Articles

10/07/2012 (Brèves 009) 19ème anniversaire de l’arrivée des premiers réfugiés djiboutiens en Ethiopie – Un anniversaire bien triste ! Par Omar Gabasse

19 ans après l’exode de populations Afars fuyant la répression pour chercher refuge en Ethiopie et en Erythrée, c’est un bien triste anniversaire que nous commémorons aujourd’hui.

En juillet 1993 et face aux mécontentements clairement exprimés par les populations Afars quant à leurs exclusions et aux ségrégations les plus diverses dont elles étaient victimes, des mercenaires à la solde du pouvoir politique, recrutés en Ethiopie et en Somalie, ont lancé de grandes opérations de répression sauvage dans le Nord, le Sud et le Sud Ouest de la République de Djibouti.

Loin de s’opposer ouvertement et par les armes aux Combattants Afar, la cruauté de ces mercenaires ne fut dictée que par leur grande lâcheté et n’eut d’égal que la barbarie de leurs actes.

En effet, cette répression a pris comme cibles, quasi exclusivement, que des femmes, des enfants et des vieillards en pilonnant largement les villages vidés de leurs combattants, tel que Yoboki et tant d’autres en région Afar, à l’aide de bombes au phosphore.

Ces massacres, dont les images filmées furent diffusées sur la Radio Télévision Djiboutienne, confirmèrent hélas et d’odieuse manière la mort de centaines d’êtres sans défense ; jetant ainsi l’effroi au sein de l’opinion publique nationale et le rejet de tels actes sur le plan international.

L’histoire de plus de 80 000 réfugiés fuyant les zones bombardées pour se réfugier en Ethiopie et en Erythrée est largement relatée dans les articles, les analyses et les témoignages parus sur www.ardhd.org.

Parmi toutes ces familles fuyant la terre de leurs ancêtres, le plus souvent sans bagages et avec le strict minimum, quelques 20 familles Afars ont obtenu le statut de réfugiés et vivent dans l’attente d’une réinstallation dans un pays susceptible de les accueillir.

D’autre part, parmi les familles ayant cherché refuge en Ethiopie plusieurs milliers vivent encore de nos jours en région Afar d’Ethiopie sans aucune reconnaissance d’aucune sorte : ni du Haut Commissariat aux Réfugiés, ni du gouvernement d’Ethiopie.

Ces familles ne doivent leur survie qu’à la Solidarité de l’ensemble des populations Afar d’Ethiopie.

La mémoire de la plupart des gouvernants djiboutiens est un cimetière abandonné où gisent sans honneurs les mercenaires qui les ont servis mais qu’ils ont cessé de chérir depuis bien longtemps.

Pour ce qui nous concerne nous avons conservé, 19 années plus tard, la mémoire de nos morts.

En ce jour de commémoration je voudrais rendre hommage à tous nos morts, sans exception aucune. A nos combattants, aux familles mortes lors des odieux bombardements, à celles et ceux qui sont morts des suites de maladies après s’être exilés loin de la terre de leurs ancêtres.

La liste que nous avons établie n’est hélas pas complète car les noms de tous ces morts n’a pas été enregistrés tant ils étaient nombreux à cette époque alors que leurs familles se sont disséminées de par le monde.

__________________________________

Je voudrais aussi rendre un hommage particulier à mon frère et Ami Mohamed Chehem Orbisoo dit Zeynou, décédé en Ethiopie(en Juillet 2000) et qui a toujours défendu la cause et les Droits des populations Afars.

Il a lutté à sa manière contre les exclusions dont nous étions victimes, il fut apprécié et respecté car étant un homme d’une grande bonté et solidaire avec tous les membres de notre communauté opposés, comme il l’était, aux exclusions.

Disponible, il était toujours volontaire pour aider les autres, se dépensant sans compter pour le bien de la collectivité Afar.

Après avoir combattu au sein du FRUD, il fut contraint de se réfugier à Manda (Ethiopie) où il créa une école publique destinée aux enfants des réfugiés djiboutiens.

Ne disposant d’aucun moyen pour cette école il fut aidé par l’Ambassade de France à Addis Abéba qui lui fournit alors les matériels nécessaires et lui versa un salaire afin que les enfants des réfugiés soient scolarisés et puissent disposer des matériels et d’un maitre d’école à la hauteur de l’objectif qu’il s’était fixé.

Pour toutes ces raisons, qu’il en soit remercié là où il se trouve.

J’espere qu’Allah, le miséricordieux, lui a réservé une place de choix et l’a accueilli en son paradis pour le récompenser de tous les bienfaits et des enseignements qu’il a offerts et dispensés, spontanément et de son vivant, aux familles Afars en général et aux enfants en particulier.

Omar Gabassé
Co-représentant des réfugies en Europe .

Liste des réfugiés djiboutiens qui ont perdu la vie en Ethiopie. 










































































































































































































































28/03/1999 (LIB 009) COMMUNIQUE DE PRESSE

Après
le Meeting Electoral du 28/03/1999
le Comité Electoral composé entre autres :

du Candidat de
l’Opposition :

M. MOUSSA AHMED IDRISS

de Messieurs :

MOUMIN
BAHDON FARAH
ADEN ROBLEH AWALEH
MOHAMED MOUSSA TOURTOUR
GENERAL ALI MEIDAL WAISS
AHMED BOULALEH BARREH
ISMAEL GUEDI HARRED
MAHDI IBRAHIM AHMED
AHMED YOUSSOUF
ALI MAHAMED HOUMED
MOHAMED AHMED KASSIM
OMAR AHMED VINCENT
JEAN-PAUL ABDI NOEL
etc…

A ordonné
une marche pacifique de protestation jusqu’à la Présidence de la République
contre les manipulations et l’absence de transparence des élections présidentielles
du 9 avril prochain.

Les
forces de police à 50 mètres du Palais Présidentiel ont réprimé les manifestants
(plus de 80.000) et faisant :


  • 24 blessés dont 3 grièvement

  • plus de 3000 arrêtés, incarcérés au camp de transit de NAGAD.

Tout en alertant l’opinion
nationale et internationale de l’absence totale de Démocratie même à 10 jours
des Elections présidentielles, nous exigeons :

  • Liste électorale exhaustive
    ;
  • Envoi de 216 observateurs
    internationaux ;
  • La distribution des
    cartes d’électeurs dans les districts de l’Intérieur et aux hommes en uniformes
    dans ces mêmes districts ;
  • Rejet du vote par
    ordonnances, procurations, et ordres de mission ;
  • Reconnaissance de
    la carte d’identité nationale comme seul document officiel pour les élections.

MOHAMED
MOUSSA TOURTOUR

19/11/1999 – LA COMMERCIAL BANK OF ETHIOPIA DANS LE COLLIMATEUR (Source : LA LETTRE DE L’OCÉAN INDIEN n°879 du 13/11/1999)

« Le Fonds monétaire international (FMI) considère que la troisième banque commerciale de Djibouti, la Commercial Bank of Ethiopia (CBE), filiale de la banque étatique éthiopienne du même nom, ne respecte pas « certaines conditions de prudence » dans ses activités bancaires djiboutiennes…. « 

19/11/1999 – L’ARMÉE FRANÇAISE STOPPE SON REPLI (Source LA LETTRE DE L’OCÉAN INDIEN n°879 du 13/11/1999)

« Lors de sa visite à Djibouti, le mois dernier, chef d’état-major de l’armée française, le général Jean-Pierre Kelche, a assuré les autorités djiboutiennes de la suspension des mesures d’allégement des effectifs militaires français entamées l’an dernier. En fait, les militaires français à Djibouti qui devaient passer de 3 200 à 2 800, puis à 2 600 en juin 2000, sont actuellement au nombre de 3 400.
Certaines réductions d’effectifs ont bien eu lieu, mais elles ont été compensées par l’envoi de deux bateaux de surveillance et d’éléments supplémentaires de l’armée de l’air à cause de la guerre entre l’Erythrée et l’Éthiopie Le général Kelche a informé les autorités djiboutiennes de l’arrêt de la déflation des effectifs des familles de militaires.

Ainsi, les gradés mutés à Djibouti en remplacement de collègues pourront y amener leur famille.

En outre, de nouveaux matériels, tels que des chars Leclerc, seront positionnés à Djibouti, notamment pour tester leur maniabilité dans cette région. ….. »

http://www.indigo-net.com

19/11/1999 – Les Afars veulent l’arrêt des combats entre Éthiopiens et Erythréens (Dini) Par Guebray BERHANE. (AFP et A. DINI – FRUD Paris)

(Source AFP : MINITEL : 08 36 29 36 19 et A. DINI – FRUD PARIS).

« La population Afar, présente à Djibouti, en Éthiopie et en Erythrée, est « la plus concernée » par la guerre opposant Addis Abeba et Asmara depuis plus de 18 mois et « veut l’arrêt immédiat des combats », a affirmé à l’AFP à Paris l’opposant djiboutien Ahmed Dini.
« Le groupe Afar est le plus intéressé et le plus concerné par l’arrêt des combats » entre les deux pays voisins de la Corne de l’Afrique car « nos frères meurent sur plusieurs champs de bataille », a déclaré jeudi le chef de l’aile radicale de la rébellion du Front pour la Restauration de l’Unité et la Démocratie (FRUD), qui a demandé l’asile politique à la France.

Les Afars vivent traditionnellement de part et d’autre des frontières séparant Djibouti, l’Éthiopie et l’Erythrée.

La guerre entre l’Éthiopie et l’Erythrée, déclenchée en mai 1998, et qui risque d’embraser la Corne de l’Afrique, a déjà fait plusieurs dizaines de morts et des centaines de milliers de déplacés.
« Le but final dans la région semble être le conflit et non le développement » économique, a estimé M. Dini jugeant ce conflit « irrationnel ».

Il a, par ailleurs, nié tout rapprochement de son mouvement avec les autorités d’Asmara en soulignant « ne pas être au service de l’Erythrée ».
Toutefois, l’opposant afar a précisé « qu’en principe, il est légitime que si le gouvernement de Djibouti est soutenu par l’étranger, nous le combattions par un soutien étranger ». « Mais ce n’est pas le cas pour nous », a-t-il ajouté. novembre 1998 après que l’Erythrée ait accusée Djibouti de « soutenir l’effort de guerre éthiopien ».

Ahmed Dini Ahmed, hostile au président djiboutien Ismaël Omar Guelleh, a réaffirmé : « nous continuons nos actions militaires car aucune de nos revendications, et en premier lieu, le dialogue, n’a été satisfaite ».

Les derniers combats entre l’armée djiboutienne et le FRUD remontent à août 1999 dans le district de Tadjourha (nord), selon le front qui affirme avoir abattu un hélicoptère de l’armée. Le ministère djiboutien de la Défense avait parlé d’un accident qui a fait huit morts.

Par ailleurs, M. Dini, qui a vécu au début des années 90 à Addis Abeba avant de quitter ce pays pour le Yémen à la demande des autorités éthiopiennes, a regretté le soutien actuel accordé par l’Éthiopie au gouvernement djiboutien.

Outre le transit via Djibouti de la quasi-totalité de son import-export et le récent accord entre l’Éthiopie et Djibouti destiné à « préserver la sécurité à leur frontière », l’Éthiopie a accueilli M. Guelleh début novembre à Addis Abeba pour une visite d’État de trois jours.

« Nous considérions l’Éthiopie comme une garantie de sérieux mais ce n’est plus une référence », a confié l’opposant djiboutien.

Interrogé sur les conséquences de l’amendement proposé le 10 novembre par le député français Arnaud Montebourg (socialiste), également président du groupe d’amitié France-Djibouti, de réduire l’aide directe de la France à Djibouti en 1999 de 95 millions de francs français, M. Dini a estimé que « le peuple ne s’en apercevra même pas car il n’en profite déjà pas ».

Le dirigeant de l’aile radicale du FRUD a également qualifié de « gesticulation » la récente initiative djiboutienne visant à régler la crise en Somalie, en proie à une guerre civile depuis 1991.
« La solution ne viendra pas de l’extérieur mais d’eux-mêmes », a conclu Ahmed Dini. »

19/11/1999 – MAÎTRE MOHAMED AREF, sera-t-il libre de se rendre à OUGADOUGOU pour participer au 2ème CONGRES de l’UIDH, où il est invité à participer officiellement ?

Maître AREF a reçu son invitation officielle pour participer au 2ème Congrès de l’UIDH (Cf La Liberté N° 7). Il attend toujours que les autorités djiboutiennes lui restituent son passeport qui lui a été retiré illégalement et qui ne lui a pas été rendu à sa sortie de prison.

Nous lançons un appel à tous les Hommes politiques et à toutes les Associations pour qu’elles interviennent auprès du Gouvernement djiboutien afin que soit rétablie la libre circulation des personnes (et des marchandises) qui est prévue dans la Constitution et dans les Chartes des Droits de l’Homme, ratifiée par Djibouti.

19/11/1999 – Sommet des chefs d’État de l’IGAD à Djibouti le 25 novembre. (AFP)

« Un sommet des chefs d’État de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) se réunira du 25 au 27 novembre à Djibouti, notamment pour examiner la situation en Somalie, a-t-on appris vendredi de source officielle djiboutienne. …. « 

19/11/1999 – UNE DÉLÉGATION DE REPRÉSENTANTS D’ASSOCIATION DES D.H. REÇUE AU MINISTÈRE DE LA COOPÉRATION (Source LA LETTRE DE L’OCÉAN INDIEN n°879 du 13/11/99 et ARDHD).

« Une délégation de représentants d’associations françaises de défense des droits de l’homme à Djibouti a été reçue, le 8 novembre, par Jean-Michel Thornary, le directeur adjoint du cabinet du ministre délégué à la Coopération, Charles Josselin, pour débattre de la situation de la quarantaine de prisonniers politiques djiboutiens.

A cette occasion, il leur a été remis une copie du rapport de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) rédigé suite à une mission à Djibouti en mai (LOI n°856). Ce rapport confirme les mauvais traitements dont ont été l’objet les prisonniers djiboutiens, mais sans leur reconnaître le statut de prisonnier politique. Les associations françaises ont insisté auprès de leurs interlocuteurs pour que le respect des droits de l’homme fasse partie des exigences de la France lors de la commission mixte franco-djiboutienne prévue à Paris le mois prochain, dans le but de définir les axes de la coopération entre les deux pays pour les cinq ans à venir.

Thornary a affirmé que tout avocat français pourrait désormais plaider à Djibouti à l’exception toutefois de Arnaud Montebourg et Roger-Vincent Calatayud, à la venue desquels les autorités djiboutiennes mettent toujours leur veto.

Néanmoins, il a dissuadé les associations de chercher à envoyer trop tôt des avocats français à Djibouti pour suivre les dossiers des détenus politiques en attente de jugement, comme elles en avaient l’intention.

La condamnation de Djibouti par le Parlement européen, le 6 mai 1999, a également été évoquée, mais celle-ci n’ayant pas été assortie des sanctions prévues par la Convention de Lomé, Paris ne voit pas de raisons d’en faire plus que Bruxelles. …. »

Nom

et prénom
Sexe
Etat-civil
Arrivée : date
Décès :

date/ lieu
Nb pers.

charge
Profession
äge
1
Houmed Cheik Kamil
H
Marié
Juillet 93
Eli Daar – 95
2
Notable
62
2
Isse Ahmed Isse
H
Marié
Juil. 93
Eli Daar 95
62
3
Nasro Said Mohamed
F
Mariée
Juil. 93
Eli Daar 96
2
Sans
4
Cheiko Mohamed
H
Celib.
Juil. 93
Ayssata 98
1
Instituteur
26
5
Abdo Daoud Kamil
H
Marié
Juil. 93
Ayssata 03
Instituteur
31
6
Mohamed Zeinou Ali
H
Célib.
Juil 93
Ayssita 01
Instituteur
29
7
Said Goyta Mohamed
H
Marié
Juil. 93
Ayssaita 04
2
Instituteur
35
8
Houmed Ahmed Mohamed
H
Celib.
Juil. 93
Addis Abeba
Instituteur
31
9
Ali Habib Aboubaker
H
Marié
Juil 93
Samara
6
Sans
60
10
Fatouma Houssein
F
Célib.
1994
Addis Abeba
6
Sans
27
11
Aicha Eil Gero
F
Mariée
2001
Addis Abeba
5
Institutrice
28
12
Adame Ahmed
F
mariée
1993
Logya
2
sans
30
13
Fatouma Abdo Houssein
F
mariee
1994
Addis Abeba 2002
:6
sans
34

14

Mohamed Ahmed

Dakka

H

Marié

1993

Aysaita (Père d une famille nombreuse était un cadre du FRUD)

21

Chef de famille

52

15

Andahi Kurba Abdo

F

Marié

1994

Eli-Daar 2004

4

Responsable de famille

40

17

Mohamed Ibrahim

H

Marié

1994

Ayssaita 2003

3

Responsable de famille

41

18

lsmael Ahmed

Ali

H

Marié

1993

2008 à Addis- Abeba

1

Sans

30

19

Ali lshak Abdallah

H

1994

2005 EIi- daar

4

Sans

2

20

Ahmed Mohamed

Dakka

H

Marié

1994

1999 E1i-dar

12

Responsable de famille

45

21

Mohamed Ibrahim

Ail

H