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13/01/2016 (Brève 630) SURVIE : Violation des droits de l’homme à Djibouti, la vigilance internationale s’organise

A lire sur le site de Survie, le communiqué conjoint SURVIE, LDDH, ARDHD à l’adresse http://survie.org/francafrique/djibouti/article/violation-des-droits-de-l-homme-a-5062

18/11/2011 (B630) Discours d’intronisation du nouveau Sultan Hanfare Ali Mirah avec la traduction en Français de M.Mohamed Houmed dit Charlie . (A écouter sur YouTube – Info Omar Gabasse)

18/11/2011 (B630) Manifestations et répression à Djibouti le 17 novembre. La Tribune libre nous envoie cet article et les liens avec la vidéo : Paris le, 14 novembre 2011

Je vous envoie cette information passée inaperçue auprès de la presse étrangère, en raison du refus du régime Djiboutien, de tolérer leur présence sur le sol national.

Cette vidéo amateur du 17 octobre 2011, montre la mobilisation de plusieurs centaines des jeunes universitaires et diplômés sans emploi qui ont eu le courage de défier le gouvernement actuel, au risque de subir sa foudre.

Voir l’article et la vidéo

Elle s’était le déroulée au centre ville et aux alentours de la cité universitaire, non loin de l’Assemblée nationale. Ces jeunes avaient pris possession de la place en plein milieu du centre ville pour tenter un sit-in, avant d’être réprimés sauvagement par les forces de l’ordre.

Le soir même, plus de 157 jeunes ont été arrêtés et placés sous mandats de dépôt, de manière arbitraire. Le lendemain, plus de 77 d’entre eux ont été condamné à des peines de prison sans aucun motif qui aurait pu justifié une telle décision.

Ces jeunes ont été tous emprisonnés, et conduit pas à la prison centrale de la capitale, mais à plusieurs km de là, à celle de Nagade, d’habitude réservée pour les clandestins en situation irrégulière.

Suite à cette décision, et comme l’empire de la Chine communiste, le régime d’Ismaël Omar Guelleh, condamna les familles (déjà fragiles et dans la précarité) de chaque jeune, à payer 50 000 fdj (211 € env) pour manquement à leurs responsabilités parentales.

La situation économique et sociale désastreuse de la République, les conditions sociales, sanitaires et éducatives, l’absence de toute alternative d’avenir, ont poussé cette jeunesse, universitaire et sans emploi, à exprimer leur ras-le bol.

A l’heure où je vous écris ce mail, les jeunes sont encore détenus, leur scolarité brisée et leurs parents n’ont un droit de visite qu’une seule fois par semaine.

18/11/2011 (B630) LDDH : MEMOIRE DE LA LDDH du 14 NOVEMBRE 2011 (Diffusion du mémoire que le Président de la LDDH avait annoncé lors de l’interview qu’il nous a accordée hier jeudi)


Le Président

MEMOIRE DE LA LDDH du 14 NOVEMBRE 2011

A l’attention des organisations des Droits de l’Homme, de l’Organisation mondiale contre la Torture, de Reporters sans Frontières, Avocats sans Frontières et Médecins sans Frontières.

« Celui qui fraude les élections est un voleur
et
un violeur de la Dignité humaine »

Nouveau slogan des Universitaires djiboutiens.

__________ Note liminaire ___________

Dans le cadre de la prévention des conflits armés, dangereux pour l’existence et l’avenir de notre République de Djibouti, nous défenseurs des droits fondamentaux exprimons par ce mémoire nos vives préoccupations face aux crimes contre l’Humanité, aux crimes organisés, aux pirates des Fonds publics, des biens sociaux et du piratage des urnes par des éléments des Forces armées et de sécurité.

En effet, depuis 1999, les ingérences frauduleuses font qu’aucune élection ne reflète la volonté populaire, qu’aucune élection n’a été transparente, juste et équitable.

C’est pour ces raisons logiques que l’Opposition Djiboutienne de l’Union pour l’Alternance Démocratique (UAD) refuse à chaque fois de participer à toutes ces élections mascarades et à chaque fois réitère la mise en application des neuf (9) points pour un minimum de crédibilité pour les scrutins encore organisés avec la méthode coloniale. (Voir annexe 1 ci-après°)

C’est pour ces raisons principales, qu’aujourd’hui nous lançons des Alertes à l’opinion Internationale et nationale afin de prendre rapidement des mesures et mettre fin aux pseudos élections régionales dans deux mois près et programmées par un décret dit « présidentiel » du dictateur et usurpateur du pouvoir.

Cette alerte urgente et aussi un appel dans la stricte nécessité d’une mobilisation nationale et internationale avec la solidarité des Organisations Internationales et Régionales, de l’Organisation Mondiale contre la Torture, ainsi que les Reporters Sans Frontières, mais aussi de nous aider et de nous épauler dans notre volonté à traduire le Dictateur Ismaël Omar Guelleh passible des Crimes contre l’Humanité, Crimes Organisés, etc, et aussi tous les présumés membres de la Mafia régionale surtout ceux au plus haut niveau de l’Etat de la République de Djibouti et dans certains pays voisins.

Jean-Paul NOEL ABDI

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Projet Mémoire du 14 novembre 2011

Vu la Constitution nationale du référendum du 4 septembre 1992 ;

Vu la Loi organique n° 1/AN/92 relative aux élections du 29 octobre 1992 ;

Vu la Loi n 1/AN/92/2eL relative au Partis Politiques en République de Djibouti du 15 septembre 1992;

Vu la Loi n° 2/AN/92/2eL relative à Liberté de Communication du 15 septembre 1092 ;

Vu la loi n°174/AN/02/4ème L portant décentralisation et statut des régions du 07 juillet 2002

Vu la Loi n°122/AN/05/5ème L portant statut de la ville de djibouti

Vu la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ;

Vu le Pacte international relatif aux droits civils et politiques du 16 décembre 1960 ;

Vu le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels ;

Vu la Convention contre la Torture et les autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants du 10 décembre 1984;
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La Ligue Djiboutienne des Droits de l’Homme et les défenseurs des droits fondamentaux sont très, très préoccupés de la situation actuelle avec les risques directs d’éclatement social, dénoncent haut et fort

Dans le cadre de la Prévention des Conflits Armés et afin d’éviter des bains de sang inacceptables, il est de notre devoir à vous soumettre ce Mémoire descriptif qui sera ultérieurement suivi par un rapport plus complet notamment sur les répressions physiques, psychiques et morales, positionnées en République de Djibouti.

Sur les dangers à court terme suite aux violations flagrantes des droits politiques et sociaux, ainsi que la mauvaise gouvernance.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) et les défenseurs des Droits Fondamentaux :

Considérant qu’il est urgent de se mobiliser, car l’heure est grave ;

Constatant que, les deux Pactes Internationaux des Droits Politiques, Civils et des Droits Economiques Sociaux et Culturels sont constamment bafoués (La LDDH reviendra par des Tableaux de Bord plus précis) ;

Constatant que, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme incluse dans le Préambule de la Constitution référendaire, ainsi que, la Loi organique relative aux élections, la loi relative aux partis politiques, la Loi sur la Liberté de Communication sont constamment foulées aux pieds par le régime dictatorial qui bénéficie, hélas, de l’Impunité onusienne et du silence des Chancelleries en République de Djibouti ;

Constatant que, les Accords internationaux et régionaux notamment : les Conventions et Accords signés ave l’OIT et le BIT, mais aussi l’Accord de Paix signé avec le Frud-armé le 12 mai 2001, n’ont jamais été respectés et sont constamment violés en particulier les accords signés avec le Frud-armé portant sur la décentralisation. Ces sont actuellement caducs ;

Conscients que, les limites du tolérable en matière des répressions, des tortures, des disparitions forcées, des arrestations abusives, détentions arbitraires, des crimes organisés, et des assassinats souvent sans suite car probablement commandités en haut lieu, toutes les limites de ces crimes ont été allégrement franchies et restent encore Impunis ;

Convaincus de l’urgente nécessité de la venue d’une Commission d’Enquête Internationale composée des Organisations Internationales des Droits de l’Homme, des Reporters Sans Frontières, des Avocats, notamment ceux qui suivent de près les dossiers des opprimés qui ont fui leur pays en Europe et en Amérique et des Médecins Sans Frontières et du Monde ;

Convaincus qu’il est urgent que, l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT), d’intervenir officiellement, afin de mettre fin à tous les crimes pratiquement quotidiens en République de Djibouti ;

Rappelant qu’en 1978, il a été créée une Police Politique, par une simple décision du Chef de l’Etat, spécialisée dans les Crimes Organisés, dirigée par l’individu Ismaël Omar Guelleh neveu du Chef de l’Etat et à l’époque chef de cabinet de son oncle, actuellement usurpateur au pouvoir d’une manière inconstitutionnelle par un Coup d’Etat Militaro-Electoral du 8 avril 2011;

Rappelant qu’en 1981, par une simple Ordonnance du Chef de l’Etat, aucun Parti Politique ne pouvait plus exercer des activités politiques et ce jusqu’à la Constitution du Référendum du 4 septembre 1992, laissant par là le monopole des élections au seul Parti gouvernemental présidé par le Chef de l’Etat ;

Constatant que, depuis 1982 jusqu’en 1992 toutes les élections mascarades ont été instaurées et entretenues, d’abord sous couvert d’un Parti Unique dont le Président est le Chef de l’Etat feu Hassan Gouled Aptidon ;

Rappelant tout en dénonçant qu’en 1999, avec des vulgarités sans précédent et toutes les interventions directes des Forces Armées et de la Police aux ordres du Chef de la Police Politique Ismaël Omar Guelleh avec la bénédiction du Chef des Armées et Chef de l’Etat son oncle feu Hassan Gouled Aptidon ;

Rappelant qu’en 1982, un groupe des hauts responsables politiques dans une réunion secrète avait décidé que des catégories de fonctionnaires et comptables pouvaient se permettre à utiliser en toute impunité les deniers public, légalisant en sous-main les détournements des Fonds Publics et des Biens Sociaux ;

Rappelant qu’en 1986, le gel des salaires des fonctionnaires, ce gel continuent jusqu’à présent pour la majorité des fonctionnaires qui ne sont pas membres du « club » des décideurs politiques au pouvoir ;

Rappelant qu’en 1995, la plus vaste manifestation pacifique des Travailleurs Djiboutiens depuis l’Indépendance, ont eu lieu dans la capitale, la répression, qui s’en est suivie, reste inoubliable et impardonnable, (sur ce point, ainsi que sur les massacres d’Arhiba et dans les régions du Nord au Sud, bientôt la LDDH reviendra par des Tableaux de Bord plus précis) ;

Rappelant tout en dénonçant qu’en 1999, avec des vulgarités sans précédent et toutes les interventions directes des Forces Armées et de la Police aux ordres du Chef de la Police Politique Ismaël Omar Guelleh avec la bénédiction du Chef des Armées et Chef de l’Etat son oncle feu Hassan Gouled Aptidon ;

Rappelant qu’en avril 2010, une dite Assemblée nationale mais en fait un «(UMP-Groupement des Partis Politiques de la Mouvance) et sous la présidence de l’Individu Ismaël Omar Guelleh passible des Crimes contre l’Humanité et de Haute Trahison, que les mal élus de cette dite Assemblée ont en violation de la Constitution populaire amendé l’article 23 pour permettre au dictateur de se maintenir au pouvoir et continuer à voler par détournement des Fonds et des Biens Publics ;

Rappelant que la Charte Africaine en son article 23 interdit toutes les modifications de la Constitution ;

Rappelant qu’en 2011, les forces vives face au refus populaire d’un 3ème mandat illégal et anticonstitutionnel, ont commencé à manifester pacifiquement annonçant par là leur volonté à combattre pour leur printemps arabe ;

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) et les défenseurs des Droits Fondamentaux, sont très préoccupés de l’entêtement du dictateur Ismaël Omar Guelleh qui a décidé par un simple décret pris en catamini, de maintenir des élections mascarades, à haut risque alors que :

  1. le délai imposé est trop court pour déposer les candidatures libres ;
  2. le maintien d’une « Loi bâtarde » en stricte violation des Accords de Paix signés le 12 mai 2011 par le regretté AHMED DINI du Frud-armé et la partie gouvernementale ;
  3. que les délais ne permettront pas aux observateurs internationaux digne de ce nom et non pas comme les observateurs de la Ligue Arabe dont on connaît leur penchant pour les dictateurs généreux

PAR CES MOTIFS :

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) et les défenseurs des Droits Fondamentaux :

  • Exigent la transparence de toutes les élections, la non ingérence des forces armées et des forces de s écurité ;
  • Demandent à l’ensemble des électeurs djiboutiens de dire non aux atrocités du dictateur illégalement en place en faisant preuve d’une abstention active, lors des prochaines élections du 20 janvier 2012 ;
  • Demandent aux partis politiques de continuer leur mobilisation sans hésiter ;
  • Demande à la communauté nationale, sans distinction et toutes tendances confondues de faire la parler la Rue d’une manière continue comme en Tunisie, afin d’accélérer le départ immédiat du Dictateur sanguinaire.
  • Demandent aux juridictions aux compétences universelles comme le Tribunal de la Haye à nous ouvrir leurs portes afin que nous puissions traduire en Justice le dictateur Ismaël Omar Guelleh passible de crimes contre l’Humanité et autres crimes organisés.
  • Réitèrent la demande pour la création et l’ouverture urgente d’une commission d’enquête internationale dont une proposition de la composition est sus mentionnée.

NOEL ABDI Jean-Paul

18/11/2011 (B630) Omar Gabasse souhaite apporter des informations complémentaires à propos de l’intronisation du nouveau Sultan, des articles qu’il a écrit sur le sujet et de la mise en ligne du discours officiel avec la traduction en Français. (Texte mis à jour le 19/11 à 12h00 Paris, à la demande de l’auteur)

En effet, j’avais oublié d’évoquer, dans mon article daté du 12 novembre :

– les efforts de M. Diltourab et de son groupe qui ont organisé toutes les danses folkloriques et les chansons dédiés au nouveau sultan Afar.

– Le dévouement de Maryam Hanawi, qui nous a permis de suivre toute la cérémonie via Justin et Paltalk,

– L’Apda du grand Ismaël Gardo qui a consacré une soirée spéciale à l’intronisation

– Le docteur Hachim qui a présenté un rappel historique et véridique de l’histoire du peuple Afar,

– les résistants Afar qui combattent le sanguinaire Issayas Afeworki qui extermine le peuple érythréen,, n’avaient pas pu être représentés. En revanche, le président de la seule rébellion érythréenne armée avait délégué Ibrahim Haroun et Yacin Abdallâh, respectivement président et porte-parole de la rébellion armée Afar de la mer rouge (RSDAO) qui combattent l’injustice.

– il faut signaler aussi la présence de nos poètes Afar : Hassan Pilote, Galo Barule et le grand Gamal al Din Reedo. Youssouf Bouha, le créateur de l’alphabet Afar a dédié son écriture couchitique au sultan.

– Sharifa et Laysani n’ont pas fermé l’œil pour diffuser sur Paltalk l’événement.

Je remercie également toute l’équipe de l’ARDHD et plus particulièrement son président Jean-Loup Schaal co-représentant des réfugiés djiboutiens, qui a diffusé toutes les informations que nous lui avons adressées

Un grand bravo à vous tous, et mille pardons à ceux que j’aurais oubliés.

Omar Gabasse

Sultan Hanfareh Ali Mirah ,
miraacek wadir kaak kidu qafara , usuk qafar abba

17/11/2011 (B630) A écouter / télécharger : l’interview que Jean-Paul Noël Abdi nous a accordée ce jeudi à 13h00 (Paris)

Nous avons découpé l’interview en trois parties :

1°) Les menaces qui pèsent sur la LDDH (dissolution, clonage) et les élections régionales

a) – Ecouter en mode WMA



b) – Télécharger en MP3
Lien de téléchargement

2°) Le « filtrage chinois » à Djibouti et plus généralement toutes les violations de la correspondance, des conversations et des domiciles privés

a) – Ecouter en mode WMA

b) – Télécharger en MP3
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3°) La situation sociale et les risques d’explosion. Le rôle de la LDDH

a) – Ecouter en mode WMA



b) – Télécharger en MP3
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17/11/2011 (B630) Radio-Trottoir : règlement de compte par Djibouti24 interposé ? (Courrier des lecteurs – L’Association des Jeunes djiboutiens propose des pistes pour identifier les commanditaires – A vérifier)

Djib24 : le ministre de la justice, sponsor du Djibouti24 ?

Après investigation, l’Association des jeunes Djiboutiens a révélé qu’Ali Farah Assoweh et son porte pélerine, Cheiko, étaient derrière DJIB24, qui diffuse des informations avec la complicité d’Hassan Said, le chef redouté de la sécurité djiboutienne (SDS) .

Il a été constaté que Djib24 n’adressait jamais aucune critique contre Hassan Said ni Djama, le procureur, qui entretiennent des liens privilégiés avec Ali Farah Assoweh.

Pour discréditer le Ministre des finances qui est très loin d’être « un ange », Ali Farah, à travers son journal de choux, multiplie les critiques à son encontre. A un point tel qu’Ilyas Doualeh pourrait légitimement se demander quel camp, il sert … !

Pour preuve : on sait qu’Ahmed Kaiseh le directeur de la CNSS est brouillé avec la sœur d’Ali Farah, directrice adjointe de la CNNS ; que Djama, le nouveau Ministre l’est avec Fadoul, un cousin d’Ali Farah. Comme par hasard, ils sont systèmatiquement pris pour cible par Djib24.

Grâce à ses sponsors, Djib24 a la possibilité de mettre en ligne l’ordre du jour du conseil des ministres, avant même sa tenue. Ce ne peut-être qu’avec l’aide d’Ali Farah car il est d’usage que les ministres soient destinataires de l’ordre du jour, la veille du conseil des ministres.

En conclusion, on peut assurer, avec une très faible marge d’erreur possible, qu’Ali Farah et ses obligés utiliseraient leur site Djib24, pour régler leurs comptes personnels..

16/11/2011 (B630) A lire sur LTL, la tribune libre, un article que nous reprenons avec son aimable autorisation. HOLD UP à la CNSS : Butin 800 millions de FDj

Lien avec l’article sur LTL : cliquez
La générosité d’Ahmed Houssein Hassan, Directeur de la « boutique » CNSS

S’il y avait une caisse publique qui n’avait pas encore connu le même sort que toutes les autres publiques, il ne s’agissait que d’une question de temps.

Depuis sa nomination au poste de Directeur général de la CNSS, M. Ahmed Houssein Hassan, connu pour son amour du luxe, grâce aux nombreux détournements qu’il a opéré au sein de son organisme avec l’aide de son épouse et les projets bidons et surfacturés en tout genre pour la caisse, sans oublier les petites mallettes remplies de petites coupures destinées aux différents Ministres et la Présidence, lundi dernier restera historique.

Depuis que les aides financières de la communauté internationale ont été rabotées, voir la plus part annulées, les estomacs des ventrus engraissés crient famine. Mais les caisses de l’état sont vides au point qu’il ne reste même plus une pièce pour se mettre le moindre sous la dent.

Alors la décision a été prise.

Vider les quelques milliards de la CNSS amassés grâce aux charges payées par la majorité des petits employés et des pauvres retraités, qui eux n’arrivent pas à joindre les deux bouts.

Et lundi dernier restera la preuve d’une décision néfaste pour notre pays, celle de vider complètement le peu qui reste avant la chute du dictateur?

Probablement.

Et c’est avec culot, qu’Ilyas Moussa Dawaleh, Ministre de l’économie et des finances, l’autre éthiopien dans le gouvernement, est venu en personne récupérer un chèque évalué à plus de 800 millions de FDj, signé par le Directeur-dictateur en personne, sans l’aval ni la signature de son comptable qui nous pensons, a refusé de prendre part à ce vol organisé.

Il faut savoir aussi, que le Directeur-dictateur de la CNSS, à hauteur de plusieurs millions, avait accepté avec allégresse, de financer la cérémonie du jour de l’Aïd qui s’était déroulée au palais présidentiel. Pendant ce temps, les pauvres retraités peuvent continuer à mourir de faim et les citoyens à être très mal soignés.

C’est peut être le deal ou le secret de la longévité à ce poste, celui de servir et de se servir.