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15/01/2016 (Brève 634) Communiqué de la LDDH. La répression continue à Djibouti. 3 arrestations dont 2 enseignants, transférés vers une destination inconnue

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (L.D.D.H) Djibouti, le 15 janvier 2016

Communiqué de presse:

La répression continue à Djibouti

La LDDH vient d’apprendre que la police et la gendarmerie djiboutienne mènent une vague d’arrestations visant notamment les milieux opposants à l’approche de la célébration de l’USN, son troisième anniversaire ce samedi 16 janvier 2016. 

Le journaliste, co-directeur de publication du Mensuel l’Aurore de l’USN et haut-cadre de la coalition, Kadar Abdi Ibrahim, journaliste et enseignant d’université a été arrêté jeudi 14 janvier 2016 après-midi à son domicile de la capitale par des gendarmes.

Mohamed Robleh Farah
enseignant à Balbala 2 et Militant de l’USN, a été arrêté lui aussi le jeudi 14 Janvier 2016 en rentrant de l’école ou il enseigne.

Zakaria Rirache Miguil, jeune militant et opposant USN, a été arrêté par la police le 14 janvier 2016 à Balbala dans la capitale, alors qu’il marchait paisiblement dans la rue.

La LDDH ignore pourquoi et où ont étés conduit
ces 3 membres de l’opposition USN, dénonce des arrestations arbitraires et demande leur libération immédiate.

La LDDH lance un appel à soutien à toutes les organisations de défense des droits humains de par le monde à faire pression sur le régime en place à Djibouti pour que la répression s’arrête.

La LDDH lance un appel solennel  à la communauté internationale
de faire pression sur le pouvoir en place pour libérer  les prisonniers politique, les militants de l’opposition et le défenseur des droits de  l’homme.    

Enfin la LDDH condamne le cycle de la répression et exige la fin des arrestations arbitraires.  

Le 2ème Vice Président de la LDDH
Mahdi Samireh Sougueh

16/12/2011 (B634) Petites nouvelles du front (par nos correspondants à Djibouti)

La réunion de l’UAD


Voici les points adoptés lors de la réunion de l’UAD :

1°) Journée nationale d’hommage à toutes les victimes djiboutiennes du régime.
Le 18 décembre 2011 a été décrété comme « JOURNEE NATIONALE DE TOUTES LES VICTIMES DJIBOUTIENNES » regroupant ainsi toutes les victimes de cette dictature quel soit les victimes du massacre d’Arhiba soit des victimes de tortures et de traitements inhumains soit les victimes d’assassinat ou des disparitions forcées des opposants et des leaders Djiboutiens depuis l’indépendance jusqu’à nos jours

Faire enregistrer les noms des victimes
Tous les Djiboutiens sont appelés à faire enregistrer toutes leurs proches qui ont été victimes sur la liste des victimes de ce régime dictatorial, qui est en cours d’élaboration. Il leur est demandé aussi de participer massivement à ce jour mémorial de commémoration des toutes les victimes djiboutiennes.

2°) Mission d’information de l’UAD
Une tournée de l’UAD dans toute la capitale a été décidée, afin de mobiliser la population à descendre dans la rue pour commémorer cette journée historique qui est un devoir de mémoire et de solidarité nationale. Tout le peuple djiboutien est appelé à célébrer et rendre hommage à toutes les victimes de ce régime moribond et particulièrement aux victimes du massacre d’Arhiba.

Ce vendredi, l’UAD organisera un meeting à LAYABLEY, ensuite dans les autres quartiers de la ville en suivant. Les bureaux politiques de l’UAD se réuniront chaque lundi à commencer du lundi dernier 12 décembre car la mobilisation sera continue.

S’y ajoute tous les quartiers de la capitale sont quadrillés par la police et la gendarmerie qui sont omniprésents partout même dans les rues et les artères de la ville et la population subi un état de siège.

Tout cet appareil répressif est là pour contenir et décourager tout mouvement de contestation ou de manifestation. Voila un peu la situation dure que confronte la population de la capitale en ces jours difficiles qui demandent du courage et de la détermination.

3°) prudence, pacifisme et vigilance restent les mots d’ordres pour continuer la lutte.

Autres informations nationales :

Le secteur de la santé publique va mal à Djibouti. Des malades meurent par manque de soins de base. Le choléra ravage des quartiers et bon nombre des gens y compris des enfants en bas-âge sont atteints et en danger de mort. L ’Etat n’arrive pas à stopper l’épidémeie et il est incapable de mettre en oeuvre des solutions efficaces et réelles en dépit des multiples alertes lancées par les organisations internationales comme l’UNICEF, l’OMS, le PNUD même les représentations diplomatiques qui ont pris des mesures contre ce fléau.

Les forces armées. Un malaise social taraude l’armée où de très nombreux cas de désertions sont observés selon des sources bien informées. Même l’envoi des troupes djiboutiennes en Somalie ne fait pas l’unanimité au sein de l’opinion nationale qui considère cela comme une mission suicide pour nos soldats. Ils ne connaissent même pas les véritables objectifs de leur mission au sein de l’AMISOM.

L’opposition a été claire, quand elle affirme que cette mission constitue une ingérence dans les affaires intérieures de l’Etat et du peuple somaliens souverains.

Nouvelles rafles de citoyens djiboutiens. Une rafle a été poursuivie durant ces 2 derniers jours dans un quartier de Balbala où des pères et des mères (le chiffre provisoire évalue à 200 personnes) ont été arrêtés et jetés dans la prison de Gabode après avoir été détenus dans les arrondissements et les commissariats, sans oublier le centre Nagad. Il semble que le motif soit reltatif à l’électricité.

Parmi les personnes arrêtées, on cite le célèbre artiste national, auteur de l’hymne national Mr Abdi Robleh dit Quarchileh.

Sont-ce des motifs suffisants pour arrêter tous les habitants d’un quartier ?

L’info continue, la lutte continue et la victoire est proche.

Un militant de base de l’UAD.

16/12/2011 (B634) LDDH : MESSAGE DU 16 DECEMBRE 2011 de la Ligue Djiboutienne des Droits de l’Homme – Intervention du Défenseur des Droits de l’Homme qu’il donnera à Arhiba le 18 décembre 2011


Le Président

MESSAGE DU 16 DECEMBRE 2011

de la Ligue Djiboutienne des Droits de l’Homme

Intervention du Défenseur des Droits de l’Homme
qu’il donnera à Arhiba le 18 décembre 2011

En ce jour inoubliable commémorant les sauvages massacres d’Arhiba du 18 décembre 1991 dans le recueillement et la prière.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) participera et lance un appel à tous les opprimés djiboutiens de se mobiliser et de se venir pour nous recueillir ensemble lors de la Commémoration en souvenir des victimes du massacres d’Arhiba.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel pressant à nos compatriotes et amis de se mobiliser en cette journées de deuil nationale et dans la mesure du possible de manifester dans le cadre de la sensibilisation et de la prévention des conflits armés devant les Ambassades de France et celle des Etats-Unis dont les forces armées françaises et américaines sont en possession des photos aériennes prises par les hélicoptères, afin que le secret défense soit levé et que les Organisations Internationales des Défenseurs des Droits de l’Homme, ainsi que les avocats des victimes puissent avoir accès .à ces photos importantes.

Il ne faut pas oublier que les deux commanditaires de ces massacres perpétrés ont été feu Hassan Gouled Aptidon en tant que Chef des Armées et de la Sécurité de la République de Djibouti et son neveu Ismaël Omar Guelleh, actuel auteur du coup d’état militaro électoral du 8 avril 2011, en tant que Chef de Cabinet du Président Hassan Gouled et surtout patron de la sinistre police politique (actuellement SDS) toujours dotée d’une brigade de la mort et des tortures composée de plusieurs éléments de la gendarmerie, de la police et de l’armée.

En tant que Défenseur des Droits de l’Homme dans mon intervention après la prière pour les martyres d’Arhiba je ne manquerais pas de lancer un Appel à tous les familles des victimes et des martyres djiboutiens et djiboutiennes d’Ahriba au Nord dans les régions d’Obock et de Tadjourah, au Sud dans les régions de Dikhil et Ali Sabieh sans oublier Arta, Balbala et Djibouti ville ;

Oui il faudrait que les partis politiques de l’Opposition l’UAD ainsi que toutes les forces vives se mobilisent afin que le 18 décembre chaque année soit considéré comme la JOURNEE NATIONALE EN MEMOIRE DE TOUS LES MARTYRES DJIBOUTIENS;

Oui tous ensembles il faudra qu’à partir de la 20ème commémoration tous nos prières et recueillements, doivent s’étendre à l’ensemble de tous les martyres de ce régime atroce et sanguinaire car encore et toujours ces crimes de massacres, d’assassinats, de tortures et d’emprisonnements d’arrestations abusives et arbitraires, toutes les disparitions forcées perpétrés par la Police Politique (SDS) notamment par la brigade de la mort restent impunis.

NOEL ABDI Jean-Paul

16/12/2011 (B634) Point de vue : DJIBOUTI EST-IL UN PAYS OU UNE BASE MILITAIRE DE TOUTES SORTES OU UN PRE-CARRE DES MERCENAIRES ? (Envoi d’un lecteur)

Savez-vous combien de bases militaires existent à Djibouti ?

Et bien, c’est étonnant de voir un pays peuplé par un nombre si important des bases militaires tant par leur nombre que par leur rayonnement au niveau international et régional.

Et pour cause, l’Organisation Maritime Internationale (OMI) vient de d’adopter dans une récente résolution à Djibouti l’ouverture d’un centre régional de formation maritime de lutte contre la piraterie suite au protocole d’entente signé par le gouvernement djiboutien représenté par Mr. Mohamed Moussa Ibrahim Balala, ministre de l’Equipement et du Transport et M. Koji Sekimizu, Directeur Maritime Division de la sécurité de l’OMI(voire pièce jointe).

Et pourtant Mr GUELLEH se précipite en faisant croire aux Djiboutiens d’ouvrir un centre de formation des gardes-de-cotes nationaux et de la marine nationale situé à Doraleh prés du port de Doraleh .

Quelle mensonge ? Quelle trahison ?

Pire encore des sociétés de sécurité privée reconverti en sociétés de sécurité maritime (Triskel, G4S, Blackwater…) fleurissent et battent même leur pavillons dans les eaux territoriales de Djibouti et au large des cotes de la Somalie pour soi-disant protéger les navires et les marchandises maritimes alors que le golfe d’Aden et l’Océan indien est largement occupé par des forces navales étrangères équipées des navires de guerre sophistiquées à commencer par la 5eme flotte americaine,la marine chinoise, l’Eunavfor Atalante, la marine japonaise et beaucoup d’autres forces navales indiennes, sud-coréennes…..

Alors comment expliquer cette folie de lutte anti-piraterie ?

Pourquoi tout cet arsenal de guerre et des conventions maritimes ?Comment expliquer le caractère pérenne de cette mission de lutte anti-piraterie qui n’a pas de fin et de finalité précise ? Ou bien ces forces navales ont-elles d’autres visées géostratégiques ?

La vérité est au delà d’une simple lutte anti-piraterie instrumentalisant des pauvres somaliens privés d’un Etat de droit et de leur pêche par des chalutiers étrangers pourtant protégés.

Enfin, la solution ne vient pas de la mer mais elle vient de la terre par la construction d’un Etat de droit et de justice car on répond pas la violence par la violence.

_________________ PIECES JOINTES :

(Version anglaise)
Regional training centre in
Djibouti – MOU signed

A Memorandum of Understanding (MOU) to
allow IMO to fund the building of a regional
training centre in Djibouti, to promote the
implementation of the Code of Conduct
concerning the Repression of Piracy and
Armed Robbery against Ships in the Western
Indian Ocean and the Gulf of Aden (Djibouti
Code of Conduct), was signed on 30 May
2011, in Djibouti.

The MOU was signed by His Excellency Mr
Mohamed Moussa Ibrahim Balala, Minister of
Equipment and Transport, Republic of Djibouti,
and Mr Koji Sekimizu, Director, Maritime
Safety Division, IMO, at the opening ceremony
of a high-level meeting, held to formulate a
coordination process for maritime security
training in the region and to endorse the
regional training centre.

After the signing ceremony, the meeting
went on to adopt a resolution to establish the
mission and objectives of the regional training
centre in Djibouti; the coordination process for
regional maritime training; and the process for
the programming of regional training.

Trust fund
The training centre will be built using funds
donated by Japan to the IMO Trust Fund
for the implementation of the Djibouti Code
of Conduct, which has been signed by 18
countries in the region.
The signing marks the end of a lengthy
planning process and building work is
expected to commence, on land donated
by the Republic of Djibouti, by the end of
June 2011.

(Version française)
Centre régional de formation
Djibouti – Protocole d’entente signé

Un protocole d’entente (PE) pour
permettre à l’OMI de financer la construction d’une organisation régionale
centre de formation à Djibouti, pour promouvoir la
mise en œuvre du Code de conduite
concernant la répression de la piraterie et la
Vol à main armée contre des navires dans l’ouest
de l’océan Indien et le golfe d’Aden (
Code de conduite de Djibouti), a été signé le 30 mai
2011, à Djibouti.

Le PE a été signé par Son Excellence Monsieur
Mohamed Moussa Ibrahim Balala, ministre de l’
Equipement et du Transport, de la République de Djibouti,
et M. Koji Sekimizu, Directeur Maritime
Division de la sécurité, l’OMI, à la cérémonie d’ouverture
d’une réunion de haut niveau, tenue de formuler un
processus de coordination pour la sécurité maritime
formation dans la région et à approuver les
centre de formation régional.

Après la cérémonie de signature, la réunion
ensuite adopter une résolution pour établir le
mission et les objectifs de la formation régionale
centre de Djibouti, le processus de coordination pour
formation maritime régionale, et le processus de
la programmation de la formation régionale.

Fonds d’affectation spéciale
Le centre de formation sera construit en utilisant les fonds
donnés par le Japon au Fonds fiduciaire de l’OMI
pour la mise en œuvre du Code de Djibouti
de conduite, qui a été signé par 18
pays de la région.

La signature marque la fin d’une longue
planification du travail et des processus de construction est
devrait commencer, sur un terrain donné
par la République de Djibouti, à la fin de
Juin 2011.

Source :
WW.IMO.ORG
INTELLIGENCE 9

_______________________________________

Législations maritimes
Renforcer l’arsenal juridique

Un atelier de formation sur les conventions et protocoles internationaux relatifs au droit maritime s’est ouvert hier dans la salle de conférence de la chambre de commerce de Djibouti. La tenue de cette session de dix jours reflète la volonté des pays signataires du Code de Conduite de Djibouti adopté en 2009 de parfaire et renforcer leur arsenal juridique dans l’optique de leurs actions communes en mer.

La Chambre de Commerce de Djibouti abrite depuis hier un atelier de formation sur la transposition en droit interne des Conventions et Protocoles internationaux relatifs à l’action de l’Etat en mer.

Ce séminaire de dix jours a été organisé par le Centre Régional de Documentation, de Formation et d’Entraînement Maritimes de Djibouti sous l’égide du Ministère de l’Equipement et des Transports(MET) notamment avec l’appui de l’OMI et de l’Union Européenne.

Le lancement de cet atelier a rassemblé d’un côté les responsables du MET en charge de la question des transports maritimes dont le Secrétaire General du ministère de l’Equipement et des Transports, M. Adow Ali, la Conseillère juridique à la Présidence, Mme Souad Houssein Fouad et de l’autre les partenaires du gouvernement djiboutien dont le Représentant de l’Organisation Maritime Internationale, le Coordinateur de l’Union Européenne du Projet “MARSIC”, M. Hubert Gaullier.

Troisième du genre, l’atelier est organisé par le dit centre depuis sa création officielle dans le courant de cette année. Parmi les vingt et un pays signataires du Code de Conduite de Djibouti adopté en 2009, quinze pays ont dépêché des stagiaires qui suivent actuellement les modules de cette formation.

Citons notamment les Comores, Djibouti, l’Egypte, l’Ethiopie, le Kenya, la Jordanie, les Maldives, la République Mauricienne, le Madagascar, le Mozambique, le Sultanat d’Oman, les Seychelles, la Tanzanie, le Yémen et enfin de l’Afrique du Sud.

Ainsi, les bénéficiaires de cette formation proviennent des institutions juridiques, de l’administration des affaires maritimes et des organismes chargés des opérations de police en mer (Gardes-côtes, Marines, Police et…).

L’objectif de celle-ci comme le fait entendre son intitulé est de transposer le droit maritime international et les conventions au droit national en matière des affaires maritimes.

Ce qui implique automatiquement et touche à la responsabilité des Etats signataires du Code de Conduite de Djibouti dans leur espace maritime, la sécurité des transports maritimes en mer et dans les Ports de Djibouti.

…Un renforcement de capacités des acteurs institutionnels.

La pluralité des Conventions et des Lois internationales régissant le droit maritime rend complexe et parfois embrouille l’action des Etats en mer, restreignant ainsi l’efficacité des stratégies de coordination des actions des Etats coalisés au sein des instances régionales ou internationales comme dans le cas de la lutte contre la piraterie.

C’est dire la pertinence de la tenue de cet atelier de formation qui reflète la volonté des pays membres de l’instance régionale maritime de parfaire son arsenal juridique dans le cadre de leur action commune en mer.

Cette formation devra à terme répondre aux besoins de parfaire les connaissances en matière de droit maritime international et national des intervenants chargés des affaires maritimes des quinze pays membres de la coalition regroupée au sein du Code de Conduite de Djibouti.

Autre info de taille : à cette complexité des lois internationales maritimes s’ajoute celle de la pluralité des secteurs des activités maritimes.

L’administration des affaires maritimes, le secteur des transports maritimes, la pêche, la protection des ressources vivantes en haute mer, la sécurité maritime, la lutte contre la piraterie en sont des exemples sectoriels parmi tant d’autres.

Hier donc, pour une première phase de mise en bain ont été revues l’ensemble de la réglementation internationale régissant le droit maritime dont la Loi de La Haye de 1930, la Convention de Harvard sur la piraterie de 1932 et la Convention des Nations Unies sur la Loi de la mer, en anglais « UNCLOS » connu encore sous l’appellation de la Convention de Montégo Bay.

Cette formation est dispensée par un expert international en matière de droit maritime international, le Professeur Damir ZEC issu des rangs de l’Université de Rijeka en Croatie.

Parallèlement aura lieu lundi 12 décembre prochain la première réunion de coordination avec les autres instituts maritimes régionaux des sept pays membres de la coalition dont Djibouti, l’Egypte, le Kenya, la Tanzanie, l’Afrique du Sud, les Seychelles et le Yémen.

Au cours de cette importante réunion entre les sept pays membres du Code de Conduite de Djibouti seront coordonnés les programmes de formations maritimes régionales pour l’année 2012.

A titre de rappel, le Centre Régional de Documentation, de Formation et d’Entraînement Maritimes de Djibouti aura pour quartier général le futur centre actuellement en construction à Doraléh qui abritera d’ailleurs la nouvelle unité des Gardes côtes.

Le projet pédagogique du centre est soutenu par le projet « MARSIC » de l’Union Européenne.

AF

_________________ 1er Quotidien Djiboutien

Numero 239 du Lundi
05 Decembre 2011

16/12/2011 (B634) Un franco-djiboutien, qui vivrait en Suisse officiellement, mais qui serait établi à Paris, est mis à l’honneur dans l’affaire de détournements de fonds et de commissions occultes (dite Karachi / Vente d’armes) par le Journal Le Point, dont nous reprenons des extraits. (Infos lecteur)

____________________________ Note de l’ARDHD

Fils de l’ancien directeur de la Banque Indosuez Mer Rouge à Djibouti, beau-frère de Me Aref (« Le corbeau repenti ») et neveu du Premier Ministre Dileita (« La vache qui rit »), Wahib Nacer sévit dans la haute finance … Sont citées : une filiale du Crédit Agricole, domiciliée … aux Bahamas et une société financière appartenant à la famille du ministre de la Défense saoudien de l’époque, Ali Bugshan, ???

Trés discret de nature et on comprend maintenant pourquoi, il est désigné par Takiedine dans une interview accordée au Journal Le Point, comme le mystérieux banquier au sein de l’affaire, qui aurait mis en place un système de commissions occultes en faveur du clan Chirac.

On pourrait alors se demander s’il n’aurait pas aussi servi d’intermédiaire entre le clan Chirac et IOG pour solder des « petites » affaires courantes. N’allons pas jusqu’à parler des arrangements dans le règlement de l’assassinat du Juge Borrel ou d’autres.

________________________ Encadré du Point :

Un mystérieux banquier au coeur de l’affaire

A en croire Takieddine, le banquier Wahib Nacer serait l’homme qui a mis en place un système de commissions occultes en faveur du clan Chirac.

Ce Franco-yéménite de 67 ans chargé de la clientèle banque privée pour la zone Moyen-Orient au Crédit agricole suisse aurait, parallèlement à ses activités bancaires, été le gérant (de fait ou de droit) de la société écran Parinvest, qui a perçu 85 millions de francs en marge du contrat Sawari II.

Cette structure, immatriculée aux îles Vierges avec une domiciliation en Suisse, aurait ensuite servi, selon Takieddine, à redistribuer l’argent des commissions, via un compte Crédit agricole aux Bahamas. Vers quel(s) destinataire(s) ? Takieddine pointe les liens entre Nacer et l’intermédiaire concurrent Alexandre Djouhri, domicilié comme lui à Chêne-Bougeries, près de Genève.

Des élucubrations, selon l’entourage de Djouhri, qui certifie que ce dernier ne connaissait pas à l’époque Nacer et qu’il n’a aucun lien avec la société Parinvest.

L’intermédiaire nous fait savoir qu’il a porté plainte pour dénonciation calomnieuse

____________________________ Extraits de l’article principal

Takieddine : « Je veux faire tomber le système »

Rebondissement dans l’affaire Karachi.

Les juges Le Loire et Van Ruymbeke viennent d’obtenir le feu vert du parquet de Paris pour élargir leurs investigations. Jusqu’à présent, les deux magistrats pistaient les commissions en marge du contrat de vente de sous-marins au Pakistan qui auraient pu bénéficier au clan d’Edouard Balladur, alors Premier ministre. L’enquête vient de bifurquer vers l’entourage de Jacques Chirac.

La justice soupçonne les chiraquiens d’avoir détourné après leur arrivée au pouvoir, en 1995, une partie des commissions sur un autre contrat d’armement signé sous Balladur avec l’Arabie saoudite, cette fois.

A l’origine de cette nouvelle piste, l’intermédiaire Ziad Takieddine, homme clé des négociations avec les Saoudiens. Mis en examen pour complicité et recel d’abus de biens sociaux, l’insaisissable Libanais évoque aujourd’hui un véritable système de corruption et réclame, comme le révèle Le Point, l’audition de l’ancien Premier ministre Dominique de Villepin.

Tentative d’assassinat, libération des infirmières bulgares, négociation de la dernière chance avec Kadhafi… « Monsieur T. » se livre.

(…)

Qu’est devenu l’argent des commissions qui n’a pas été versé aux intermédiaires saoudiens ?

Sur ordre de l’entourage de Jacques Chirac, l’ancien contrat Sawari II a été déchiré et remplacé par d’autres, à l’insu de l’Arabie saoudite. Ces nouveaux contrats prévoyaient le versement par la Sofresa de 85 millions de francs à Parinvest, une société domiciliée en Suisse.

Une autre société, Issham, en Arabie saoudite, aurait perçu 1,4 milliard de francs. Les transferts à ces deux sociétés ont le même destinataire, la structure Al Bugshan à Genève, appartenant à la famille du ministre de la Défense saoudien de l’époque, Ali Bugshan.

213 millions d’euros se seraient évaporés dans la nature…
Oui. C’est du détournement de fonds. Une partie de l’argent a transité par une filiale du Crédit agricole suisse, aux Bahamas.

Son directeur était Wahib Nacer.

C’est l’homme le plus discret de la République. Il est né à Djibouti, mais il est de nationalité française, marié à une Française. Il est supposé vivre en Suisse, mais je sais qu’il habite à côté de chez moi, à Paris. C’est lui qui a géré la société suisse Parinvest, détenue par le groupe saoudien Al Bugshan.

Quel rapport avec Dominique de Villepin ?
Wahib Nacer est un proche de l’intermédiaire Alexandre Djouhri, grand ami de Villepin. En 1997, alors qu’officiellement le nouveau gouvernement a coupé le robinet des commissions en marge de Sawari II, l’Elysée me demande de reprendre langue avec les Saoudiens. Sur place, je découvre qu’il existe un deuxième contrat négocié par un deuxième intermédiaire, Alexandre Djouhri.

Ce contrat prévoit des commissions de l’ordre de 17 %, bien supérieures à ce qui était prévu initialement.

(…)

Avez-vous les preuves de ce que vous avancez ?
Il faut maintenant que l’enquête soit élargie à d’éventuels faits de corruption ayant eu lieu après 1995. C’est le sens du supplétif demandé grâce à moi par les juges le 3 novembre.

Le juge trouvera les preuves s’il donne suite à mes demandes d’acte et procède aux auditions de Michel Mazens, président de la Sofresa jusqu’en 2006, de Wahib Nacer, dirigeant de Parinvest, et de Dominique de Villepin, qui prétend avoir arrêté les commissions, alors que c’est faux. Entendu le 23 septembre, l’ancien directeur général délégué de la Sofresa Jacques-Yves Gourcuff a confirmé le reroutage des commissions.

Le juge devrait aussi obtenir du Crédit agricole en Suisse, à Bahreïn et aux Bahamas les mouvements de fonds concernant les sociétés Sofresa, Parinvest et Sofresa-Issham. S’il fait cela, il sera proche de la vérité.

(…)

JEAN-MICHEL DÉCUGIS,
MÉLANIE DELATTRE
ET CHRISTOPHE LABBÉ


16/12/2011 (B634) Hommages aux victimes d’Arhiba et à toutes les victimes des brutalités et des crimes commis par des assassins aux ordres de Guelleh. Contribution d’Omar Gabasse à la mémoire de toutes les victimes civiles innocentes pour la Journée nationale de mémoire aux victimes de la dictature.

A l’occasion du 20ème anniversaire du massacre d’Arhiba à Djibouti ville, il m’a semblé très important de publier la liste la plus complète possible des victimes de l’horreur et de la barbarie.

En soumettant mon projet à l’ARDHD, je soutiens que nous avons à la fois un devoir de mémoire et d’hommage envers eux.

Dénoncer ce massacre, c’est aussi informer tous nos concitoyens des faits qui se sont déroulés non seulement à Arhiba mais dans d’autres villes du pays : c’est dire aussi que cela ne doit plus jamais arriver.

En novembre 1991, l’armee gouvernemental avait subi de lourds revers dans le nord du pays. En particulier certains éléments étaient tombés dans une embuscade tendue par les résistants du FRUD. Combats qui auraient fait plus de 50 morts et permis la capture de plusieurs prisoniers .

Le gouvernement Djiboutien avait décidé de se venger sur les populations civiles d’Arhiba .

Mercredi 18 decembre 1991 à 7 h00 du matin.

Arhiba, le quartier peuplé par les Afar, a été encerclé conjointement par la police, la gendarmerie et l’armée.

Sorti manu militari des maisons, les habitants ont été regroupés sur un terrain vague et les forces sanguinaires ont commence a tirer sur eux.

1) ARHIBA
liste des victimes : prénom et nom
.

1-Hamad Ibrahim Said
2-Yasso kate Ali
3-Ali Ibrahim Mourha
4-Nibaleh Aden Mohamed
5-Daoud Mohamed Ali
6-Abdallah Hamad Omar
7.-Said Hamadou Gaas
8-Ali Adam Ahmed
9-Ahmed Moumin Baguila
10-Habile Moumin Baguila
11-Ganibo Ibrahim Yasso
12-Ali Mohamed Weo
13-Adam Dihibo Moussa
14-Mohamed Ali Omar
15-Ali Alelou Assowe
16-Bero Daoud Angade
17-Omar Mohamed Kadabe
18-Abdallah Yayo Ibrahim
19-Hassan Ali Aboubaker
20-Malik Ali Mohamed
21-Hassan Abdou Aboubaker
22-Ali Abdallah Gourate
23-Saboli Abdallah Gaas
24-Ali Kabir Mandeitou
25-Noumane Mohamed Abdallah
26-Ali Said Mohamed
27-Mohamed Moussa Waaye
28-Ali Houssein Harssou
29-Ali Cheiko Hamad
30-Adam Cheiko Hamad
31-Mohamed Ali Houssein
32-Hassan Filadero Hassan
33-Idriss Lale Ali
34-Mohamed Osman Ibro
35-Osman Mohamed Ibro
36-Saada Ahmed
37-Ali Arero Ali
38-Misera Bouchra Chouna
39-Saliha Mohamed Ali
40 -Ali Adam Ali
41-Houssein Ibrahim Mohamed
42-Kilo Yassin Ali
43-Mahameisse Dinbihisse
44-Ali Hamad Doula
45-Here Ali Yasso
46-Fosseya Mohamed Osman
47-Hasna Said Mohamed
48-Hassan Hamid
49-Osman Youssouf
50 -Abdoulkader Mohamed Issa
51-Arisso Onde Arisso
52-Mohamed Moussa Mohamed
53 -Mohamed Ali Ahmed
54-Mohamed Houmed Mohamed
Mis à jour le 27/12/2014
55-Gohar Hamadou Gohar
56-Hamdou Gohar Hamadou
.



A cette liste s’ajoute d’autre 18 decembre perpetree par les milices dans l ‘arriere pays (nord et sud ), il ne faut pas aussi les oublier voici une liste non exhautive des victimes civiles

 

 

2°) District de Dikhil
Massacre de KARTA :19 decembre 1991

1-Gohar Hamadou Med
2-Moumina Mohamed Barkat
3-Alboli Gohar
4-Assia Hammadou Ali
6-Saida Ahmed Cheiko
7-Aicha Houmed Ahmed .

3°) District de Tadjoura
Juillet 93 -septembre 1993

1-Hamadou Abdallah
2-Hassan Mohamed Ali
3-Mohamed Ahmed
4-Abyaazid Youssouf
5-Fatouma Dileita
6-Houmed Gouda Hera
7-Mohamed Isse Youssuf
8-Ali Hassan Daoud
9-MohameAli Gueda
10-Mohamed Ali Ahmed
11–Adlao Med Bolok
12 -Ali Abdallah
13-Ali Dimbio
14-Kamil Houmed Soule
15-Abakri Gadito Ali
16-Hamadou Daoud Ali
17-Ali Dabale Hamad
18-Moussa Ali Hamadou
19-Mohamed Chehem
20-Ali Adab
21-Adlao Awal
22-Moussa Ibrahim
23-Ali Ahmed Ali
24-Mohamed brahim
25-Ahmed Abdallah Mohamed
26-Mohamed Dimbio
27 -Ahmed Abdallah Otban
28-Mohamed Ali Mohamed
29-Abdo Mohamed
30-Ali Hamadou Ali Hida
31-Houmed Ibrahim Ali
32-Otban Ayra Moussa
33-Mohamed Cheik Borris
34 -Ali Mhamed Hamadou
35-Houmed Ibrahim Ali
36-Ali Kamil Horoodo
37-Hamad Mohamed Ali
38-Daoud Ibrahim Afada
39-Mohamed Hamid Hamadou
40-Hawi Rouffa Afsiiro
41-kamil Mohamed Ali

4°) Massacre de Yoboki : février 1992

1-Abdallah Oudoum Hamadou (okal general)
2-Ahmed Moussa Ahmed (Cadi)
3-Mohamed Araita Hamadou
4-Mohamed Adou Roble dit Hali Hali -commercant.
5-Hamadou Ali Hamadou dit Herma
6-Hassan Farah Meeko
7-Abdo bolok Hamad dit kaxxa Abdo
8-Mohamed Bolok Hamad
10-Lako Kabir Houmed
11-Hamad Abakari Said okal de oulouto modayto
12-Halima Med Hassan
13-Moussa Hebano
14-Abdo Hamad , muezin et maitre de l ‘ecole coranique
15-Mohamed Hamadou Said
16-Mohamed Goura dit Asbaraytou .

 

5°) Massacre de Gouroubous -fevrier 1992

1-Ambaro Assowo
2-Abdallah Hamad Mohamed
3-Obakar Mohamed Farah
4-Mohamed Houmed Ali
5-Ali Adrouh Boreto
6-Obakar Ali Araita
7-Abdo Ibrahim
8-Mohamed Ahmed Moussouba
9-Mohamed Houmed Ali dit HARSA
10-Mohamed Ali Hera
11-Gohar Moussa
12-Roble kiou Abdallah

 
6°) Massacre de Gagade -Allouli septembre 93 .

1-Ali Houmed dit Arkahidaytou
2-Fatouma Ali Hmed
3-Moumina Oudoum Gohar
4-Koudous Moussa dit Ibaado
5 -Ibid Mohamed Adou
6-Madina Moussa Hared .

 

7°) Massacre de Hanle Aout 92

1-Iyye Ahmed Ali
2-Abdoulkader Ibrahim Moussa
3-Ibrahim Abdoulkader Ibrahim
4-Med Adrouh Borita
5-Borita Adrouh Borita
6-Basoora Ali
7-Wais Halale Hamad Adou
8-Ali Hoobo Guinili
9-Abdalah Ahmed Sabboum
10 Abdo Ibrahim Ibiro
11-Farah Mohamed
12-Mohamed Houmed Golba

 
8°) District d’Obock 

   

1-Mariam Ebo Mohamed
2-Mariam Houmed Yacin
3-Saleh Ahmed Kassim
4-Abdo Ibrahim Kassim
5-Ali Hamadou Ibrahim
6-Ali Mohamed Ibrahim
7-Fatouma Ali Mohamed
8-Bourhan Gazar Mohamed
9-Mola Omar Mola
10-Mohamed Bourhan
11-Ali Mohamed Ali
12 -Hamadou Kadafo Ali
13-Hasna Mohamed Ali
14 -Mohamed Chehem Ali
15 -Kassim Bourhan Ali


 

Ces listes avaient été publiées dans le journal Le Combat daté du 26 decembre 1993.

Ces listes sont incomplètes, car depuis l’accension au pouvoir d’Ismaël Omar Guelleh, les massacres des civils n’ont jamais cessé dans le nord et le sud du pays .

N’oublions pas nos morts !

N’oublions pas les noms ni les visages des auteurs de ces massacres. Certains vivent tranqillement à Djibouiti ville et ils ont pris du galon…. !

Omar Gabasse

16/12/2011 (B634) Le Journal « DJIBREVEIL » du Mabrass de Barreh Bouh Wais (Écrit par Ismail Osman –Wadaad Yare) Edmonton Alberta

Doit-on craindre à Djibouti en 2016 l’avènement d’un : «Troisième Reich » ? (Empereur)

Pourquoi montrer autant d’empressement, d’espoir irrationnel comme si ce personnage était couvert par une quelconque grâce divine et pouvait résoudre d’un coup de baguette magique les problèmes les plus complexes ?

À ce moment j’ai compris qu’en quelques siècles les individus n’avaient changé en rien : les techniques n’avaient pas fait évoluer les Djiboutiens de leur berceau tribal. Le Chef, à ce moment, n’était pas le représentant légal des individus mais il représentait aux yeux de la foule l’incarnation divine du pouvoir.

Nous sommes en 2011… Quelle différence entre les courtisans, du Second Reich et ceux du 3ème Reich ?

Comment, au 21ème siècle, après (35 ans de règne d’une seule famille ONCLE et Neveux), peut on ressentir de tels relents d’obscurantisme, de féodalité, de soumission, de veulerie et d’idolâtrie ? et j’en passe.

Et ce phénomène de sacralisation de l’image ne touche malheureusement pas que les politiques ! Désormais le sacre (coronation) ne se proclame plus au sein du peuple, mais notre peuple et nos politiques sont oints (petit troupeau) par des animateurs, des chanteurs, des charlatans, où des journalistes sur des écrans qui sont devenus le miroir magique où tout ce qui y brille devient forcément de l’or…

Cette personnalisation extrême de la société est particulièrement inquiétante dans le sens ou la force de la propagande, l’intimidation et l’image plus ou moins artificiellement traitée et déformée par les médias a largement occulté la puissance des idées qui sont devenus des accessoires à peine plus utiles que des étuis de crayons ou des trousses à maquillage…

La responsabilité de cette dérive irrationnelle n’est non pas forcément et uniquement due à la volonté de nos politiques. Mais surtout au traitement médiatique et les mises en scène envers des personnes dont on sacralise la perception par le public, grâce à des techniques éprouvées par le show-bizz, ainsi que l’absence aveuglante de sens critique de la part de nous autres, citoyens ordinaires, qui avalons presque tout sans rechigner, en participant au succès, par nos lectures et notre curiosité, de sujets futiles séquestrés par le gouvernent et les partis d’opposition.

Je crois éperdument, contrairement à beaucoup de nos politiques, qu’il n’y aura jamais de véritable démocratie sans une désacralisation drastique du Pouvoir. Il est temps pour chaque citoyen qui croise un politique de le considérer comme un égal, le regardez droit dans les yeux et dire son point tout en cherchant son droit le plus fondamentale (le bien être de son Pays) et non comme une incarnation céleste ou un être supérieur ou même, à contrario, comme un symbole du Mal. A mon avis c’est le seul moyen pour vaincre ce gangstérisme qui sévit dans notre pays depuis bientôt 36 ans.

Le temps de la maturité citoyenne est venu, que diable !

Ismail Osman (Ina Wadaad Yare).

16/12/2011 (B634) Ouest France : Djibouti: le bataillon Hiil fin prêt pour un déploiement en Somalie?

Le bataillon de casques verts djiboutiens (le bataillon Hiil) destiné à l’Amisom, le contingent de soldats de la paix de l’UA en Somalie, va-t-il finalement être déployé à Mogadiscio?

Tout est fait pour que son départ se réalise; "en prévision" de ce départ, le président Guelleh l’a d’ailleurs passé en revue mercredi (photo ci-dessous; cliquer ici pour lire l’article de La Nation).

Un départ qui n’est du goût des insurgés somaliens (voir sur Twitter le compte HMSPress et les commentaires d’hier soir): "If you do not stop your sons, you will spend years mourning their deaths and terribly regret at a time when regret will be of no value".

Pour préparer le bataillon, la France (voir mon post du 7 décembre en cliquant ici) et plus récemment les USA ont donné un coup de main logistique.

Jusqu’au 13 décembre (et depuis le 25 novembre), une petite équipe de marines a donné un coup de main pour remettre en état une douzaine de Humvees qui vont s’ajouter au parc automobile cédé par les Français. Les douze techniciens, habituellement basés en Sicile au sein de la Special Purpose Marines Air Ground Task Force, ont révisé les véhicules, dressé l’inventaire des pièces disponibles et formé les mécanos djiboutiens du bataillon de 890 hommes (photo ci-dessus. Crédit: USMC) dont le départ, déjà retardé, n’est toujours pas officiellement annoncé.

Autre "carotte": un coup de pouce financier de l’Union européenne qui a débloqué 50 millions d’euros pour l’Amisom. Ces fonds vont permettre de faire passer les soldes des casques verts de 700 à 1 000 dollars. De quoi convaincre les soldats djiboutiens? Peut-être, s’ils étaient sûrs que cet argent leur revienne dans sa totalité…

Et maintenant ?

Le président Guelleh continue d’agiter le bâton face à son voisin érythréen (vieille querelle…) et se demande sur quelles troupes il pourra vraiment compter si la grogne interne s’étend et si le 20e anniversaire du massacre du 18 décembre 1991 (59 tués, à Arhiba) ne va pas donner lieu à de nouvelles manifestations violentes.

A mes confrères de Jeune afrique, il a confié qu’il quitterait le pouvoir en 2016. Visiblement, il compte bien durer jusque-là.