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31/01/2016 (Brève 654) Radio Africa 1 – A écouter lundi 1er février 2016, le Grand débat présenté par Francis Laloupo consacré à « Djibouti, la démocratie impossible »

A écouter ce lundi 1er février le Grand Débat, présenté de 18 à 19 h (Paris) par Francis Laloupo sur le thème : « Djibouti, la démocratie impossible » avec

Par téléphone, depuis Bruxelles
Saïd Housein Robleh, député USN (Union pour le salut national)

En studio,
Mohamed Kadamy, représentant en Europe du Frud (Front pour la restauration de l’unité et la démocratie – opposition armée)

Jean-Loup Schaal, président de l’Association pour le respect des droits de l’Homme à Djibouti (ARDHD)

Par téléphone, depuis Londres,
Fathi Mohamed, membre de l’UMP (Union pour la majorité présidentielle)

04/05/2012 (B654) APPEL URGENT – L’OBSERVATOIRE, organisme conjoint OMCT / FIDH

Nouvelles informations

DJI 002 / 0811 / OBS 106.1

Détention arbitraire / Harcèlement judiciaire

Djibouti

4 mai 2012

L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) et de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), a reçu de nouvelles informations et vous prie d’intervenir de toute urgence sur la situation suivante à Djibouti.

Nouvelles informations :

L’Observatoire a été informé de sources fiables de la poursuite de la détention arbitraire et du harcèlement judiciaire à l’encontre de M. Hassan Amine Ahmed, défenseur des droits de l’Homme et membre du conseil national du Parti djiboutien pour le développement (PDD), pour avoir dénoncé l’arrestation de civils dans la région de Mablas, au nord du pays, et porté assistance à des prisonniers politiques.

Selon les informations reçues, M. Hassan Amin Ahmed est cité à comparaître devant le Tribunal de première instance le 5 mai 2012, à la requête du procureur de la République. L’Observatoire rappelle que M. Amin Ahmed est détenu depuis le 1er août 2011 à la prison de Gabode, et qu’il est poursuivi sur la base des chefs d’accusation suivants : « organisation ou participation à un mouvement insurrectionnel » et « intelligence avec une puissance étrangère » (cf. rappel des faits). Il encourt une peine de trois ans de prison ferme s’il est reconnu coupable. En outre, depuis son arrestation, il n’a pas eu accès à un avocat et les visites de sa famille sont très limitées.

L’Observatoire dénonce la poursuite de la détention arbitraire, le harcèlement judiciaire et la violation des droits de la défense visant M. Hassan Amin Ahmed en ce qu’ils ne semblent viser qu’à sanctionner ses activités de défense des droits de l’Homme, et demande aux autorités de Djibouti de le libérer de manière immédiate et inconditionnelle et de mettre un terme à toute forme de harcèlement à son encontre.

Rappel des faits :

Le 1er août 2011, M. Hassan Amine Ahmed a été arrêté à Randa, à 40 km de Tadjourah, avant d’être transféré le lendemain vers la capitale, dans les locaux de la Section de recherche et de la documentation (SDR) de la gendarmerie.

Le 8 août 2011, M. Hassan Amine Ahmed a été inculpé pour « participation à un mouvement insurrectionnel » et transféré à la prison de Gabode.

M. Hassan Amine Ahmed aurait été arrêté parce qu’il est soupçonné d’être à l’origine d’informations relatives à l’arrestation de civils dans la région de Mablas, au nord du pays. Il lui aurait également été reproché de rendre visite et de porter assistance à des prisonniers politiques détenus dans la prison de Gabode.

M. Hassan Amine Ahmed avait déjà été arrêté lors d’une manifestation pacifique organisée par l’opposition le 18 février 2011 à Djibouti afin de protester contre le régime du Président Ismaël Omar Guelleh, avant d’être libéré le 30 mars 2011. Cette manifestation a été sévèrement réprimée par les forces de sécurité. Il fait par ailleurs régulièrement l’objet de harcèlements et de menaces de la part de la police en raison de ses activités, notamment du Capitaine Awalleh à Tadjourah, qui l’a entre autres interpellé à plusieurs reprises par le passé et menacé de mort.

Actions requises :

L’Observatoire vous prie d’intervenir auprès des autorités de Djibouti et de leur demander de:

i. Garantir en toutes circonstances l’intégrité physique et psychologique de M. Hassan Amine Ahmed, et de tous les défenseurs des droits de l’Homme djiboutiens ;

ii. Garantir l’accès immédiat et inconditionnel à son avocat et aux membres de sa famille ;

iii. Libérer de manière immédiate et inconditionnelle M. Hassan Amine Ahmed, en ce que sa détention ne semble viser qu’à sanctionner ses activités de défense des droits de l’Homme ;

iv. Mettre un terme à toute forme de harcèlement à son encontre, ainsi qu’à celle de tous les défenseurs des droits de l’Homme à Djibouti, afin qu’ils puissent mener leurs activités de défense des droits de l’Homme librement et sans entrave ;

v. Se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1998, et plus particulièrement à son article 1 qui dispose que “chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, de promouvoir la protection et la réalisation des droits de l’Homme et des libertés fondamentales aux niveaux national et international” ; son article 6(b), qui dispose que “chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres de publier, communiquer à autrui ou diffuser librement des idées, informations et connaissances su tous les droits de l’Homme et toutes les libertés fondamentales” ; et son article 12.2, qui dispose que “l’État prend toutes les mesures nécessaires pour assurer que les autorités compétentes protègent toute personne, individuellement ou en association avec d’autres, de toute violence, menace, représailles, discrimination de facto ou de jure, pression ou autre action arbitraire dans le cadre de l’exercice légitime des droits visés dans la […] Déclaration ” ;

vi. Plus généralement, se conformer aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’Homme ratifiés par Djibouti.

Adresses :

  • ·         Son Excellence Ismail Omar Guelleh, Président de la République, Palais Présidentiel, BP 6, Djibouti Ville, République de Djibouti. Tel / Fax : 00 253 35 50 49 / 00 253 35 02 01.
  • ·         Monsieur Ali Farah Assoweh, Ministre de la Justice, des affaires pénitentiaires et musulmanes, chargé des droits de l’Homme, BP 12, Djibouti Ville, République de Djibouti. Tel / Fax : 00 253 35 54 20
  • ·         Monsieur Maki Omar Abdoulkader, Procureur de la République, Tel / Fax : 00 253 35 69 90.
  • ·         Ambassadeur Mohamed Siad Doualeh, Mission permanente de Djibouti auprès de l’Office des Nations unies à Genève, 19 chemin Louis Dunant, 1202 Genève, Suisse, Fax : + 41 22 749 10 91. Email : mission.djibouti@djibouti.ch
  • ·         Ambassade de Djibouti à Bruxelles, 204 avenue F.D. Roosevelt, 1050 Bruxelles, Belgique, Tel : + 32 2 347 69 67, Fax : + 32 2 347 69 63 ; Email : amb_djib@yahoo.fr

Prière d’écrire également aux représentations diplomatiques de Djibouti dans vos pays respectifs.

04/05/2012 (B654) Sergent Ariko : Purge au sein de la garde républicaine (Suite)  !

N’oubliez pas de consulter la page du Sergent Ariko sur FaceBook (lien)

Après la tentative « de coup d’état », version familiale ! IOG a ordonné au colonel Mohamed Elmi, patron de son cabinet militaire, de réorganiser l’état-major de la garde républicaine de fond en comble.

C’est un renouvellement en profondeur !

Des pelotons entiers ont été dissous. De jeunes recrues comme des anciens ont été radiés à jamais du corps. Certains ont (seulement !) été renvoyés dans leurs anciens corps : la police (brigade spéciale) ou la gendarmerie nationale.

Ils y ont retrouvés d’anciens exclus de la GR, comme le capitaine Awaleh Ali Ouffaneh, ancien chef de la sécurité de la dernière dame, le commandant Birrir renvoyé à son ancien état-major de l’armée (le RIAT régiment inter-armée de Tadjourah) ou le commandant Dahir Ladieh Waiss qui a réintégré son ancien corps, la gendarmerie nationale.

Ce dernier, grâce à une intervention de sa tribu auprès du gros, a été nommé chef d’escadron et numéro deux du cabinet militaire de la présidence. Marié à une marocaine il avait rejoint la Garde républicaine en 2001.

Le commandant Ibrahim Elmi Kaib, ex-garde du corps de Hassan Gouled, après la mise à l’écart en 1998 (sur ordre de IOG) du capitaine Ali Abdillahi Iftin chef de l’escadron présidentiel, a été renvoyé à la caserne Guedi Gaab.

Il est actuellement patron du détachement de gendarmerie au camp Cheik Moussa au PK 23 et de l’escadron de service de la caserne Rayaleh Gofaneh.

A noter aussi la mise à la retraite d’office de l’adjudant chef Ali Bendira, « l’expédition » à Doumera, de nombreux soldats de première classe du groupement 1 de la GR,  et aussi la mise à la retraite du capitaine Farah Robleh,  ex-chef de la sécurité sous Hassan Gouled.

Aussitôt après l’épuration, le colonel Mohamed Djama s’est attaqué aux gardes du corps du dictateur.

Le lieutenant Ismail Ibrahim a été renvoyé du corps du service de la sécurité rapprochée. Seuls restent Jamal, Aden Abdi, Hussein Goudi  et quelques anciens qui avaient servi sous l’ère Gouled.

Ismaël_Garde républicaine
Le lieutenant Ismaïl Ibrahim Barreh,

ecarté de la securité rapprochée
Mohamed bédouin
Son remplaçant Mohamed Bédouin

À la caserne Omar Aline la chasse aux sorcières touche autant les anciens que les nouveaux.

Radiés et renvoyés dans leurs cantonnements d’origine, on signale plusieurs soldats de première classe, de seconde classe et aussi un bon nombre de sergents chefs. Au total, ce ne sont pas moins de 50 personnes qui auraient été mutés dans les autres corps.

Le plan impulsé par Hachi pour tester les unités de la garde républicaine à fonctionné à merveille. IOG et Hachi n’ont pas oublié que ce sont des « militaires loyaux » de la garde républicaine qui ont débarqué le président Amadou Toumani Toureh au Mali.

IOG avait été informé qu’il y avait, depuis quelques temps, des bruits de bottes dans la caserne Omar Aline. Pour IOG la garde républicaine doit faire son examen de conscience. Mohamed Djama, qui a été sauvé (mais en apparence seulement !) à la demande des sages de la tribu Mamassan bas Fourlaba Erab, a pris ses responsabilités.

Il a révisé avec le colonel Mohamed Elmi les moyens de recrutement au sein des autres ethnies comme les Gadaboursi longtemps mis sur la touche ainsi que les Issak membres de la tribu de la dernière dame.

Mohamed Elmi a été chargé par Hassan Saïd d’élaborer une nouvelle stratégie et des méthodes de recrutement  et de formation.

Et cela en dépit des pressions exercées par leurs tribus respectives : point de grâce !

Sept parmi les soldats qui étaient de garde à l’avant poste, le jour de l’attaque par Mahdi, ont été déferrés devant la justice militaire version GR. Mais les « sans grades » ne sont pas les seuls à devoir trinqués.

IOG a demandé qu’un rapport sur les sanctions disciplinaires qui ont été prononcées, lui soit personnellement remis. Pour lui, la troupe n’a plus la confiance de ses chefs ou de ses commandants de pelotons.

Il a jugé que, pour préserver son régime, il fallait donner un grand coup de balais dans l’institution militaire de la GR. Désormais, il veut s’attaquer a l’armée qui prend actuellement plus de place que son RPP. Il craint un coup d’état version malienne ou Guinée Bissau. Il a l’œil sur l’armée. le lieutenant colonel Omar Saïd, frère d’Hassan Saïd, le puissant patron de la sécurité, doit rentrer prochainement d’Addis Abeba.

On croit lire sur les lèvres  d’IOG, qui a été malmené par ses militants et par son cousin Djama Ali Guelleh, que le régime est en danger. Il sait que l’opposition a appelé l’armée à le renverser. Le récent saccage de l’unique centre communautaire qui portait le nom de son frère Idriss au quartier 4, est un signal d’alerte de plus.

La crainte permanente d’un coup d’état

Au sein même de l’appareil de l’état,  les bagarres pour la succession vont bon train. Hachi a été convoqué en urgence pour élaborer une stratégie de sortie de crise puisque la manœuvre consistant à tenter d’impliquer l’Ougas Moustapha Ibrahim n’a pas fonctionné.

IOG sait que c’est probablement la fin de son régime. À court d’argent le régime s’autodétruit.

Dileita sur un siège éjectable

Depuis qu’il a appris de la bouche d’Hachi qu’il a aillait être remercié de son poste de premier ministre et qu’il serait nommé Président d’un Sénat (virtuel et hypothétique) qui n’existe même pas sur le papier, Dileita se morfond. On parle soit de  Mahamoud Ali Youssouf  soit d’un autre Afar comme Ibrahim Ali (qui n’a pas les faveurs de Barkhat Gourad) pour le remplacer.

Il est allé rendre visite à son mentor Barkhat Gourad Mahamoud qui l’avait mis au pouvoir en 2001. On se souviendra qu’à l’époque Dileita ne s’attendait pas à cette nomination et qu’il en avait pleuré en apprenant sa nomination en qualité de premier ministre par IOG.

Aujourd’hui il sent la fin des haricots.

Le projet de Sénat, évoqué certes, dans la nouvelle version de la constitution (adoptée illégalement sans aucune légitimité), n’est même pas à l’ordre du jour. Barkhat a aussitôt demandé des explications à IOG, qui, manquant toujours de courage, a cru pouvoir s’en sortir en affirmant qu’il n’était pas au courant de cette histoire.

Mais Hachi ne prononce jamais de paroles en l’air. Quand il parle, c’est qu’il est couvert par le Chef de l’Etat.

Dileita n’est pas dans les petits papiers de la Paulette, qui le déteste. Il ne sait que rire, juste pour le protocole, d’où son surnom « de la vache qui rit ». Barkhat a convoqué IOG dans sa maison du plateau du serpent (l’ex-résidence de feu l’ancien ministre de l’intérieur Youssouf Ali Chirdon et de Bourhan Ali Warki ministre du port.) IOG a du s’expliquer finalement sur le limogeage qu’il prépare en secret.

IOG <-> Dileita : des griefs croisés !

De son côté IOG n’a pas digéré que son UMP puisse être ridiculisé comme cela, lors des dernières municipales à Djibouti (aux yeux de toute la population) par un petit parti qui était inconnu hier et qui a été propulsé sur le devant de la scène par le « premier » conseiller de Dileita, un certain Abdourahman TX.

IOG a assimilé cela à un Coup d’état électoral fomenté par son premier ministre. D’où son idée de se séparer de lui, estimant qu’il joue contre lui.

De l’autre côté, le premier ministre reproche à son maitre IOG de ne jamais prendre sa défense lorsque Kadra le ridiculise devant tout le monde  et de se limiter à compter les coups. Dileita n’a pas oublié l’agression physique d’Abdallah Abdillahi Miguil, ministre de la santé, contre lui en plein conseil des ministres. Et surtout, il a la rancune tenace, car il avait  demandé ensuite son renvoi du gouvernement pour ces faits, mais le dictateur avait refusé et la dernière dame avait même soutenu le ministre de la santé.

Humilié au dernier degré, Dileita avait offert sa démission, qu’IOG avait refusée. Sur les conseils de Barkhat, Dileita avait pris sa revanche en présentant la candidature de son frère Aden Dileita au poste d’ambassadeur de Djibouti en Allemagne.

Djibouti 24 nous raconte que le premier ministre est allé se faire soigner à La Havane.

Mais c’est « Faux », arch-faux ! J’ai  les preuves qu’il est allé à Bonn en Allemagne chez son frère pour se soigner. Encore un mensonge de cette équipe de Djibouti 24 qui est aux ordres d’Hassan Madobeh du SDS.

Quoiqu’il arrive, les jours du premier ministre sont comptés. Il n’a rien tenté pour répondre aux insultes qui émanaient des militants lors du congrès du comité central du RPP sur la personne de son maitre IOG.

Dileita sait qu’il ne sera pas non plus le président de la nouvelle assemblée nationale il est « mort » politiquement parlant bien entendu. C’est Ougoureh Kifleh Ahmed qui  va prendre le perchoir, poste qu’il a obtenu à l’issue d’un marchandage avec IOG. Il acceptait de perdre le ministère de la défense et en contrepartie il recevait la Présidence de l’assemblée nationale.

Vous vous rendez compte : Ougoureh le dormeur, parce qu’il veille  toutes les nuits, devenir président de l’assemblée nationale. Nos députés qui veulent débattre des sujets d’actualité, vont être servis par son sommeil et ses sautes d’humeur imprévisibles.

C’est certainement le plan imaginé par IOG endormir la représentation nationale (qui ne représente d’ailleurs rien !)

La nouvelle cible du pouvoir : l’Armée ?

Après avoir mis sans dessus-dessous la garde républicaine, IOG va-t-il s’attaquer au reste de l’armée pour éviter une contagion ?

IOG va-t-il organiser des états généraux de l’armée pour s’adresser à la base qui  se déclare les victimes de manipulation et d’autres mesures, qui ne disent pas leur nom ?

À Djibouti IOG va-t-il laisser s’installer la division non seulement dans son parti mais aussi dans les hautes sphères du pouvoir ?

Selon des rumeurs crédibles, le congrès devait surtout élire le futur président de la république, choisi par IOG pour lui succéder. Mais les militants ont compris que le choix s’était porté sur un homme de l’ombre et qu’il était prévu que l’Ougas Moustapha Ibrahim le bénisse publiquement.

Mais le jeune Ougas Moustapha a refusé de le bénir et le congrès du comité central a volé en éclat, en plus sans électricité, sans climatisation, sans eau et avec des toilettes impraticables (…) et sous la huée des passants …

Est-ce la preuve qu’Allah n’est pas du côté des hommes au pouvoir à Djibouti mais bien au contraire de celui du peuple meurtri.

Le combat continue

Sergent Ariko
Londres

04/05/2012 (B654) APPEL URGENT – L’OBSERVATOIRE, organisme conjoint OMCT / FIDH

Nouvelles informations

DJI 002 / 0811 / OBS 106.1

Détention arbitraire / Harcèlement judiciaire

Djibouti

4 mai 2012

L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) et de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), a reçu de nouvelles informations et vous prie d’intervenir de toute urgence sur la situation suivante à Djibouti.

Nouvelles informations :

L’Observatoire a été informé de sources fiables de la poursuite de la détention arbitraire et du harcèlement judiciaire à l’encontre de M. Hassan Amine Ahmed, défenseur des droits de l’Homme et membre du conseil national du Parti djiboutien pour le développement (PDD), pour avoir dénoncé l’arrestation de civils dans la région de Mablas, au nord du pays, et porté assistance à des prisonniers politiques.

Selon les informations reçues, M. Hassan Amin Ahmed est cité à comparaître devant le Tribunal de première instance le 5 mai 2012, à la requête du procureur de la République. L’Observatoire rappelle que M. Amin Ahmed est détenu depuis le 1er août 2011 à la prison de Gabode, et qu’il est poursuivi sur la base des chefs d’accusation suivants : « organisation ou participation à un mouvement insurrectionnel » et « intelligence avec une puissance étrangère » (cf. rappel des faits). Il encourt une peine de trois ans de prison ferme s’il est reconnu coupable. En outre, depuis son arrestation, il n’a pas eu accès à un avocat et les visites de sa famille sont très limitées.

L’Observatoire dénonce la poursuite de la détention arbitraire, le harcèlement judiciaire et la violation des droits de la défense visant M. Hassan Amin Ahmed en ce qu’ils ne semblent viser qu’à sanctionner ses activités de défense des droits de l’Homme, et demande aux autorités de Djibouti de le libérer de manière immédiate et inconditionnelle et de mettre un terme à toute forme de harcèlement à son encontre.

Rappel des faits :

Le 1er août 2011, M. Hassan Amine Ahmed a été arrêté à Randa, à 40 km de Tadjourah, avant d’être transféré le lendemain vers la capitale, dans les locaux de la Section de recherche et de la documentation (SDR) de la gendarmerie.

Le 8 août 2011, M. Hassan Amine Ahmed a été inculpé pour « participation à un mouvement insurrectionnel » et transféré à la prison de Gabode.

M. Hassan Amine Ahmed aurait été arrêté parce qu’il est soupçonné d’être à l’origine d’informations relatives à l’arrestation de civils dans la région de Mablas, au nord du pays. Il lui aurait également été reproché de rendre visite et de porter assistance à des prisonniers politiques détenus dans la prison de Gabode.

M. Hassan Amine Ahmed avait déjà été arrêté lors d’une manifestation pacifique organisée par l’opposition le 18 février 2011 à Djibouti afin de protester contre le régime du Président Ismaël Omar Guelleh, avant d’être libéré le 30 mars 2011. Cette manifestation a été sévèrement réprimée par les forces de sécurité. Il fait par ailleurs régulièrement l’objet de harcèlements et de menaces de la part de la police en raison de ses activités, notamment du Capitaine Awalleh à Tadjourah, qui l’a entre autres interpellé à plusieurs reprises par le passé et menacé de mort.

Actions requises :

L’Observatoire vous prie d’intervenir auprès des autorités de Djibouti et de leur demander de:

i. Garantir en toutes circonstances l’intégrité physique et psychologique de M. Hassan Amine Ahmed, et de tous les défenseurs des droits de l’Homme djiboutiens ;

ii. Garantir l’accès immédiat et inconditionnel à son avocat et aux membres de sa famille ;

iii. Libérer de manière immédiate et inconditionnelle M. Hassan Amine Ahmed, en ce que sa détention ne semble viser qu’à sanctionner ses activités de défense des droits de l’Homme ;

iv. Mettre un terme à toute forme de harcèlement à son encontre, ainsi qu’à celle de tous les défenseurs des droits de l’Homme à Djibouti, afin qu’ils puissent mener leurs activités de défense des droits de l’Homme librement et sans entrave ;

v. Se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1998, et plus particulièrement à son article 1 qui dispose que “chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, de promouvoir la protection et la réalisation des droits de l’Homme et des libertés fondamentales aux niveaux national et international” ; son article 6(b), qui dispose que “chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres de publier, communiquer à autrui ou diffuser librement des idées, informations et connaissances su tous les droits de l’Homme et toutes les libertés fondamentales” ; et son article 12.2, qui dispose que “l’État prend toutes les mesures nécessaires pour assurer que les autorités compétentes protègent toute personne, individuellement ou en association avec d’autres, de toute violence, menace, représailles, discrimination de facto ou de jure, pression ou autre action arbitraire dans le cadre de l’exercice légitime des droits visés dans la […] Déclaration ” ;

vi. Plus généralement, se conformer aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’Homme ratifiés par Djibouti.

Adresses :

  • ·         Son Excellence Ismail Omar Guelleh, Président de la République, Palais Présidentiel, BP 6, Djibouti Ville, République de Djibouti. Tel / Fax : 00 253 35 50 49 / 00 253 35 02 01.
  • ·         Monsieur Ali Farah Assoweh, Ministre de la Justice, des affaires pénitentiaires et musulmanes, chargé des droits de l’Homme, BP 12, Djibouti Ville, République de Djibouti. Tel / Fax : 00 253 35 54 20
  • ·         Monsieur Maki Omar Abdoulkader, Procureur de la République, Tel / Fax : 00 253 35 69 90.
  • ·         Ambassadeur Mohamed Siad Doualeh, Mission permanente de Djibouti auprès de l’Office des Nations unies à Genève, 19 chemin Louis Dunant, 1202 Genève, Suisse, Fax : + 41 22 749 10 91. Email : mission.djibouti@djibouti.ch
  • ·         Ambassade de Djibouti à Bruxelles, 204 avenue F.D. Roosevelt, 1050 Bruxelles, Belgique, Tel : + 32 2 347 69 67, Fax : + 32 2 347 69 63 ; Email : amb_djib@yahoo.fr

Prière d’écrire également aux représentations diplomatiques de Djibouti dans vos pays respectifs.

02/05/2012 (B654) Sergent Ariko : le congrès du RPP, un congrès de l’obscurantisme, dans le noir, sans toilettes, sans électricité et sans climatisation … et sans contenu !

N’oubliez pas de consulter la page du Sergent Ariko sur FaceBook (lien)

Ali Djama Guelleh a-t-il fait couper volontairement l’électricité pendant le congrès du RPP ? Déjà son collègue avait fait couper l’eau !! (Note de l’ARDHD)

– Un congrès de l’obscurantisme, dans le noir, sans toilettes, sans électricité et sans climatisation.

Après le scandale causé par l’actuel patron de l’EDD Djama Ali Guelleh, qui a fait couper le courant en pleine séance du comité centrale du RPP avant hier lundi,  IOG va-t-il se séparer de son cousin qui a manifestement joué contre lui ?

Quels sorts attendent aussi le premier ministre Dileita, le rapporteur du parti Ali Abdi Farah, le secrétaire général Idriss Arnaoud ?  Tous ils ont été copieusement hués par les militants du parti.

Déjà dès son arrivée, IOG a constaté que l’atmosphère était électrique (sans aucun jeu de mots !! Note ARDHD). Les militants n’avaient pas le moral. La capitale n’a plus de distribution d’eau. Nombre de militants et de militantes n’avaient même pas pu se laver avant de venir.

Ce congrès du comité central était l’occasion, pour certains, de faire leur cirque et de jeter leur rage face à un chef qui est dominé par sa femme. Pourtant la dernière dame est toujours en France pour assister sa fille Fadouma Awo qui est sortie de l’hôpital Américain de Neuilly où elle avait accouché d’un petit garçon.

Déjà un problème ! Quel nom va t’on donner à ce garçon ?

Les mauvaises langues auraint déjà tranché et le surnommeraient « le petit singe ». À Djibouti ce surnom « de singe » circule dans tous les majliss.

Les femmes de la tribu Issak auraient retiré leur soutien à Paulette. Salie par sa fille à Djibouti après le refus  de ses parents de lui laisser convoler avec celui qu’elle aimait, Kadra Haid n’ose plus remettre pied à Djibouti : elle sait qu’elle devra subir des insultes dégradantes.

Son petit fils, que sa fille Fadouma Awo a mis au monde, a servi de détonateur pour celles et ceux qui avaient une haine contre ce régime qui est à bout de souffle.

Au comité central personne n’écoutait les discours d’IOG et d’Idriss Arnaoud. Les hommes allaient sans cesse aux toilettes pour échapper au supplice et passer le temps. Ils ne voulaient plus être membres de ce parti.

Une fois le premier vice-président a tenté de ramener le calme dans la salle après qu’un militant ait été  insulté par Hachi et qu’il lui ait répliqué. C’est le  chef « ivre de Mirgane », qui l’a remis à sa place.

On dit que le soir même, seul, tandis que madame se promène en France, IOG n’aurait pas pu trouver le sommeil. Cette bagarre, les insultes et autres quolibets ont fusé de partout, interrompant l’ex ministre Ali Abdi Farah, Idriss Arnaoud et consorts, lui revenaient sans cesse en tête.

Ah, c’est vrai qu’ils ont été copieusement hués par les militants. Même les chanteurs de la troupe, inquiets de la tournure des événements,  ont exigé d’être payé sur place sinon ils auraient refusé de chanter à la Gloire du parti.

C’est alors que le courant s’est éteint.

IOG a demandé a ce que l’on mette en marche le groupe de secours. Pas de chance, on a appris que le groupe avait été volé la veille !

IOG est humilié.

Il n’a pas bougé et il a appelé les gens au calme. Yacin Elmi Bouh a été le premier à le défier. Il est sorti dehors prendre l’air sous l’œil de son patron. S’ensuivirent d’autres militants dont des vieux. Les femmes ont alors été priées de sortir. Hachi a appelé les gens au calme et a la retenue. Là la situation a explosé.

Les militants ont carrément insulté Hachi qui n’a pas trouvé de mots pour répliquer tant les insultes fusaient de tous les cotes. Le gouverneur Djama Haid, à peine revenu du Somaliland, s’est éclipsé avant d’être rattrapé par les soldats de la GR. Hélas pour lui, il n’avait pas reçu l’autorisation de sortir tant que le dictateur serait à l’intérieur.

Sentant la chaleur gagner son front, IOG a résisté pendant 20 mn, sous les hurlements des militants qui ont demandé des comptes a l’état tandis que d’autres insultaient le gouvernement. Finalement le gros s’est retiré par une sortie derrière. N’ayant pas été prévenu, son chauffeur l’attendait devant.  

Les jeunes femmes et hommes qui chantaient sa gloire dès l’annonce de l’ouverture du congrès ont commencé à l’insulter et à le huer. L’intervention des unités du groupement 2 de la GR sous les ordres du commandant Ibrahim Abdi Farah dit Coca, n’a pas pu faire taire les quolibets et les femmes n’avaient pas leur langue dans leur poche.

Le manque d’eau est catastrophique.

Toute la capitale a été touchée par ce manque d’approvisionnement. Du sabotage ! disent certains ministres Tiji ! De la pure provocation dit la population, qui est touchée…

Les femmes qui hier chantaient les youyous du RPP ont boudé la cérémonie. Le comité des femmes du RPP était conduit par la députée et ex-secrétaire général de l’UNFD, Degmo Mohamed Issak. Ses femmes qui en veulent d’abord à Kadra Haid, ont jeté leur colère sur IOG et sur son premier ministre.

IOG a du mesurer le défi lancé par ses militantes qui n’en peuvent plus des dictats qui leur sont imposés par Kadra Haid a qui il semble avoir donné les pleins pouvoirs.

Le jeune Ougass Moustapha refuse de cautionner le régime

IOG espérait  aussi la venue du jeune Ougas Moustapha Ibrahim qui a été appelé de Dire Dawa afin qu’il bénisse le congrès. Le jeune Ougas a été reçu la veille au palais de la présidence par IOG qui l’aurait, dit-on sommé de venir au congrès.

Mal lui a pris, car le jeune Ougas Moustapha a décliné l’offre en disant que l’objectif prioritaire de son déplacement à Djibouti était de négocier une paix fragile entre les tribus Afar et Issa d’Ethiopie qui ont des difficultés à s’entendre sur une portion de territoire.

Pour cela il s’est entretenu avec le sultan des Afar et celui de Tadjourah afin de créer un comité tripartite qui conduirait une enquête sur ce territoire qui est situé en Ethiopie.

IOG avait d’autres plans en tête. Il sait que la communauté qui regroupe 12 tribus Issas n’est pas contente de la façon dont Djibouti est gérée. C’est dans l’espoir de les calmer qu’il avait fait appel uu jeune Ougas Moustapha Ibrahim.

Mais le jeune Ougas Moustapha, qui est soutenu par Allah et par son peuple, a totalement refusé  de bénir le congrès du RPP. Il a demandé à IOG de se repentir devant Allah pour tout le mal qu’il a fait à toutes les communautés djiboutiennes. IOG aurait accusé le coup.

Il n’a pas reçu les bénédictions du jeune Ougas Moustapha, malgré les demandes du chef de sa garde dite républicaine le berger éthiopien Mohamed Djama et son chef de sa sécurité Hassan Saïd natif d’Ethiopie lui aussi.

Le jeune Ougas a refusé de se prêter a ce tour de passe-passe. IOG, ainsi humilié, n’a rien pu faire d’autre que de laisser repartir le jeune Ougas Moustapha Ibrahim vers l’Ethiopie. Au comité central IOG a du inviter les gens après le mois béni de ramadan.

Mais il a constaté que ses militants n’ont plus confiance en lui.

Ainsi se termine le congrès du comité central du RPP dans la confusion la plus totale et dans un esprit de revanche.

Sergent Ariko
Londres

 

01/05/2012 (B654) Courrier de nos correspondants. L’arrivée de l’Ougas des Issas  « sur invitation » du dictateur Guelleh n’est pas passée inaperçue. Va-t-on le surnommer l’Ougass « Guelleh » ?

Ougas à DjiboutiQuel a été le véritable objectif de la visite de l’Ougas Guelleh à Djibouti ?

Pourquoi l’arrivée de l’Ougas Guelleh à un moment où l’on enregistre de fortes tensions nationales, en marge de la tenue du congrès de l’état-RPP ?

Les réponses possibles sont au nombre de deux  :

Premièrement,
C’est le dictateur kleptocrate Guelleh qui a ramené l’Ougas Guelleh de l’Ethiopie pour tenter un rapprochement avec le dirigeant de l’UAD, Ismaïl Guedi Hared. Ceci intervenant après l’échec des missions conduites par plusieurs ministres-émissaires qui ont multiplié les visites et réunions nocturnes.

A chaque fois, M. Guedi a clairement répondu qu’il était favorable à un  dialogue sincère et transparent mais il a rappelé a ces émissaires officieux que la source même du problème était Guelleh qui détruit délibérément le pays et qui a rejeté les propositions de l’opposition, en refusant d’accepter les 9 conditions pour la bonne tenue d’élections libres et démocratiques.

Il a rappelé que les élections sont l’aboutissement d’un processus démocratique ou les droits de l’homme et les libertés fondamentales des citoyens sont respectés et que l’état n’est pas la propriété ni d’une tribu ni d’un parti politique.

On imagine que Guedi aurait fait la même réponse à l’Ougas « Guelleh ».

Deuxièmement,
Des sources proches du pouvoir ont signalé que l’Ougas « Guelleh » aurait présidé une réunion avec de soi-disant notables Issas en leur distribuant de l’argent à la fin pour les convaincre de reprendre la souveraineté sur la région de Zeyla, région peuplée majoritairement par des Issas et Gadaboursi, dans la partie est du Somaliland.

Si les faits sont confirmés on peut se demander les motivations de l’Ougas  « Guelleh » à s’impliquer dans ce litige territorial ?

L’Ougas « Guelleh » veut-il détourner l’opinion nationale de la réalité misérable qu’affrontent les pauvres Djiboutiens qui ont hâte de se libérer du joug dictatorial et d’un système mafieux qui bénéficie de la bénédiction des chancelleries de la place ?
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La réponse la plus crédible serait le fait qu’IOG téléguiderait désormais ce jeune Ougas qui aurait échappé au comité des notables résidant en Ethiopie, chargé de contrôler ses paroles durant les premières années de son règne pour devenir l’ambassadeur de Guelleh pour les affaires de Somalie.

Guelleh aurait créé à Djibouti un groupe de représentants de la région de Zeyla présidé par Abdillahi Haji Mahamoud (père de madame Hodan  Haji, représentante des Nations-unies à Djibouti) venu récemment a Djibouti pour constituer un groupe censé se rendre à Mogadiscio pour signer la nouvelle Constitution dont s’est dotée le TFG. Rappelons que l’état autoproclamé du Somaliland y est farouchement opposé.

Par conséquent, la visite de l’Ougas Guelleh est bien loin d’être la visite d’un Ougas à sa communauté Issas, alors  qu’il est censé l’écouter et la représenter, mais il pourrait s’agir précisément d’une mission diplomatique au sujet de laquelle la communauté des Issas est informée et connaît les effets possibles. 

_________________ Extrait de La Nation N°86 / 29/04/12

Le Chef de l’Etat reçoit l’Ugass Moustapha Mohamed

Le guide spirituel de la communauté Issas, dix neuvième du nom, l’Ugass Moustapha Mohamed Ibrahim a été reçu hier par le Président de la république M. Ismaïl Omar Guelleh au palais présidentiel.

Arrivé jeudi en début de soirée sur invitation du chef de l’Etat, l’Ugass Moustapha Mohamed Ibrahim a été reçu avec les grands honneurs hier au Palais.

Le Ministre délégué au Budget M. Amareh Ali Said, et le Secrétaire général de la Présidence M. Ismaïl Houssein Tani ont également pris part à l’entretien entre

Le Président Ismaïl Omar Guelleh et le guide spirituel des Issas, l’Ugass Moustapha Mohamed Ibrahim. Intronisé le 1er mars 2010 à Zeyla, il s’agissait en effet pour le jeune Ugass de sa deuxième visite dans notre pays.

Rappelons que l’ugass Moustapha a succédé à l’Ugass Hassan Hersi décédé en 1994 et qui a régné plus de soixante six ans à la tête de la Communauté Issa.

01/05/2012 (B654) Courrier des lecteurs. Mohamed Djamma, était sous ma responsabilité militaire en 1992 alors qu’il était policier … Il sait parfaitement que tôt ou tard, il sera jugé et qu’il devra payer pour les crimes qu’il a commis … (Par Mohamed Alhoumekani)

Mohamed Djamma, était sous ma responsabilité militaire en 1992 alors qu’il était policier. Il avait alors le grade de sergent et il servait dans la zone du lac Assal/ Karta, pendant la crise avec le FRUD.

Le général Yassin Yabeh Galab avait confié la responsabilité du dispositif de la police au Capitaine Daher. Selon le réglement militaire en cas de crise majeur (au cas où le Président de la république déclencherait la mobilisation générale) il devait se placer sous nos ordres. C’était des instructions prises sous le Président Hassan Gouled Aptidon.

A cette époque, je commandais le Bataillon Rapide d’intervention qui est devenu par la suite le F.A.R.

Mohamed Djamma Doualeh était un sous-officier illettré. Né à l’étranger, il a porté l’uniforme de notre pays, non pas par principe et honneur, mais par haine et par besoin d’avoir une couverture sociale et surtout la protection familiale.

Il en s’en cachait pas, car il avait les promesses qui lui avaient été faites par IOG. Mohamed Djama fut nommé dans le courant de cette même année au grade d’adjudant-chef.

Etait-ce pour le récompenser d’un acte inqualifiable qu’il avait commis sur une femme de la région ?

L’état major militaire et policier avait été informé de cet acte.

Pourtant
quelques mois plus tard, il fut nommé au premier échelon d’officier.

Et ce, en dépit du fait qu’il ne parlait aucune des langues officielles de notre pays (Français ou Arabe). Puis, il a continué à gravir tous les échelons, comme il l’avait si bien annoncé à Karta, en s’appuyant à l’époque sur les promesse qui lui avaient été faites par IOG.

Actuellement il se fait seconder à la G.R par notre ancien secretaire, le commandant Houssein et le Commandant Coca « surnom ».

Je tiens à déclarer que le Colonel Mohamed Ali Obsieh, d’origine Issak, est digne de porter son grade. Il a suivi les cours de lla prestigieuse école inter-armes de Saint-Cyr et il est Djiboutien par excellence.

A ma connaissance, il n’ a jamais commis d’actes de barbarie envers nos citoyens.

Mohamed Djamma Douhaleh sait parfaitement tout cela et surtout il sait que tôt ou tard il sera jugé et qu’il devra payer pour les crimes qu’il a commis.

30/04/2012 (B654) Sergent Ariko : purge au sein du corps de la garde républicaine (2ème partie)

N’oubliez pas de consulter la page du Sergent Ariko sur FaceBook (lien)

__________________ Pénurie d’eau !

D’abord, il faut signaler que les habitants de la capitale ont été privés d’eau depuis lundi soir. L’eau ne coulait plus à Djibouti ville. Pendant ce temps, le régime se limite à observer la population qui souffre.


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Une attaque d’Haramous « organisée » pour tester la Garde républicaine ?

L’objectif du plan préparé par Hachi, avec la complicité du secrétaire général de la présidence, était de tester les unités de la garde républicaine.

Par ailleurs chacun savait que Mahdi était plongée dans une forme de dépression depuis sa mise à l’écart du port de Djibouti, sur requête personnelle de la dernière dame, qui en voulait à son père Abdi Omar Guelleh parce qu’il s’était prononcé contre son mariage avec IOG. 

(J’ai préparé un rapport sur le sujet et il sera bientôt mis en ligne sur le site de l’ARDHD).

Certains affirment même  qu’IOG était personnellement au courant de ce plan diabolique.

Il est quand même étonnant que Mahdi ait pu arriver jusqu’au grand portail du palais de Haramous, alors qu’il faut franchir 3 check-points.

Impossible qu’il ait pu les franchir sans aide et sans être arrêté avant.

Est-ce que les unités de garde au palais de Haramous avaient reçu l’ordre de ne pas tirer sur le fils d’Abdi Omar Guelleh parce qu’il est membre de la famille ?

Au fond, le complot visait à écarter le colonel berger Mohamed Djama, mais il a mal fonctionné parce que le Berger en avait été avisé à la dernière minute.

Il est plus que probable que Mahdi avait été drogué pour qu’il parte ainsi seul à l’attaque de la résidence … de son oncle.

La mise en scène de ce film version famille IOG n’a pas surpris bon nombre de djiboutiens habitués à assister à ces numéros de cirque depuis que le gros chef a pris le pouvoir par la force et par le vol.

Voudrait-on nous faire croire que le jeune Mahdi ait pu forcer tous les barrages pour arriver sain et sauf au grand portail ?


La mise en scène est grotesque.

Tout le monde savait et Mahdi ne pouvait l’ignorer, que la dernière dame n’était pas là puisqu’elle se trouve en France pour assister sa fille qui vient d’accoucher à l’hôpital américain de Neuilly.

IOG se trouvait, lui, à Dikhil pour son faire son show devant une jeunesse délaissée.

On sait aussi que les unités de la Garde républicaine en faction au palais de Haramous sont bien équipées et qu’elles utilisent des chiens « bergers allemands » capables de détecter la présence d’un intrus dans un large périmètre.

Mahdi a certainement joué la comédie, mais les unités de la GR devaient avoir des ordres précis pour le laisser passer.

Par ailleurs les Djiboutiennes et les Djiboutiens se demandent où Mahdi a bien pu se procurer le Beretta qu’il destinait à impressionner son oncle chef de l’état ?

La mise en scène était bien préparée et elle s’est déroulée selon le plan de ses concepteurs. Ensuite, IOG a été conduit au camp Omar Aline. Pendant ce temps, les unités stationnées au palais d’Haramous jouaient aux cow-boys en tirant en l’air pour bien montrer que la sécurité du gros chef était entre de bonnes mains : les leurs !

Mahdi n’a pas été blessé bien que sa voiture ait été criblée de balles ? Bizarre, il n’a même pas été mordu par les bergers allemands de la brigade cynophile de la GR. Il a été juste arrêté et placé en détention jusqu’à l’arrivée du Colonel-berger.

IOG, très mécontent en apparence, ordonna l’ouverture d’une enquête rapide pour identifier les coupables de ce show, se gardant bien de dire officiellement, qu’il était au courant, à l’avance !

Sinon il aurait pu être tué !

On remarque aussi que dans ce moment intense (dit-on !) ni l’agresseur présumé, ni aucun homme de la Garde républicaine n’a même été égratigné ????

Mahdi était-il conscient des risques ? Probablement, mais sous l’effet de la drogue, il a été incapable de tirer. Il a juste fracassé le grand portail avec son véhicule.

Or au-dessus de ce portail il y a deux cameras  de vidéosurveillance qui enregistrent toutes les allers et venus. Quels secrets, les enregistrements ont-ils livrés ?

On peut supposer, qu’il y a du avoir des complicités a l’intérieur : les gardes auraient-ils reçu la consigne de ne pas tuer Mahdi pour éviter un scandale dans la famille d’IOG.

Le mariage d’IOG avec Paulette avait été l’origine de grandes tensions entre la famille Haid et celle d’IOG. N’oublions pas qu’elle était auparavant l’épouse de l’ancien premier ministre Abdallah Kamil.

Les afars ont considéré qu’IOG leur faisait affront. Ils attendraient, aujourd’hui encore le moment opportun pour la faire payer pour cette trahison.

Il aurait pu avoir été demandé à Mahdi de ne pas causer de dégâts importants dans le Palais mais de se limiter à faire peur à tous les occupants dont le gardien éthiopien et les femmes de ménage qui sont toutes issues de la tribu de la dernière dame.

Mahdi a du voir la voiture de son oncle qui rentrait d’une inspection de routine et il aurait foncé dessus en imaginant que son oncle se trouvait à bord.  Arrivé ensuite à la hauteur de la piscine où nage souvent IOG lorsqu’il fait chaud, le jeune Mahdi aurait perdu ses esprits et il se serait déshabillé. Le Damahi qu’on lui aurait fait ingurgiter auparavant, commençait-il à perdre ses effets ?

Trois gardes du corps, qui restent en permanence au palais, ont pu le maîtriser rapidement. L’autre fille d’IOG était devant son ordinateur : elle devait « chatter » sur FaceBook. Aussitôt, elle a été emmené en un lieu sur et Mahdi a été conduit à la direction de la sécurité nationale sise au plateau du serpent. 

Là il fut interrogé par les agents de Hassan Saïd pour connaître ses motivations exactes. Mahdi a commencé par dénoncer ceux qui l’ont manipulé et en particulier Ismaël Tani, le secrétaire général de la présidence. Il a été remis ensuite à son autre cousin, Mohamed Djama Doualeh, le Colonel-berger qui l’a escorté jusqu’à l’intérieur du camp Omar Aline.

IOG avait déjà eu le temps d’exiger une enquête rapide pour identifier les failles du système de la sécurité présidentielle. Le colonel berger a été pointé du doigt mais il s’est défendu en rappelant u’il était a Dikhil lors de l’attaque. La colère d’IOG s’est abattue sur le commandant de peloton de garde ce soir à la résidence de Haramous mer.

– Tout le peloton a été sanctionné.

Certains ont été renvoyés dans leur corps respectifs à savoir la gendarmerie et la brigade spéciale de la police nationale. Une véritable chasse aux sorcières s’est emparée du camp Omar Aline. 

– Pour IOG c’en est trop ! Son palais n’est pas assez surveillé.

On se rappelle qu’il y a plusieurs semaines, des Djiboutiens s’étaient dénudés devant IOG qui rentrait au Palais : une autre défaillance. Et avant cela, 3 djiboutiens ivres d’alcool avaient fait irruption devant la grille de l’avant poste de la Garde républicaine vers minuit. Deux avaient été abattus sur place et le 3ème capturé et remis au SDS.

D’autres soldats avaient « payé » la colère iogienne. Mohamed Djama en avait profité pour se débarrasser de tous les soldats qui lui faisaient ombrage. Les plus proches du dictateur avaient été envoyés, en punition pour 4 mois, à Doumera.

Hussein-Hassan-farahLe commandant Hussein Hassan Farah qui est techniquement responsable des unités qui montent la garde au palais de la présidence, de Haramous, de la résidence de Arta, de la résidence du Day et enfin de la résidence en construction d’Ali Sabieh, a aussi payé. 

Hussein Hassan avait été envoyé en punition à Doumera. Or il n’est responsable en aucune façon de cette machination.

Pour le dictateur, il faut éliminer les éléments qui ne sont pas surs, au sein de la garde républicaine.

Depuis qu’il a déclaré à Jeune Afrique qu’il passerait le témoin à la fin de ce mandat, les spéculations vont bon train dans le cercle fermé des barons du régime mal élu.

Pendant que la population se débat dans la misère, les Warabeys du régime préparent déjà l’après IOG.

Longtemps IOG a cherché celui qui serait capable de le remplacer.

Comme à ses yeux, Yacin Elmi Bouh, qui aurait pu prétendre à recueillir l’héritage, a failli à sa mission, il  veut quelqu’un de confiance qui saura le protéger des ardeurs de la justice française.

Il n’oublie pas que Paris a finalement arrêté le terroriste Carlos, longtemps recherché par la DST française. Il purge actuellement une peine de prison à perpétuité.

Il faut qu’il se protège avec son épouse : son remplaçant devra, avant tout, garantir qu’ils pourront passer une retraite dorée et tranquille.

Pas si facile que cela, car Paris n’a pas abandonné l’instruction pour l’assassinat du Juge Bernard Borrel.

Pour  la population, cette histoire montée de toutes pièces, est surtout révélatrice des angoisses et de l’incapacité d’IOG a maîtriser son système, qui lui explose progressivement entre les mains.

Aux termes de l’enquête conduite par le berger Mohamed Djama, c’est son second, le commandant Hussein Hassan Farah, qui a été écarté au profit du commandant Ibrahim Abdi Farah dit Coca.

– Ce dernier est le protégé actuel de la dernière dame.

Maintenant que Coca a obtenu les pleins pouvoirs, la dernière dame  n’a plus qu’un geste à faire : obtenir le limogeage du Colonel-berger et introduire le colonel Mohamed Ali Absieh qui est de sa tribu.

Plusieurs sous-officiers Mamassan ont déjà été écartés de la Garde républicaine et remplacés par d’autres personnes (Issak et Gadaboursi) sur les conseils d’Hachi et de Kadra.

La tribu Mamassan voit dans ces mises à l’écart, la volonté réelle de réduire son pouvoir au moment où IOG n’ose plus résister à Kadra Haid.

Mahdi qui a perdu la tête depuis ce jour, a été condamné à deux mois de détention, qu’il ne passera pas à Gabode mais chez lui.

C’est normal, car la justice d’ina Omar Guelleh ne condamne pas sévèrement les membres de sa famille … mais elle se rattrape sur les autres !

Garde républicaine - Djibouti

La Garde républicaine survivra-t-elle à cette guerre souterraine que se livrent les deux tribus Issa Mamassan et Issak ?

 

Le temps nous le dira…

Sergent Ariko
Londres