux que par pur hasard.

Ensuite, sur ordre du général Zakaria Cheik Ibrahim, tous ces jeunes ont été conduits immédiatement à la prison de Gabode pour y être internés. En majorité ce sont des étudiants soit du CES, soit du LIC ou du lycée d’état de Djibouti.

À croire que le régime estime que la perte des cours est sans importance. D’ailleurs rien n’a été prévu pour qu’il puisse récupérer les cours perdus.

– Où est l’opposition djiboutienne ?

Le régime a du revoir sa copie lors de l’atelier de sensibilisation des parlementaires sur le Mécanisme africain d’évaluation par les Pairs (MAEP) où la représentante du PNUD a demandé où était passée l’opposition djiboutienne.

Même le vieil Omar Osman Rabeh acheté « à prix d’or » par le régime avait du mal à cacher son agacement.

Il est vrai qu’hier encore, il était un farouche opposant de la première heure au régime RPP et il vivait en exil à Ottawa au Canada.

Depuis qu’Osman Rabeh a rejoint le camp des repentis, il a oublié ses luttes passées et il s’est jeté à corps perdu dans la défense du régime de Guelleh.

C’est sur les conseils de son vieil ami de lutte, Hachi Abdillahi Orah qu’il a accepté de renouer avec ce pouvoir qu’il avait pourtant juré de combattre de toutes ses forces.

Mais l’âge avançant et considérant désormais que son combat était perdu d’avance Omar Osman Rabeh a préféré jeter l’éponge et rejoindre avec armes et bagages, ce régime qui l’avait expulsé de Djibouti en 1983.

Certains diront que la cause était un problème personnel avec le vieux Gouled Aptidon et non pas avec IOG. Peu crédible, car chacun sait que Guelleh et Omar Osman Rabeh se détestaient (voir les écrits qu’il a lui même publiés dans son livre « le cercle spirale » qui est toujours interdit de vente à Djibouti, en dépit de son ralliement au régime.).

En fait c’est le chef de la sécurité de l’époque qui avait pris la décision et donné l’ordre d’expulsion. Comme tant d’autres. Tous ceux que Gouled avait dans son collimateur ont été éliminés les uns après les autres, à commencer par son premier ministre Ahmed Dini Ahmed. À Djibouti, le mot opposant est synonyme de mort. Ce vocable est banni de la pensée politique djiboutienne qui est dominée par le RPP et ses partis satellites.

– Manifestation des étudiants et des retraités

À Djibouti, le printemps arabe commence à peine à affleurer les portes du pays. Les étudiants, qui en ont marre de ce régime, se sont révoltés en manifestant dans la rue. Les retraités, qui n’avaient pas reçu leur trimestre, se sont rués au centre ville pour dire deux mots au maître des lieux.

Voyant que la contestation commençait à s’amplifier et craignant la réaction des ambassadeurs en poste, dont certains ne sont pas tendres avec le régime, Guelleh a préféré lâcher du lest. Il a fait payer une partie des retraites et des salaires des fonctionnaires qui avaient commencé, eux aussi, à remuer.

C’en était trop pour le régime.

Ignorer ces avertissements aurait conduit inéluctablement à la destitution d’IOG, comme cela est déjà arrivé à certains de ses amis dirigeants arabes.

Mais le régime a beau chercher ! Il ne trouve plus d’argent.

Heureusement que certains pays amis sont venus, mais en toute discrétion, pour apporter un peu d’argent frais au pays.

– Les USA vont-ils fermer le camp Lemonnier au profit des bases qu’ils ont équipées en Ethiopie ?

Depuis la claque reçue à Washington et à New-York par le Gros, l’administration Obama a encore enfoncé d’avantage le clou en annonçant qu’elle allait transférer sa base. On sait maintenant que les États-Unis ont investi d’énormes sommes d’argent pour équiper des bases secrètes en Éthiopie où les Droits de l’homme ne sont pas au centre de l’actualité.

Les soldats du camp Lemonnier ont annoncé qu’ils allaient bientôt fermer boutique. Obama n’a pas du tout apprécié que la démocratie soit toujours à la traine à Djibouti et surtout que Djibouti ait refusé de remplacer l’ambassadeur Robleh Olhayeh. L’administration Obama, qui avait de bonnes raisons pour exiger ce remplacement, n’a pas du tout apprécié le refus djiboutien.

L’ambassade des États-Unis à Djibouti ne délivre plus de visas américains car ils savent maintenant que les djiboutiens ne resteront pas aux États-Unis mais qu’ils feront tout pour franchir la frontière canadienne.

C’est ainsi que tous ceux qui ont déposé une demande à Djibouti attendent en vain le précieux sésame. La nouvelle ambassadrice américaine (d’origine indienne) déléguée par Obama a pour mission de dénoncer la situation de chaos qui prévaut à Djibouti. Les visas pour les USA sont devenus une denrée rare.

Il n’y aurait que les membres des partis Kouroug qui bénéficieraient d’exception à cette règle.

Les salaires ayant été payés ce mois-ci, IOG a pu pousser un « Ouf » de soulagement car il sait qu’il aurait pu être balayé par la révolte et par la grogne sociale qui sont à leur comble.

– Les chefs de la sécurité se battent

Mais aussi que ses fidèles serviteurs se querellent : durant la réunion des pays africains pour combattre la dissémination des armes légères, le directeur de la police nationale Abdillahi Abdi Farah et le patron de la sécurité nationale se sont balancé des insultes.

La dispute a éclaté lorsque le colonel Abdillahi Abdi a fait part de ses soupçons à l’encontre de l’ex ministre de l’intérieur Yacin Elmi Bouh qu’il accuserait d’avoir commandité l’attentat dont il s’est miraculeusement sorti.

Le pistolet de type Beretta utilisé contre lui, était celui de l’ex garde du corps de Yacin Elmi Bouh.

Ce dernier aurait reconnu devant les officiers de la police judicaire qui l’interrogeaient, que son arme lui avait été dérobée par son ami pendant une partie de Khat.

Mais l’agresseur soutient, de son côté, qu’il a été drogué par d’autres personnes et qu’il n’était plus conscient ni maitre de lui quand il a tiré à bout portant sur son patron. Arrêté par les hommes de la brigade spéciale de la police, ce policer (affecté à la section des transmissions de la police sis au centre ville, à coté du bureau du directeur des sapeurs pompiers, un certain colonel Moussa Ragueh) a du reconnaitre, selon des informations dignes de foi, qu’il avait été manipulé.

Le colonel Abdillahi qui n’était pas tendre avec son ministre de l’époque un certain Yacin Elmi Bouh n’a pas supporté recevoir des ordres d’Hassan Saïd.

D’un autre coté, le colonel n’a pas du tout supporté que l’on refuse qu’il aille se faire soigner à l’étranger de peur qu’il ne parle.

Le colonel a refusé l’ordre donner par son chef de la sécurité un certain Hassan Saïd, cousin de Yacin Elmi Bouh.

Il a fallu l’intervention du capitaine Kadir Chanleh de la police Interpol Djibouti, du lieutenant colonel Gona patron de la police de l’air et des frontières et du commandant Elmi Jess patron de la brigade spéciale de la police pour séparer les deux hommes.

Le colonel Abdillahi Abdi a selon mes infos mis en alerte sa protectrice, une certaine Kadra Haid. Celle-ci a donné les instructions pour qu’il n’ait plus à répondre aux ordres d’Hassan Saïd le patron du SDS.

Depuis que le colonel Abdillahi a échappé à la mort, celui ci ne rate pas une occasion de demander des comptes à ce flic, sur ses actes et sur les gens qui sont derrière lui.

Le SDS a refusé de le soutenir mais il a reçu l’appui de la gendarmerie qui a réussi à réunir des éléments de preuves contre d’anciens barons du RPP.

Pour calmer cette tempête qui risque de l’emporter, le nouveau calife de Djibouti a décidé de calmer le jeu en nommant le colonel Abdillahi Abdi commandeur de la grande étoile de Djibouti. (*)

Cela pour calmer son chef de la police qui a demandé à ses hommes de ne pas intervenir pour calmer la fureur de ses jeunes qui se battent a coups de pierres dans les allées de Djibouti et dans tous les quartiers de la capitale.

Le colonel Abdillahi Abdi ose par ce geste défier le dictateur qui joue avec les représentants de la force publique. Sans le consulter, le dictateur a failli nommer au poste de directeur général de la police un certain colonel Abdourahman Ali Kahin dit ina Moussa Tour-Tour.

Sauf que le colonel Abdillahi Abdi redoute d’être mis au placard comme les chefs d’états major précédents le coup de force du général Yacin Yabeh Galab chef d’état major de la force national de police.

Avant lui le colonel Ali Hassan Omar et le colonel Hassan Djama Guedi ont eu beau tout faire pour redresser un corps malade de la république, ce fut sans succès. IOG les bloqua au niveau du cabinet militaire de la présidence qui mettait de coté tous les dossiers des policiers en partance pour des stages de formations ou pour des promotions de galons lors de la fête de la police national le 22 juin de chaque année. Après s’être entêtés, les deux colonels ont été évincés, sur ordre du dictateur.

La police rançonne les citoyens au lieu de les protéger.

La corruption au sein du service de passeports a atteint un niveau jamais inégalé. De bakchich en bakchich, les citoyens sont abusés et volés en plein jour alors qu’ils attendent leur passeport. Tous les services de la police sont devenus corrompus.

Le colonel Abdillahi Abdi n’a pas supporté l’humiliation et il a laissé filer la situation. Pour y remédier, le dictateur a tenté de calmer le jeu en décorant le chef de la police, espérant ainsi rehausser le moral de la police.

Dans la foulée, le général Hassan Ali Kamil a été aussi décoré par le dictateur pour camoufler une situation explosive. Le régime qui est tant décrier à l’intérieur comme à l’extérieur ne sait plus quoi sur quel pied danser. Il condamne des jeunes qui ne sont même pas coupables. Après les soubresauts des fonctionnaires contre les banques de l’état, le régime a beau avoir reçu des sous pour combler une colère qui monte dans cette ville de Djibouti, il a puisé dans les caisses du fond routier afin de donner de l’argent aux retraites. Le régime a essayé de sauver les meubles car sans cette argent toute la ville de Djibouti aurait balayé le dictateur et sa cour de courtisans.

Les États-Unis ont menacé de se retirer si jamais le pouvoir ne contrôlait pas sa jeunesse.

Immédiatement après l’ouverture d’un centre de formation pour les gendarmes des gardes-côtes et ceux de la capitainerie du port de Djibouti, le chef du régime a convoqué de toute urgence une réunion axée sur la sécurité nationale, au palais de la présidence (exactement à la salle de conférence qui est proche du cabinet militaire- ex-chambre à coucher de l’ex-dictateur Hassan Gouled.).

Etaient conviés à cette réunion de crise, le chef de sa sécurité un certain Hassan Saïd, le colonel Abdillahi Abdi de la police , le chef de corps par intérim de la gendarmerie le petit Zakaria Hassan Aden (en attendant que se calme aussi la bataille pour le fauteuil laisser vacant par le regretter colonel Abdi Bogoreh tué à bout portant par les sbires du régime ), les deux procureurs zélés Djama Dago et maki ainsi que la vache qui rit un certain premier ministre Dileita et le ministre dormeur de l’intérieur et ex préfet de Arta Hassan Darar Ouffaneh. Etaient aussi conviés le ministre de la justice -qui ne sait même pas dire deux mots de justice- un certain Ali Farah Assoweh qui a été mis là pour que la justice ne puisse pas fourrer son nez dans les affaires de détournements de fonds au ministère des finances et de l’économie national.

Après lecture d’un mot de bienvenue, le chef du régime a stigmatisé, selon les informations reçues du palais de la République, les deux chefs de corps de la police et de la gendarmerie qui manifestement ne s’entendent pas pour combattre la criminalité et les jets de pierres qui ont fait bondir l’opinion publique à Djibouti.

Le dictateur Guelleh a rappelé à l’ordre ses hommes et a exigé l’organisation de rondes de nuit de la gendarmerie et de la police dans les quartiers de la capitale. Ordre fut donné à la justice de punir sévèrement les jeunes en les envoyant loin de leur famille dans des lieux inconnus d’eux. Enfin ordre fut donné à la sécurité nationale de chercher les donneurs d’ordres de ses jeunes et aux dealers de drogue le dénommé damahi .

Dès leur sortie de la salle de conférence de la présidence, la RTD a interviewé le ministre de l’intérieur, (était-il ivre ?) Mirgane, et un ministre de la justice qui ne sait même pas dire deux mots correctement en langue somali. Aucun commentaire ni question ne furent poser au reste de l’équipe, à savoir les deux hommes en charge de l’ordre publique (gendarmerie et police). Sauf que dès que l’interview s’est terminée, le dictateur à rappeler le colonel Abdillahi Abdi et son chef de la sécurité afin de les réconcilier sans l’œil de la camera de la RTD (je remercie la personne qui travaille au palais qui m’a si bien informé).Deux jours plus tard, la cérémonie d’investiture pour l’obtention du grade de commandeur de la grande étoile de Djibouti fut remise aux colonel Abdillahi Abdi et au général Hassan Ali Kamil.

Or ce conseil de guerre version IOG n’est pas venu juste comme ca. C’est que selon des informations reçues, le cortège de la dernière dame a été malmené par des jeunes qui se lançaient des cailloux. Le premier ministre qui se promène en ville chaque soir a été aussi malmené. Plusieurs ministres n’ont pas été capables de passer tranquillement dans les rues de la capitale. Les jets de pierres ont envahis aussi le camp Omar Aline de la garde ainsi que la caserne Youssouf Ali Chirdon qui sert de direction générale de la police nationale.

Ces jets de pierres ont freiné les activités commerciales et la libre circulation des biens et des personnes. Les ambassades occidentales ainsi que l’ami chinois se sont empressés de demander au pouvoir RPP d’intervenir faute de quoi ils leur retireraient leur appui. Immédiatement, comme pour plaire à ses amis qui sont si peu regardant sur les droits de l’hommes, ses amis occidentaux mais aussi ceux du Japon et de Chine, le régime a joué le tout sécuritaire .Il a demandé à la police de faire cesser ses jets de pierres !

Sans tarder, le dictateur a demandé à son ministre dormeur Hassan Darar Ouffaneh de voter, en présence des certains « bonis menteurs » qui ne savent même pas pourquoi le ministre les a convoqué en séance extraordinaire. Le ministre a seulement réuni les députés issus des clans des jeunes arrêtés par la police et non les députés membres de la commission sécurité (or celui ci existe sur le papier mais pas réellement sur le terrain). Il les a mis en garde et a exigé que les sages des tribus concernées raisonnent les jeunes. Sauf que les députés RPPistes savent au fond d’eux même que les sages ne les écouteront pas. Ils savent qu’ils n’ont plus la confiance de leurs clans respectifs.

La RTD a beau montré à la télévision des jeunes revêtus d’uniformes rouges, non pas des services pénitenciers mais de la garde républicaine, on sait que les uniformes des prisonniers sont jaunes et non rouge sang !

D’un autre coté, la voiture utilisée par le directeur de la prison Salah Djama est une ancienne voiture des compagnies d’interventions de la police recyclée en service pénitencier. ce corps du service pénitencier n’existe pas ,il n’a pas de statut juridique. À Djibouti, le calme est revenu un peu grâce aux soutiens des oulémas qui ont prêché en faveur de la jeunesse ,et lui ont enjoint à cesser de se faire tuer.

Les jeunes ont écouté les imams et non le régime qui les a précipités dans l’enfer qu’ils vivent aujourd’hui. Or le régime dit qu’il n’a pas les moyens de trouver un travail décent à tous ses jeunes. Sauf que s’il n’y avait pas de détournement de fond dans l’administration, cela aurait suffit pour donner un coup de pouce et endiguer le chômage.

La Journée de la Jeunesse a été mal célébrée à Djibouti en présence du jeune ministre ( qui se croit américain parce qu’il met la main sur son cœur chaque fois que l’hymne national retenti !). Mais le jeune ministre d’IOG a été incapable de faire quoi que ce soit. Il a essuyé crachats et insultes dans tous les lieux où il s’est rendu.

Le soir, il a organisé une petite soirée au palais dit du Peuple. On a pu voir le ministre jouer à la « black star » en tenant le micro comme le font les chanteurs noirs américains. Le ridicule a été à son apogée lorsque le ministre a voulu faire entonner le nom du dictateur à une jeunesse qui le rejette massivement. Personne n’a répondu à son appel ! Le ministre humilié s’est fendu d’un discours qui a fait bailler les uns et fait partir les autres, ceux qui avaient cru avoir à faire à une vraie journée de la jeunesse.

Au loin dans les quartiers, les jeunes se battaient sans entendre leur ministre .

Celui-ci craint d’être éjecté de son fauteuil lors du remaniement ministériel qui va se dérouler après la grande fête de l’Aïd el Adha.

– Mardi passé, le conseil des ministres n’a pas pu avoir lieu !

IOG a donné ordre d’imprimer et de distribuer les billets d’invitations pour la réception qui aura lieu dimanche 6 novembre au palais de la présidence. Les services de l’imprimerie ont reçu l’ordre de faire des heures supplémentaires afin de pouvoir distribuer en urgence le fameux carnet d’invitation de la présidence.

D’un autre coté, les ministres lisent tous le Coran, par crainte de perdre leur fauteuil. Le gouvernement Tiji n’a plus la confiance du gros et il a fait savoir. Certaines tètes vont partir. D’autres seront mutées à des postes non stratégiques. Hachi Abdillahi Orah a été chargé de constituer la liste des ministres partants et ceux qui vont les remplacer en regardant non pas leurs compétences mais leur appartenance tribale et leur affinité avec le couple diabolique.

Le dictateur lui s’est fendu en se rendant la fin de semaine passée à Ali Sabieh, afin d’amadouer les Assajogs. Peine perdue, il a été chassé à coups de pierres et d’insultes.

IOG humilié est rentré bredouille à Haramous.

Il sait que la partie n’est pas gagnée. Le peuple murmure trop qu’il souhaite son départ du pouvoir. Sa femme, Kadra Haid est-elle aussi malade ? Les docteurs américains ont-ils diagnostiqué cette maladie ? En tout état de cause, il ne nous appartiendrait pas de le révéler, par respect du secret médical. Son fils Aïnache est-il malade lui aussi ? Il est confirmé que sa fille Aibado s’est enfuie avec de l’argent cash en France.

De plus, IOG est mal entouré, comme disait son mentor et dictateur avant lui un certain Hassan Gouled. Sauf que Gouled n’avait pas le même problème qu’IOG. Aujourd’hui, c’est une famille de maffia qui gouverne Djibouti.

Mais avec la grâce d’Allah et de sa Rahma les jours du couple sont comptés. Lâché par la communauté internationale, IOG se sent bien seul ces jours ci. Il regarde au loin depuis sa villa d’Haramous les rivages de la mer. Il imagine bien voir ses amis Kadhafi, Ben Ali, Moubarak. Il sait qu’il sera le prochain dans cette liste de dictateurs appelés à se retirer de la scène politique.

N’attendant rien d’une opposition clonée, le peuple djiboutien attends les décisions d’Allah, lui seul a pris la décision de faire sortir le peuple dehors afin de pousser hors du pouvoir ces criminels, jadis soutenus à bout de bras par des occidentaux voulant barrer la route à des islamistes…. ! On n’arrête pas la roue de l’histoire.

À Djibouti, le discours préfabriqué par le secrétaire particulier d’IOG n’impressionne plus grand monde. Le dictateur, qui a déjà raté la précédente Aïd, sait qu’il doit dire quelque chose au peuple. D’ores et déjà, on tente de redorer le blason de la présidence. Mais c’est sans pouvoir cacher ce nouveau palais de la présidence qui se construit vite et dont le PNUD a déjà payé les frais. Au fait qui va loger dans ce nouveau palais ? Il se murmure que Kadra Haid veut un palais pour elle seule, afin de recevoir ses invités.

Djibouti expulse en douceur l’ambassade de Syrie en poste à Djibouti mais avec résidence à Sanaa au Yémen. L’ambassadeur a été reçu par le président de l’assemblée nationale mais pas par le premier ministre ni par le dictateur auquel il devait rendre une visite d’adieu selon le protocole. Mais IOG a du dire « non », même chose pour « la vache qui rit » un certain Dileita, qui ne fait que copier son maitre. La Syrie de Bachar el Assad a du se rendre a l’évidence que le régime RPP regarde les sous et non les relations entre état. C’est sur simple demande saoudienne que le régime RPP a expulsé diplomatiquement l’ambassadeur de la Syrie avant la fin de son mandat.

À Djibouti, l’opposition dort et cela conforte le régime. Sauf que nos écrits ainsi que les sites des autres opposants les dérangent ! Le pouvoir RPP a du mal à dormir grâce à nous. Et de plus, il sait que nous nous battrons jusqu’à la fin de ce régime moyenâgeux !

Enfin pour conclure je tiens à renouveler mes vœux de bonne fête de l’Aïd el Adha à toute la population djiboutienne ainsi qu’à notre ami Jean-Loup Schaal. Un grand remerciement et bonne fête à Jean-Paul Noël Abdi. Grâce à nos écrits le jeune djibouto-hollandais a été relâché par la sécurité djiboutienne. Il doit être de retour en Hollande dans les jours qui viennent.

Encore une fois merci à vous tous qui nous soutenez dans notre combat contre la bêtise au pouvoir.

Sergent-chef.Ariko
Londres.

‘*) Curieusement et contrairement aux habitudes, la RTD n’a pas retransmis la cérémonie de remise de la médaille prestigieuse .. ….