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16/01/2016 (Brève 636) Communiqué FIDH, LDDH, EHAHRDP : Impasse politique et intensification de la répression, à quatre mois de l’élection présidentielle

Lien avec l’article : https://www.fidh.org/fr/regions/afrique/djibouti/impasse-politique-et-intensification-de-la-repression-a-quatre-mois

(Djibouti, Kampala, Paris) 3 organisations internationales et djiboutienne de défense des droits humains appellent la communauté internationale à garantir un processus électoral libre, pluraliste et transparent à Djibouti et à soutenir la mise en place d’une Commission d’enquête indépendante visant à établir les responsabilités et juger les auteurs du massacre du 21 décembre 2015, au cours duquel au moins 27 personnes de la communauté Yonis Moussa ont trouvé la mort sous les balles des forces de sécurité djiboutiennes.

Dans une note de position publiée aujourd’hui, la FIDH et la Ligue djiboutienne des droits de l’Homme (LDDH) dénoncent l’échec du dialogue politique et l’intensification de la répression menée à l’encontre des membres de la société civile et de l’opposition. Nos organisations expriment leurs vives préoccupations quant à la situation politique et la multiplication des violations des droits humains, à l’approche de l’élection présidentielle d’avril 2016.

Nos organisations souhaitent également attirer l’attention sur la situation de Omar Ali Ewado, un des membres fondateurs de la LDDH qui doit passer en procès le 17 janvier et appellent les organisations internationales et les diplomaties présentes à assister à son procès. Poursuivi pour diffamation publique, il avait rendu publique une liste de victimes et de disparus du massacre du 21 décembre.

« Omar Ali Ewado doit être libéré lors de l’audience du 17 janvier 2016 car il est poursuivi abusivement pour avoir fait son travail de défenseur des droits humains en dénonçant les crimes commis lors du massacre du 21 décembre 2015 et en demandant des comptes aux autorités djiboutiennes. Ce n’est pas lui qui devrait être poursuivi en justice mais les auteurs du massacre qu’il a dénoncé »

Me Emmanuel Daoud, son avocat, membre du Groupe d’action judiciaire de la FIDH

M. Omar Ali Ewado, un des membres fondateurs de la LDDH, a été arrêté le 29 décembre 2015 aux alentours de l’hôpital Bouffard, embarqué à bord d’un véhicule de la Gendarmerie nationale, conduit à la Section de recherche et de documentation (SRD) de la Gendarmerie et détenu incommunicado. Le 31 décembre, il a finalement été placé sous mandat de dépôt à la prison centrale de Gabode et est poursuivi en procédure de flagrance pour « diffamation publique » (article 425 du Code pénal) et « tentative d’entrave à l’exercice de la justice » (article 420 du Code pénal). Son crime : avoir publié une liste de victimes et de disparus lors du massacre perpétré par les forces de l’ordre le 21 décembre 2015 à Balbala (1). Il a comparu le 10 janvier 2016 devant la chambre correctionnelle du Tribunal de première instance de Djibouti, qui a renvoyé l’affaire au 17 janvier 2016. Le procureur de la République a requis 12 mois d’emprisonnement ferme contre M. Ewado.

« Djibouti traverse une crise politique, sécuritaire et des droits humains sans précédent. Et à quatre mois de l’élection présidentielle, il est urgent que la communauté internationale mette en place une Commission internationale d’enquête pour faire la lumière sur le massacre du 21 décembre 2015 et exige que les responsables soient jugés »

Depuis septembre 2015, nos organisations ont pu enregistrer une multiplication significative des arrestations et détentions arbitraires ainsi que des actes de violence, de harcèlement et d’intimidation à l’encontre de dirigeants ou militants d’opposition, journalistes indépendants et défenseurs des droits humains, ainsi qu’à l’encontre de la population civile. Depuis le mois de juillet 2015, plus d’une centaine de personnes, principalement des militants et des responsables de l’opposition, ont été arrêtées pour des raisons politiques et la majorité d’entre elles n’ont pu bénéficier d’aucune assistance médicale et juridique. La plupart ont été condamnées à l’issue de procédures judiciaires abusives entachées d’irrégularités ou sont l’objet de harcèlement judiciaire. Les manifestations, rassemblements et réunions de l’opposition, sont systématiquement empêchés ou violemment réprimés et sont l’occasion pour les forces de l’ordre d’arrêter et de détenir arbitrairement, et parfois au secret, des militants en recourant à la force de façon excessive et disproportionnée.

Le massacre du 21 décembre 2015 au cours duquel 27 fidèles de la communauté Yonis Moussa ont été tués et 150 d’entre eux blessés par les forces de sécurité djiboutiennes démontre l’escalade de la violence des autorités djiboutiennes à l’égard de toute personne ou groupe considéré comme opposant au régime en place.

A ce jour, la majorité des principaux dirigeants de la coalition de l’opposition, l’Union pour le salut national (USN), sont soit détenus, soit sous le coup de procédures judiciaires. Un an après la signature de l’accord-cadre du 30 décembre 2014 entre l’UMP (Union pour la Majorité présidentielle), coalition au pouvoir, et l’USN (Union pour le salut national), coalition de partis d’opposition, les principales dispositions du texte n’ont pas été mises en œuvre et le pouvoir s’est engagé dans une stratégie de répression de l’opposition. Cet accord devait permettre de mettre un terme à la crise politique que traversait le pays et de mener à la tenue d’une élection présidentielle inclusive et transparente. Il prévoyait notamment la réforme de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) et la création d’une commission parlementaire partiaire chargée d’organiser l’élection présidentielle. Au lieu de cela, le président Ismaël Omar Guelleh a récemment annoncé son intention de briguer un 4ème mandat lors de l’élection présidentielle d’avril 2016, ce que condamne l’opposition.

« Le gouvernement djiboutien devrait stopper la répression contre les défenseurs des droits humains et les militants politiques et enfin mettre en œuvre l’accord-cadre avec l’opposition sans quoi l’élection présidentielle d’avril 2016 sera une mascarade démocratique »

Ces atteintes aux droits humains interviennent alors que la mobilisation de l’opposition s’intensifie pour dénoncer les dérives autoritaires du régime, l’impasse politique persistante et le projet du président Ismail Omar Guelleh de briguer un quatrième mandat, après plus de 15 années de règne sans partage. Ce climat de violence d’État s’ajoute à l’intensification des affrontements depuis le mois d’août 2015 entre la branche armée de l’opposition, le FRUD (Front pour la restauration de l’unité et la démocratie branche), et l’armée djiboutienne.

Notes

1] Le 21 décembre 2015, des civils ont été victimes d’une répression sanglante par la police et l’armée djiboutiennes lors d’une célébration religieuse à Buldhuqo dans le quartier de Balbala, en périphérie de Djibouti-ville. Au moins 27 personnes ont été tuées et 150 blessées. Le même jour, sept hauts représentants de l’Union pour le salut national (USN, coalition de partis d’opposition) ont été attaqués par un raid de policiers.

30/12/2011 (B636) A tous les djiboutiens et en particulier aux réfugiés qui sont en Ethiopie, nous adressons tous nos voeux. (Jean-Loup Schaal et Omar Gabassé)

Nous souhaitons une très bonne année 2012 à toutes les Djiboutiennes et à tous les Djiboutiens qui sont au pays ou à l’extérieur .

Que l’année 2012 marque le départ du dictateur Djiboutien qui affame, emprisonne, torture et exécute les Djiboutiens .

Que l’annee 2012 soulage toutes les peines de nos frères et de nos soeurs djiboutiens, victimes de la barbarie, de la tyrannie du régime et de la myopie du monde occidental.

Nous souhaitons particulièrement, une bonne année aux réfugiés djiboutiens d’Ethiopie, victimes du manque d’intérêt du HCR d’Addis Abeba. Nous souhaitons que l’année 2012 soit celle de la délivrance et de la réinstallation : nous demanons que le HCR examine leurs dossiers et les propose aux pays susceptibles de les acueillir et de leur offrir l’asile.

Nous appelons en particulier la France à se mobiliser pour ces malheureux réfugiés, qui ont une culture francophone, qui facilitera la réinstallation en France, comme cela a été prouvé avec les premières familles arrivées en 2010.

Selon une rumeur qui circule, le HCR menacerait de cesser l’assistance aux réfugies à partir de février 2012.

Dans l’hypothèse où ce serait une décision confirmée, nous lancons un appel pressant aux fonctionnaires pour qu’ils cessent « de jouer » avec le moral de ces pauvres gens qui ont fait preuve durant 18 années de patience et qui ont traversé beaucoup de dangers.

Ils ont le droit légitime à bénéficier d’une solution juste et équitable.

Supprimer la maigre assistance financière serait une honte pour le HCR et pour la communauté internationale !

Jean Loup Schaal et Omar Gabasse

30/12/2011 (B636) Courrier des lecteurs / Ethiopie-Shinile : De quoi souffre la population…?

L’histoire somalienne et les études contemporaines somaliennes citent souvent clanisme et le tribalisme comme catalyseurs des divisions et des conflits sanglants entre les Somaliens.

Récemment, un débat fait rage sur l’injustice réelle dans la région Somali d’ Éthiopie (kilil5) ou le président de cet État utilisent le facteur clanique pour dominer la population. La population de la zone de shinile a échappé cette tragédie qui a crée les conflits sanglants dans la région. Elle jouilli une grande stabilité et l’essentiel des marchandises éthiopien transit par la region. Elle possède, aussi, des larges superficies des terres cultivables et le plus grande nap d’eau d’Éthiopie. Malgré tous ses avantages la région n’a pas été développée par le gouvernement fédéral ni le gouvernement régional.

Dans cet article, je tenterai, premièrement, de dévoiler les véritables sources de l’injustice dans la zone de shinile en regardant comment les fonctions d’appareil d’État sont créées et instituées, et comment Abdi Omar et ces proches exploitent le facteur de clan pour servir leurs intérêts personnels et non les intérêts de la population.

Mon argument commence avec la prémisse que le clan n’est pas en effet un facteur majeur dans la politique de Kilil5.

L’essentiel de ce débat n’est pas sur les pâturages ou l’eau, deux sources traditionnelles de conflit entre les Somaliens. Il s’agit de la participation à la vie sociale, politique et économique de la région. Sans nier les difficultés et les frustrations des vivaces convaincante arguant sur les questions de clanisme, c’est une question de justice sociale qui doit être abordée. Deuxiement, il faut soulginer l’abandon de la région par les intellectuelles, les hommes d’affaires et leaderships originaires de cette province.

Les différents présidents de kilil5 sont fidèles à leur région.

Depuis 20 ans, la région de somali de l’Éthiopie a connue plusieurs présidents(17) et ils étaient tous du clan d’Ogaden. Ces politiciens et les administrations successives ont exploité le facteur de tribal pour maintenir la population de shinile démunis. Cela a commencé avec l’administration d’ONLF dans le début des années 1990.

Cette organisation avait occupé les postes importants au sein du gouvernement; aujourd’hui l’exploitation du facteur de tribalisme a atteint un niveau jamais vu auparavant dans l’histoire de la région. L’actuel président, Abdi Omer, a systématiquement exploité ce coeffcient pour attester de sa loyauté envers le régime TPLF et de gagner du capital politique.

Dans son discours à Minneapolis et à Copenhague, le président a dit, sans gène qu’il est un président en raison de son affiliation avec une tribu particulière. D’autre part, les résultats du récent recensement effectué dans la région Somali ont révélé que sur 52 districts, la population Ogaden habite seulement 14 districts, et de 1155 Qabale seulement 252 Qabale. Le rapport du recensement a également révélé que cette tribue répresent 20% de la population.

Les hommes d’affaires ont carement oublié la region de shinile…

Les leaderships et les hommes d’affaires originaires de cette province ont catégoriquement abandoné leur région. Ils passent plus de temps à se préoccuper de la relation de Djibouti – Ethiopie que d’aborder le sort de la population de cette province. La poursuite de cette stratégie ne profite qu’à quelques centaines personnes, au détriment de la majorité de la population est tout simplement illogique et insoutenable.

L’échec de cette stratégie peut être vu dans le cas de Dire-Daba, une ville historiquement somalienne qui a été négligé en raison de querelles régionales et de leadership inepte. Ils n’ont pas réussi à reconquérir la ville natale de son épicentre politique et spirituel et elle a accepté l’immobilier d’être relégué à un citoyen de seconde classe.

Le niveau de vie de la collectivité s’est détérioré, année après année, son influence politique a été marginalisée et le côté de ses intellectuels est bordé. La disparition de cette communauté peut être largement attribuée à un leadership dépourvue de tout sentiment de gratitude pour son histoire culturelle et traditionnelle.

Dans ce contexte je ferai valoir que la région de shinile est prise dans engrenage politique et économique, pourtant lorsqu’on regarde, du point de vue économique, la région de shinile contribue beaucoup plus à l’économie de l’Ethiopie, en effet 87% des marchandises passe cette province de l’Ethiopie. Normalement, elle devrait être la première bénéficiaire de cette infrastructure. Je propose deux solutions :

Il faut investir dans notre région enfin de les aider à sortir de la pauvreté. La diaspora doit s’organiser, que nous soyons à Djibouti, Europe et Amérique de nord. Il faut Amener des projets de développement durable. D’autre part, Les communautés locales doivent s’organiser, en demandant aux hommes d’affaires de la région (Djibouti, Ethiopie) d’investir dans la province de Shinile. Nous devons tous soutenir les entrepreneurs, entreprises familiales, producteurs et ouvriers locaux, en les aidant à réussir dans ce qu’ils font et à trouver des solutions durables à leur pauvreté.

Au niveau politique, la diaspora doit travailler avec les leaders locaux.

Nous devrions faire pression sur le gouvernement fédéral pour qu’il agisse dans l’intérêt de la région. Si la situation ne change pas, la province devrait se séparer de kilil5 (article 47: Nations, Nationalities and Peoples have the right to establish, at any time, their own States). Les aspirations du peuple doit être respecter car c’est tout une nation qui doit trouver son salut et que la quasi-totalité population aspirent aujourd’hui au changement.

Je lance un appelle à tous les hommes originaire de cette region que la population a besoin de notre soutien, que vous soyez en Amerique du nord, Europe et Djibouti. Cette appelle concerne surtout les hommes d’affaires, les politiciens et les intellectulles. La province de shinile a besoin notre soutien économique, politique et social.

Mohamed A.

30/12/2011 (B636) LDDH : Meilleurs voeux à tous les opprimés d’Afrique et du monde entier


Le Président

MEILLEURS VŒUX

DE LA LIGUE DJIBOUTIENNE
DES DROITS HUMAINS.

A TOUS LES OPPRIMES D’AFRIQUE
ET DU MONDE ENTIER

Djibouti, VENDREDI 30 DECEMBRE 2011

Par le défenseur des Droits de l’Homme
NOEL ABDI Jean-Paul
Vice-président de l’UIDH
Chargé de la Corne d’Afrique

« Rarement, une année aura été aussi agitée que l’année 2011 qui s’achève. Mais celle qui commence nous réserve beaucoup d’évènements et d’énormes défis à relever notamment l’organisation d’élections libres, transparentes et crédibles, la stabilité sociale, l’effectivité de la bonne gouvernance, une lutte efficace contre l’impunité, la pauvreté, la corruption et le strict respect des droits humains, gage d’un développement durable. »

Brahima Koné
Président de l’UIDH

La République de Djibouti a connu une année très tourmentée avec des centaines d’arrestations, de jeunes torturés, incarcérés suite à la vaste manifestation lors du « printemps arabe » pour se débarrasser du dictateur Ismaël Omar Guelleh présumé membre de la mafia régionale d’Addis Abeba à Nairobi sans oublier l’Ouganda avec un point de chute en Afrique du Sud auprès des sociétés pour le trafic d’armements vers notre sous région, notamment la République de Somalie actuellement occupée par les Forces tueuses Burundaises, Djiboutiennes Ethiopiennes, Kenyanes et Ougandaises.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) ne cesse de dénoncer régulièrement les Crimes de Génocide, les Crimes de Guerre, les Crimes contre l’Humanité perpétrés depuis 2006, après le Printemps Islamiques au Sud de la République de Somalie.

Dans le cadre de nos souhaits pour l’année 2012, nos pensées les plus immédiates sont pour le Peuple Somali que l’Administration du Président OBOMA originaire du Kenya a décrété dans le silence l’extermination de ce vaillant Peuple de la Corne d’Afrique, notamment ceux des régions de:

– la Somalie au Nord du Kenya concédée par l’Empire Britannique en 1963,
– l’Ogaden colonisé par l’Ethiopie Chrétienne depuis plus de 60 ans,
– la République de Somalie indépendante depuis le 26 juin 1960.

Mes souhaits les plus profonds s’adressent à tous les Peuples Africains Opprimés sous le joug des régimes militaires au service des Forces Armées des puissances Etrangères comme la France et les Etats-Unis qui continuent à imposer leurs leaders afin de mieux contrôler leurs intérêts financiers sous couvert du Faux problème de Géostratégie.

Je reprends en unisson le message de Maître Brahima Koné Président de l’UIDH:
« Je souhaite que l’année 2012 vous apporte à toutes et tous une très bonne santé et beaucoup de courage dans ce noble combat. »

A tous nos amis, et à tous mes compatriotes loin de notre pays mes meilleurs souhaits pour l’année 2012 notamment aux :

– membres des Organisations Internationales des Droits de l’Homme avec une pensée particulière à tous les défenseurs des droits de l’Homme de par le monde, qui sont victimes de leurs témoignages et de leur combat contre l’impunité, pour la liberté et la démocratie ;

– aux Reporters Sans Frontières (RSF), qui paient le prix le plus fort, au prix de leur vie dans leur noble combat d’information et de témoignage avec une pensée particulière à tous les Journalistes victimes pour leur noble combat avec des lourds sacrifices dans la Corne d’Afrique et à travers le monde.

– Récemment deux journalistes Scandinaves ont été condamnés à de très lourdes peines sans que leur gouvernement ne réagisse vivement. car ces deux journalistes enquêtaient sur des Sociétés Suédoises et autres Sociétés dans l’objectif de bien approfondir la transparence des opérations financières surtout dans un pays où la corruption et autres trafics illicites s’étalent, hélas, dans toute notre sous région d’Afrique.

– La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) exige la libération immédiate de ces deux journalistes d’investigation incarcérés dans une sinistre prison d’Addis Abeba ;

– Médecins Sans Frontières (MSF) et à tous les Humanitaires avec une pensée particulière à tous les médecins et ses membres victimes des lâches assassinats comme aujourd’hui encore de deux membres de l’Organisation des Médecins Sans Frontières (MSF) assassinés à Mogadiscio, alors qu’ils étaient là pour simplement porter assistance aux victimes de la terrible famine qui s’était abattue en République de Somalie et en Ogaden.

– La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande qu’une enquête internationale plus approfondie établisse la réalité sur les négligences en matière de sécurité dans une zone bien contrôlée par les Forces d’occupation d’Amison.

– La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) partage la douleur avec toute la famille et tous les membres des Médecins Sans Frontières et elle présente ses condoléances attristées aux familles et aux proches les deux humanitaires assassinées à Mogadiscio.

NOEL ABDI Jean-Paul

29/12/2011 (B636) Radio-Trottoir : le grand ZOZO remonte au créneau !! (ARDHD) (Illustration ajoutée à 11h30 / Paris)

A partir du moment où il a obtenu que Sarkozy lui renouvelle pour dix ans, son salaire mensuel de 2,5 millions d’Euro (~565 millions de FDj), Guelleh peut de nouveau acheter toutes les complaisances serviles qui ne demandent qu’à le flagorner, en échange d’avantages financiers sérieux.

C’est probablement le cas du Grand Zozo !

Mais qui est le grand Zozo ?

Comment vous ne le savez pas ?

Cherchez bien, mais on va vous aider !

Le grand Zozo est membre de l’Ordre prestigieux des brosses à Reluire. Ancien procureur « abusif », il a gravi tous les échelons de l’ordre pour être élevé récemment à la dignité de Commandeur avec le titre de « Grand couillon de service ».

Ali Mohamed Abdou dit « Le Grand Zozo », magicien « vedette » du cirque Bobard-Kabyo

Fermez les yeux,
Bouchez vos oreilles,
Ne respirez plus !

Pendant un court instant, je vais vous faire croire à la Démocratie et à l’Etat de Droit à Djibouti

Ca y est ? Mais oui, bien sur, c’est le célèbre magicien Ali Mohamed Abdou du cirque GHA (relire l’article sur GHA – 2006) ! C’est lui le Grand Zozo …

Récemment, dans un superbe exercice de voltige, sans filet, afin de mieux se faire remarquer par son bien aimé dictateur-tyran, il vient de faire publier par La Nation, un article qui restera certainement dans les annales
mais seulement celles de la mauvaise foi et de la stupidité.

Il fallait quand même le faire ! Sous couvert de son titre d’opérette de « Président de la Commission nationale des Droits de l’Homme », il attaque au lance-flammes, toutes les institutions respectables.

En particulier, le malheureux (qui n’a jamais eu peur ni du vide ni du ridicule) cible nommément la FIDH, organisation reconnue dans le monde entier pour son action en faveur des Droits de l’Homme, son sérieux et son indépendance, qu’il assimile à une officine de propagande contre Djibouti.

Idem pour l’OMCT, organisation mondiale contre la torture, dont il ne donne pas le nom, mais qui avait co-signé l’appel de la FIDH au Président Sarkozy.

Une majorité de ses flèches empoisonnées sont dirigées contre la LDDH (co-signataire elle aussi de l’appel), présidée par Jean-Paul Noël Abdi, qui, lui, a le courage de dénoncer les crimes commis en République de Djibouti et de risquer sa liberté pour faire progresser les idées et prendre la route de la démocratie..

En revanche, on ne sait pas si l’ARDHD est visée comme l’une des officines. Il faudra le lui demander …

Vraiment Ali Med Abdou aura bien mérité, non pas de la Patrie qu’il contribue à asservir, mais exclusivement de Guelleh et Paulette qu’il sert avec une servilité remarquable et un dévouement sans égal.
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Il faudrait simplement lui rappeler que des femmes et des hommes sont emprisonnés actuellement pour délit d’opinion. Des hommes sont arrêtés sans motif et ils sont automatiquement torturés. Des villageois innoncent périssent en silence sous les balles et les tortures d’une fraction tribale de l’armée nationale aux ordres de la dictature. La population est asservie par la terreur qui règne et par la dégradation de l’économie.

Une majorité de jeunes étudiants ou de diplômés-chômeurs expriment son rejet du système ou tente de fuir à l’étranger. Le pourcentage du nombre de chômeurs est à un niveau jamais atteint dans le passé. La banque mondiale et le FMI ont émis des avis alarmants …

L’économie a été ruinée, le trésor public a été dilapidé par la corruption et sans le dernier coup de pouce en date, offert par Sarkozy, Ali Mohamed Abdou serait au chômage et sans salaire. Dans ces conditions, pour lui et pour tous les courtisans qui viennent à la soupe au Palais de l’Escale, la dictature est une excellente chose et il doit la défendre avec la conviction d’un « obligé alimentaire » flagorneur et servile.

Son silence sur ces faits incontestables est criminel, car il encourage les bourreaux à en faire toujours plus, puisque M Ali Mohamed Abdou, ancien procureur milite désormais en faveur des crimes et de leur impunité.
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Tant que Guelleh continuera à s’enrichir, Ali Mohamed Abdou, en serviteur fidèle, trouvera toujours des miettes à récupérer sous la table des grands du régime, moyennant quelques déclarations vantant les mérites de la dictature et de la criminalité en bandes organisées.

Bravo Ali Mohamed Abdou, si vous n’existiez pas, Guelleh aurait été obligé de vous inventer, ce qui n’aurait pas été facile, car dans le domaine de la mauvaise foi, personne ne vous arrive à la cheville.

29/12/2011 (B636) Un lecteur nous adresse trois poèmes que nous publions à sa demande.

___________________ Bonne Année

Je prie incessamment que nous vainquions enfin
La ténébreuse nuit qui tant est fredonnée
Par notre pauvre histoire et toutes ses données,
Et s’invite en nos foyers un jour aux doux parfums.

Fasse que le Bon Dieu pour nos chers séraphins
Remplace par de l’or leurs hardes surannées
En leur rendant leur joie en la nouvelle année
Qui a nos portes frappe et absout nos défunts.

Je voudrais voir ma rue, hélas, toute flétrie
Aujourd’hui par les pleurs, qui deviendrait fleurie,
D’un sourire tout beau en ce monde tout neuf.

Ainsi que le nombre un, qui ajoute au neuf,
Fait de tout compte dix, que soit ta joie entière,
O mon beau petit pays aux mignonnes laitières.

________________ Nous désirons (à propos de la torture)

Nous désirons tous voir la torture abolie
Des lois de notre pays, s’évanouir de nos cieux,
Et cesser ses malheurs qui de leurs poids nous lient.

Quel tort dort dans les vœux d’un people qui veut mieux,
Pour ses enfants, pour lui, pour ainsi en diable,
Sévir contre lui par ces façons effroyables ?

Quartier cinq, quartier six, ou la belle Arhiba,
Combien des braves fils doués et de noble allure,
Souffrirent dans leur chair douloureuses brulures,
Quand le bien pour leur pays était leur seul combat ?

Quels sont les démons qui virent en la torture,
La cure aux grands défis djiboutiens d’ici bas ?
A-t-elle plie celui sur qui elle s’abat,
Altère sa foi ou vacille sa monture ?

_______________________ Arhiba

Depuis trente-quatre ans, vibrant d’échec rythmique,
D’un trot sénile allant, tel un cheval sans mors,
Sans but et sans pitié, tour-a-tour, il nous mord,
Nous tue et avilit, gardant tous anémiques.

Douce belle Arhiba, l’événement tragique,
Qui un dix-huit Décembre eut lieu semant la mort
Parmi tes fiers enfants, orchestre sans remord,
L’était par ce pouvoir sangsue et léthargique.

Face a ce pouvoir qui se voilait tes malheurs,
Cherchant quel fut ton tort, a été ta douleur,
O ma sœur Arhiba, grande autant que la chine.

Mais par ce nouveau temps aux voeux clairs et sans fard,
Arrive aussi ce jour ou le fier peuple Afar
Doit voir guéri son cœur en redressant l’échine.

29/12/2011 (B636) LDDH : Le silence, de ladite « Commission nationale des droits de l’homme», tue ! .


Le Président

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 28 DECEMBRE 2011

Le silence, de ladite
« Commission nationale des droits de l’homme», tue !

La LDDH dénonce les arrestations au Mabla
des civils par l’armée

Depuis le 25 décembre dernier l’armée ratisse les campements de Haydou, Hedley et Kombolsa au pied du massif de Mabla dans la zone du haut Saday.

Arrestations et actes violents contre de paisibles bergers déjà gravement affectés par la sécheresse et privés d’aide alimentaire pourtant octroyée par la communauté internationale à la république de Djibouti. Selon les informations reçues, l’armée nationale aurait arrêté ces derniers jours des dizaines de civils dans les campements aux alentours du haut Saday dans le district d’Obock.

La majorité de ces civils auraient été relâchés mais les personnes dont les noms suivent seraient toujours détenues arbitrairement au camp militaire de Waddi à 40 km à l’ouest d’Obock. Il s’agit de :
-Ali Hassan Kako
-Omar Helem Omar
-Mohamed Ali Moussa
-Abdallah Mohamed Houmed

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est très inquiète et elle dénonce ces arrestations et détentions arbitraires, et autres sévices, la LDDH demande aux autorités militaires de relâcher immédiatement toutes ces personnes.
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) déplore le silence complice qui tue les populations civiles du nord au sud par la commission nationale des droits de l’homme aux ordres du Premier magistrat qui claironnait récemment que Djibouti respectait les droits des citoyens, et exige de cette commission dite des droits de l’Homme à condamner cette répression à l’encontre de civils innocents .

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un appel pressant à la communauté nationale et internationale et demande à la FIDH dont la LDDH est membre affilié, de saisir Mesdames le rapporteur spécial des Nations Unies et de de l’Union africaine pour qu’une mission d’enquête internationale vienne rapidement en République de Djibouti afin de mettre fin à l’impunité au plus haut niveau de l’Etat djiboutien.

NOEL ABDI Jean-Paul

29/12/2011 (B636) Le Journal « DJIBREVEIL » du Mabrass de Barreh Bouh Wais) (Écrit par :Ismail Osman –Wadaad Yare) / Edmonton Alberta

Comme dans presque tous les pays africains DJIBOUTI n’échappe pas à La mauvaise gouvernance et la confiscation du pouvoir

Après l’esclavage, la colonisation, la décolonisation, les pseudos indépendances et la globalisation, le monde entre dans une nouvelle phase de géopolitique.

Durant chacune de ces grandes mutations évènementielles, le continent noir a été et demeure la proie des sociétés industrialisées. La faim, la mauvaise gouvernance, la confiscation du pouvoir, le non respect des droits de l’Homme, la corruption et l’institutionnalisation d’un favoritisme récurrent, les épidémies, les guerres, les génocides, le népotisme au sommet du pouvoir et la dictature institutionnalisée s’enracinent en Afrique sous un bouclier protecteur occidental, en particulier français.

Le vent démocratique qui a soufflé sur le continent au début des années 90 s’est dissipé à queue de poisson sous la véhémence des dictateurs et l’attachement des occidentaux qui n’ont jamais abandonné l’esprit esclavagiste, laissant renaître des cendres, des systèmes oppressifs et des méthodes d’une civilisation séculaire.

Depuis les périodes coloniales, le continent africain est maillé par les services secrets occidentaux. Depuis, l’existence sociale, politique, économique et culturelle du continent noir est faite et défaite en occident particulièrement dans la cellule africaine de ces pays. A Djibouti l’espoir de la démocratie fut balayé par des modifications constitutionnelles comme dans un grand nombre de pays, ramenant le continent à l’ordre antique dans lequel la fonction présidentielle devient un poste à vie.

Les pays occidentaux, placent à la tête des pays africains, la personne idoine capable de pérenniser le concept d’escroquerie, d’esclavage, de sangsue et de parasite. De nos jours, l’Afrique est vidée non seulement de ses matières premières mais également de sa ressource humaine. Chaque jour, les conditions de vie en Afrique deviennent inextricables, jetant sur le chemin d’exile, des populations désabusées, à bout de souffle et chassées par la misère, l’instabilité, l’insécurité et les oppressions du régime en place.

Cette situation créée de toutes pièces par l’occident avec la complicité de certains dirigeants africains ne fait que profiter aux anciens négriers.

Djibouti se fissure en deux :

D’un côté des indigents chroniques à court de liberté, errant de pays en pays dans un concept de survie et de l’autre ceux qui profitent de la situation et recherchent à pérenniser par tous les moyens, leur position.

La réalité est que Djibouti n’a jamais été indépendante.

L’homme noir n’a jamais été considéré comme une entité intégrale, sans réserve de la race humaine. Sans l’indépendance, il n’y a pas de démocratie et sans la démocratie, il n’y a ni de paix ni de développement. Notre pays reste profondément bridé et maillé par les puissances occidentales qui disposent d’un contrôle absolu sur la vie de l’Afrique et en font ce qu’ils veulent. Aucun pays africain ne développe une politique propre. Les nations africaines sont caricaturales dans un suivisme du pays colonisateur, lui-même en perpétuelle évolution laissant en déroute l’esclave dépourvu de moyens, plutôt empêché de mettre en place une structure de gouvernance réelle.

Autant l’Afrique est le continent le plus irrationnel, le plus pauvre, le plus mal géré, autant le continent noir regorge des richesses inestimables. Aujourd’hui, on retrouve en occident, des Africains qui sont devenus des chercheurs, des entrepreneurs, des professeurs d’université, des avocats, de grands médecins et des économistes qui participent activement et rationnellement au développement de leur pays d’adoption.

Au même moment, les jeunes talents africains sont aspirés par les pays développés et le continent noir manque cruellement de créateurs. Autre point éloquent, toutes les institutions politico-économiques africaines ne sont que des cliques des chefs d’État africains dont l’objectif n’est que de se maintenir au pouvoir et de s’enrichir.

Il est également important de constater aujourd’hui qu’il est pratiquement impossible d’accéder au pouvoir en Afrique par les armes. Les derniers évènements tchadiens n’en sont que révélateur en ce domaine. L’armée, la gendarmerie et la police dans presque tous les pays africains sont de véritables gardiens du temple pour les chefs d’État africains sous un bouclier des puissances occidentaux. Les rares coups d’État qui réussissent en Afrique émanent des cadres de l’armée. D’un côté, le phénomène devient rarissime à telle enseigne que les chefs d’État s’entourent des irréductibles pactés ; de l’autre, l’arrivée au pouvoir par un coup d’État ne change en rien la méthode gouvernementale ni le système politique.

Par ailleurs dans presque tous les pays africains, la dictature crée et développe une haine clanique, Tribal, religieuse qui couve une guerre civile en filigrane, résultante du mécontentement et de l’étouffement des peuples. La démocratie africaine est devenue relative.

L’aide occidentale qui était assujettie à la démocratie a franchi cette barrière qui n’est que linguistique pour se retrouver devant une autre : la bonne gouvernance. Celle-là également est devenue obsolète car tout est relatif et la notion de droits de l’Homme même est relative selon que l’on soit un Blanc ou un Noir. La relativité sociale est une fuite de la réalité et de la logique.

L’Afrique et l’homme noir, sont-ils condamnés?

La valeur de l’homme noir a été de tous les temps méprisée par les Blancs qui alignent hypocrisie et intérêt personnel. Malgré l’abolition de l’esclavage et la déclaration universelle des droits de l’Homme, il est malheureusement évident de constater au 21ième siècle que le Noir est toujours dans plusieurs pensées, un être inférieur face au Blanc. Le concept et les facteurs basiques de l’esclavage n’ont guère quitté la pensée blanche.

Cette dévalorisation de la race noire est au centre du sous-développement de conséquences et les mesures de protection risquent de s’étaler sur des décennies, il est aisé de comprendre que l’assistance à l’Afrique deviendra pratiquement un sujet sans débat dans les années à avenir. Une autre réalité non moins importante dans ce domaine est que les multiples ONG et institutions internationales, mêmes branches de l’ONU qui ont pour vocation, le développement du continent noir ne sont que des sociétés écrans qui ne se soucient guère de la cause africaine. Sur le continent, la mort, la famine, la misère sont devenues banales.

L’indépendance et la démocratisation de l’Afrique passent inévitablement par la redéfinition de l’identité noire, le recadrage de la pensée et la civilisation noire par rapport au monde et par rapport au temps. Il est utopique de penser aujourd’hui à la démocratisation unilatérale de Djibouti sous ce régime actuel.

De nos jours, la force n’est plus physique. Ceux qui réussissent, ce sont ceux qui sont des stratèges, des analystes et des organisés. Ben Laden l’a montré (exemple malheureux mais ingénieux), la Chine l’a fait, Barak Obama l’a fait.

Comment ne pouvons-nous pas trouver les moyens pour faire de Djibouti comme un pays Européen ?

L’homme qui dispose la solution à tous les conflits et crises s’évertue sur le terrain qui profite à l’Europe. Celui qui prône une nouvelle civilisation mondiale et crée des organisations à la carte trouve que l’homme noir est peu inventif. Il faut donc le guider, l’encadrer avec l’armée d’un pays occidental pour éviter qu’ils s’entretuent étant donné qu’ils ne méritent pas la même civilisation que « la nôtre ».

L’Afrique n’a plus de voie et descend vertigineusement dans l’abîme de l’abandon. Djibouti fait partie des pays Africains où on retrouve de nos jours une irrationalité exacerbée dans le rationalisme. 36 ans de règne d’une seule famille (oncle-Neveux) dans une absence de partage de pouvoir et une ignorance de la bonne gouvernance.

Le système a pour but d’asservir le pays et cela fonctionne à merveille.

Les populations africaines sont intégralement à la merci de l’occident alors que les dirigeants vitupèrent dans une luxure inconditionnelle. Des élections truquées perpétuellement contaminent la politique africaine. Aucun parti politique d’opposition ne peut prétendre gagner de nos jours, des élections, à Djibouti.

On a besoin aujourd’hui que l’occident lève le voile de la honte et se déclare publiquement coupable du passé esclavagiste et colonial. L’humanité tout entière doit mettre en place une procédure mondiale pour corriger ce drame, rendant aux Noirs, ce qui leur est dû. Le peuple noir a besoin de la liberté au même titre que l’occident. Ce n’est qu’à partir de cette reconnaissance et à partir de cette structure mondiale qui corrige les ignorances d’hier qu’une nouvelle reconstruction doit naître.

Ce changement ne touchera Djibouti que si nous le voulons et avec l’ampleur que nous lui conférons. Pour cela, certaines questions méritent d’être posées.

– L’Afrique est-elle condamnée ?

. Qu’est ce qui occasionne (quel est le dénominateur commun) des crises politiques dans les pays africains ?
. Comment s’appuyer sur le travail de Barak Obama (sa victoire), le nouvel état d’esprit du peuple américain et la structure des Démocrates Américains pour créer une dynamique nouvelle en Afrique ? Dynamique nouvelle c’est-à-dire un continent rationnellement démocratique.
. Comment soulever la population toute entière de Djibouti dans un mouvement unique, pacifique et révolutionnaire d’établissement de la DÉMOCRATIE, l’ALTERNANCE AU POUVOIR et LA BONNE GESTION ?
. Comment imposer à Djibouti des élections équitables, l’alternance au pouvoir et la bonne gestion du Pays ?
. Comment créer à Djibouti, de véritables institutions pour le respect intégral des droits de l’Homme, garantir la sécurité, le bien-être de tous et éradiquer la misère du peuple ?
. Comment créer à Djibouti un véritable système de santé accessible à tous ?
. Comment mettre au point à Djibouti, une scolarité idoine, une africanisation de l’enseignement qui s’appuie sur nos valeurs et nos besoins ?
. Comment créer à Djibouti une scolarité obligatoire et une gratuité de l’enseignement primaire qui est efficace?
. Comment mettre au point un système de formation propre afin de créer de l’emploi et réduire l’immigration ?

Voilà autant de questions qui méritent notre attention et notre mobilisation.

Nous pouvons changer le destin de Djibouti. Il suffit de le vouloir et le croire. Les générations futures nous en seront reconnaissantes à jamais.

LE CHANGEMENT NOUS LE POUVONS ET NOUS LE FERONS.

Ismail Osman (Wadad Yare).