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17/01/2016 (Brève 638) Hassan Saïd Robleh est arrivé en France samedi 16 janvier 2016, pour échapper à la vengeance meurtrière du régime djiboutien. Victime de violences aggravées, puis de tirs de la police à balles réelles, il n’a pas eu d’autre choix que de fuir pour sauver sa vie.

Dans une vidéo disponible sur Youtube
1°)
à l’adresse : https://youtu.be/6VS9LgiFBUs

2°) ou disponible sur notre site ci-dessous, vous pourrez écouter ses précisions et son témoignage sans concession sur les événements survenus à Djibouti, en particulier depuis le 21 décembre 2015 et ses remerciements à tous les intervenants.

13/01/2012 (B638) A lire sur LOI cette semaine …

___________________________ 1 – Djibouti

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1324 – 14/01/2012
Stereau SAS
Filiale ingénierie du groupe français SAUR, la société Stereau SAS vient de créer une succursale à Djibouti sous la direction de Karim Djebar. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1324 – 14/01/2012
Le président djiboutien veut sécuriser ses troupes en Somalie
L’envoi d’un second contingent de 200 soldats djiboutiens en Somalie, souhaité par l’Amisom et le Transitional Federal Government (TFG) de Mogadiscio, est préparé avec précaution par le président Ismaïl Omar Guelleh (IOG). (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1324 – 14/01/2012
Les parrains des indépendants aux élections à Djibouti
Le niveau de l’abstention sera l’élément le plus significatif des élections communales du 20 janvier, boycottées par l’opposition et mettant aux prises les candidats de la coalition gouvernementale UMP à des indépendants. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1324 – 14/01/2012
IOG ne veut pas de troubles
La sécurité durant les élections régionales est une question trop importante pour que le président Ismaïl Omar Guelleh la laisse à la charge de son ministre de l’intérieur. (…). [article gratuit)

____________________________ 2 – Somaliland

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1324 – 14/01/2012
Silanyo sous l’influence de Meles
Le président Ahmed Mohamed Mahamoud a nommé à la tête des services de renseignement un jeune officier formé dans une école militaire éthiopienne. (…).

____________________________ 3 – Ethiopie

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1324 – 14/01/2012
Umod Ubong
Le président du Gambela Regional State dans l’ouest du pays, Umod Ubong, est sur des charbons ardents et pourrait bien être évincé de ses fonctions comme l’ont déjà été cinq personnes ayant occupé ce poste avant lui. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1324 – 14/01/2012
Le début des ennuis pour Karuturi
Le ministère éthiopien de l’agriculture s’oppose à ce que la compagnie Karuturi installe des milliers de fermiers indiens sur les terres qu’elle loue dans la région de Gambela. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1324 – 14/01/2012
Access Capital jette un pavé dans la mare

Un rapport de la société éthiopienne Access Capital plaide pour la privatisation de plusieurs sociétés étatiques. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1324 – 14/01/2012
Allana Potash

La junior canadienne Allana Potash a décidé de vendre 25 millions d’actions à un groupe d’acheteurs conduit par Dundee Securities Ltd. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1324 – 14/01/2012
Le livre de Mengistu Haile Mariam ne fait pas recette

?Paru le mois dernier, mais lancé seulement ces derniers jours aux Etats-Unis, le livre de mémoires de l’ancien président éthiopien Mengistu Haile Mariam, qui vit en exil au Zimbabwe depuis deux décennies, ne fait pas recette dans la diaspora éthiopienne. (…).

____________________________ 3 – Somalie

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1324 – 14/01/2012

Le lobbyiste de Farole aux USA
Le président du Puntland a recruté un nouveau lobbyiste américain sur les questions de sécurité et de lutte anti-piraterie. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1324 – 14/01/2012
Les images satellite révèlent le boom de la piraterie en Somalie
Le think-tank britannique Chatham House a publié le 12 janvier un rapport au titre explicite : (…).

AFRICA MINING INTELLIGENCE – Edition française N°265 – 11/01/2012
Comment l’Enamco va régler Chalice
Période test pour la jeune Eritrean Mining Corp. (Enamco). L’opérateur national des mines doit faire face au retrait de Chalice Gold du projet aurifère de Zara et son remplacement par la Shanghai Construction Group Co. (…)

12/01/2012 (B638) Chroniques du Sergent Ariko : les dernières nouvelles du front.

Il ne s’agit plus seulement d’accéder au pouvoir par les urnes.

Un véritable élu à le devoir, chaque jour, de travailler dur pour satisfaire les besoins des djiboutiens. Il doit être au service du peuple. C’est la seule garantie sécuritaire valable.

Sinon, face à la vague déferlante de la foule, aucune force de sécurité ne pourrait résister. Le futur vainqueur des présidentielles qui aura compris cela et qui sera au service du peuple est assuré de pourvoir diriger le pays pendant dix ans et d’être reconnu pour ses mérites.

Nous devons souffrir ensemble, pour vivre ensuite, ensemble, dans le bonheur. Nous n’avons rien à faire «des lamentations» d’un petit Président, qui s’offusque «de coups reçus ou de propos diffamatoires et outrageants». C’est même un manque d’ambition de s’en plaindre pour un homme politique. Servir le pays n’est pas facile, mais se servir du pays, là c’était trop facile ! Mais les temps ont changé….

 Avec des engins militaires postés a tout les coins de la ville de Djibouti pour prévenir tout contestation ou printemps arabe à Djibouti, les militaires de la garde républicaine aidés par leurs homologues de la gendarmerie et de la brigade spéciale de la police nationale sont postés à chaque carrefour ou sur chaque boulevard, arme au poing, bien en vue des citoyens : leur seule raison est d’intimider l’opposition. Les jeunes (filles comme garçons) ainsi que les courageux Oulémas (Béchir, Falfalos et autres, qui ont été assignés à résidence, ne peuvent même plus s’exprimer dans aucune mosquée). Qui osera ainsi porter sur la voie publique la sourde colère qui monte à Djibouti-ville ?

  • Rachad Farid sur la sellette ? 

Qui va remplacer l’actuel ambassadeur de Djibouti en France Rachad Farah. Sa faute ? N’avoir pas su accompagner la fille chérie de pharaon lors de son mariage avec un gigolo ivoirien connu des services de la préfecture de police de Paris ? (Relire notre article – ARDHD)

  • La question religieuse, absente de l’interview d’IOG ?

La question religieuse a été occultée de l’interview d’IOG face à la presse d’Etat qui est la seule presse du territoire. Le journaliste a-t-il oublié de demander à IOG ce qu’il comptait faire des Oulémas, qui sont privés de droit d’expression ? Ils ne peuvent plus parler au micro dans aucune mosquée de la ville de Djibouti. Craint-il une révolte Oulémas-jeunes?

En 1999, lors de sa campagne chaotique menée tambour battant, IOG, chef de la sécurité de Djibouti, a fait couvrir le paysage par des grandes affiches le montrant au milieu du peuple, lui le premier responsable des malheurs du pays qu’il a pris en otage tel un monarque dirigeant des ouailles tenues a distance.

En 2005 et 2011 ce peuple « tant chéri » par le super menteur, a totalement disparu de ses affiches électorales.

  • Des menaces de représailles

Certains éléments des forces djiboutiennes (RAR) commandés par le lieutenant colonel Osman Doubad Sougouleh ont participé à l’attaque contre une masdjid appartenant aux milices Al Shebabs. Les miliciens somaliens ont décidé de menacer Djibouti de représailles pires que les attentats commis au Kenya.

Voilà ou cela mène l’ingérence des affaires d’autrui.

Le régime, pour faire peur à la population djiboutienne, a-t-il fait poser une bombe dans l’enceinte de Djibouti Telecom. Heureusement la bombe n’a pas explosé. La bombe qui avait été déposée à côté du logement du gardien, serait de fabrication chinoise selon les infos reçues. Même les gardiens de nuit n’échappent pas au rouleau compresseur d’un malade qui commande Djibouti depuis 1977.

Les députés somaliens qui sont venus pour une « soit-disant » Assemblée des parlementaires des pays de l’IGAD en sont venus aux mains. Deux députés soutenant l’un le président sortant de l’Assemblée nationale Sharif Sakine et l’autre, le nouveau président se sont violement battus avant que les hommes de la brigade spéciale de la police nationale (commandée par le commandant Elmi Jess) ne parviennent à les séparer.

Au pays du fou et de la maladie mentale, les députés étrangers viennent régler leurs différends à coups de poing. Les députés érythréens, qui sont pourtant membres de l’Assemblée parlementaire de l’IGAD, n’ont pas reçu de visas pour cause de guerre « de mots » entre les deux dictateurs.

La campagne chaotique, pour une prétendue élection communale déjà jouée d’avance, a commencé à Djibouti. On constate que le peuple n’est nullement intéressé par ces élections : le maire sortant, soutenu par le premier ministre, peut crier victoire avant les résultats !

Il faut quand même savoir que depuis la prise du pouvoir par IOG, le rôle du maire est limité à l’inauguration des chrysanthèmes : le titulaire actuel, Ali Ismail Yabeh arrive à son travail vers 10h 30 et il ne fait pratiquement rien pour la population de Ras Dika. Son seul objectif du régime avait été de bouter hors du fauteuil, l’homme qui se destinait à devenir futur président de la république.

Après la mise à mort de Yacin Elmi Bouh, le maire Ali Mareikan est redevenu un simple citoyen que le régime méprise.

Pour contrer une sourde tension qui monte dans Djibouti-ville et dans les districts de l’intérieur, le super menteur a inauguré, en grandes pompes, la trésorerie, au moment où le ministre des finances Ilyas se demande comment il va pouvoir payer les salaires des fonctionnaires de l’état et les charges des Ambassades djiboutiennes à l’étranger.

Or pour redonner le moral à une population qui le méprise, notre super menteur est venu en parade. Il craint que les jeunes ne puissent l’insulter dans une ville où le taux du chômage est extrêmement élevé. Sa garde républicaine a d’ores et déjà bouclé les rues pour empêcher les curieux et tous les membres de l’opposition de l’approcher.

Les Oulémas de la ville qui ne se sont pas déplacés pour serrer la main d’IOG. C’est dire le fossé qui sépare le pharaon de son peuple.

 Les mamans des quartiers de la capitale se plaignent de la recrudescence de la drogue « damahi » et de la vente illégale de bière dans les quartiers populaires de la ville de Djibouti.

Le pouvoir veut à tout prix réduire au silence la jeunesse qui a su déboulonner du pouvoir ses amis arabes dictateurs, comme lui. A Djibouti le régime RPP veut a tout prix soit assassiner soit contraindre la jeunesse à l’exil. Les jeunes djiboutiens l’ont bien compris et ils ne font plus confiance à ce régime qui les a précipités dans les affres du chômage et de la précarité.

12/01/2012 (B638) Jean-Paul Noël Abdi répond à une question posée par l’ARDHD.

ARDHD :
nous avons reçu de vives critiques à votre encontre, en particulier, pour avoir couvert la publication du rapport de Cassim Ahmed Dini ? Comment réagissez-vous ?

Jean-Paul Noël Abdi :
Merci de votre question. Surtout n’hésitez jamais à me contacter pour connaître mes réactions surtout quant on me bombarde…

L’affaire concerne les rebelles du nord. Elle ne concerne pas le front Afar, qui est au service de son peuple et encore moins le Frud-armé qui n’a jamais, dans son parcours, ni dévalisé des citoyens ni violé des filles ou des mamans.

Oui, il est vrai qu’il existe, depuis quatre à cinq années, des rebelles aux ordres, parait-il de Dilleita et d’Ali Guelleh en diapason avec le régime.

Si mon ami Kada’ami s’est senti visé, je regrette vraiment qu’il ne m’ait pas téléphoné pour clarifier ce point. Cela aurait certainement éviter de soulever des boucliers en provenance de différentes tendances.

En tant que défenseur des Droits de l’Humains je ne peux pas me taire, dès que j’apprend de façon certaine que des filles (« sourdes muettes » ou « non ») sont violées, dès que des habitants du nord (en particulier) sont dépouillés de tous leur biens par des forces armées tueuses et par leurs sbires.

Non, je ne peux pas me taire dans ce cas. Il est normal qu’il y ait une compétition entre les forces de l’opposition, mais à la condition que ce soit dans le cadre du combat légitime contre l’impunité et la mafia transrégionale, combat qui doit être poursuivi sans relâche.

Merci à l’ARDHD pour cette question.
Sachez que toutes vos questions ne peuvent que me conforter et me réconforter.

12/01/2012 (B638) Ne pas contribuer à diviser l’opposition ! (Par Jean-Loup Schaal / ARDHD)

Depuis une semaine environ, après l’annonce unilatérale par l’ARD de son retrait de l’UAD assortie de sa proposition de contribuer à la naissance d’une nouvelle opposition élargie, puis le rapport de Cassim Ahmed Dini, présenté par la LDDH, nous sommes destinataires de plusieurs demandes de publication d’articles visant directement et parfois de façon injurieuse, l’ARD, Cassim Ahmed Dini et même la LDDH avec son président Jean-Paul Noël Abdi.

Même si ce n’est pas le cas de toutes ces demandes de publication, la majorité d’entre elles, nous sont parvenues sans signature nominative, ce que nous pouvons comprendre, dès lors, qu’il s’agit d’assurer prioritairement la protection des émetteurs ou de leurs familles au pays, mais qui n’est pas acceptable quand les auteurs se réclament d’un parti, d’une association ou d’un groupe. (Ce qui laisse craindre de possibles manoeuvres d’intoxication … ou de désinformation)

A l’ARDHD, nous avons été très ennuyés, car nous avions à choisir entre deux positions diamétralement opposées :

1°) celle qui consiste à éviter de jeter de l’huile sur le feu, en ne diffusant pas les propos critiques émis par des personnes qui se réclament de l’opposition contre d’autres personnes de cette même opposition : parce que cela ne peut profiter qu’au régime actuel et que cela nous semble contre-productif,

2°) celle qui consiste à ne pas pratiquer de censure, puisqu’à l’évidence, c’est l’un des thèmes que nous combattons.

Collégialement et en toute conscience, l’équipe a choisi de ne pas jeter d’huile sur le feu et de ne pas mettre en ligne des articles ou des contributions qui pourraient alimenter les divergences de l’opposition. C’est un choix, que nous avons fait d’autant plus facilement, que maintenant ces personnes ont d’autres solutions puisque de nombreux « forums » sont à leur disposition pour accueillir leurs textes.

Ce qui n’était pas le cas, il y a encore quelques années, quand l’ARDHD a ouvert le premier site Internet consacré exclusivement à Djibouti.

Nous rappelons que l’ARDHD milite pour l’instauration d’un régime démocratique à Djibouti, qui respecte tous les citoyens, qui garantisse une justice équitable et indépendante et qui permette à chacun de bénéficier de façon égalitaire de tous les services publics et en particulier : enseignement, santé, protection des personnes, des biens et des propriétés privées. (Liste non exhaustive). Elle serait tout à faitt illégitime à contribuer à la diffusion de critiques entre des organisations d’opposition qu’elle respecte individuellement pour leurs apports au combat contre la dictature et l’asservissement de la population.

A celles ou à ceux qui pourraient l’avoir oublié (pendant un court instant ?), nous rappelons qu’il serait absurde que certaines formations d’opposition concentrent (de façon publique) leurs flèches sur les leaders ou les membres d’autres partis, en passant totalement à côté de la cible prioritaire : le régime dictatorial, ses dirigeants et ses affiliés, qui sont au final les seules bénéficiaires de telles attaques … ces attaques ne pouvant qu’affaiblir l’opposition et sa crédibilité sur la scène nationale et internationale.

Nous prions donc les auteurs de ces contributions de comprendre et d’accepter notre position, même s’ils regrettent certainement que nous ayons été amenés à refuser la publication de leurs articles, pour les raisons que nous venons d’exposer.

12/01/2012 (B638) : LDDH / Qui a bombardé dimanche dernier une Mosquée à Mogadiscio : les forces tueuses de Djibouti sous les ordres d’Amison ? (Français et Somali)


Le Président

DIFFUSION D’INFORMATION DU 12 JANVIER 2012

Qui a bombardé dimanche dernier
une Mosquée à Mogadiscio :
les forces tueuses de Djibouti
sous les ordres d’Amison ?

Une chose est vérifiable, c’est que Mogadiscio est atteinte par le CANCER DE
L’IGAD.

D’autres informations suivront.

Ci-après une information en langue Somalie sur un démenti classique d’un régime djiboutien célèbre et notoirement connu pour ses tendances mafieuses mais aussi pour ses mensonges et terrorismes d’Etat tueurs, évidemment impunis grâce aux forces étrangères pré positionnées dans le strict et seul intérêt financier par ricochet ou par l’intérêt d’un Faux motif Géopolitique ou par nostalgie néocoloniale

NOEL ABDI Jean-Paul

________________________________ Somali

Jabuuti oo ka jawaabtay eedeynti Al shabaab

Safaarada dowlada Jabuuti ay ku leedahay magaalada Muqdisho ayaa ka jawaabtay eedeyn ay dhawaan Al Shabab usoo jeediyeen oo ahaa in ciidanka Jabuti ay door ka qaateen duqeynti Masaajidka Al Hidaaya.

War saxaafadeed laga soo saaray safaarada Jabuuti ee Soomaaliya oo uu ku saxiisnaa sii haayaha xilka safiirka ahna safiirk ku xigeenka safaarada ayaa lagu sheegay in hadalki kasoo yeeray Al Shabaab ee ahaa in ciidamada Jabuuti ee jooga magaalada Muqdisho duqeeyeen masaajidka Al Hidaaya uu meel ka dhac ku yahay dowlada Jabuuti.

Safaarada ayaa warkaasi ku sheegtay mid lagu dilayo sumcada ciidamada Jabuuti ee hada jooga Soomaaliya kana qeybgalaya howlgalka nabad ilaalinta ah ee Midowga Africa.

Gudoomiyaha Al Shabaab ee gobolka Banaadir Sheekh Maxamed Abu C/raxmaan ayaa ku eedeeyey ciidamada Jabuuti ka jooga Muqdisho in ay beegsadeen masaajidka Al Hidaan ee degmada Hiliwaa kaasi oo duqeymo Sabtidi loo geystay ay ku dhinteen ilaa iyo laba ka mid ah culimada Tabliiqa.
AMISOM ayaa sheegtay Axadi lasoo dhaafay in ay baarayaan dhacdadi lagu beegsaday masaajidka Al Hidaaya.

10/01/2012 (B638) Déclaration des droits de l’homme dominant et des devoirs du citoyen soumis, en principauté de pacotilles (Reprise de nos publications de 2008, qui restent hélas et plus que jamais, d’actualité !)

L’original peut-être téléchargé en format PDF

Principauté bananière de Pacotilles

31ème Anniversaire
de la Principauté indépendante
et souveraine de Pacotille.

DECLARATION LOCALE
DES DROITS DES HOMMES DOMINANTS
ET DES DEVOIRS DES CITOYENS SOUMIS

Le couple régnant a inauguré solennellement la nouvelle Déclaration locale des Droits de l’Homme dominant et des Devoirs du Citoyen soumis, applicable à titre rétroactif et sans limite de temps en son territoire, afin que nul ne l’ignore.

Préambule :
Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille dominante et de leurs droits inaliénables constitue le fondement de la dictature en vigueur, de l’injustice, de la suprématie et de la pérennité du clan privilégié,

Considérant que la libération de l’homme-esclave a conduit à des actes de désobéissance civile qui ont révolté la sensibilité de Paulette et que l’avènement d’un monde où les êtres humains seraient libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, serait une hérésie fondamentale, aux dérives inquiétantes,

Considérant qu’il est essentiel que les Droits de la tribu dominante soient protégés par un régime de non-droit pour que le Citoyen soumis ne soit pas tenté, en suprême recours, à la révolte contre la dictature en exercice,

Considérant qu’il est utile d’encourager le développement de relations fratricides entre les peuples et les ethnies pour garantir en toute circonstance, la tranquillité et la suprématie des dominants sur les soumis,

L’Assemblée générale de Pacotilles agissant en pleine et consciente reconnaissance de la volonté infaillible de Bobard 1er :

Proclame la présente Déclaration locale des Droits de l’Homme dominant et des Devoirs du Citoyen soumis comme l’idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration cons-tamment à l’esprit, s’efforcent, par le harcèlement géné-ralisé et le recours à l’incarcération arbitraire, de déve-lopper le respect envers les tribus dominantes et d’en assurer, par des mesures d’ordre local et national, la reconnaissance de la supériorité du clan privilégié.

Article premier
En Pacotille, tous les êtres humains naissent inégaux en dignité, en droits et en devoirs. Les dominants sont doués de la raison et de la conscience et ils doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité, afin de protéger et de conserver leurs privilèges.

Par opposition les citoyens soumis sont réputés en droit comme étant privés de ces dons. Par conséquent, ils doivent se plier à la Loi des dominants et ne jamais la contester.

Article 2
Hormis les membres des clans dominants et de leurs obligés, chacun doit s’imposer tous les devoirs proclamés dans la présente Déclaration, sans ne jamais solliciter une contrepartie sous la forme d’un droit réciproque.

De plus, il sera établie une distinction fondée sur les origines ethniques et nationales, les opinions politiques, le patri-moine familial et son origine, afin d’établir le statut personnel de chaque homme, femme, enfant et vieillard et les devoirs attachés pour les Citoyens soumis ou les droits acquis et inaliénables des Hommes dominants.

Article 3
Tout citoyen soumis est candidat volontaire à l’incarcération, à l’expropriation de ses biens, de ses outils de travail et de son domicile au profit des Hommes dominants. Il est candidat volontaire à la défense de la patrie et il se positionne en première ligne en cas de conflit, afin de faire don de sa vie avec générosité.

Article 4
L’asservissement étant la règle en Principauté de Pacotille, nul ne pourra être soustrait à la condition de citoyen soumis, s’il n’est pas membre d’une tribu dominante.

L’affranchissement des citoyens soumis est strictement interdit, quelle que soit la forme utilisée.

Article 5
Tout Citoyen soumis peut être exposé à la torture, à des peines ou des traitements cruels, inhumains ou dégradants, sur simple décision de l’Homme dominant.

Article 6
Chacun a le droit à la reconnaissance en tous lieux de son statut défini à l’article 2 et des devoirs et obligations assor-ties.

Article 7
Tous sont inégaux devant la Loi. Nul ne peut prétendre à une égalité de traitement devant la Loi dont la protection constitue l’une des prérogatives exclusives des Hommes dominants. Tous sont exposés sans restriction à toutes les formes de discrimination raciale, ethnique, religieuse et patrimoniale. Toute provocation qui viserait à violer la présente Déclaration sera punie avec la plus extrême sévérité.

Article 8
Tout citoyen soumis peut être condamné par les juridictions nationales compétentes sur le seul témoignage d’un Homme dominant. Il a le devoir de respecter en tout lieu et en toute circonstance les droits fondamentaux des Hommes dominants qui sont confortés sans limite par la Constitution ou par la Loi.

Article 9
Tout citoyen soumis peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé.

Article 10
Tout citoyen est soumis à l’obligation de conserver le silence absolu, en particulier dans les enceintes judiciaires. Il ne peut en aucun cas défendre sa cause devant un tribunal qui sera constitué exclusivement de magistrats dominants. Ils décideront, à leur seule volonté ou en application des décisions du Prince régnant, toute accusation en matière pénale et fixeront les peines assorties, sans aucune possibilité de défense ni de recours pour le citoyen soumis.

Article 11
Tout citoyen soumis accusé par un Homme dominant d’un acte délictueux est déclaré coupable, jusqu’à ce que la peine ait été confirmée au cours d’un procès
public où il ne pourra se prévaloir d’aucune garantie pour assurer sa défense.

Tout citoyen soumis pourra être condamné pour des actions ou omissions qui, au moment où elles ont été commises, ne constituaient pas encore un acte délictueux d’après le droit local. De même, il pourra être infligé une peine plus forte que celle qui était déjà applicable au moment où l’acte délictueux a été commis.

Article 12
Les immixtions arbitraires dans la vie privée, la famille, le domicile ou la correspondance et les atteintes à l’honneur ou à la réputation des Citoyens soumis sont indispensables à la sécurité du pays. Aucune disposition légale ne saurait protéger le Citoyen soumis de telles immixtions. Toute tentative, toute entrave ou toute opposition de la part d’un Citoyen soumis, dans le but de s’y soustraire est assimilable soit à une atteinte à la sécurité nationale soit à un crime d’intelligence avec une puissance étrangère. Elle sera punie avec sévérité.

Article 13
Seuls les hommes dominants ont le droit de circuler librement et de choisir leur résidence à l’intérieur de l’État ou dans un autre pays..

Les Citoyens soumis n’ont pas le droit de quitter le pays, sauf autorisation délivrée par l’Homme dominant. Pour les Citoyens soumis, l’immigration quand elle est autorisée, est considérée comme définitive et irréversible. Aucune autorisation de retour ne pourra jamais être accordée quelles que soient les circonstances.

Article 14
Devant la persécution, les Citoyens soumis n’ont pas le droit de chercher asile ni de bénéficier de l’asile en d’autres pays. Ils ont le devoir de rester au pays.

Ce devoir s’applique même dans le cas d’une simple allégation qui sera toujours assimilable, par principe et de droit, à un crime de droit commun ou à un agissement contraire aux buts et aux principes du Clan dominant.

Article 15
L’attribution de la nationalité aux Citoyens soumis, quand ils sont effectivement natifs du pays et non d’un pays voisin, est soumise à la discrétion de l’Homme dominant.

Tout citoyen soumis peut être privé de sa nationalité ou du droit de changer de nationalité, sur simple décision d’un Homme dominant.

Article 16
A partir de l’âge nubile, l’homme et la femme ont le droit de se marier et de fonder une famille, dans la limite des restrictions liées au statut défini à l’article 2.

Ils ont des droits inégaux au regard du mariage, durant le mariage et lors de sa dissolution. L’inégalité repose sur le sexe et l’appartenance tribale.

Le mariage ne peut être conclu qu’avec le libre et plein consentement du futur mari. Celui de la future épouse est consultatif.

La famille est l’élément naturel et fondamental de la société. Cependant les Hommes dominants ont le droit de briser celles des Citoyens soumis, notamment en cherchant à séduire leurs épouses, qui ne pourront pas refuser, sauf si elles sont issues d’une tribu dominante.

Article 17
Toute personne, aussi bien seule qu’en collectivité, a le droit légitime d’aspirer à la propriété. Cependant les Citoyens soumis peuvent être arbitrairement privés de leur propriété au profit des Hommes dominants, sans qu’il ne soit néces-saire de préciser le motif.

Article 18
La pensée unique est la règle applicable en Pacotilles. Elle est définie par les Hommes dominants. En conséquence, toute personne a le droit à la liberté de pensée, mais il est strictement encadré et limité à cette pensée unique.

Il en est de même pour la conscience et la religion. Les Citoyens soumis ont le devoir de pratiquer la ou les religions des Hommes dominants et d’adhérer sans restriction à toutes leurs convictions, tant en public qu’en privé.

Article 19
Seuls les Hommes dominants ont le droit à la liberté d’opinion et d’expression.

Par voie de conséquence, tous les Citoyens soumis peuvent être harcelés à tout moment, de jour comme de nuit, pour leurs opinions, s’ils sont simplement soupçonnés de ne pas adhérer totalement à la pensée unique. A ce titre, il leur est formellement interdit de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, des informations et des idées différentes de la pensée unique.

Tout acte ou plus généralement toute attitude, pouvant avoir pour conséquence d’enfreindre cette règle, sera sanctionné sévèrement au titre de tentative de subversion ou d’offense au Prince régnant.

Article 20
Il est interdit aux Citoyens soumis d’organiser des réunions ou des rassemblements publics et privés, de créer ou d’appartenir à des associations, sans l’approbation clairement exprimée des Hommes dominants. Cette approbation pouvant être retirée à tout moment, sans préavis et avec effet rétroactif.

Les Hommes dominants peuvent imposer, y compris par la force ou le chantage, aux Citoyens soumis de devenir membres de leurs propres associations, de leurs propres partis politiques et de participer aux manifestations et rassemblements qu’ils organisent pour supporter leurs objectifs, leurs opinions ou leurs candidats.

Article 21
Seuls les hommes dominants sont autorisés à prendre part à la direction des affaires publiques en Pacotilles, soit directement, soit par l’intermédiaire de leurs représentants élus sur une liste unique de candidature approuvée par le Prince régnant et son épouse..

Seuls les Hommes dominants ou leurs obligés peuvent prétendre à accéder, dans des conditions d’inégalité, aux fonctions publiques du pays.

La volonté des Hommes dominants est le fondement de l’autorité des pouvoirs publics ; cette volonté doit s’exprimer par des élections organisées qui ont lieu périodiquement, au suffrage universel suivant une procédure spécifique de fraude électorale privilégiant les candidats uniques sélectionnés parmi les Hommes dominants.

Article 22
Aucun Citoyen soumis ne peut prétendre à la sécurité sociale ni à la gratuité des soins.

Article 23
Sans l’accord des Hommes dominants, les Citoyens soumis ne peuvent prétendre à obtenir un travail rémunéré, à choisir leur métier et leur lieu de travail ni à bénéficier de la protection contre le chômage.

En cas de nécessité personnelle ou collective, les Hommes dominants peuvent imposer aux Citoyens soumis d’exercer un travail choisi par eux, même si la rémunération proposée est inférieure aux pratiques locales. Dans cette hypothèse, le Citoyen soumis ne peut pas refuser son entière collaboration, sous peine d’incarcération immédiate et de sanctions au motif de rébellion contre l’autorité publique établie.

Le salaire égal pour un travail égal n’est garanti que pour les Hommes dominants.

Il est interdit aux Citoyens soumis de fonder des syndicats ni de s’affilier à des syndicats pour la soi-disant défense de leurs intérêts, sauf si les syndicats, leurs statuts et l’ensemble de leurs dirigeants sont reconnus par le Prince régnant.

Article 24
Tout Homme dominant a droit au repos, aux loisirs et aux congés payés durant trois mois annuels consécutifs ou non. Cependant, à titre dérogatoire, la durée du travail hebdomadaire des Citoyens soumis est limitée à 70 heures, avec l’éventualité de leur accorder deux jours de vacances non payées par an.

Article 25
Pour limiter les désordres publics et endiguer les risques d’inflation, les Citoyens soumis ne peuvent exiger en aucun cas une rémunération supérieure à celle qui permet de faire face avec sa famille à l’utilisation d’un hébergement adapté mais modeste et d’une alimentation sans excès.

Le chômage, l’indemnité de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte des moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de leur volonté restent le privilège exclusif des Hommes dominants. Aucun Citoyen soumis ne pourrait prétendre à en bénéficier, quelles que soient les circonstances.

Sauf pour les membres des tribus dominantes, la maternité et l’enfance n’ouvrent aucun droit à une aide ni à une assistance spéciale. Tous les enfants de Citoyens soumis, qu’ils soient nés dans le mariage ou hors mariage, ne peuvent bénéficier d’aucune protection sociale ni d’un droit à la santé, à l’éducation supérieure et à un emploi, sauf en cas de réquisition dans la fonction publique, l’Armée ou la Police.

Article 26
L’éducation n’est gratuite, en ce qui concerne l’enseignement élémentaire et fondamental que pour les Hommes dominants. L’enseignement élémentaire n’est pas obligatoire pour les Citoyens soumis. L’accès aux études supérieures est réservé en pleine inégalité aux familles issues de deux parents appartenant à la classe des Hommes dominants..

L’éducation doit viser au renforcement du respect des principes de la dictature et aux mesures nécessaires pour en assurer la pérennité. Elle doit favoriser la compréhension de toutes les formes de domination : raciales, tribales, reli-gieuses et patrimoniales et le droit d’exercer la loi du plus fort, au détriment des plus faibles.

Article 27
Tout Homme dominant a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts. Les Citoyens soumis ont l’obligation de contribuer au bien-être des hommes dominants par tous les moyens qui leur seront imposés

Personne, hormis les Hommes dominants ne peut se prévaloir d’un droit à la protection de ses intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l’auteur.

Article 28
Aucun citoyen soumis ne peut prétendre à ce que règne, sur le plan social et sur le plan international, un ordre tel qu’il puisse exiger la reconnaissance de droits et de libertés. La présente Déclaration a pour objectif de définir leurs devoirs.

Article 29
Les Citoyens soumis ont des devoirs envers la communauté dans laquelle seule l’inégalité de traitement avec les Hommes dominants garantit la pérennité du régime dictatorial.

Dans l’exercice de ses devoirs et de ses obligations, sans ne pouvoir exiger la moindre liberté, chaque Citoyen soumis doit s’interdire toute critique du régime, que ce soit oralement, par écrit ou par la pensée. Tout agissement contraire serait considéré comme un trouble de l’ordre public et du bien-être général des Hommes dominants dans une société dictatoriale.

Article 30
Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant, pour les Citoyens soumis, un droit quelconque de se livrer à une activité ou d’accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui sont l’apanage exclusif des Hommes dominants en Pacotilles.

08/01/2012 (B638) Chroniques du Sergent Ariko. Annulation en dernière minute du discours présidentiel (format télévisé) de fin d’année, remplacé quelques jours plus tard par une interview fleuve (montée et remontée par des techniciens peu habiles), sans aucun intérêt, qui a montré la méforme du Président.

_____________________________ Note de l’ARDHD

Le Sergent Ariko, qui a décidé de sortir de l’anonymat en nous demandant de publier sa photo , informe toute la communauté djiboutienne, qu’elle pourra le retrouver sur FaceBook « Sergent Ariko »
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Suite du bilan du gros super menteur.

Tout d’abord, je demande au régime RPP de libérer immédiatement et sans aucune condition, le compositeur de l’hymne national Garchileh condamné par l’état voyou de Djibouti à trois mois de prison ferme au cours d’un procès marathon.

Même chose pour tous les jeunes arrêtés par la gendarmerie dans leurs maisons et faussement accusés d’avoir volé des câbles de l’EDD.

Dans ces conditions, il serait urgent que Djama Ali Guelleh, le petit patron de l’EDD fasse mettre en prison Mohamed Mahamoud Haid, le frère de la dernière dame, au motif qu’il ne paye pas ses consommations d’électricité à l’EDD.

Peine perdue car Djama Ali Guelleh dit tout bas qu’IOG ne peut rien contre lui.

Donc Djama Ali Guelleh s’attaque aux pauvres habitants de Balbala qui se débrouillent comme ils le peuvent pour survivre, évitant ainsi l’affrontement avec ce fou malade qui consomme l’électricité sans ne jamais la payer. Une preuve de plus que cette République est gérée au nom du principe de l’injustice.

Quand au petit dictateur il se tait. Il observe ce spectacle en riant à pleines dents dans son majliss d’Haramous.

Avant IOG, Siad Barreh avait rit lui aussi de l’injustice. On sait comment Allah a mis un terme à ses jours. Un exemple que devraient méditer tous ceux qui se croient a l’abri des représailles de la part de la population de Djibouti, épuisées, démotivée et exaspérée après 35 années de gouvernance RPP.

Cette année le super menteur a décidé, à la dernière minute, d’annuler la cérémonie traditionnelle d’enregistrment vidéo des voeux de fin d’année, pour la remplacer par un discours.

L’équipe des jeunes journalistes maisons de la RTD (aux ordres) est retournée dans les studios de la RTD. Leurs collègues du studio présidentiel, qui ont établi leur quartier général dans l’ancienne résidence de Barkhat Gourad Hamadou, ont fait de même.

Est-ce, parce qu’il était affolé par mes écrits, que le dictateur a renoncé aux festivités publiques ?

Selon certaines informations en provenance des services secrets, ces derniers lui auraient confirmé que le peuple grondait et qu’une révolution des Oulémas et des jeunes était en train de s’organiser afin de le bouter hors du trône.

– Panique à bord du boutre Haramous.

Ayant eu ces informations, le « gros super menteur » aurait décidé de convoquer les Oulémas à sa résidence d’Haramous, après l’échec des négociations avec eux, qu’aurait endossé son ministre Hamoud Abdi sultan.

En tout cas, c’est sans son ministre que le dictateur a reçu les Oulémas en son Palais : cela permet, en passant, de mesurer le faible niveau de confiance dans l’équipe gouvernementale.

On se souvient que le ministre Hamoud avait décidé de s’opposer à plusieurs projets (vol des commerçants sous couvert de la collecte de Zakat) du RPP qui sont à ses yeux incompatibles avec les valeurs de l’Islam auquel il se réfère.

Cela lui a valu de devenir suspect aux yeux de super menteur.

Après avoir reçu les Oulémas, le dictateur s’est plié à leurs revendications. Par exemple, il a décidé d’augmenter les salaires de certaines catégories d’emplois, ce qu’il a annoncé lors d’une cérémonie organisée à l’hôtel Kempisky palace, où était présent le syndicat maison UGTD, clone du véritable syndicat.

Ce syndicat clone ne représente rien. On se souvient qu’en 1999 lors d’une rencontre avec les syndicalistes membres du clone au Sheraton hôtel de Djibouti, IOG avait déclaré que le premier syndicat de Djibouti était celui des gens de mer.

Que reste-t-il de ce syndicat, aujourd’hui ? Rien du tout ! Il a été laminé !.

Les autres syndicats n’ont même pas le droit d’être cité officiellement.

IOG a compris que la fronde s’était emparée du peuple. La fraude se développe en ville et dans tout les pays : de plus en plus nombreux sont ceux qui ont décidé soit de voler soit de ne plus rien payer.

Les quartiers Carton, Balbala, Arhiba et autres ne paient plus les factures de l’EDD de Djama Ali Guelleh.

Souffrent en ce moment, celles et ceux, qui, dans ce pays, craignent Allah et qui n’osent voler les biens de l’Etat. A Djibouti « voler » ou « bouffer » sont devenus des expressions banales bien qu’elles soient interdites par notre Sainte Religion l’Islam. Le régime qui sait que ses jours sont comptés, n’arrête pas de conseiller à ses proches « obligé » de quitter le navire RPP.

– IOG n’a tenu aucune des promesses qu’il avait fait au peuple.

Le gouvernement Tiji formé après le départ des Warabeys est un cabinet port.

Certains, comme le Ministre des sports, le docteur Djama continue de faire leur mariolle. Lui est entré en guerre avec toute son administration.

Il vient d’empêcher le Capitaine de gendarmerie Fadoul de participer à la conférence des arbitres dont il est membre élu. Ce capitaine a été assigné à résidence et il est surveillé par ses propres gendarmes.

Ce ministre d’IOG fait partie des derniers faucons. Il ne serait pas inutile de faire une enquête sur ses diplômes. Certaines sources affirment que ses diplômes du docteur son faux et qu’il les a simplement achetés à La Havane (Cuba).

On ne devient pas docteur comme cela. Nous allons demander à l’école de médecine dont il dit avoir suivi l’enseignement pour vérifier si son diplôme est faux ou pas. Dans ce gouvernement mort-né certains ministres se laissent aller en plein jour à des actes que leurs aînés n’osaient pas faire.

Deux ministres Tiji sont soupçonnés d’avoir mis enceinte leurs secrétaires respectives.

Il est effectif que l’une d’elles est enceinte tandis que l’autre se plaint … de maladie…

Informé par son Djama chef du protocole, IOG s’est contenté de sourire et n’a jamais envisagé la possibilité de flanquer ces deux ministres à la porte. Pire même, il les soutient contre l’avis du peuple et des familles des deux secrétaires qui réclament justice à un état qui ne connait pas la justice.

– IOG déchire les décisions de justice !

Dernièrement, IOG aurait déchiré en public au Palais de l’Escale une décision d’amener. Comme la justice à Djibouti c’est lui, personne n’ose le contester. Les juges avaient émis un mandat d’arrestation à l’encontre d’une personne que Guelle protège.

Dans ce pays où la justice n’existe plus depuis des décennies, les djiboutiens ne doivent plus rêver.

Il ne sera pas facile de mettre un terme à un système archaïque, mis en place et soutenu par la France, qui y trouve son intérêt

Que peut attendre le peuple de Djibouti d’un homme, qui a déjà accompli deux mandats, dont les conséquences politiques, économiques et sociales sont désastreuses ?

Le peuple de Djibouti a compris que les vœux de ce chef d’état, au nouvel an, sans caméra ni interview, prouvaient qu’il était totalement déconnecté de la réalité.

Pour répondre à la déception de ses compatriotes qui le rejettent à plus de 90 %, IOG n’a pratiquement plus rien à dire. Les djiboutiens ne croient plus à ses promesses : il n’en a jamais tenu une seule et maintenant, ils se tournent vers Allah seul qui à la puissance de le déboulonner.

N’en déplaise aux occidentaux qui le soutiennent encore pour des motifs bassement stratégiques.

IOG promet beaucoup au peuple mais il se moque de son propre peuple. Il ne pense qu’à s’enrichir encore davantage avant que le peuple ne le mette à la porte. Son temps est fini à l’instar de ses amis dictateurs arabes.

Le peuple de Djibouti attend qu’il démissionne de son poste pour laisser la place à un jeune leader proche de ses concitoyens et choisi par eux.

En fin tacticien IOG ne cesse d’inaugurer des nouvelles banques. Mais dans la réalité les banques locales ferment les unes après les autres pour cause de prêts non remboursés par des créanciers qui sont protégés par le système et la justice aux ordres du Palais.

IOG a « acheté » le dernier des dinosaures (Omar Osman Rabeh) dont les écrits dérangeaient au plus haut point l’état RPP.

Jusqu’à maintenant ses livres « Le cercle et la Spirale » et « République de Djibouti ou Roue de Secours d’Ethiopie » sont interdits à la vente à Djibouti.

Le système RPP n’a jamais accordé le moindre respect à ce djiboutien qui a lutté pour que Djibouti soit un état démocratique. Il a été sacrifié sur des critères tribaux. D’abord exilé en France puis au Canada, le vieux Omar a été fort attristé de constater les déchirements au sein de l’opposition.

Il s’est tourné vers cette Somalie dont il espérait le retour dans le cercle des nations libres.

Mais le régime RPP vient de l’acheter au moment où il plaidait pour une Somalie unie. A Djibouti, le régime essaie d’acheter tous ceux qui ont lutté pour le pays et qui étaient contre le régime de Hassan Gouled. Des chanteurs (Abdi Nour Allaleh, Garchileh, etc. ), des poètes, des politiciens (Hachi Abdillahi Orah, Omar Elmi dit Danbasweiney, Ougoureh et sa bande de profiteurs, des anciens du PRD de Hamareither, Kaireh Allaleh Hared ex ministre de l’intérieur de Hassan Gouled etc..).

Tout ce beau monde a intégré la machine d’IOG après avoir été chassé du pays par un certain Hassan Gouled.

– Sur la forme aussi, le dictateur s’est avéré être en déphasage avec son peuple.

Super-menteur a monopolisé l’espace politique au propre comme au figuré, ne cachant pas sa préférence pour le parti unique et son aversion pour le multipartisme et la démocratie.

IOG était là, mais il semblait absent perdu dans ses pensées personnelles face à la population qui lui en veut. Il a convoqué, de toute urgence, le journaliste maison de la RTD Mohamed Daher, qui a joué la Brosse à Reluire pour son patron au palais d’Haramous.

Le peuple de Djibouti aurait préféré que la « conversation-interview » soit enregistrée au palais de la présidence de la république, symbole du pouvoir et non dans une maison privée. Les djiboutiens ont assisté sur la RTD au spectacle pitoyable un dictateur-menteur qui se fait contredire par son cousin Djama Ali Guelleh. On sait que ce dernier n’aurait pas apprécié que le dictateur cousin évoque une baisse de prix du kilowatt.

IOG a maladroitement tenté de jeter de la poudre aux yeux comme il l’avait fait dans son interview à Jeune Afrique, dans laquelle il avait encore menti au peuple

L’année a déjà commencé depuis quelques jours. Notre gros monsieur n’avait pas vraiment le courage de parler à la population du moment qui le menace par le biais des Oulémas qui ont refusé de le soutenir.

– Plus de Douas pour le gros menteur.

Finis les yeux doux des Oulémas djiboutiens à ce tyran d’un autre âge. Les Oulémas, dans leur majorité, y compris ceux du Kouroug ont refusé de lui faire les Douas habituelles. À la fin de l’Ijtima qui s’est déroulée entre jeudi et dimanche matin, le dictateur a envoyé une voiture pour faire venir à sa résidence d’Haramous les Cheik Houssein Ali et Ismail, deux poids lourds du Kouroug djiboutien.

Mais les Oulémas ont refusé l’invitation relayée par le chef du protocole Djama Elmi. Ils ont refusé d’aller voir un malade qui a mis son peuple et son pays à genoux, préférant la compagnie des djiboutiens modestes.

Alors, le régime a fait venir à cet Ijtima, les principaux patrons de la police, de la gendarmerie, des forces armées pour assister à cette rencontre annuel du Kouroug djiboutien. Comme les années précédentes, les Oulémas djiboutiens ont refusé de prier pour le salut du Chef de l’Etat, et ils ont supplié Allah d’épargner Djibouti de la folie qui frappe les pays africains.

Cette rebuffade signifie que la partie est finie pour IOG.

« Quelles responsabilité pourraient être confiées à un homme qui n’a même pas la capacité de retenir sa propre fille ? »
C’est un commentaire que l’on entend souvent dans les rues de Djibouti.

– IOG appartient désormais au passé.

Lors de l’interview, IOG est apparu, le visage émacié, le cou squelettique et ridé, noyé dans le col d’une chemise aux manches évasées découvrant des lèvres tremblantes qui tenaient parfois laborieusement quelques feuilles d’un discours-fleuve.

L’entretien a duré 52 minutes pendant lesquelles IOG jetait souvent des regards furtifs de droite et de gauche avant lever les yeux vers le un journaliste maison Mohamed Daher, donnant l’impression de se raccrocher à une bouée de sauvetage pour pallier sa mémoire défaillante.

C’est l’image affligeante, dramatique, que le Président-dictateur Ismail Omar a offert, le 4 janvier 2012, à la face de la république de Djibouti et du reste du monde.

Elle nous a fait découvrir un Président menteur en méforme totale, qui tentait de s’accrocher désespérément à un pouvoir qui lui échappe

Pour un rendez-vous aussi solennel qu’un message à la Nation, chacun s’attendait à ce qu’il fasse preuve de respect envers les citoyens et de compassion pour leurs difficultés. On se demande pourquoi les services d’information et de communication du chef de l’État, ne sont pas intervenus pour soigner son image.

Le déroulement de cet entretien a été long et pénible. Les auditeurs ont eu l’impression qu’il s’écoulait une éternité : le message du président de la République a été ressenti comme les dernières paroles d’un vieillard au bord de l’abime!

Et que découvre-t-on quand le silence de la musique a cédé enfin à la musique du silence ?

L’orchestre politico-électoral, prompt à produire des opus dithyrambiques pour leur immortel hyper-Président, pointera le doigt accusateur sur une traitrise technologique.

Mais, il ne nous fera pas la divine musique sur le couplet «Excellente condition physique du Président» parce que, pour ce cas-là, c’est la voix qui a fait le Judas.

A côté de la voix presque inaudible que l’on a eu des difficultés à entendre, il y a eu, ô suprême malchance de fin d’une année socialement pénible, le film massacré à force de montages hasardeux, de passages coupées, collées puis recollées, tant et si bien que les mouvements de la bouche présidentielle étaient en décalage avec le discours que l’on entendait.

Voilà pour la forme !

Sur le fond, le message océanique du Président dictateur Ismail Omar aura été une sorte de formidable insulte envers la Nation.