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20/01/2016 (Brève 645) Communiqué de la LDDH. Une justice au service du régime

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (L.D.D.H) Djibouti, le 20 janvier 2016

Communiqué de presse:

Djibouti : Une justice au service du régime

Le co-directeur de L’Aurore, mensuel de l’USN, Kadar Abdi Ibrahim, vient d’être condamné à deux mois de prison avec sursis par la chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Djibouti siégeant en matière de flagrants délits, condamnation assortie d’une suspension pour deux mois du journal.
Le seul titre de presse libre du pays est ainsi réduit au silence.

Ce procès faisait suite à la publication par l’Aurore de la photo de la petite Soumeya âgée de 7 ans tuée par balle lors du massacre du 21 décembre 2015 à Buldhuqo. Or, la famille de Soumeya n’avait jamais porté plainte contre l’Aurore, comme l’avait dit la mère devant le procureur de la République samedi 16 janvier 2016 et qu’elle l’a répété aujourd’hui devant le juge des flagrants délits.

Tout comme le Président de la LDDH, Mr Omar Ali Ewado a été condamné à 3 mois de prison uniquement pour museler et bâillonner toute voix dissidente contre un 4eme mandat et ce le temps d’aller à l’élection présidentielle.

La ligue djiboutienne des droits humains (LDDH), la seule organisation indépendante de protection des droits de l’homme à Djibouti qui dénonce les dérives du régime en place se voit amputé de son Président pour la réduire au silence.

La LDDH dénonce une radicalisation, une intensification sans précédent de la répression contre les voix contestataires à Djibouti et une instrumentalisation de la justice par le pouvoir.

La LDDH appel à la communauté internationale, à l’union africaine, à l’union européenne, à la ligue arabe, aux reporters sans frontières, à l’organisations des nations unies et aux organisations des défenses des droits de l’homme de faire pression à la dictature djiboutienne afin de respecter les droits fondamentales des ses citoyens garanties par la constitution.

Le 2ème Vice Président de la LDDH
Mahdi Samireh Sougueh

02/03/2012 (B645) Chroniques du Sergent Ariko : un peuple décidé à en finir et un chef têtu

Je tiens tout d’abord à présenter mes excuses à mes compatriotes et aux amis qui partagent notre lutte, car j’ai du surseoir à mes chroniques pendant quelques jours pour régler des affaires familiales à Londres.

En effet, la société qui m’emploie, m’a affecté comme chauffeur de bus dans un autre quartier de Londres et le déménagement m’a pris du temps.

Maintenant je suis bien installé et le combat continue.

Nombreux parmi vous ont pu suivre les actualités que je diffuse sur Facebook. J’appelle nos concitoyens à consulter ma page et à se connecter à l’ARDHD qui nous sert de relais de transmission, à nous les Djiboutiens qui combattons cette dictature dépassée qui accapare le pays depuis plus de 30 années.

Merci a vous tous, qui nous soutenez dans ce noble combat.

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À Djibouti le coût de la vie a été multiplié par 10.

Le régime n’a plus de liquidité en ce moment. En fait c’est un embargo invisible que la communauté internationale lui a opposé, en suspendant le versement des aides exceptionnelles auquel IOG était habitué !

Donc IOG ne fait strictement rien pour calmer l’ardeur des Djiboutiennes et des Djiboutiens.

Ceux qui ont le fameux sésame (visa) partent du pays sans demander leur reste. On signale la défection de plusieurs instituteurs qui ont demandé asile en Norvège, Suède et en Finlande. Des familles entières fuient le pays à destination du Canada ou à défaut en Europe. Les vieux retraités eux s’expatrient au Somaliland ou en Éthiopie car le montant de leur pension trimestrielle ne leur permet plus de faire face au coût de la vie à Djibouti.

Sur le chapitre politique, le chef du régime, dont l’impopularité augmente chaque jour, commence à avoir du mal à rassembler son dernier carré de fidèles.

L’incarcération du juge Mohamed Souleiman Cheik Moussa a fait un certain vide autour d’IOG. Il faut avouer que la radiation pure et simple de ce magistrat par le barreau qui est aux ordres du palais et son emprisonnement dans la sinistre prison de Gabode sous le fallacieux prétexte d’injures et offenses au chef de l’état, ne sont pas appréciés par la population, qui avait reconnu son honnêteté et son intégrité personnelles.

À Djibouti, la survie de ce régime détesté ne tient plus qu’à un fil.

Le premier ministre Dileita se regarde et il ne voit que son avenir qui est compromis par son maitre.

Les ministres Tiji ne valent rien aux yeux du peuple. L’armée et les autres forces de défense et de sécurité se débattent dans la misère organisée en système de gouvernement. Les négociations avec l’Érythrée sont au point mort : Asmara et le Qatar accusent Djibouti de ne pas jouer franc jeu dans les négociations. Le Qatar ne pas pourquoi le régime RPP traine des pieds dans les négociations. Est-ce pour éviter que les Érythréens ne libèrent les officiers et sous-officiers des forces armées djiboutiennes ?

Jusqu’à maintenant la présidence fait la sourde oreille aux appels réitérés du Qatar qui s’impatiente de voir que ce énième n’est pas encore réglé.

N’ont-ils pas compris que pour IOG ce conflit est du pain béni. Il lui permet de détourner, en totale complicité avec les plus hauts gradés, dont un certain général Zakaria Cheik Ibrahim des sommes très très significatives.

Le résultat, c’est que Zakaria a offert à son maître une armée divisée et tribalisée.

Une armée divisée :

une partie a été envoyée en Somali avec tous les risques et l’autre partie stationne inutilement à Doumera.

La police est aux ordres mais elle manque de moyens. La gendarmerie est plongée dans la misère et condamnée a l’errance.

Même la garde républicaine triée sur le volet tribal n’est plus épargnée par l’inflation.

Dernièrement une jeep de l’escadron spécialisé, sous les ordres du commandant Ibrahim Abdi Farah dit coca, a écrasé un jeune de la ville de Balbala. La jeep était conduite par une nouvelle recrue qui venait de passer son permis de conduire militaire de 2 degrés au CCO. Il a tué un jeune militant de l’opposition.

Les parents de la victime sont pauvres et ils n’ont pas osé porter plainte devant une justice qui est totalement inféodée au maitre d’Haramous.

C’était le 18 février ! Ce jour là, Djibouti avait un martyre.

Bien sur Djibouti-24, qui est inféodé au SDS, n’en a pas parlé. Curieux pour un support qui prétend, dans les fiches qu’i distribue aux Djiboutiens, être totalement indépendant du pouvoir RPP ???

Tout le monde a compris et sait que Djibouti-24 ne dira jamais rien contre la dernière dame ni ceux qu’elle protège. En fait les services de propagande du SDS voudraient susciter le doute afin que les djiboutiens oublient l’ARDHD.

Mais ils oublient que l’ARDHD est totalement indépendante : elle n’est inféodée à aucune administration française et ne reçoit aucune aide financière. Ce qui lui permet de diffuser librement des informations sur les dérives de ce régime d’un autre âge, qui sont lues par la diaspora djiboutienne à l’étranger et par celles et ceux qui arrivent à détourner la censure qu’on leur impose au pays. Djibouti-24 cible ceux qui lui sont désignés par la dernière dame en évitant soigneusement ses réseaux personnels.

Djibouti-24 évite aussi de viser le réseau d’Hassan Saïd dit Madobeh. Rappelons que ce dernier a manqué se faire tuer un vendredi soir devant chez lui, par le colonel Mohamed Djama. Le Colonel « berger » soupçonne Hassan Madobeh d’être derrière la tentative d’empoisonnement dont il a été victime et qui a failli entraîner sa mort.

Même chose pour le colonel Abdillahi Abdi qui a appris que son tueur s’était échappé de la prison de Gabode et qu’il avait pu filer au Somaliland dans une voiture pick-up en passant par Loyada.

Selon des informations qui me sont parvenues (je tiens à remercier ici l’officier de la police de l’air et des frontières de la ville frontalière de Loyada qui m’a transmis cette information), le fugitif (ancien sergent chef du service des transmissions de la police nationale) aurait reçu en plus de sa liberté la somme de 15 millions de Fdj en cash de la part du SDS.

Il a été remis a la sécurité somalilandaise et placé en lieu sur à Hargeisa.

Son témoignage pourrait-il déranger les renseignements djiboutiens ? En fait le montage avait été organisé pour que le colonel Abdillahi Abdi perde la vie et qu’il soit remplacé à la tête de la Police par le lieutenant colonel Omar Hassan.

Mais le colonel Abdillahi Abdi a survécu !! Il a bien compris les rouages de la machination et pour s’assurer de sa fidélité, on lui a décerné la grande étoile de Djibouti.

Mais le coupable est en liberté.

Son ex-épouse, dont il avait divorcé auparavant, continue même à percevoir son salaire ! … A Djibouti tout le monde ce que le régime espère gagner dans ces règlements de compte entre ses membres ?

– Le 4 mars IOG va réunir en session extraordinaire le RPP au Palais du Peuple

C’est ce parti « bidon » qui tient le pays. IOG a devrait en profiter pour mettre à la porte des barons et pour les remplacer par des nouveaux membres désignés dans le comité central, le comité exécutif et au bureau politique du RPP. Des grands noms sont en instance de départ et des jeunes loups attendent leur entrée avec impatience.

La situation est grave. Les États-Unis ont stoppé tout financement parce que l’enquête sur l’assassinat de leur conseiller est au point mort, dans la mesure où le SDS et les services de police refusent de coopérer loyalement.

A Paris, l’instruction pour l’affaire Borrel n’est pas refermée. IOG craint l’arrivée de François Hollande qui pourrait relancer le dossier qui a été mis en sommeil par une certaine France-Afrique.

Sur place, la mise a l’écart du juge Souleiman, qui est issu d’une branche de la tribu Mamassan REER Egal, a fait perdre a IOG le soutien de cette tribu qui compte des acteurs, comme le colonel Mahdi ou l’ex-capitaine Ali Iftin, qui fut mon supérieur.

Des militants du RPP, qui avaient osé demander des comptes à leurs dirigeants, ont été incarcérés à l’académie de police de Nagad. Tous, ils ont déchiré leurs cartes du parti pour aller rejoindre les rangs des partis d’oppositions.

Le vieux parti laissé par Hassan Gouled, dont IOG se prétend « président » n’a pas tenu ses assises depuis plusieurs années.

La réalité, c’est qu’il n’a plus beaucoup de militants ! Même les rares femmes qui restaient ont crié « houhou » et elles se sont éclipsées.

Le parti n’a plus d’argent. Ses annexes sont devenues des lieux de perdition : séance de broutage du khat et même prostitution. Seule l’annexe Cheik Siraj du Héron a échappé à fâcheuse évolution et elle sert de vitrine pour les élections.

Les membres ne payent plus leur cotisation. C’est un parti mort et IOG voudrait le ranimer.

Au sein du comité central, il y a des affrontements entre les partisans et les anti troisième mandat. Cela a détruit l’alliance de façade qui soutenait ce régime. En plus, les dinosaures du parti ne veulent pas laisser la place une jeune génération de loups qui est encore plus vorace qu’eux, car elle sait qu’elle n’aura que peu de temps pour s’enrichir.

01/03/2012 (B645) SURVIE / Génocide Rwandais : Invitation au colloque du Samedi 10 mars, 14h-18h30

Colloque « 18 ans après, la France et le génocide des Tutsi du Rwanda »
Samedi 10 mars de 14h00 à 18h30
Espace Jean Dame,
17 Rue Léopold Bellan, Paris,
M° Sentier/Réaumur/Halles
Organisé par Survie Paris Ile-de-France
avec le groupe Rwanda de Survie

Le 7 avril prochain verra le dix-huitième anniversaire du déclenchement du génocide des Tutsi au Rwanda. Le 10 janvier, le rapport d’expertise sur l’attentat du 6 avril 1994 remis aux juges Trévidic et Poux est venu rappeler à l’opinion publique que le génocide des Tutsi fait partie de l’histoire de notre pays.

L’implication française au Rwanda, au côté des génocidaires, se situe avant, pendant et après les 100 jours qui ont vu périr un million d’êtres humains. Une campagne négationniste a participé à brouiller les pistes et à rendre impossible la compréhension de la complicité de certains acteurs français. Aujourd’hui, des citoyens de plus en plus nombreux, et certains partis politiques, estiment que la poursuite d’un travail de justice et de vérité est essentielle à notre démocratie.

Chaque intervention de 25 minutes sera suivie de 15 minutes de débat avec la salle.
14h00 Introduction
14h15 : Raphaël Doridant de Survie, coauteur de « La complicité de la France dans le génocide des Tutsi au Rwanda. 15 ans après, 15 questions pour comprendre » (L’Harmattan, 2009) : « La complicité française dans le génocide des Tutsi ».
14h55 : Jacques Morel de ‘France Rwanda génocide. Enquêtes, justice et réparations’, auteur de La France au cœur du génocide des Tutsi (L’esprit Frappeur/Izuba, 2010) : « François Léotard et le génocide des Tutsi ».
15h35 Pause et table de presse
15h50 : Mehdi Ba, auteur de « Rwanda un génocide Français » (L’esprit Frappeur, 1997) : « Manipulation autour d’un attentat » (en visioconférence depuis Dakar)
16h30 : Jean-François Dupaquier, auteur de « L’agenda du génocide. Le témoignage de Richard Mugenzi ex-espion rwandais », (Karthala, 2010) : « Le négationnisme du génocide des Tutsi : enjeux actuels ».
17h10 : Intervention de partis politiques sur leurs positionnements : un représentant d’Europe Ecologie les Verts, Jacques Fath responsable du secteur des relations internationales du PCF, un représentant du NPA (liste au 1.3.12).
17h40 : Débat
18h15 : Fin et table de presse

Pour en savoir plus, les derniers communiqués de Survie :
16.01.12, Revirement dans l’enquête sur l’attentat du 6 avril 1994, le mensonge ne paie plus http://www.survie-paris.org/genocid…
08.09.11, France-Rwanda : Le business dans les Grands Lacs contre une amnistie mutuelle de crimes imprescriptibles ? http://www.survie-paris.org/france-…
07.04.11, 17 ans d’impunité au « pays des droits de l’Homme », Survie et Collectif des Parties Civiles pour le Rwanda http://www.survie-paris.org/nouvel-…

http://www.survie-paris.org/conference-debat-sur-genocide-des.html

01/03/2012 (B645) LDDH : Remise à Madame l’Ambassadeur des USA, du rapport sur la situation à Djibouti et sur les risques d’explosion sociale.


Le Président

Rapport sur la situation à Djibouti et sur les dangers d’une explosion sociale, qui sont la conséquence de la concentration du pouvoir entre les mains d’un seul homme et de la dégradation de tous les services de l’état.

LETTRE DE REMERCIEMENT
A Madame l’Ambassadeur des Etats-Unis

Excellence, Madame l’Ambassadeur,

Oui, c’est dans les moments difficiles que l’on reconnait ses amis, que l’on reconnait celles et ceux qui vous respectent, vous aident, vous écoutent et surtout s’inquiètent de la situation de votre Peuple, d’autant plus que la spirale de la pauvreté nous absorbe complètement, alors que la fuite des capitaux bat son plein et le blanchissement de l’argent sale continue en toute impunité à travers et avec la prolifération et la création d’une flopée de Banques de 3ème ou 4ème rang, faisant de notre pays la plaque tournante pour ne pas dire la « Terre d’Echanges et des Rencontres des membres de la mafia régionale, des divers trafics de d’armes et divers autres trafics illicites sans oublier le lieu de repos et de dépôt d’argent des pirates de mer. »

Votre invitation est un honneur pour nous, membres de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), membre affilié à la Fédération Internationale des ligues des Droits de l’Homme (FIDH), membre affilié du Réseau de East and Horn of Africa et à l’UIDH, membre correspondant de Human Right Watch, d’Amnesty International, de Front Line et tant d’autres Organisations comme l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT), et Reporters Sans Frontières, des Avocats Sans Frontières qui aujourd’hui défendent le Juge Intègre Mohamed Cheick SOULEIMAN arbitrairement incarcéré depuis 3 mois, etc.

Permettez-moi, à travers vous et en cette occasion de témoigner tous mes remerciements à Mr. BRETT votre Conseiller Politique qui doit bientôt rentrer, ainsi que l’Ambassade de France et le Consulat de France, de l’Ambassade d’Allemagne et celui du Canada, de l’Union Européenne qui se sont toujours invertis à nos côtés, dès qu’on nous arrête et emprisonne. Aujourd’hui, votre aimable invitation est un signe fort de la crédibilité que votre Ambassade nous a constamment témoigné.

I can only say to you thanks a lot, and I will never forget.

Depuis une vingtaine de jours j’étais malade, hospitalisé et je suis en convalescence, mais j’ai tenu à venir pour vous apporter notre modeste contribution.

Je serais bref, car ma voix ne porte plus comme avant.

Permettez-moi de vous donner lecture de notre Rapport de trois pages simplement et vous prie d’informer votre Gouvernement, et les Honorables membres du Congrès et du Sénat des USA, et en particulier les membres des Commissions des Droits de l’Homme du Congrès et du Sénat.

Merci de votre aimable attention,

NOEL ABDI Jean-Paul

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RAPPORT A L’AMBASSADRICE DES ETATS-UNIS
En République de Djibouti
sur les dangers de la dictateur qui règne
par les crimes organisés avec une équipe de la mafia régionale.

Djibouti, le 29 février 2012

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RAPPORT SUR LA SITUATION ACTUELLE À DJIBOUTI, TOUJOURS DANGEREUSE

La situation actuelle à Djibouti est dangereuse et risque de provoquer une explosion sociale à la somalienne .Ceci nous inquiète profondément et nous interpelle, pour multiples causes.

En effet, la population Djiboutienne souffre de tout les maux d’un Etat vide qui s’explique par un manque des services sociaux de base et d’une anarchie totale:

Le système de santé :
Nous constatant ces derniers temps une défaillance grave de notre de système de santé publique due aux mauvaises politiques de santé prises par le gouvernement et plus particulièrement par le ministère de la santé qui sont déconnectées de la réalité sociale dure qu’affronte les citoyens Djiboutiens .En effet, on constate :

  • un accès limité aux services de santé de base du à un prix élevé des frais médicaux et à un manque des soins de santé de qualité ;
  • autre chose, les hôpitaux sont devenus des véritables mouroirs ou il n’y a même pas des médicaments et des produits sanitaires de première ligne ( sirop ,pansements ,produits aseptiques) à tel point que les malades hospitalisés sont obligés à se procurer les médicaments et les produits d’injection de la pharmacie.
  • les personnels de santé ne sont pas payés régulièrement et cumulent des arriérées des salaires depuis longtemps. Ce qui est démoralisant et qui se répercute sur la qualité des soins de santé fournie par ces personnels de santé.
  • une épidémie de VIH/SIDA qui se généralise avec un taux de prévalence qui est estimé à 2,9 % de la population totale et où la transmission du VIH/SIDA s’observe aussi parmi la population générale.
    Alors comment peut-on expliquer cet échec alors que tant d’efforts considérables et des sommes d’argent colossales octroyées par le Fonds Mondial ont été investit dans ce domaine ?
  • De même, la population Djiboutienne ne bénéficie pas d’une assistance sociale ni d’une assurance sanitaire qui puissent les couvrir et en particulier les populations les plus vulnérables.

Le système éducatif :
De même, notre système éducatif n’est pas épargné aussi des défaillances constatées dans notre système de santé conduisant ainsi à un malaise général dont souffre quotidiennement la population djiboutienne par un manque des services sociaux de base ainsi .

En effet, malgré des progrès enregistrés en ce qui concerne le taux brut de scolarisation, la qualité de l’éducation reste très insuffisante avec un faible taux d’achèvement du primaire, un niveau de français des élèves très bas ,un taux faible des enseignants compétents , le sureffectif du nombre d’élèves par classe et un taux d’alphabétisation en forte augmentation.

S’y ajoute, on remarque ces dernières années le fleurissement des écoles parapubliques important en nombre qui semblent pallier l’inefficacité des écoles publiques. Cependant, ces écoles n’ont pas produit les effets escomptés dus au nombre important des étudiants et un manque des enseignants compétents conduisant ainsi en somme une éducation de masse fabriquant l’ignorance.

Cette défaillance de notre système éducatif est due à une mauvaise gestion des ressources humaines et financières, à l’adoption des approches pédagogiques et des méthodes d’enseignement non conformes à la réalité djiboutienne sans oublier les politiques d’éducation(les Etats Généraux de l’Éducation en 1999) prises basées sur la quantité au détriment de la qualité en sont les causes.

Le social :
Par ailleurs, le marasme semble se généralisé .En effet, on assiste ces derniers années à un tableau noir de la situation où toutes les dérives sont possibles .Nous remarquons :

  • une pauvreté endémique et généralisée et un chômage massif (740/0 de la population active et 900/0 des jeunes);
  • une hausse des prix des denrées alimentaires de base incroyables et une fiscalité élevée qui contraste avec les revenus et le pouvoir d’achat des citoyens qui se répercute pourtant sur leur dos ;
  • une insécurité alimentaire structurelle (voire les multiples alertes de l’USAID) et une malnutrition sévère infantile touchant des nombreuses populations ;
  • les conditions d’habitat restent très précaires;
  • un niveau de vie très bas et une précarité généralisée ;
  • un manque persistant d’accès à l’eau potable et des réseaux d’assainissement public et d’hygiène publique qui constituent les sources des épidémies de choléra et des diarrhées qui apparaissent fréquemment à Djibouti causant des nombreux morts autant parmi les populations rurales qu’urbaines;
  • un accès limité aux réseaux électriques et un cout élevé de l’électricité malgré des réelles opportunités existant comme la ligne d’interconnexion électrique Djibouti-Ethiopie, des potentiels géothermiques, l’énergie solaire et l’éolienne ;
  • la banqueroute et la récession de notre pays est à nos portes avec un endettement très élevé (60% du PIB) dépassant le seuil critique, des déficits budgétaires excessifs, une dévaluation de notre monnaie à ne pas exclure.

Pourtant, le FMI a accepté le décaissement immédiat de 6.246.000 DTS (environ 9,7 millions $ US) en accordant des dérogations au régime voleur en justifiant ces dérogations par « l’augmentation des prix mondiaux des matières premières et de la sécheresse dans la Corne de l’Afrique ».

Alors que les causes profondes de cette faillite sont bien connues du FMI à savoir l’impunité officielle ,la corruption généralisée, le détournement systématique des fonds publics et sociaux, le népotisme et la gabegie qui constituent autant des maladies gangrenant depuis longtemps l’économie et les finances publiques de notre pays.

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La liste est loin d’être exhaustive et la situation est au bord du gouffre. Donc il est temps d’agir et d’apporter des solutions efficaces et rapides pour rappeler les autorités à l’ordre.

La politique, le système judiciaire, l’état des droits de l’Homme à Djibouti et le système parlementaire : D’autre part, il mérite de se pencher un peu sur la démocratie et l’Etat de droit, la bonne gouvernance, le respect des droits humains, la transparence dans la gestion des deniers publics et des biens sociaux et finalement le processus électoral transparent. Bref d’étudier la réalité Djiboutienne.

En effet, premièrement
il faut noter que le pouvoir est personnalisé et détenu à 99 % par un seul homme, M. GUELLEH qui exerce le plein pouvoir en détournant la volonté et la souveraineté populaire du peuple djiboutien par la violation de la Constitution adoptée par le referendum du 4 Septembre 1992.S’y ajoute, le pouvoir exécutif est concentré et exerce une influence sur le pouvoir judiciaire.

Ce qui est en violation flagrante des principes démocratiques tels que la séparation des trois pouvoirs, l’indépendance de la justice de toutes les interférences de l’exécutif ainsi que des influences tribales sur les décisions judiciaires, et de l’inamovibilité des magistrats qui sont définis dans notre Constitution, sont toujours bafouées ostensiblement.

Deuxièment, il est important de soulever que la République de Djibouti est dans un Etat vide qui s’explique par un manque des institutions républicaines efficaces répondant aux besoins réels des citoyens et une absence totale de la qualité de la gestion budgétaire et de l’administration publique du à un manque de transparence et de contrôle juridictionnel et de lutte contre la corruption .

Pourtant il existe des Institutions suprêmes d’audit : la Chambre des Comptes et de Discipline Budgétaire (incendiée pour ne pas révélée les vérités) et l’Inspection générale d’Etat (IGE).Que font-ils alors ? Quels sont les rapports d’audits rédigés et rendus publics par ces institutions ?

Troisièment, on assiste aux agissements d’un Etat voyou se permettant de faire tout : arrestations arbitraires, emprisonnements illégaux ,actes de tortures cruelles à l’égard même des défenseurs des droits de l’Homme, non-respect et violation des droits humains et libertés fondamentales…etc.

Pire encore le système de parti unique est toujours instauré en régime politique où un seul député membre de l’opposition ne siège à l’Assemblée nationale malgré un multipartisme etablit.S’y ajoute, un système électoral opaque.

Quelle folie ? Quelle hypocrisie ?

Pourtant il y a eu des élections législatives, régionales et présidentielles.

Qu’ont-elles apportées à la Nation et aux aspirations du peuple djiboutien ?

Rien du tout ! Rien du tout ! Que du malheur et des destructions sur tous les plans.

Enfin, je conclus mes propos en disant à M. GUELLEH : « Ce n’est pas en violant la Constitution que l’on fait avancer la démocratie ».

NOEL ABDI Jean-Paul
Coordinateur du Conseil National
Affilié à la LDDH

Saïd HOUSSEIN ROBLEH
Défenseur des Droits de l’Homme et Secrétaire

29/02/2012 (B645) Courrier des lecteurs : devoir de mémoire pour l’un des fondateurs de Djibouti-ville, retombé dans les oubliettes de l’Histoire, en dépit de ses dons charitables : Haji Dideh

Sa naissance

Houssein Djama Idleh Guedi Bayleh Hassan Simaneh Ahamed Houssein Mohamed Makadoor Said Samarone dit al zayli’i. Il est né à Lughaya dans la région d’Awdal et il est mort à Djibouti en 1920.

Sa descendance :
Il a eu un fils et une fille. Le fils s’appelait Mohamoud Haji Dideh ; et la fille, Ajaa’ib Haji Dideh. Sa fille a eu plusieurs filles qui sont toujours en vie.

Son commerce :
Haji Dideh était un commerçant renommé dans la corne d’Afrique, avant et pendant le colonialisme. Son commerce était principalement à Zeilah. Quand le port de Djibouti ouvrît ses portes, il s’est déplacé vers la nouvelle cité. Par la suite, il devint le cofondateur de la chambre de commerce de Djibouti comme en a témoigné l’ancien président de cette chambre, feu Said Ali Coubeche.

Il possédait beaucoup des biens dans la région d’Awdal, principalement entre la ville portuaire de Zeilah et la ville de Lughaya, où vivait une grande partie de sa famille, le sous clan de Bahabar-Eli.

Haji Dideh a laissé des souvenirs innombrables, en laissant des biens waqf, à Djibouti. Il a légué beaucoup des œuvres caritatives.

Beaucoup de ses œuvres caritatives ont été détournées à des fins non justifiées ou personnelles. Parmi ses œuvres, on trouve la grande mosquée de quartier 2.

Cette mosquée s’appelle mosquée Haji Dideh et a été selon nos sources la première mosquée fondée à Djibouti. La terre a été achetée par les colons français en 1906, puisque Djibouti-ville commença à se peupler à partir de 1896. La mosquée a été construite avant 1900.

Il a légué en homme charitable, l’école Haji Dideh où on apprenait la langue française. En plus se trouvaient parmi ses dons ; 30 maisons habitables. Celles-ci devraient être louées pour couvrir les dépenses de la mosquée. Ces maisons étaient dispersées dans toute la ville, et en majorité dans le centre ville (guudka).

Certaines ont été réquisitionnées illégalement, d’autres vendues sans autorisation.

Cheikh Houssein Djama Idleh dit Haji Dideh avait donné aussi comme œuvre caritative les terrains où se situent la chambre de commerce et le ministère de l’intérieur de la république de Djibouti.

Par ailleurs, Haji Dideh a contribué à la résistance et à l’indépendance de son pays. Des générations et des générations l’ont suivi dans ce chemin, il a été un farouche opposant aux colons et à leurs objectifs de déportation et d’exploitation.

29/02/2012 (B645) Pour quelles raisons le UN HCR écarte-t-il pratiquement la majorité des familles djiboutiennes des possibilités de réinstallation dans un autre pays ?

Depuis plusieurs années, nous interrogeons le UN HCR pour savoir les raisons qui conduisent à ce que nous sommes contraints de considérer comme une véritable politique de discrimination à l’égard des réfugiés djiboutiens, qui attendent, pour certains, une offre de réinstallation, depuis une vingtaine d’années.

Les faits sont mesurables. Seuls six à sept familles djiboutiennes ont bénéficié d’une réinstallation en France, au Danemark ou aux USA. Et pourtant leur intégration s’est déroulée dans d’excellentes conditions.

Alors pour quelles raisons le UN-HCR met-il systèmatiquement les familles djiboutiennes à l’écart de ces programmes ? Y aurait-il une collusion avec des intérêts djiboutiens relayés par l’Ethiopie ? La question mérite d’être posée.

Dernièrement, un correspondant que nous remercions à cette occasion, nous a fait parvenir les photos du tableau d’affichage du bureau UN HCR d’Addis Abeba, qui convoque plus de 200 familles pour des interviews dans le cadre de proposition de réinstallation.

Combien de familles djiboutiennes ?

Aucune. Zéro !

Dans ces conditions, nous allons demander officiellement au HCR, les raisons de ce qui semble ête une politique de discrimination et nous lançons dès maintenant des alertes pour la faire cesser immédiatement, afin que les familles djiboutiennes, qui devraient être prioritaires, en raison souvent de l’antériorité de leur présence, bénéficient d’un traitement au moins égal à celles des autres ressortissants.

Pour des raisons de volume des photos, nous mettons ci-dessous, seulement un échantillon des listes qui sont affichées au UN HCR d’Addis Abeba, mais nous avons la photo de toutes les pages dans notre dossier.

29/02/2012 (B645) RSF / Exécution sommaire / Le directeur de Somaliweyn assassiné à son domicile de Mogadiscio

Reporters sans frontières apprend avec consternation le meurtre d’Abukar Hassan Mohamoud, directeur de Somaliweyn, abattu par des hommes armés de pistolets, le 28 février 2012, à son domicile dans le quartier d’Aargada à Mogadiscio. L’organisation condamne cet assassinat de sang froid qui s’ajoute à la longue liste des crimes contre les journalistes et lance un nouvel appel à la communauté internationale afin qu’il ne reste pas impuni.

« Nous exprimons nos plus sincères condoléances à la famille d’Abukar Hassan Mohamoud, ainsi qu’à ses collègues et amis. Cet assassinat montre une fois de plus la violence inouïe à laquelle doivent faire face les journalistes dans le pays »,déplore Reporters sans frontières. « L’indifférence sur le sort des journalistes somaliens doit cesser. Nous réitérons notre appel à la création d’une commission d’enquête internationale indépendante sur les crimes contre les journalistes », a ajouté l’organisation.

Abukar Hassan Mohamoud, 43 ans, plus connu sous le surnom de Kadaf, était membre de longue date de la National Union of Somali Journalists (NUSOJ), association partenaire de Reporters sans frontières. Il participait à toutes les campagnes de la NUSOJ incitant à mieux protéger les journalistes, trop souvent victimes d’attaques et d’exactions. Il réagissait courageusement en son nom propre à chaque nouveau meurtre de reporter pour dénoncer le quotidien intenable auxquels ils sont confrontés. Agé de 43 ans, il laisse derrière lui une femme et deux filles.

L’année 2012 avait déjà commencé sous de tristes auspices avec l’assassinat de Hassan Osman Abdi, directeur du Shabelle Media Network, devant son domicile par cinq hommes armés non identifiés, le 28 janvier dernier.

La Somalie est depuis plusieurs années le pays le plus meurtrier d’Afrique pour les professionnels de la presse. Reporters sans frontières et la NUSOJ ont recensé 4 journalistes tués en 2011, 3 en 2010 et 9 en 2009.

Cet assassinat survient alors que le pays tente en vain de se reconstruire avec l’appui de la communauté internationale. Le 22 février, Reporters sans frontières avait écrit aux délégations présentes à la conférence de Londres sur la Somalie, afin de rappeler les violences auxquelles font face les journalistes et de leur demander la mise en place d’une commission d’enquête internationale indépendante chargée d’étudier l’ensemble des exactions commises contre les professionnels de l’information : http://fr.rsf.org/somalie-lettre-ouverte-aux-delegations-22-02-2012,41921.html

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Marie, assistante.
en l’absence d’Ambroise PIERRE
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29/02/2012 (B645) The Observer avec Courrier international / Somalie : une aide internationale non désintéressée ?

Le jeudi 23 février se tenait à Londres une importante conférence internationale sur la Somalie, où une quarantaine de pays se sont engagés à soutenir financièrement, politiquement et juridiquement cet Etat ravagé par la guerre civile et la famine, et impuissant face au terrorisme.

Un soutien qui pourrait cependant ne pas être dénué d’arrière-pensées, révèle The Observer. La Grande-Bretagne, qui accueillait cette conférence, serait en effet engagée dans une "course" au pétrole somalien.

Des conversations auraient eu lieu entre des représentants britanniques et leurs homologues somaliens sur l’exploitation des réserves pétrolières du pays.

Si les réserves terrestres sont importantes, c’est surtout le potentiel offshore qui attise les convoitises.

D’après The Observer, il pourrait être comparable à celui du Koweït (plus de 100 milliards de barils), ce qui placerait la Somalie au 7e rang mondial.