Articles

16/01/2012 (B639) RSF : 25 journalistes arrêtés, 4 encore détenus, une chaîne de télévision suspendue : « semaine noire » pour les médias au Somaliland (En Français et en Anglais)

_______________________________ 1 – Version en Français

Reporters sans frontières exprime sa très vive inquiétude suite aux événements qui ont touché les médias de l’Etat autoproclamé du Somaliland la semaine dernière et qui se sont soldés par l’arrestation de vingt-cinq journalistes ainsi que par la suspension d’une chaîne de télévision. L’organisation dénonce une campagne d’intimidation et appelle à la libération des quatre reporters toujours maintenus illégalement en détention.

« Cette vague d’arrestations de journalistes est sans précédent au Somaliland »,


a déclaré Reporters sans frontières. « Nous sommes préoccupés par ce regain de répression et par les propos du Président qui n’hésite pas à qualifier un média de ‘destructeur de la nation’. Ces actes sont de nature à intimider davantage une profession qui exerce déjà, dans cette région de la Somalie, dans des conditions difficiles. Nous demandons que les quatre journalistes en détention soient libérés et que la chaîne de télévision HornCable TV soit rouverte sans délai », a ajouté l’organisation.

Le 15 janvier 2012, les employés de HornCable TV ont organisé une manifestation devant le palais présidentiel pour protester contre la suspension de leur chaîne de télévision. Cette opération s’est soldée par des passages à tabac de journalistes perpétrés par des membres de l’Unité spéciale de protection du Somaliland, ainsi que par l’arrestation de huit d’entre eux, tous salariés de la chaîne : Nimco Sabriye, Hamsa Ali Bulbul, Mohamed Gurashe, Abdirahman Sheik Yunes, Ayan Diriye, Nimo’ Diriye, Hodan Ali Ajabi, Safiya Nuh Sheikh. Suite à ces premières arrestations, treize autres reporters de différents médias venus soutenir leurs collègues ont également été arrêtés. Le propriétaire de HornCable TV a, quant à lui, été convoqué le même jour à la Présidence pour y être interrogé. Les journalistes, parmi lesquels on compte six femmes, ont tous été placés en détention au commissariat central d’Hargeisa, avant d’être libérés, le 16 janvier, sur ordre du ministre de l’Intérieur, Mohamed Nour Arale.

Le 14 janvier, près de cent policiers arrivés à bord de sept véhicules blindés avaient envahi les locaux de HornCable TV à Hargeisa avant de les fermer et d’ordonner au personnel de quitter les lieux. L’émetteur avait également été coupé peu de temps après. L’officier en charge de la descente, Mohamed Du’alle, avait admis ne pas avoir de mandat mais avait dit agir sur ordre de ses supérieurs. Pendant cette opération, Mohamed Abdi Sheik, le directeur HornCable TV pour l’Afrique de l’Est, avait été brièvement arrêté.

Selon le Président du Somaliland, Ahmed Mohamed Siilaanyon, qui s’est exprimé devant le Parlement le même jour, la chaîne de télévision serait un « destructeur de la nation » qui diffuse de la propagande contre son gouvernement. Il serait notamment reproché à la chaîne sa couverture d’une conférence entre tribus qui a eu lieu dans le district de Taleh (Région de Sool), le 8 janvier, durant laquelle des représentants des différents clans auraient fait l’annonce de la création d’une administration autonome. Ces raisons ont été confirmées par le ministre de l’Intérieur, Mohamed Nour Arale, qui a précisé que la licence de la chaîne a été suspendue pour « propagande anti-Somaliland ».

Les 21 journalistes interpellés plus de vingt-quatre heures viennent s’ajouter aux quatre autres reporters arrêtés plus tôt dans la semaine et toujours en détention.

Le 11 janvier 2012, Ali Ismail Aare, correspondant pour l’hebdomadaire Waheen, a été arrêté pour avoir pris des photos d’une station essence et d’un bâtiment appartenant au vice-Président du Somaliland, Abdirahman Abdilahi. Le même jour, Mohamed Omar Sheikh, reporter pour l’hebdomadaire Saxafi, a été arrêté pour avoir écrit des articles jugés susceptibles de créer des confrontations dans la région d’Awdal.

Le 9 janvier, Abdqani Hassan Farah, reporter de Universal TV dans le district de Las Anod (région de Sool), a été arrêté par la police, avec deux de ses collègues de HornCable TV et Somaliland TV. Il est reproché au reporter, plus connu sous le nom de Gadari, d’avoir « exagéré les rapports d’un meeting qui créait de l’instabilité dans les régions de Sool, Sanag et Eyn ». Il s’agissait de la réunion des tribus de Taleh, organisée le 8 janvier. Alors que les deux autres journalistes qui l’accompagnaient ont été relâchés au bout de quelques heures, Abdqani Farah est toujours en détention. Son arrestation aurait été orchestrée par le gouverneur de la région de Sool, sur ordre du ministre de l’Information du Somaliland, Ahmed Abdi Habsade.

Le même jour, quatre journalistes ont été empêchés par la police du Somaliland d’assister à la pose d’un câble de fibre optique installé par SomCable Ltd, permettant de connecter le Somaliland via Djibouti. Celui-ci est au cœur de nombreuses controverses puisqu’il avait été autorisé par l’ancien gouvernement puis rejeté par le nouveau.

Le 8 janvier 2012 enfin, Yusuf Abdi Ali, reporter plus connu sous le nom de Indho Quruh et travaillant pour la chaîne Royal TV basée à Londres, a également été arrêté par la police dans le district de Borame de la ville d’Awdal. Il est accusé par une ONG locale, l’Africa Youth Development Association, d’avoir injustement rapporté des allégations de corruption dans un article où il fait état de problèmes de gestion dans des projets de développement locaux. Il est toujours détenu au commissariat de Borame sans mandat d’arrestation, sans accès à un avocat et sans charge formulée contre lui.

Voici la liste des 21 journalistes arrêtés le 15 janvier et libérés au bout de 24 heures :
1. Mohamud Abdi Jama, Rédacteur en chef, Waaheen Newspaper
2. Mohamed Omar Abdi, Rédacteur en chef, Jamhuuriya Newspaper
3. Ahmed Aden Dhere, Reporter, Haatuf Newspaper
4. Mohamed Said Harago, Directeur de l’information, Berberanews
5. Najah Adan Unaye, Directeur, Hadhwanaagnews
6. Suhur Barre, Reporter, HornCable TV
7. Abdiqani Abdullahi Ahmed, Reporter, Hadhwanaagnews
8. Mohamed Ahmed Muse, Reporter, HornCable TV
9. Mohamed Fayr, Reporter, Geeska Africa newspaper
10. Saleban Abdi Ali Kalshaale, Reporter, Waaheen newspaper
11. Khalid Hamdi Ahmed, Reporter, Waaheen newspaper
12. Nimo Omar Mohmed Sabriye, Présentateur, HornCable TV
13. Hamsa Ali Bulbul, Reporter, HornCable TV
14. Mohamed Ahmed Muse Kurase, Reporter, HornCable TV
15. Abdirahman Sheik Yunes, Présentateur, HornCable TV
16. Ayan Diriye, Reporter, HornCable TV
17. Nimo’ Diriye, Reporter, HornCable TV
18. Hodan Ali Ajabi, Reporter, HornCable TV
19. Safiya Nuh Sheikh, Présentateur, HornCable TV
20. Ahmed Abdirahman Hersi, Directeur de la rédaction, HornCable TV
21. Jama Omar Abdullahi, Reporter, Waaheen newspaper

_______________________________ 2 – English version

SOMALIA : In past week in Somaliland, 25 journalists arrested, four still held and TV station closed

Reporters Without Borders is worried by events of the past week affecting the media in the breakaway northwestern territory of Somaliland, in which a total of 25 journalists were arrested and a television station, HornCable TV, was closed in Hargeisa, the territory’s capital. The organization accuses the authorities to trying to intimidate the media and calls for the release of four journalists still being held illegally.

“This wave of arrests of journalists is without precedent in Somaliland,”

Reporters Without Borders said. “We are disturbed by this crackdown and by the president’s readiness to brand a media as a ‘nation destructor.’ This will further intimidate journalists who already have to cope with tough conditions in this region of Somalia. We urge the authorities to free the four journalists still being held and to reopen HornCable TV without delay.”

When HornCable TV employees demonstrated outside the presidential palace in Hargeisa yesterday in protest against the station’s closure, they were attacked and beaten by members of the Somaliland Special Protection Unit and eight of them were arrested. The eight detainees, all journalists, were Nimco Sabriye, Hamsa Ali Bulbul, Mohamed Gurashe, Abdirahman Sheik Yunes, Ayan Diriye, Nimo’ Diriye, Hodan Ali Ajabi and Safiya Nuh Sheikh.

Thirteen other journalists from various media who went to help their detained colleagues were then also arrested. HornCable TV’s owner was summoned to the president’s office later yesterday and interrogated. The detained journalists, who included six women, were taken to police headquarters in Hargeisa and were finally released today on interior minister Mohamed Nour Arale’s orders, after being held for more than 24 hours.

HornCable TV was closed on 14 January when around 100 policemen arrived in seven armoured vehicles, ordered all the staff to leave and sealed the doors.

The transmitter was disconnected soon afterwards. The officer in charge of the raid, Mohamed Du’alle, admitted he did not have a warrant but said he was acting on orders from superiors. Mohamed Abdi Sheik, HornCable TV’s East Africa director, was briefly detained during the operation.

In an address to parliament earlier the same day, Somaliland President Ahmed Mohamed Siilaanyon described HornCable TV as a “nation destructor” and accused it of broadcasting anti-government propaganda.

The government’s anger was reportedly aroused by the station’s coverage of a tribal meeting in Taleh district of Sool region, in which representatives of various tribes announced the creation of an autonomous administration in the region.

The interior minister confirmed that this was the reason, and said the station’s licence had been withdrawn for “anti-Somaliland propaganda.”

The four journalists who are still detained were arrested in series of incidents from 8 to 11 January.

Ali Ismail Aare, a reporter for the weekly Waheen, was arrested on 11 January for taking photos of a service station and a building belonging to Somaliland Vice-President Abdirahman Abdilahi. Mohamed Omar Sheikh, a reporter for the weekly Saxafi, was arrested the same day for writing articles that were deemed likely to create conflict in the Awdal region.

Abdqani Hassan Farah, a Universal TV reporter in Las Anod district of Sool region, was arrested with two colleagues from HornCable TV and Somaliland TV on 9 January. The other two were freed after a few hours but Farah, also known as Gadari, is still being held on a charge of “exaggerating reports of a meeting that created instability in the Sool, Sanag and Eyn regions.” It was a meeting of the Taleh tribes the day before. His arrest was reportedly arranged by Sool’s governor on the orders of Somaliland information minister Ahmed Abdi Habsade.

On 9 January, Somaliland police also prevented four journalists from attending the laying of fibre-optic cable by SomCable Ltd that will enable the territory to be connected with the outside world via Djibouti. It has been the source of a great deal of controversy as it was authorized by the previous government and rejected by the new one.

Finally, Yusuf Abdi Ali, a reporter better known as Indho Quruh who works for London-based Royal TV, was arrested without a warrant in the Borame district of the city of Awdal on 8 January after being accused by a local NGO, Africa Youth Development Association, of making false allegations of corruption and management problems in local development projects. He is still being held in the Borame district police station. He has not been charged and has not been able to see a lawyer.

This is the list of 21 journalists who were arrested on 15 January and were freed the next day:
1. Mohamud Abdi Jama, editor-in-chief, Waaheen newspaper
2. Mohamed Omar Abdi, editor-in-chief, Jamhuuriya newspaper
3. Ahmed Aden Dhere, reporter, Haatuf newspaper

4. Mohamed Said Harago, head of news, Berberanews
5. Najah Adan Unaye, director, Hadhwanaagnews
6. Suhur Barre, reporter, HornCable TV
7. Abdiqani Abdullahi Ahmed, reporter, Hadhwanaagnews
8. Mohamed Ahmed Muse, reporter, HornCable TV
9. Mohamed Fayr, reporter, Geeska Africa newspaper
10. Saleban Abdi Ali Kalshaale, reporter, Waaheen newspaper
11. Khalid Hamdi Ahmed, reporter, Waaheen newspaper
12. Nimo Omar Mohmed Sabriye, presenter, HornCable TV
13. Hamsa Ali Bulbul, reporter, HornCable TV
14. Mohamed Ahmed Muse Kurase, reporter, HornCable TV
15. Abdirahman Sheik Yunes, presenter, HornCable TV
16. Ayan Diriye, reporter, HornCable TV
17. Nimo’ Diriye, reporter, HornCable TV
18. Hodan Ali Ajabi, reporter, HornCable TV
19. Safiya Nuh Sheikh, presenter, HornCable TV
20. Ahmed Abdirahman Hersi, news editor, HornCable TV
21. Jama Omar Abdullahi, reporter, Waaheen newspaper

—-

Ambroise PIERRE
Bureau Afrique / Africa Desk
Reporters sans frontières / Reporters Without Borders
47, rue Vivienne
75002 Paris, France
Tel : (33) 1 44 83 84 76
Fax : (33) 1 45 23 11 51
Email : afrique@rsf.org / africa@rsf.org
Web : www.rsf.org
Twitter : RSF_Africa

15/01/2012 (B639) Chroniques du Sergent Ariko : les dernières nouvelles du front.

– Le « solde » du contingent pour la Somalie, peine à partir.

Selon des informations qui me sont parvenues, les soldats du contingent djiboutien, qui sont encore au pays, refuseraient d’aller en Somalie. Pharaon a beau mettre la pression sur le général Zakaria, ce dernier ne parvient pas à rassembler les jeunes issus du SNA, qui ont été incorporés « de force », pour servir de chair à canon aux milices Al Shebbab.

Ce nouveau retard a mis en colère le représentant de l’ONU, Mohiga, qui s’est vite rendu à Djibouti en compagnie du premier ministre somalien Abdiwalhi Hussein pour exiger que Djibouti envoie toutes les troupes qui avaient été prévues. Mais Guelleh résiste, car a trop peur de se mettre à dos une armée déjà condamnée a la misère en notre pays.

– Le remplacement de Dileita ?

IOG envisagerait-il de se séparer de son premier ministre pour le remplacer Kassim, le fils d’Ahmed Dini qui est courtisé en ce moment par le RPP. Mais Kassim Ahmed Dini n’est pas un homme à se faire acheter comme les Ougoureh, Jean Marie et autres repentis alimentaires.

A court de liquidité, IOG pense-t-il obtenir la réouverture des pompes à subvention (bloquées pour cause de pratiques non-démocratiques) en montrant une ouverture en direction de l’opposition. Washington a d’ores et déjà refusé de financer plusieurs projets que la présidence lui avait soumis.

– Les socialistes français pourraient faire obstruction à la ratification du traité signé entre Sarkozy et Guelleh.

Il est probable que le groupe socialiste de l’assemblée nationale française vote contre la ratification du traité, qui a été signé, fin décembre entre Sarkozy et IOG. Les socialistes veulent d’abord savoir où en est l’instruction judiciaire qui semble piétiner à propos de l’assassinat du juge Borrel.

De leur coté, les États-Unis demandent au gouvernement de Djibouti de faire un point d’avancement sur l’enquête pour l’assassinat de leur chef de la sécurité de l’ambassade, commis aux salines ouest. Il a succombé à plusieurs coups de poignard.

– Toujours des relations tendues avec l’Érythrée

Le Qatar n’a pas apprécié que Djibouti soutienne, en sous main, les rebelles islamistes du mouvement du front érythréen qui luttent contre le régime d’Afeworki.

Asmara refuse toujours de libérer les 47 prisonniers de guerre djiboutiens qu’elle détient au nord d’Asmara. L’aventure des deux soldats Kourougmen qui étaient parvenus à s’évadés des geôles érythréennes a mis le régime Afeworki en ébullition.

Le Qatar tente, malgré tout, de forcer la main d’Afeworki afin que cette question puisse être réglée au plus vite. Le peuple de Djibouti et les membres de nos forces armées attendent le retour de nos soldats prisonniers, dont le colonel Aden Ali Ahmed, chef de corps du régiment blindé.

– Rien ne va plus au sein de la garde républicaine.

Les nouvelles recrues se plaignent de n’avoir pas reçu leur solde. Le pouvoir, à court de liquidité, n’a pas de quoi payer les soldes de ces jeunes recrutés à la halte, après les événements de février 2011.

Le ministre des finances ilyas Moussa Dawaleh n’a plus de cash, même pour la G.R. et pourtant, il ne s’agit seulement que d’une rémunération mensuelle de 15.000 Fdj. Un salaire aussi bas, ne motive pas les jeunes djiboutiens.

Par ailleurs, nous avons appris que la société sud-africaine, qui livre des armes à la Garde républicaine aurait bloqué les dernières commandes pour cause d’impayés.

Or ces armes sont nécessaires pour qu’IOG puissent faire tuer les opposants et les manifestants éventuels.

– Nouvelles désertions de jeunes envoyés en formation à l’étranger

Quatre jeunes djiboutiens, qui ont été envoyés par l’ONEAD en formation aux États-Unis se seraient éclipsés dans la nature. Les américains avaient décidé d’aider l’ONEAD qui ne sait plus comment assurer la distribution d’eau à la population djiboutienne.

Mais les 4 jeunes ont déserté et ils ont demandé l’asile politique au États-Unis.

– Plus de soins à l’infirmerie pour les policiers

L infirmerie de la police nationale du quartier 5, face au stade municipal, ne fonctionne plus. Le médecin-chef de la police, le commandant Aboubaker a décidé de ne plus soigner les agents de la police nationale. La raison est simple : il n’y a plus de médicaments à l’infirmerie et les autres corps, comme la gendarmerie ou la GR, refusent de partager leurs dotations.

Faute de pouvoir soigner efficacement les malades, le docteur Diriir et son équipe d’aides-soignants sont totalement démoralisés du moment.

– La grogne a atteint maintenant le corps de la police.

Les deux chefs le colonel Abdillahi Abdi et le lieutenant colonel Omar Hassan Matan s’affrontent pour le fauteuil laissé vacant par l’ex général Yacin Yabeh.

IOG soutient le colonel Abdillahi Abdi qu’il a décoré dernièrement de la grande étoile après que ce dernier ait menacé de démissionner si l’état n’aidait pas la police.

Paulette soutient le lieutenant colonel Omar Hassan Matan. D’où des ordres contradictoires qui émanent de ces deux chefs. Les policiers, impliqués contre leur gré, dans cette querelle de pouvoir, sont totalement perdus, car ils ne savent plus qui ils doivent écouter.

Le colonel Abdillahi Abdi n’a pas apprécié que le capitaine Abdi Nour Allaleh, récemment promu, puisse se promener « en civil » dans la ville de Djibouti alors qu’il perçoit toujours son salaire de capitaine de la police.

Abdi Nour Allaleh a été récemment promu capitaine, après être allé chanter au mariage du jeune Ougas Moustapha à Dire Dawa, mais il n’est pas aimé de son patron. Le groupe Gourmaad, qu’il encadre, ne marche plus. A part quelques apparitions pour l’Aftour traditionnel pendant le mois béni du ramadan, le groupe est absent. En dehors de cette mission, Abdi Nour n’est rien dans la police et c’est ce qui agace son patron.

Pire encore, Abdi Nour Allaleh refuse d’obéir à son patron adjudant, sous prétexte que c’est la première dame qui l’a fait revenir à Djibouti et il ne prend ses ordres que d’elle. D’où une sourde tension entre les deux hommes.

14/01/2012 (B639) Chroniques du Sergent Ariko : les dernières nouvelles du front.

– De nouveaux ennuis pour Fadouma Hawo

La préfecture de police de Paris aurait adressé une vive protestation à l’Ambassadeur « sortant », Rachad Farah après que le « charmant séducteur », qui a épousé la fille ainée de Pharaon, ait brûlé deux feux rouges aux Champs-Elysées, la nuit du nouvel an.

Avait-il dépassé le taux d’alcolémie limite autorisé pour conduire en France ?

Lorsqu’il a été contrôlé par la Police (qui aurait déjà des informations sur lui), ce monsieur était au volant d’une grosse cylindrée portant l’immatriculation diplomatique de la république de Djibouti. Mais comme il n’est pas djiboutien, mais ivoirien, cela pose des questions …

En effet, certaines rumeurs prétendent qu’il pourrait être soupçonné par la Police française « d’avoir participé » à divers trafics de drogue ? À Djibouti on murmure que Fadouma Hawo avait été mise enceinte par ce charmant jeune homme. Est-ce ce qui aurait pu convaincre sa mère Kadra Haid, agissant avec la complicité de son frère Djama, d’exfiltrer la jeune fille vers Paris, en oubliant même d’avertir IOG ?

– Pas de bousculade pour retirer les cartes d’électeur

Dans les différents arrondissements de la capitale, les fonctionnaires constatent que les Djiboutiens ne se bousculent pas pour retirer les documents qui permettront de voter pour les communales. Le Maire sortant Ali Ismail Yabeh est confronté à deux candidats qui postulent son fauteuil. Ils savent tous que la campagne n’intéresse pas une population qui souffre de la mal gestion du pays.

L’eau, les denrées de première nécessite, la sante, l’éducation : tous ces secteurs sont sinistrés, sans parler du chômage qui laisse nos jeunes sans issue.

Mais au fait, que fait l’homme « auto-élu » de Djibouti ? Rien de spécial : il se contente d’observer du haut de son palais d’Haramous, le peuple qui se débat contre la faim et la soif !

– Enfin des sanctions contre des tortureurs

Je viens d’apprendre que l’officier qui avait torturé à mort un père de famille, un soir a la brigade de la gendarmerie de Cheik Moussa, a été mis aux arrêts de rigueur. Même si le Heer Issa a été versé, cette affaire agace le locataire du palais de Beit el Wali. Il a pris le taureau par les cornes : l’officier et les 2 élèves gendarmes ont été suspendus avec solde.

On attendait cela depuis longtemps. Il semble que Pharaon se soit enfin décidé à agir maintenant, afin que justice soit rendue à cette famille qui a perdu un mari et un père.