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14/01/2016 (Brève 633) RFI Afrique : Djibouti: tensions autour de la campagne électorale

LIen avec l’article : http://www.rfi.fr/afrique/20160113-djibouti-tensions-autour-campagne-electorale

RFI Afrique
A Djibouti, c’est le signal de départ pour l’élection présidentielle du 8 avril prochain : la Commission électorale nationale indépendante a été réactivée dimanche et son président élu mardi. Il s’agit d’un point crucial du processus électoral, car la réforme de cet organe fait partie des termes de l’accord signé fin 2014 entre gouvernement et opposition. De son côté, le président Ismaïl Omar Guelleh est entré en campagne. Le climat politique s’annonce particulièrement tendu.

Il reste moins de trois mois avant l’élection présidentielle à Djibouti et trois motifs d’inquiétude pour les observateurs. 

D’abord un climat politique crispé autour du dernier accord entre pouvoir et opposition.

Signé fin 2014, il a mis fin à plus de deux années de crise violente après des législatives aux résultats contestés par l’opposition. Regroupée au sein de la coalition de l’Union pour le salut national, elle a obtenu des promesses de démocratisation et d’une réforme de la Céni en une commission paritaire.

Ensuite un climat sécuritaire tendu : 5 jours après une grande manifestation de l’opposition fin novembre, le gouvernement a décrété l’état d’urgence, en réponse aux attentats de Paris et Bamako. Le 21 décembre dernier, des affrontements ont éclaté entre des membres d’une communauté religieuse et les forces de l’ordre qui ont répondu à balles réelles. 9 personnes ont trouvé la mort, selon les autorités, près d’une trentaine selon la FIDH.

Enfin, les ONG dénoncent un climat judiciaire répressif. Suite à ces évènements, de nombreuses arrestations ont eu lieu au sein de l’opposition. Plusieurs membres de l’USN restent incarcérés, de même que certains défenseurs des droits de l’homme.

Toutefois, aucune mention n’a été faite de ces évènements dans le discours d’investiture qu’Ismaïl Omar Guelleh comme candidat de son parti, l’UMP.

Au pouvoir depuis 1999, Ismaïl Omar Guelleh affirmait en 2011 au magazine Jeune Afrique qu’il ne se représenterait pas pour un quatrième mandat. « J’ai pensé que devait sonner l’heure de la retraite » a-t-il déclaré devant ses militants, « mais vous m’avez fait changer d’avis ».

09/12/2011 (B633) La femme de la semaine, c’est Maître Fadouma, bâtonnier de l’Ordre des Avocats de Djibouti, qui a récemment accompli un exploit hors du commun en risquant de jeter le discrédit sur les avocats à Djibouti et en donnant le sentiment de piétiner les valeurs « éthiques de la profession. Les avocats à Djibouti privilégieraient-ils les puissants et leur argent pour abandonner à leur triste sort, des personnes harcelées par le régime… ?(ARDHD)

Selon les informations reçues, Maître Fadouma, contrairement à son devoir sacré, aurait opposé une fin de non-recevoir pour (un refus de ?) désigner deux avocats afin d’assurer la défense du juge Cheick Souleman, incarcéré injustement, sans levée préalable de son immunité judiciaire …

– Quand on sait que le langage officiel des avocats, dans un contexte démocratique, est d’assurerla défense de toute personnes recherchée, accusée ou soupçonnée de délit ou de crime.

– Quand on sait que leur langage officiel est de dire que toute personne a le droit inaliénable d’être défendue par un avocat.

Il y a de quoi se poser des vraies questions sur les conditions d’éthique en vigueur au barreau de Djibouti. Elles semblent très dégradées et de nombreux témoins évoquent d’éventuelles collusions entre le barreau, certains magistrats « aux ordres » et le pouvoir dicatorial qui asservit la population.

Il est probable que la soupe est meilleure au Palais de l’Escale que du côté de Gabode ou des bureaux du SDS ou du BRD …

Mais de là, à refuser d’assurer la défense d’un juge ! Est-ce une première dans les annales judiciaires djiboutiennes ? Probablement puisque c’est le premier juge a être poursuivi au pénal …

Cette fin de non-recevoir (ou ce refus) mérite d’être connu de toute la communauté djiboutienne et des organisations internationales.

C’est pourquoi nous nommons Maître Fadouma en qualité de femme de la semaine et nous allons ajouter, sans délai, son nom à la liste de celles et de ceux qui se sont distingués au service de la dictature sanguinaire, contribuant à agir contre les intérêts du pays et à favoriser l’asservissement des populations.

______________________ Petites notes biographiques

Maître Fadouma avait emporté son élection à la tête du barreau contre Me Corbeau dit Aref Mohamed Aref, le bien nommé. Elle est la soeur du Président de la Cour des comptes, « bras cassé » actuellement depuis l’incendie (probablement pas fortuit ?) de son institution, qui ne fonctionne plus et qui n’a plus aucun dossier sur des transactions hasardeuses et des méthodes financières peu compatibles avec la rigueur administrative …

Maintenant, en co-conseil avec Me Aref, elle assure la défense des intérêts d’ICC contre la Salam Bank (ICC est la société qui avait été gérée par la fille de Guelleh, jusqu’à son départ pour Paris, les poches remplies avec les payes non versées des employés d’ICC et les dettes non remboursées contractées auprés de la Banque et des fournisseurs).

Maître Fadouma est aussi bien connue pour son « empressement » (« servile » disent même certaines observateurs) vis à vis de Me Martinet qui, en sa qualité de conseil de Guelleh, fait la pluie et le beau temps au Barreau.

09/12/2011 (B633) Note de l’ARDHD. Retards possibles dans la mise à jour des articles entre le vendredi 9 et le lundi 12/12

Pour des raisons internes d’organisation au sein de l’équipe des membres bénévoles de l’association, nous serons pas en mesure d’effectuer « en temps réel » les mises à jour du site jusqu’au lundi 12/12, dans la soirée.

L’ARDHD prie ses lecteurs de l’excuser pour les retards éventuels dans la mise en ligne des contributions qu’ils pourraient lui adresser, mais elles seront conservées jusqu’à leur publication.

Nous continuerons à assurer une veille pour traiter, s’il y avait lieu, les informations urgentes.

09/12/2011 (B633) Courrier des lecteurs. Djama Haid dépêché avec précipitation à Hargeisa… Mais selon les informations reçues, les Somalilandais estimeraient que la coupe a débordé et que le mal a été fait, sans possibilité de retour en arrière.

Depuis la dernière entrevue donnée par IOG à Jeune-Afrique, les relations entre Djibouti et Hargeisa ne sont plus au beau fixe et les coups de fils de l’homme fort de Djibouti pleuvent dans les oreilles de Silanyo.

Réponse de ce dernier: la presse n’est aux ordres de personne. Elle est une institution indépendante de la haute magistrature. Il faut dire que la presse comme l’homme de la rue ont trouvé en IOG, la cible de toutes les moqueries.

Mais la mauvaise nouvelle du jour, pour IOG, est venue d’Ottawa.

Des rumeurs font état de contacts téléphoniques et même d’une rencontre entre des parlementaires somalilandais de passage à Ottawa et des membres de l’opposition djiboutienne.

Rien n’a filtré des entretiens, qui se sont déroulés dans la discrétion. A Hargeisa certains voudraient tâter les pouls de l’opposition djiboutienne.

Les "oreilles-qui ne-se-reposent-jamais" ou les cellules dormantes d’IOG ont lancé des alertes en haut lieu. Fou furieux, IOG a dépêché Djama Haid, le gouverneur de la banque Centrale (et son beau frère) à Hargeisa.

Cette délégation organisée à la va vite est partie parait-il, pour réparer les pots cassés promettant comme de coutume au prix de promesses mirobolantes (qui ne seront jamais tenues ?).

A Hargeisa, on dit que le mal est fait.

Les masques sont tombés. Les vieilles rancœurs viennent de ressurgir et certains députés commencent à rappeler qu’IOG était à l’origine des désordres politiques que le pays a traversé lors des dernières élections. On le soupçonne d’avoir soudoyé les uns et les autres pour que les élections soient reportées.

D’ailleurs, tout le monde sait que le dictateur n’était pas étranger au refus de l’ancien président déchu Daher Rayale de court-circuiter les échéances électorales.

Il faut dire que les parlementaires sont outrés et à juste titre, non seulement du contenu de l’interview mais aussi de sa forme. À Hargeisa, les responsables politiques n’ont pas manqué de relever une certaine malice et quelques fléchettes à leur endroit.

Comment se fait-il que l’homme qui ne cesse de rempiler un pouvoir sans partage, depuis trois décennies, l’homme, qui ne connait que les complots comme réalisations politiques se permettent de telles insinuations .

Les complots dont il est si fier ! L’homme, qui n’est légitimé que par la seule présence des armées étrangères gouverne comme un Ougas traditionnel, mais à une époque cruciale de grande démocratisation !

Comment ose nous donner des leçons de démocratie?

Qu’est-ce qui lui donne le droit de nous conspuer?

Qui est-il pour nous prendre de haut ?

Oublie-t-il que le temps des Ougas tout puissants, est bel et bien terminé ?

Et puis quelle ingratitude !

Dire que nous le supportions encore hier, envers et contre tout. Voilà les remerciements qu’il nous adresse. L’espression de sa fourberie et de son ingratitude. Nous croit-il ses obligés?

Quand Dieu veut te perdre, il te rend aveugle dit un adage.

Alors que l’État et toutes les institutions djiboutiennes sont en pleine déliquescence. Les besoins de base sont toujours insatisfaits. IOG ne décolère pas parce que des journaux en langue Somali font état de la vérité sur sa mal gouvernance.

Et quand il ne pique pas une crise, IOG déprime "sec" à ce qu’il parait, parce que là-bas, à Hargeisa, on ne se gêne pas pour appeler un chat un chat. Oui, des gens qui ne manquent pas d’humour l’appellent, "le Roi-qui-ne-se-peigne-pas", ou le "Prince de l’obscurantisme", … entre autres.

"Quelle mouche a donc piqué Le Roi-Dormeur" a écrit un autre électoraliste non sans raison.

Pauvre Djibouti, tout se défait. Le seul souci de IOG, c’est sa petite personne.

C’est de savoir que son image est bien malmenée là-bas à Hargeisa. Preuve encore, s’il en est besoin, qu’IOG est sa clique sont en rupture de ban avec la réalité désastreuse de notre pays…

Liens avec la presse du somaliland : http://ogaalnews.net/?p=12233

08/12/2011 (B633) Ce jeudi matin, Jean-Paul Noël Abdi, Président de la LDDH, a accepté de répondre aux questions de l’ARDHD sur quatre domaines : 1°) la situation de Farah Abadid et Houssein Robleh – 2°) la situation en Somalie et l’avenir du contingent djiboutien (Direction Somalie ou Erythrée ?) – 3°) Le rapport du FMI – 4°) L’évolution de la situation au pays et les risques grandissants d’insécurité et de violence (A écouter et/ou télécharger)

Partie 1 : les militants arrêtés et torturés
Farah Abadid et Houssein Robleh se remettent lentement des blessures qu’ils ont subies pendant les tortures auxquelles ils ont été soumis. Placés sous contrôle judiciaire, ils doivent signer tous les lundis à la cour suprême et les jeudis au Palais. JPNA signale que la juge de la Cour suprême a fait preuve de sérénité, contrairement aux agissements scandaleux du Procureur Maki ….

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Partie 2 : les ingérences étrangères en Somalie et la situation du contingent djiboutien
Jean-Paul poursuit sa dénonciation des interférences armées étrangères en Somalie. Il note une évolution des positions du Premier ministre qui a déclaré que la solution viendrait d’un dialogue national avec les différentes forces en présence. Il met en garde IOG contre l’envoi du contingent djiboutien en Somalie et les risques d’attentat à Djibouti (comme cela arrive au Kenya actuellement). Il évoque un possible rapprochement entre l’Ethiopie et Djibouti pour déclencher des hostilités contre l’Erythrée, d’où une possible redirection du contingent djiboutien vers une autre frontière…

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Partie 3 : Le rapport du FMI
La rupture entre le FMI et les autorités djiboutiennes serait intervenue à la suite d’une déclaration de Djama Haid (Dit « le Beauf' » ou « le caissier chef de la Banque nationale » – Note de l’ARDHD) qui aurait refusé de répondre aux demandes du FMI à propos du financement de l’avion de Guelleh, en déclarant « Nous sommes souverains ». Réponse du FMI « Puisque vous êtes souverains, vous n’avez pas besoin de nous. Inutile de revenir frapper à la porte ».

Le FMI aurait déjà pris des sanctions en faisant interdire de vol tous les avions immatriculés à Djibouti. Même le bel avion de Guelleh serait désormais cloué au sol et il semble qu’il ait été contraint d’affrêter un avion étranger pour se rendre à Addis Abeba. (Monsieur ne peut pas voyager comme tout le monde … Note de l’ARDHD)

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Partie 4 : la situation au pays
Jean-Paul confirme que la situation est de plus en plus tendu. IOG a commencé à s’en prendre au dernier groupe qui n’avait pas encore subi ses terribles vengeances : les Mamassan ! Hormis la Police et l’enseignement, les autres fonctionnaires ne sont toujours pas payés. Jean-Paul pense que les forces de sécurité (police, gendarmerie, GR, armée) pourrait refuser d’intervenir en cas de soulèvement populaire pacifique et spontané.
Mais il est inquiet à propos de certaines armes qui sont distribuées par le pouvoir à des personnes ciblées et il lance un appel aux nations qui ont des forces prépositionnées sur place, pour qu’elle fassent pression sur IOG afin de prévenir un massacre annoncé. (Comme au Rwanda par exemple, ajoute-t-il)


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08/12/2011 (B633) Ce jeudi matin, Jean-Paul Noël Abdi, Président de la LDDH, répondait aux questions de RFI à propos de l’incarcération du juge Mohamed Cheick SOULEIMAN, Cheick MOUSSA (A écouter et/ou télécharger)

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08/12/2011 (B633) IOG Dégage ! Le sergent Ariko nous transmet un communiqué signé par un collectif de soldats de la garde républicaine en nous assurant de son authenticité. A la minute où nous publions ce texte, nous sommes dans l’incapacité de recouper l’information (et pour cause !). Des Djiboutiens se déshabillent pour hurler leur haine au passage de Guelleh. Ce matin des sanctions pourraient tomber sur des responsables de la Garde républicaine.

– Le Juge Mohamed Cheick Moussa innocent des faits qui lui sont reprochés ?

En préalable à cette communication collective, je tiens à dire que j’ai été informé de l’incarcération du juge Mohamed cheik Moussa sur l’ordre du dictateur.

IOG a demandé à ses services secrets qui étaient les véritables auteurs du tract diffusé dans la ville de Djibouti.

IOG sait que le juge est innocent mais il veut lui faire porter le chapeau de cette affaire.

– Le régime cible désormais les Mamassan

Durant leurs investigations, les services secrets ont arrêté plusieurs membres de la tribu Issa Mamassan Reer Egal dont est issu le Juge. Le dictateur cible cette fraction au seul motif que certains membres seraient « derrière le tract distribué dans la ville de Djibouti » dans lequel il est demandé au peuple djiboutien de se lever contre la dictature.

Le régime qui sait que la situation empire chaque jour, a décidé cette fois, de s’occuper des membres de la grande famille Mamassan comme l’avait déjà fait Siad Barreh au temps où il régnait en maitre absolu sur la Somalie.

Nous savions tous quelle a été la réaction du peuple somalien à son encontre. Ensuite, la Somalie a sombré dans l’anarchie et la violence. Djibouti pourrait suivre le même chemin aujourd’hui.

La situation se dégrade chaque jour. Cela inquiète les Nations-Unies et les ambassades étrangères établies dans le pays.

Le pays va au devant d’un grave danger si rien n’est fait pour arrêter l’hémorragie.

– L’opposition se tait.

Pendant que le peuple se débat dans la misère et l’illusion. Tout le monde à Djibouti rêve de quitter le bateau avant que le bateau ne sombre comme ce fut le cas en Somalie.

De son côté, IOG répète à quiconque veut bien encore l’écouter que s’il quitte le pouvoir, le pays pourrait basculer dans la guerre civile.

Désormais, tous les dictateurs ont peur de se retrouver devant la cour pénale de la Haye et IOG n’échappe pas à cette règle.

Il a cru habile de confier une interview à Jeune Afrique, croyant pouvoir tromper l’opinion nationale qui demande majoritairement et clairement son départ immédiat du pouvoir.

Après 11 ans de règne sans partage, le sentiment qui domine chez bon nombre de djiboutiens, est celui de la déception face à un bilan désastreux dans pratiquement tous les domaines.

– 8 Djiboutiens manifestent « nus » au passage d’IOG !

Un groupe de 10 djiboutiens, dont deux filles, s’est positionné devant le palais de Haramous en attendant sagement que le dictateur rentre de son bureau. Échappant aux chiens de la brigade cynophile de la garde républicaine et aux hommes du groupement 1, nos jeunes militants djiboutiens sont arrivés devant la grille du palais d’Haramous « mer ».

Ils se seraient cachés, dit-on, dans une zone en construction, face au palais.

A l’arrivée du « cortège » d’IOG, seuls les huit garçons se sont déshabillés et ils se sont précipités devant IOG en criant.

IOG a demandé à ses gardes du corps d’arrêter immédiatement ces Djiboutiens qui étaient tous « nus ». Ils ont été conduits au camp Omar Aline pour interrogatoire.

On a découvert qu’ils étaient tous issus de la même ethnie que celle du dictateur.


Pour IOG quelqu’un doit toujours payer pour chaque faute.

Comment ces jeunes ont-ils pu approcher son palais alors que toutes les entrées sont surveillées par la garde républicaine ?

Pour IOG, cela n’a pas pu se faire sans des complicités a l’intérieur. Il est persuadé que des soldats de la garde républicaine ont laissé ces jeunes venir jusqu’ici afin qu’ils narguent le dictateur.

– Des sanctions vont tomber sur les chefs de la GR.

Tous les patrons des différents pelotons ont été convoqués ce jeudi 8 décembre à une réunion de crise dans la salle de réunion de l’État-major de la garde républicaine.

Qui va tomber murmure-t-on au sein de la caserne Omar Aline de la garde républicaine ?

Nous, collectifs des soldats de la garde républicaine, réclamons le départ d’IOG du pouvoir et l’avènement de la démocratie.

Pour le collectif
Soldats du groupement 1
Soldats de l’escadron spécialisé de la garde républicaine
Soldats de la brigade cynophile.
Soldats du peloton motard.
Soldat du peloton PH (peloton honneur du président de la république)

07/12/2011 (B633) LDDH : SUR LES VIOLATIONS DES DROITS DES MAGISTRATS. Non aux arrestations basées sur la discrimination raciale ou/et religieuse. Actuellement c’est le tour des Mamassans ?


Le Président
NOTE D’INFORMATION DU 6 DECEMBRE 2011-

SUR LES VIOLATIONS DES DROITS DES MAGISTRATS.
Non aux arrestations basées sur la discrimination raciale ou/et religieuse.
Actuellement c’est le tour des Mamassans ?

Le magistrat du siège Mohamed Scheick SOULEIMAN, Cheick MOUSSA, a été illégalement arrêté le 21 novembre 2011 sans même une décision du Conseil supérieur de la Magistrature alors qu’il est toujours un juge du siège, d’autant plus qu’il a été illégalement arrêté et rapidement mis sous mandat de dépôt pour un simple délit de presse (communiqué qu’il a signé afin de s’exprimer sur les dérives du dictateur-pirate).

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) rappelle que, ce juge intègre, alors qu’il était en plein audience a été éjecté des son siège juste après avoir déclaré non coupable une quarantaine de jeunes arbitrairement incarcérés.

Tous ces jeunes avaient exprimé leur appartenance politique et leur libre opinion contre un troisième mandat inconstitutionnel, contre la préparation du Coup d’Etat Militaro Electoral du 8 avril 2011.

Le Juge Mohamed Cheick SOULEIMAN Cheik MOUSSA, sur une décision de l’ancien ministre de la Justice, entrepreneur et patron d’une assurance, avait été muté à la fonction publique sans aucun bureau « comme bras cassé ? », et ce en stricte violation de l’inamovibilité des magistrats et des articles 71, 72 et 73 de la
Constitution du Référendum de 1992.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est préoccupée de la situation d’isolement carcérale infligée au Juge intègre Mohamed Cheick SOULEIMAN dans la sinistre prison de Gabode.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH est sidérée du silence jusqu’à présent du Bâtonnier Maître Fadouma, qui n’aurait pas daigné répondre au Juge Mohamed Cheick Souleiman. D és le début de son incarcération arbitraire, le magistrat avait demandé au Barreau la désignation de deux avocats d’office pour assurer sa défense.

Faut il rappeler que, la Loi organique n° 3/AN/93/3ème L relative à l’organisation et au fonctionnement du Conseil supérieur de la Magistrature en son article 18 stipule que : « le Magistrat est tenu de comparaître en personne. Il peut se faire assister par l’un de ses pairs ou un avocat. En cas de maladie ou d’empêchement reconnu justifié, il peut se faire assister par l’un de ses pairs ou par un avocat ».

Article 19 : « le magistrat a droit à la communication de son dossier, de toutes les pièces de l’enquête et du rapport établi par le rapporteur. Son conseil a droit à la communication des mêmes documents ».

D’après des informations que nous avons obtenues dans le strict anonymat, il semble que le Juge intègre sera traduit demain 7 décembre 2011 auprès du Conseil supérieur de la Magistrature afin de prendre des sanctions préliminaires.

Affaire à suivre car de nouvelles charges semblent être en cours : le premier motif "pour offense" ne tient pas la route et surtout il n’a aucune valeur judiciaire précise.

D’ailleurs le premier Magistrat n’hésite pas à insulter à tout bout de champ, dans son journal bien payé à coup de millions de dollars: « Jeune Afrique » ou dans sa presse RTD et la Nation.

A notre avis le Parquet devrait plutôt s’intéresser aux insultes proférés par l’individu Ismaël Omar Guelleh.et surtout de nous permettre à déposer des plaintes, sans les classer sine die, contre l’individu Ismaël Omar Guelleh passible de haute yrahison, détournements effrénés des fonds publics et des biens sociaux, crimes organisés etc

NOEL ABDI Jean-Paul

Nota bene
Ce matin nous avons appris très probablement liée à l’affaire du juge, l’arrestation d’une dizaine en majorité des M’amasans, dont nous avons pu obtenir les deux noms suivants :
Mohamed Moumin Daher Enseignant, frère de l’ancien Trésorier Payeur;
Mohamed Meraneh