Articles

10/11/1999 – Hassan Gouled, ancien Président dictateur de Djibouti, est arrivé à Paris. Notre association va réactiver la plainte pour Crimes contre l’Humanité qu’elle a déposée contre lui.

On nous annonce l’arrivée à Paris le 10/11 de M GOULED.
Notre association dénonce la visite de l’ancien dictateur sur le territoire français et elle va relancer avec ses avocats la plainte qui a été déposée contre lui pour Crimes Contre l’Humanité.

Avant son départ, Hassan Gouled avait fait venir un avocat français pour le consulter au sujet des risques qu’il encourrait en France.

10/11/1999 – Le texte intégral de la condamnation du régime Djiboutien par le Parlement européen le 6 mai 1999

Commentaire de l’ARDHD : Ce texte voté par le Parlement Européen montre que les élus se préocupent sérieusement de la situation des Droits de l’Homme à Djibouti et que le régime de MM Aptidon puis Guelleh ne satisfait aux exigences de la Convention de LOME. Il est une première étape avant la décision d’imposer des sanctions financières.

Vu sa précédente résolution du 18 décembre 1997 (1)

A. alarmé par la situation des Droits de l’Homme à Djibouti et notamment par les violences exercées à l’encontre des opposants au régime et des défenseurs des droits de l’homme,

B. particulièrement préoccupé par le sort d’une quarantaine d’opposants politiques djiboutiens, détenus dans la prison de Gabode dans des conditions extrêmement éprouvantes,

C. rappelant que deux prisonniers sont morts en détention au cours des derniers mois, faute d’avoir reçu les soins que leur état de santé nécessitait,

D. rappelant que les principaux dirigeants de l’opposition Afar dont M. Mohamed Kadamy, représentant du Front pour la restauration de l’unité à Djibouti en Europe, et plusieurs de ses collaborateurs, ainsi que des membres de leurs familles, ont été arrêtés en Éthiopie et au Yémen, puis extradés vers Djibouti, où ils sont désormais emprisonnés,

E. rappelant qu’aucun de ces détenus n’a jusqu’à présent pu bénéficier d’un procès équitable ni de l’assistance d’un avocat, alors que certains d’entre eux sont emprisonnés depuis plus de 18 mois,

F. rappelant l’importance des flux de réfugiés et de personnes déplacées, en particulier de l’ethnie Afar, qui sont toujours privées de la possibilité de regagner leur région d’origine,

G. rappelant que Djibouti est signataire de la Convention de Lomé, qui stipule dans son article 5 que l’aide au développement est subordonnée au respect et à la jouissance des droits et libertés fondamentales de l’homme,

1. condamne des violations des droits de l’homme commises en République de Djibouti et demande au gouvernement djiboutien de respecter désormais pleinement les droits et libertés fondamentaux, notamment la liberté d’expression ou encore le droit à un procès équitable,

2. condamne fermement les traitements actuellement réservés aux détenus des prisons de Djibouti, notamment celle de Gabode, demande que les soins nécessaires soient donnés de toute urgence aux malades et blessés emprisonnés et que des conditions de détention convenables soient garanties par les autorités djiboutiennes,

3. demande avec insistance au gouvernement djiboutien de libérer tous les prisonniers politiques et de garantir aux autres détenus la tenue dans les plus brefs délais d’un procès juste et équitable,

4. demande tout particulièrement au Président récemment élu, M. Guelleh, de prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir les droits de l’homme et l’état de droit dans son pays, conformément à ses promesses électorales,

5. appelle les autorités djiboutiennes à relancer le dialogue politique nécessaire au rétablissement d’un climat de confiance dans le pays,

6. invite le gouvernement djiboutien à tout mettre en œuvre pour favoriser le retour des populations déplacées ou réfugiées, en particulier de la population Afar, en assurant notamment la réhabilitation de leurs logements,

7. appelle à ce sujet, la Commission et le Conseil à suivre attentivement la situation des droits de l’homme de Djibouti et à veiller au respect de l’article 5 et de la Convention DE Lomé, qui stipule que l’aide au développement est subordonnée au respect et à la jouissance des droits et libertés fondamentales de l’homme,

8. charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission, à l’Assemblée Paritaire ACP-UE, à l’OUA, ainsi qu’aux gouvernements de Djibouti, Éthiopie et Yémen.

(1) JO C 14 du 19.01.1998, p. 207

10/11/1999 – Publication du Communiqué du Collectif de Soutien aux Prisonniers du 22/10/1999

COLLECTIF DE SOUTIEN
AUX PRISONNIERS POLITIQUES
Rue de Moscou 18
1060 Bruxelles

Bruxelles, le 22 octobre 1999

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Nous apprenons qu’un mouvement de grève de la faim illimité a été entamé par les prisonniers politiques de Gabode à Djibouti depuis le 17 octobre.

Ces opposants protestent contre les conditions de leur détention et surtout contre le fait qu’ils soient garder en dépôt pendant des années sans être jugés.

Ils ne bénéficient d’aucune assistance d’avocats de leurs choix – droit qui leur est dénié – et l’état de santé de certains d’entre eux s’aggrave faute de soins.

Devant cette situation, notre collectif apporte son soutien à cette action et exige la libération immédiate de tous les prisonniers politiques.

Pour le collectif,
Irbrahim Ahmed Djilani

09/11/1999 – L’émission « L’argent public » du lundi 8/11/1999 – Remerciements à Eric MONIER pour son intervention.

REMERCIEMENTS A ERIC MONIER
journaliste à France 2

Nous avons regardé avec un grand intérêt, l’émission « L’Argent Public » sur France 2, lundi 8 novembre.

Eric Monier a expliqué les raisons pour laquelle, aucun reportage ne serait présenté à l’Antenne. En effet les autorités djiboutiennes lui ont saisi tout son matériel et ses cassettes après une expulsion « musclée ».

Eric Monier avait demandé toutes les autorisations pour effectuer son reportage et avait présenté en détail le thème, les objectifs et les interviews à réaliser.

Il a fait l’objet de pressions sur place, confiscation du passeport, filature permanente par les RG, jusqu’à son expulsion …

Il a parlé de plusieurs points sombres à Djibouti : la mort du juge Borel. La thèse du suicide lui paraissant peu crédible ….

Il a parlé des pressions exercées sur les personnalités de l’opposition et des menaces de mort à l’encontre de Me Aref et de sa famille. Il conseiller d’envisager un transfert de cette famille vers la France.

09/11/1999 – Manifestation réussie devant l’Ambassade de Djibouti à Paris

Une quarantaine de personnes représentant une dizaine d’Associations se sont réunis de 18 h 30 à 20 h 00 à proximité de l’Ambassade de Djibouti pour crier des slogans à l’adresse du régime de M. Guelleh.

« Libérez les prisonniers politiques »

« Des soins médicaux pour les prisonniers »
« Guelleh en prison, Guelleh assassin, la France complice »
« 22 ans d’impunité, ça suffit, ça suffit »
« Non au massacre de civils »
« Halte à la torture »
« Halte aux viols »
« Plus de sous pour Guelleh »

…..
Concert de sifflets accompagnés au rythme d’un tambour.

Chants et danses à la fin de la manifestation.

09/11/1999 – URGENT / SURVIE vous propose le modèle d’une lettre que vous devez envoyer à votre député pour qu’il intervienne auprès du gouvernement français en faveur du respect des D.H. à Djibouti

A………………, le…………………

Madame la Députée ou Monsieur le Déput酅………………

Assemblée Nationale
126 rue de l’Université
75355 PARIS

Madame la Députée, Monsieur le Député,

Au printemps, une première grève de la faim à la prison de Gabode a déclenché une mission d’évaluation pénitentiaire qui s’est rendue à Djibouti en mai dernier. Le rapport de cette mission n’a toujours pas été publié. Mme. Christine Daure-Serfaty a cependant pu s’exprimer publiquement sur la nécessité d’une amélioration des conditions carcérales et d’un suivi des promesses faites par le régime djiboutien quant au respect de la dignité des personnes et du droit.

Peu après, une quarantaine de prisonniers de droit commun, dont Me. Mohamed Aref , étaient libérés, alors que la totalité des détenus politiques restaient en prison. En août, une quarantaine d’Oromos étaient incarcérés, dont 18 enfants, et condamnés à 1 an de prison. En septembre, Moussa Ahmed Idriss, journaliste et dirigeant de l’opposition, a été arrêté en pleine nuit avec ses proches et partisans par un détachement de policiers armés. Idriss a été condamné à 4 mois de prison à l’issue d’un procès inique. Son avocat français s’est vu refuser le visa nécessaire pour se rendre à Djibouti. Le 2 septembre, Ali Meidal Wais, journaliste, et Daher Ahmed Farah (journaliste et dirigeant de l’opposition) ont été reconnus coupables de « diffusion de fausses nouvelles » à l’issue d’un procès sommaire (l’examen des recours formés par ces derniers est prévu le 20 novembre). Moussa Ahmed Idriss doit également répondre devant la justice sur le même chef d’inculpation à une date encore inconnue .

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDR) nous informe que le 16 octobre dernier, les détenus politiques parents d’un leader de l’opposition djiboutienne Ismaïl Guedi Hared, ont entamé une grève de la faim pour protester contre l’absence d’instruction de leur dossier (ils sont sous mandat de dépôt sans jugement depuis plus d’un an). Le 19 octobre, l’ensemble des détenus politiques ont suivi le mouvement de grève pour protester contre l’insalubrité des lieux de détention, les détentions arbitraires pour motifs politiques, et l’absence de soins médicaux. M. Mohamed Khadamy, détenu politique depuis septembre 1997, serait dans un état de santé alarmant. Le médecin de la prison n’a pu obtenir son hospitalisation. Me. Aref, sous surveillance policière incessante, fait l’objet de menaces de mort : cette situation est consécutive à l’expulsion de deux journalistes de France 2 ayant filmé plusieurs interviews de l’avocat au cours de leur séjour à Djibouti, et à la saisie de leurs cassettes par les services djiboutiens.

En réponse à notre lettre ouverte du 24 septembre 1999 faisant état de cette situation , le Ministre des Affaires Etrangères, M. Hubert Védrine, nous a fait répondre par les services de son ministère que « la France entretient un dialogue continu avec les autorités djiboutiennes sur ces questions, ce qui l’a conduite à exprimer son inquiétude devant les événements récents, dont elle espère qu’ils demeureront isolés ». Nous constatons qu’il n’en est rien. Nous constatons également l’absence d’effets de la coopération franco-djiboutienne en matière judiciaire.

Je vous demande de bien vouloir vous adresser au gouvernement pour connaître les suites qu’il compte réserver à cette situation. Elle est d’autant plus préoccupante que la présence militaire française à Djibouti lui prête caution.

Vous remerciant à l’avance, je vous prie de recevoir, Madame la Députée, Monsieur le Député, l’expression de ma meilleure considération.

Nom Adresse Signature.

08/11/1999 – TCHAD: Menaces de mort contre Mme Djraibe et M Yorongar

TCHAD
FAR/PARTI FÉDÉRATION FORELLI

COMMUNIQUE CONJOINT DE PRESSE : KEMNELOUM ET YORONGAR INTERDITS DE SÉJOUR AU SUD ET MENACES DE MORT.

Un message chiffré est expédié de N’Djaména aux préfets de la zone de production du pétrole pour les enjoindre de procéder à l’arrestation immédiate de Mme Delphine Kemnéloum DJRAIBE et M. Ngarlejy YORONGAR au cas où ceux-ci feront leur apparition dans le sud du pays au moment où la délégation de la Banque est encore dans la région.

Une meute d’agents de renseignements (ANS, RG, ST, B2, polices parallèles etc.) étaient déployés aux trousses de Mme Kemnéloum et Yorongar.

Alors qu’il est invité par les jeunes à Walia pour un entretien sur le projet pétrolier, M. Yorongar est pris en filature massive par cette meute bruyante.

Des parents à M. Yorongar sont arrêtés et mis en demeure d’indiquer tout déplacement de ce dernier (cf. élément de preuve).

Bien que M. YORONGAR devait présider un meeting, le samedi 30 octobre 1999 à 15 heures, cette meute le cherchait partout à N’Djaména, Doba, Bébédjia et à Moundou. Comme quoi le ridicule ne tue pas au Tchad.

Quand nos dirigeants se sont rendus compte que M. YORONGAR est effectivement à N’Djaména, ordre est donné au autorités de Moundou de faire défiler des militants du MPS sous les banderoles et des pancartes de FAR/PARTI FÉDÉRATION lors du passage de la Banque Mondiale dans cette ville (cf. le film-vidéo y relatif).

En dépit de toutes ces mesures prises pour le contenir, M. YORONGAR est reçu plusieurs par la délégation de la Banque Mondiale. D’abord dans le cadre de l’assemblée nationale (31 octobre 1999 de 11 H à 12 H), ensuite en tant que député des 301 puits de pétrole (le 31/10/1999 de 18 H 00 à 20 H 45) et enfin par M. Layec, membre de la délégation (le 4/10/1999 à 20 H 30).

Pour mettre cette kabbale sur le dos de ses sous-fifres, M. Idriss Déby devait s’envoler pour Fada dès son retour de Bangui où il a pris part à l’intronisation de son pair, M. Ange-Félix PATASSE. Profitant de cette occasion , M. Idriss Déby quémande le soutien de ses pairs présents à cette cérémonie pour l’exploitation immédiate du pétrole. Avant son départ pour Bangui, il fait convoquer à Fada tous les cadres civils et militaires de la Préfecture de Biltine et de la sous-préfecture de Fada (BET) pour un sommet familial et clanique. Tout porte à croire que M. Idriss Déby prépare un génocide à la rwandaise.

Malheureusement pour lui, Fada est à feu et à sang. Ses invités étaient pris au piège de ses adversaires. Pour faire face à cette situation, les militaires sont raflés à N’Djaména et envoyés au front. C’est ainsi qu’il a annulé son déplacement de Fada.

Une fois que la délégation de la Banque Mondiale est arrivée à N’Djaména ce 28 octobre 1999, elle est reçue d’abord par le Premier Ministre. Puis ce fut le tour de M. Idriss Déby de la recevoir. Ce dernier fait venir au palais de Djambalngato tous les Ministres présents à N’Djaména pour assister à cette importante audience. Mais, ceux-ci l’apprendront à leurs dépens une fois la délégation au palais. M. Idriss Déby décide de recevoir la délégation de la Banque Mondiale presque tout seul et sans témoin. Toutefois, deux ou trois de ses collaborateurs ont pris part à cette audience notamment Monsieur Abdérahman Dadi. Même le Ministre du Pétrole, M. Abdoulaye Lamana, n’a pas assisté à l’entretien que M.Déby a eu avec la délégation de la Banque Mondiale comme initialement prévu. Toute honte bue, ces messieurs-dames s’en sont repartis haut le cœur à leurs occupations

A Abéché où la délégation de la Banque Mondiale est attendue pour une audience, M. Idriss Déby a proféré des menaces de mort en disant que si le pétrole ne coule pas, Yorongar et beaucoup de tchadiens vont mourir. Oui, ceci dénote que M. Idriss Déby prépare sérieusement le génocide à la rwandaise.

A N’Djaména, des tchadiens de confession musulmane sont venus voir M. Yorongar pour adhérer à son parti. A la sortie du domicile de M. Yorongar, ils sont pris en filature, parfois interceptés et mis en demeure de donner les raisons de leur visite.

Les deux meetings à grand succès organisé par le FAR et le MRP en dates des 16 et 30 octobre 1999 (M. Idriss Déby a pris part au meeting du 16/10/1999) est un message fort pour la Banque, le consortium et au gouvernement (à suivre).

N’Djaména, le 6 novembre 1999

La Coordination Exécutive Fédérale

08/11/1999 – Victoire pour toutes les organisations, M. Mohamed Kadamy Youssouf enfin hospitalisé après une semaine : MAIS IL N’EST TOUJOURS PAS SOIGNE.

Mohamed KADAMY YOUSSOUF a été enfin hospitalisé dimanche 7/11 après-midi après de longues journées d’attente. Merci à toutes les Associations qui ont diffusé l’information et qui ont permis d’obtenir ce geste humanitaire. Mais lundi soir, il n’avait encore reçu aucun soin, ni rencontré un médecin ?? Restons vigilants.

Cela ne doit pas nous faire oublier l’état de santé critique des autres prisonniers. Certains d’entre eux, blessés gravement ont été jeté en prison sans aucun soin depuis plus d’un an.
Un autre prisonnier attend …. depuis trois mois son hospitalisation, le bulletin du médecin de la prison dans la main…. etc.

Notre action continuera jusqu’à ce que des soins appropriés leur soient donnés et qu’ils soient tous libérés.