Articles

30/12/2012 (Bréve 073) Flash Info. Encore une vie gâchée : celle d’un jeune homme qui avait tout l’avenir devant lui et celle de sa famille qui ne pourra jamais comprendre les raisons pour lesquelles il a été tué cyniquement par les hordes armées au service de Guelleh. (ARDHD)

Tuer de sang-froid un jeune lycéen désarmé qui manifestait pacifiquement. Est-ce la seule chose que savent faire les Policiers et les Gendarmes de Djibouti ?

Ne pensent-ils pas au prix de la vie des enfants du pays ? Pourtant, la majorité d’entre eux sont aussi des pères de famille. Ne se sont-ils jamais posé cette question : si un policier ou un gendarme avait tué mon fils de sang-froid en ayant recours à des moyens de répression totalement disproportionnés, quels auraient été mes sentiments, quelle aurait été ma douleur ?

A Djibouti, quand on est Policier ou Gendarme, c’est facile de tuer et en terre Afar, c’est même recommandé. Les armes et les munitions sont à votre disposition, l’impunité est garantie. Mais la conscience personnelle des auteurs de ces meurtres, comment va-t-elle réagir ?

Messieurs les Gendarmes, Messieurs les Policiers. Cessez de participer à ces meurtres « en réunion ». Dites non à la violence. Le droit de manifester pacifiquement est un droit reconnu dans la constitution. Votre devoir est de maintenir l’ordre, certes, mais d’utiliser des moyens proportionnés et seulement en cas de débordement avéré.

Ce n’était pas le cas hier à Obock et pourtant vous avez tué un jeune et vous en avez blessé au moins huit autres. Dieu sait quelles séquelles ils en conserveront, d’autant plus que les hôpitaux ne disposent plus des ressources suffisantes pour être en mesure de soigner les blessures graves.

Dites non à la violence. Refusez les ordres qui mettent votre responsabilité pénale en jeu. Sinon, vous pourrez être poursuivi pour ces actes… même s’i vous les avez commis sur la base d’ordres émanant de votre hiérarchie.

Ni la loi nationale, ni la Loi internationale ne vous protégeront pas, puisque vous aviez le devoir de refuser d’effectuer des ordres qui sont transmis en violation du droit national et international.

Tuer de sang-froid un jeune désarmé de 15 ans constitue un crime qui est passible de la cour pénale.