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08/05/2012 (B655) Sergent Ariko : La liste fantôme d’IOG.

 

 

(Avant-propos) Précisions à propos de la mort du jeune officier de la G.R..

Plusieurs lecteurs m’ont interrogé à propos de la mort de ce jeune officier, victime d’un groupe de jeunes.

Lieutenant Mohamed - Garde républicaine de DjiboutiJe tiens à préciser qu’il ne s’agit pas du Capitaine Mohamed Pompier qui habitait tout près de la caserne des pompiers et qui est issu de la tribu Gadaboursi Barhabar Abokor.

La victime, le lieutenant Mohamed avait été incorporée comme officier dans la Garde républicaine, à la demande d’Hachi Abdillahi Orah, alors qu’il n’était encore que sous-officier
 
– Le dictateur, qui se sait impopulaire, a tenté de renverser la vapeur en se produisant à la Télé.

Il a choisi d’accorder un entretien à deux journalistes maisons : Kalad Kadar (qui est directeur de la communication) et Yahyia (qui presente les infos en Français). Mohamed Daher, le journaliste habituel, n’a même pas été convoqué au palais pour réaliser l’enregistrement.

Certains expliquent son absence en disant que l’entretien s’est déroulé en Français et non en Somali. Mais la raison de son absence n’est pas celle-là. Au début de l’année 2012, Mohamed Daher avait posé des questions « génantes » à IOG dans l’interview qu’il avait réalisée.

IOG avait fait retomber sa colère sur le directeur de la RTD et Naguib son conseiller en communication (ex- membre du bureau national du PRD) Naguib. Il avait fallu une intervention d’Ismail Tani, pour que Naguib sauve sa tête.

Au moment où la liste du nouveau gouvernement allait être rendue publique, c’est l’élection de François Hollande qui a mis indirectement un coup d’arrêt.

En dépit de la recommandation des FFDJ à la communauté française présente sur le territoire, François Hollande a battu Nicolas Sarkozy.

L’arrivée de F Hollande, qui amène avec lui le député Arnaud Montebourg, n’augure rien de bon pour le régime.

Alors pour détourner l’attention sur cette liste en « stand by », IOG a demandé à son ministre d’organiser une journée de prière pour la pluie à Djibouti.

Or Allah qui voit tout, sait qu’IOG n’avait nul besoin de prières pour la pluie. Le véritable objectif de la prière était de demander au peuple de Djibouti de protéger le chef de l’état contre une réactivation de l’instruction pour l’assassinat du Juge Borrel.

Alhamdoulilah, grâce à Allah, la population de Djibouti comme celle des districts de l’intérieur a boudé la cérémonie de Douas, organisée pour un objectif maquillé. Voyant que les gens ne sont même pas venus à la prière (les populations des districts de l’intérieur ont carrément dit « non ») IOG est devenu furieux.

Il a du battre en retraite et il est parti pour assister à Addis Abeba à un sommet inutile. Dans ses bagages il a amené son cerveau Hachi Abdillahi Orah, qui recevrait (dit-on) depuis quelques jours des graves menaces de morts sur sa personne et sur sa famille.

Hachi a-t-il bien et bel reçu des menaces de la part des mécontents du régime iogien ? Mise au courant, la direction du SDS a informé IOG sur le fait que des jeunes auraient été désigné pour assassiner Hachi dans sa maison du Héron. IOG a pris les menaces au sérieux et il ne laisse jamais Hachi seul à Djibouti.

En tout cas, l’assassinat d’un jeune lieutenant de la garde républicaine (voir ci-dessus) démontre le niveau de rejet de la population envers son régime.

– Pour tenter de rétablir la situation, IOG a décidé de sacrifier son premier ministre.

Nombreux observateurs se demandent les raisons pour lesquelles IOG se débarrasserait en ce moment de son premier ministre coopté par Barkhat Gourad Hamadou ?

La réponse tient en deux explications bien simples :

1°) le premier ministre est allé en France pour se faire soigner. Craignant une forme de diabète, il est parti pour l’Allemagne où officie son frère Aden Dileita en qualité d’Ambassadeur.

Comme je l’avais déjà écrit, cette ambassade a pour mission principale d’assurer le réceptif pour tous les malades du régime qui ont besoin de soins. La médecine allemande jouit d’une excellente réputation et le Val-de-Grâce a été beaucoup utilisé pour des affaires parfois douteuses … L’Ambassade en Allemagne bénéficie des budgets récupérés avec la fermeture de deux consulats a Mumbai en inde et a Dubaï aux Emirats arabes unis.

Jean de la Montagne qui est le consul honoraire de l’Allemagne à Djibouti et bras droit d’IOG connait certainement le nombre de « malades » haut-placés djiboutiens qui font un voyage « sanitaire » en Allemagne.

Arteh - Officier de la GR - Djibouti Depuis que  la chancelière allemande a décidé de faire déplacer son ambassade d’Addis Abeba à Djibouti (sur sollicitatrion d’IOG), les demandes de visa pour les « malades » du régime sont pratiquement quotidiennes.

Les officiers de la garde républicaine ne sont pas en reste ! En particulier un certain Arteh Farah Jilihe (voir photo ci-contre) qui a été bombardé Lieutenant par la dernière dame de Djibouti alors qu’il n’a aucune expérience militaire, en a déjà profité.

2°) La deuxième raison est le fait que le premier ministre avait de sérieux problèmes relationnels avec la dernière dame.

Celle-ci ne ratait jamais une occasion pour l’humilier devant son mari en public comme en privé.

Parfois même, Kadra Haid envoyait son homme de l’ombre Hachi pour l’insulter, ce qui était arrivé en pleines périodes de deuil pour le premier ministre Dileita. En période de Tahsi (deuil en langue locale) Hachi s’amenait pour insulter le premier ministre et le ridiculiser devant tous les Afar présents.

Sachant qui avait commandité ces coups bas, le premier ministre ne répondait pas à Hachi et il mettait  sa colère en sourdine. Ce qui n’a pas été le cas de sa femme qui a juré de laver le linge sale en public et d’humilier la dernière dame par vengeance.

Détentrice de la double nationalité canado djiboutienne, l’épouse de Dileita a attendu le 8 mars, le jour de la fête de la femme pour humilier la Paulette en public devant toutes les dames présentes.

Elle a réussi à faire monter l’hostilité de la quasi totalité des femmes Issa contre Kadra, y compris la secrétaire générale Degmo Mohamed Issak. Degmo fut chassée de son fauteuil par la dernière dame, mais elle n’a rien pu faire contre la femme du premier ministre.

Je suis en train de terminer un rapport sur le scandale de ce jour-là,  le 8 mars 2012 à La Corniche. Le rapport va être bientôt prêt.

Or depuis cette humiliation par la quasi-totalité des femmes Issa, Kadra Haid a décidé de quitter Djibouti pour Paris au prétexte que sa fille avait accouché.

Mais la réalité est tout autre : c’est pour fuir l’humiliation qui lui a été infligée  par la femme du premier ministre, laquelle a reçu des tonnes de cadeaux à sa résidence de La Siesta.  

– La femme du premier a tenu parole !

Ella a vengé son mari le premier ministre qui ne sait pas (ne peut pas ?) se défendre. La Paulette n’a pas aimé le coup de gueule préparé conjointement par Degmo Mohamed Issak et la femme du premier ministre qui est aussi issue d’un autre sous-clan Issa.

Elles ont réussi à battre physiquement la femme dépêchée par Hargeisa pour lire les bienfaits de la tribu cheik Issak. Il y a une rivalité énorme entre les deux tribus (Issa et Issak) pour le contrôle du pouvoir. Les Gadaboursi et les Afar regardent le match en spectateurs.

Or IOG, pour conserver le pouvoir, joue à fond sur la rivalité de ces tribus pour pouvoir prétendre ensuite qu’il est le pompier chargé d’éteindre l’incendie. Alors qu’il en est l’incendiaire !

Donc Kadra a d’abord demandé à ce que Dileita soit renvoyé du gouvernement. Mais à la dernière minute, elle a changé d’avis et a conseillé à IOG de lui trouver d’abord son remplaçant.

A-t-il été trouvé ?

En tout cas, le premier ministre actuel est devenu persona non grata à Haramous.

Qui va le remplacer ?

  • Le ministre de la coopération Mahamoud Ali Youssouf est le favori, mais il résiste aux pressions,
  • le ministre Ahmed Ali Silay qui est poussé par son père Ali Silay Abakari,
  • le ministre de la défense Kamil Mohamed craint les foudres de Kadra,
  • le ministre de l’habitat Hassan le manchot : Hassan Saïd préférerait le voir à la direction section Nord du SDS pour l’informer des méfaits commis par le FRUD armé dans cette zone qui échappe au contrôle du pouvoir central de Djibouti.
  • L’ancien patron de la caisse Abraham Ali, mais Barkhat Gourad lui est hostile.
  • L’ambassadeur Ahmed Areita dont son nom circule aussi au palais ?

Il semble que la décision définitive n’ait pas encore été prise.

Ce qui est assuré, c’est qu’IOG refuse un membre de l’opposition comme le lui demandaient les ambassadeurs de France et des Etats-Unis

La liste devrait finalement être rendue publique dans les prochains jours.
 
DAF : retour à Djibouti ?

il se murmure que DAF le président du MRD pourrait renter à Djibouti à partir du moment où l’Union européenne lui garantirait la sécurité.

IOG aurait reçu la demande, mais il n’aurait pas encore pris de décision concernant l’affaire DAF.

Le combat continue
Sergent Ariko
Londres

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PS : ci-dessous une autre photo d’Ismaël Ibrahim Barreh, qui a été écartée de la Sécurité présidentielle
Ismael_ibrahim_barreh

15/05/2012 (B656) Communiqué du RSADO qui nous est envoyé par un lecteur pour alerter la communauté internationale sur le sort de 300 réfugiés érythréens détenus au Yémen dans des conditions épouvantables. (Info correspondant)

J’interpelle l’opinion publique internationale sur la situation très inquiétante à laquelle des citoyens Afars d’Erythrée sont confrontés.

En effet, toutes les informations qui nous parviennent en provenance du Yémen se recoupent quant aux risques découlants des mesures qui pourraient être prises par l’Etat Yéménite, dans les jours à venir, à l’encontre de 300 réfugiés Afars originaires d’Erythrée, actuellement incarcérés au Yémen (AL HUDEEDA), depuis deux années.



En mars 2011, quatre groupes issus des forces navales de l’Erythrée ont fui avec leurs bateaux pour demander l’asile politique aux autorités Yéménites.



Contrairement aux dipositions de toutes les Conventions internationales et aux dispositions complémentaires édictées par le Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme, en matière de protection et des Droits des réfugiés politiques, définis entre autres par la Convention du 22 avril 1954, les autorités Yéménites ont fait procéder alors à l’arrestation immédiate de ces demandeurs d’asile qui ont été incarcérés sur le territoire du Yémen.



Selon les informations fiables qui nous sont parvenues, compte-tenu de l’urgence, le gouvernement Yéménite s’apprêterait à remettre ces personnes au gouvernement d’Erythrée ce qui constituerait une nouvelle atteinte aux Conventions internationales.



Par évidence et compte-tenu des expériences passées, l’état Erythréen pourrait les faire condamner à mort et exécuter, ne serait-ce que pour servir d’exemple pour les populations.


Ajoutons à cela, que l’état de santé de ces personnes Afars originaires d’Erythrée serait déplorable.


Victimes de maladies contagieuses, ces anciens marins des Forces armées sont incarcérés sans soins médicaux. Depuis hier, ils ont entamé une grève de la faim illimitée ; ils réclament entre autre, l l’assistance médicale et sanitaire et la reconnaissance du statut de refugié qui leur revient de droit .



Je lance donc un appel  à toutes les organisations humanitaires  pour qu’elles interviennent auprès du UNHCR, du gouvernement Yéménite afin que ces malheureuses personnes recouvrent leur droit .

Yasin Mohamed Abdallah
chargé de la communication du Red Sea Afar Democratique Organisation
Email :yasin_abdalla@yahoo.com
Tel portable :00251923705412
Addis Abeba –
Ethiopie

15/05/2012 (B656) Cour Pénale internationale. Un lecteur nous propose de publier un article qu’il a écrit en Anglais à propos de cette institution. (Traduction en Français avec Google (et ses défauts) après la version anglaise).

Lien avec l’article original :
http://www.criminaljusticedegree.net/international-criminal-court-in-the-global-criminal-justice-system/

______________________ Version originale en Anglais

The International Criminal Court in the Global Criminal Justice System

The International Criminal Court (ICC) was established on July 1, 2002 with the intention of acting as a permanent tribunal for heinous international offenses (crimes against humanity, genocide, war crimes, and more recently, crimes of aggression).  Unlike the International Court of Justice—the judicial branch of the United Nations—the scope of cases, jurisdiction and mandate of the ICC are extremely narrow.   Given its limited function, it is not surprising that the ICC has only opened 7 cases and indicted 28 people.   The utility of such a court has been the subject of much debate and continues to spark controversy in political, military and academic circles.

Throughout the twentieth century, the international community contemplated the establishment of a permanent tribunal as a means to bring justice for serious international crimes and to hold accountable the perpetrators of those crimes.  Particularly after WWII, and then again following the genocides in the former Yugoslavia and Rwanda, the outrage against these criminals drove many countries to take action.  Ad hoc tribunals were established to hold accountable those responsible for war crimes and massive ethnic killings.  Although these temporary courts were deemed successful in their limited scope, further atrocities demanded consideration of a permanent judicial body that could potentially deter future crimes. The following are brief descriptions of the ICC’s current pending cases:

  • The atrocities in Uganda, led by Joseph Kony and his Lord’s Resistance Army, prompted an investigation by the ICC and the arrest of several Ugandan officials.  On July 8, 2005, the ICC indicted Joseph Kony, Raska LukwiyaOkot OdhiamboDominic Ongwen, and Vincent Otti on 21 counts of war crimes and 12 counts of crimes against humanity.  In this situation, the ICC has been unable to proceed because two of the accused are dead and the other three are listed as fugitives.
  • The next case referred to the ICC involved the situation in the Democratic Republic of Congo.   The investigation includes war crimes, crimes against humanity and genocide.  Of the five people indicted by the court, Thomas Lubanga Dyilo, Germain Katanga, Mathieu Ngudjolo Chui, Bosco Ntaganda and Callixte Mbarushimana, only the first three are currently on trial in the Hague.
  • After conflict escalated in the Darfur region of Sudan, the Security Council of the UN referred the situation to the ICC.  After further investigation, the ICC indicted seven individuals for war crimes, genocide and crimes against humanity.  Although Ahmed Haroun, Ali Kushayb, Omar al-Bashir, Bahar Abu Garda, Abdel Rahim Mohammed Hussein, Abdallah Banda, and Saleh Jerbo have all received indictments, only the latter two have voluntarily appeared in court.
  • Jean-Pierre Bemba, former vice-president of the DRC, was indicted by the ICC for war crimes and crimes against humanity committed in the Central African Republic between 2002 and 2003.  An ongoing investigation by the ICC into the atrocities committed by President Ange-Félix Patassé of the Central African Republic continues.
  • The 2007-2008 post-election violence in Kenya sparked investigation by the ICC, after Kenyan judge, Philip Waki, determined that the government was unwilling to seek legal action for horrific crimes following the presidential elections.  The ICC indicted six individuals, known as the “Ocampo Six” after the ICC Prosecutor, for crimes against humanity.  Proceedings are ongoing.
  • The ICC recently indicted Muammar Gaddafi, Saif al-Islam Gaddafi, and Abdulla Senussi of Libia for war crimes and crimes against humanity.  The case, referred to by the UN Security Council, is ongoing.
  • The president of Cote d’Ivoire, Laurent Koudou Gbagbo, became the first head of state to be taken into ICC custody in late 2011.  The pre-trial phase of his case began and hearings are set for June 18, 2012

Regardless of how a situation arrives at the ICC, the international community seems to have found a method for addressing seriously egregious crimes occurring on an international scale.  In order for the ICC to be even more effective, non-governmental organizations such as the Coalition for the International Criminal Court (CICC) are working toward worldwide ratification of the ICC.

The Rome Statute established the International Criminal Court in circumstances where states are unable or unwilling to resolve serious international crimes.  The ICC can have jurisdiction over a case in one of three ways: if the UN Security Council refers the situation to the ICC; if the accused is a citizen of a signatory state; or if the crime was committed in the territory of a signatory state.  Universal jurisdiction was sought for the ICC, but the United States strongly opposed granting such broad powers and was not a signatory to the Rome Statute.   Several concerns arose regarding diminished state sovereignty, interference in foreign policy and potential prosecution of high-level political and military officials.  Although such concerns so far appear unfounded, it remains to be seen how effective the ICC can be without a long-term commitment from the United States.  Nevertheless, the court continues to press forward in its current endeavors to bring those accused to justice.

It is difficult to determine whether this relatively new institution can meet its objectives.  Some opponents of the ICC suggest that because the court lacks a police component, it also lacks the authority to enforce its decisions.  This deficiency has been most evident in the ICC prosecutor’s inability to require states to extradite fugitives.  In reality, an ICC indictment is only as meaningful as the member state’s willingness to enforce it.  Additionally, though the Rome Statute established a detention facility in The Hague for housing accused individuals awaiting trial, the facility was not intended for convicted prisoners.  Much of the ICC’s credibility still depends on the legal precedents it will establish in the conviction phase of its current trials.

For example, in a landmark decision on March 14, 2012, the ICC found the former DRC commander Thomas Lubanga Dyilo guilty of war crimes.  As the first conviction for the court, human rights advocates celebrated the decision as a historical step in promoting justice for children and other victims of such atrocities.  Since the sentencing phase still remains, it may be too early to tell whether this conviction will translate into actual punishment.  It will be up to the ICC and the DRC to agree on a place to carry out the sentence, which may include life in prison.  As with any justice system, there will be imperfections that may require policy adjustments.  However, if the ICC has increased international cooperation in minimizing crime, most contend that the court’s efforts are worthwhile.

_______________ 2 – Traduction en Français
Cette traduction a été réalisée en automatique avec Google traduction et elle comporte des défauts dont ne nous sommes pas responsables. Se référer au texte orginal ci-dessus.

La Cour pénale internationale (CPI) a été créé le 1 Juillet 2002, avec l’intention d’agir comme un tribunal permanent pour odieux crimes internationaux (crimes contre l’humanité, génocide, crimes de guerre, et, plus récemment, des crimes d’agression). 

Contrairement à la Cour internationale de Justice-la branche judiciaire de l’Organisation des Nations Unies-la portée des cas, la compétence et le mandat de la CPI sont extrêmement étroites. Compte tenu de sa fonction limitée, il n’est pas surprenant que la CPI a ouvert seulement 7 cas et inculpé 28 personnes. L’utilitaire d’un tel tribunal a fait l’objet de nombreux débats et continue de susciter la controverse dans les milieux politiques, militaires et universitaires.

Tout au long du XXe siècle, la communauté internationale envisage la création d’un tribunal permanent comme un moyen de rendre justice pour les crimes internationaux graves et de demander des comptes aux auteurs de ces crimes. En particulier après la Seconde Guerre mondiale, puis de nouveau à la suite des génocides en ex-Yougoslavie et le Rwanda, l’indignation contre ces criminels a conduit de nombreux pays à prendre des mesures. 

Des tribunaux ad hoc ont été créés pour tenir pour responsables ceux responsables de crimes de guerre et massacres ethniques massives. Bien que ces tribunaux temporaires ont été considéré comme un succès dans leur champ d’application limité, d’autres atrocités demandé l’examen d’un organe judiciaire permanent qui pourrait décourager les crimes futurs. Le Voici une brève description de la CPI actuels affaires pendantes:

  • Les atrocités en Ouganda, dirigé par Joseph Kony et son Armée de résistance du Seigneur, invité d’une enquête par la CPI et l’arrestation de plusieurs responsables ougandais. Le 8 Juillet 2005, la CPI, Joseph Kony, inculpé, Raska Lukwiya , Okot Odhiambo , Dominic Ongwen , et Vincent Otti sur 21 chefs de crimes de guerre et 12 chefs de crimes contre l’humanité. Dans cette situation, la CPI a été incapable de procéder parce que deux des accusés sont morts et les trois autres sont répertoriés comme des fugitifs.
  • Le cas est ensuite référé à la CPI la situation impliquée dans la République démocratique du Congo. L’enquête comprend des crimes de guerre, crimes contre l’humanité et de génocide. Parmi les cinq personnes inculpées par le tribunal, Thomas Lubanga Dyilo, Germain Katanga, Mathieu Ngudjolo Chui, Bosco Ntaganda et Callixte Mbarushimana, seuls les trois premiers sont actuellement en procès à La Haye.
  • Après le conflit s’est aggravé dans la région du Darfour au Soudan, le Conseil de sécurité de l’ONU a déféré la situation à la CPI. Après une enquête plus approfondie, la CPI inculpé sept personnes pour crimes de guerre, génocide et crimes contre l’humanité. Bien que Ahmed Haroun, Ali Kushayb, Omar al-Bashir, Bahar Abu Garda, Abdel Rahim Mohammed Hussein, Abdallah Banda et Saleh Jerbo ont tous reçu actes d’accusation, seuls les deux derniers ont comparu volontairement devant le tribunal.
  • Jean-Pierre Bemba, ancien vice-président de la RDC, a été inculpé par la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis en République centrafricaine entre 2002 et 2003. Une enquête menée par la CPI sur les atrocités commises par le président Ange-Félix Patassé de la République centrafricaine continue.
  • La version 2007-2008 de violences post-électorales au Kenya a suscité une enquête de la CPI, après kenyane juge, Philip Waki, a déterminé que le gouvernement n’était pas disposé à rechercher une action en justice pour des crimes horribles à la suite des élections présidentielles. La CPI inculpé six personnes, connues sous le nom « Six Ocampo » après que le Procureur de la CPI, pour crimes contre l’humanité. Les procédures sont en cours.
  • La CPI a récemment inculpé Mouammar Kadhafi, Saif al-Islam Kadhafi, et Abdulla Senussi de Libia pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.Le cas, évoqué par le Conseil de sécurité, est en cours.
  • Le président de la Côte d’Ivoire, Laurent Koudou Gbagbo, est devenu le premier chef d’Etat à prendre en détention à la CPI à la fin 2011. La phase préalable au procès de son affaire a commencé et les audiences sont fixées pour Juin 18, 2012.

Indépendamment de la façon dont une situation arrive à la CPI, la communauté internationale semble avoir trouvé une méthode pour traiter les crimes graves qui se produisent au sérieux à l’échelle internationale. Pour que la CPI d’être encore plus efficace, les organisations non gouvernementales telles que laCoalition pour la Cour pénale internationale (CCPI) travaillent à la ratification de la CPI dans le monde entier.

Le Statut de Rome a institué la Cour pénale internationale dans les cas où les Etats sont incapables ou refusent de résoudre les crimes internationaux graves. La CPI peut avoir compétence sur une affaire dans l’une des trois façons suivantes: si le Conseil de sécurité défère la situation à la CPI, si l’accusé est un ressortissant d’un Etat signataire, ou si le crime a été commis sur le territoire d’un État signataire .  

La compétence universelle a été demandée à la CPI, mais les Etats-Unis s’étant fermement opposés à l’octroi de tels pouvoirs étendus et n’étaient pas signataires du Statut de Rome. Plusieurs préoccupations ont surgi concernant la souveraineté des États diminuée, ingérence dans la politique étrangère et d’éventuelles poursuites judiciaires de haut niveau des responsables politiques et militaires. Bien que ces préoccupations à ce jour semblent sans fondement, il reste à voir l’efficacité de la CPI peut être sans un engagement à long terme des États-Unis. Néanmoins, le tribunal continue à aller de l’avant dans ses efforts actuels pour traduire les accusés devant la justice.

Il est difficile de déterminer si cette institution relativement nouvelle peut atteindre ses objectifs. Certains opposants de la CPI indiquent que parce que le tribunal n’a pas une composante de police, il lui manque aussi le pouvoir de faire appliquer ses décisions. Cette lacune a été la plus évidente dans l’incapacité de la procureur de la CPI à exiger des États d’extrader les fugitifs. 

En réalité, un acte d’accusation de la CPI est aussi efficace que la volonté de l’État membre à l’appliquer.
 

En outre, si le Statut de Rome a établi un centre de détention à La Haye pour les personnes accusées de logement en attente de jugement, l’installation n’a pas été destiné pour les détenus condamnés. Une grande partie de la crédibilité de la CPI dépend encore sur les précédents juridiques, il mettra en place dans la phase de conviction de ses essais en cours.

Par exemple, dans une décision historique le 14 Mars 2012, la CRI a conclu l’ex-commandant de la RDC Thomas Lubanga Dyilo coupable de crimes de guerre.Comme la première condamnation de la cour, les défenseurs des droits de l’homme célébré la décision comme une étape historique dans la promotion de la justice pour les enfants et autres victimes de telles atrocités. 

Depuis la phase de détermination de la peine reste, il peut être trop tôt pour dire si cette conviction se traduira par la punition réelle. Il sera à la CPI et la RDC pour convenir d’un lieu pour mener à bien la phrase, qui peut inclure la prison à vie.Comme avec n’importe quel système de justice, il y aura des imperfections qui peuvent nécessiter des ajustements de politique. Toutefois, si la CPI a augmenté la coopération internationale pour réduire au minimum la criminalité , la plupart affirment que les efforts de la cour en valent la peine.

14/05/2012 (B656) Sergent Ariko : Le peuple de Djibouti prend sa revanche sur le dictateur, ce qui retarde l’annonce de la composition du nouveau gouvernement qui devait être officialisée ce 10 mai

J’adresse à la famille du Lieutenant Mohamed, (fils de Hassan Sanjex, officier de la garde républicaine) qui aurait été assassiné à coups de hache et de barres de fer à La Siesta par des jeunes, mes condoléances les plus sincères.

Ces jeunes étaient tous ivres. Ils auraient été arrêtés ensuite par la brigade nord de la Gendarmerie.

Le motif de cet assassinat n’est pas clairement établi. L’un des jeunes, (dont le père décédé aujourd’hui était un grand commerçant bien connu en ville) aurait-il reconnu les faits devant les gendarmes ?

Mohamed_HassanA-t-il déclaré que cet officier défendait IOG et son régime dicatorial, alors que lui et sa bande de camarades luttaient dans l’opposition ? Est-ce un motif suffisant pour justifier la violence des coups portés ?

C’est ainsi que l’on pourrait aussi s’interroger sur les raisons de la présence, à une heure tardive, de cet officier à l’hôtel Impérial, lequel appartient à Liban, le fils d’IOG.

Selon des témoins la bagarre se serait déplacée ensuite jusqu’à La Siesta où le jeune officier de la GR aurait été battu à mort. D’autres témoins auraient affirmé que tout ce beau monde était ivre-mort et donc « inconscient » de ses actes.

Lors de son intégration, j’avais formé ce jeune officier.

inallilah wa inarajihoun.

Sergent Ariko
Londres

14/05/2012 (B656) Courrier des lecteurs. Conte qui nous est envoyé à propos du choix du nouveau Gouvernement. Et s’il y avait un jeu secret entre Bobard et la Vache qui rit ? Pourquoi pas !

A tous les Djiboutiens et Djiboutiennes

qui croient encore à toutes les fables

et aux contes d’Haramous


Si vous étiez moins raisonnables,

Je me garderais de vous conter

La folle et peu galante fable

Que je m’en vais vous débiter



Un roi bananier en fournit la matière

Malade, il voulut protéger ses arrières

Partir au loin, fuir et profiter de l’argent

Volé par lui, son épouse et son gouvernement



L’idée vint que sa Grandeur ne saurait être poursuivie

Un jour prochain pour tous ses crimes et ses délits

Il fit alors quérir son premier ministre

Béatement aux ordres bien plus que sinistre



« Excellence la vache, rieuse à mes élucubrations

Décidons ensemble d’une grande mystification

Car je suis las, usé par ma pénible maladie

Alors de partir au loin, j’ai soudain grande envie »



« Mais selon ma Grandeur il convient avant tout objet

D’organiser ma succession en grande sécurité

Car je ne veux point qu’un jour rapproché

On ne vienne me reprendre ce que j’ai chapardé »



« Nous allons donc constituer nouveau gouvernement

Institué de chèvres et d’autruches principalement

Il serait sage et réfléchi d’aller aussi chercher

Quelques opposants d’opérette pour les y intégrer »



«  De faire choix des plus vérolés, changeant de veste

Semant au sein d’opposition le typhus et la peste.

Vous et moi serons ainsi totalement assurés

Contre quelconque réaction ultérieure de rejet »

« Ce faisant, chacun sera bien plus que content

De pouvoir puiser argent à foison, largement

Alors que je pourrai gouter une paisible retraite

Ailleurs, sans soucis ni risque d’y perdre ma tête »

« A toi ma vieille vache rieuse, toi mon confident

J’ai décidé de te laisser Palais et commandement

A condition que tu t’engages ici et par des écrits

A ne point me créer à l’avenir un quelconque soucis »

«Ô grande Majesté, vous qui mieux qu’Âme qui vive

Savez me charmer, me caresser le coeur en racontant,

Et dont l’expression est toujours si naïve,

Que je crois voir déjà tout ce que j’entends »



«Ô grande Majesté, sachez que c’est la manière

Dont quelque chose est par vous inventée,

Qui beaucoup plus que la matière

De tout récit fait l’ineffable beauté »

« J’adhère à votre projet et ne m’inquiète nullement

Quand à l’avenir et création de ce gouvernement

Je m’effacerai, démissionnerai et laisserai croire

Qu’abandonné par vous, je serai au désespoir »

« Puis et tel le nouveau sauveur de la nation

Vous me ferez élire dans une nouvelle apparition

En falsifiant, une fois encore, ce simulacre de scrutin

Me plaçant à la tête du pays, dès le lendemain »

«  N’ayez Majesté nulle inquiétude, les Occidentaux

Ne seront pas dupes de cette mascarade et des oripeaux

Ils rempliront à nouveau les caisses de l’Etat de bel argent

En sachant à regrets qu’ils ne peuvent faire autrement »

« Peut-être m’obligeront-ils comme nouveau Président

A imposer véritable politique de Liberté et de respect

Des Droits Humains, ce qui me permettra de mendier

A nouveau pour que toutes les aides soient augmentées »

13/05/2012 (B656) Vivre sans espoir c’est cesser de vivre. (Par Bouh Warsama)


Retrouvez l’intégralité des chroniques
de Bouh Warsama : lien

Vivre sans espoir c’est cesser de vivre.

Lueur d’espoir pour vaincre le SIDA.

Par Bouh Warsama

Dans le cadre de la lutte contre le SIDA on ne peut que souhaiter que la récente mise sur le marché du traitement préventif TRUVADA soit une lueur d’espoir fondé et non une nouvelle illusion pour tous les malades atteints de cette destructive maladie de l’humain, ainsi que pour leurs familles.

Par évidence et compte tenu des résultats obtenus lors des études effectuées, on peut considérer que cette découverte constituerait l’une des grandes victoires de la médecine de ces cinquante dernières années.

Certes, ne nous emballons tout de même pas car nous n’en sommes pas encore au stade du vaccin. Ce vaccin tant espéré dont la recherche et la mise au point mobilisent, depuis plus de 30 années, quelques dizaines de milliers de médecins et de chercheurs de par le monde.

-La recherche médicale est une science des pannes de l’organisme humain.

Comme le médecin, le chercheur est un dépanneur – rien de plus, rien de moins – il veut trouver le moyen de faire fonctionner une machine dont il n’a pas tous les plans…

Il est donc compréhensible que l’on n’en soit pas encore au remède miracle ; mais il s’agirait incontestablement, d’après les dernières études, d’une victoire majeure dans cette dévastatrice guerre de tranchées qui en plus de trente années a fait bien plus de 30 millions de victimes de par le monde.

D’actions à vocation humanitaire en mobilisations des bonnes volontés en Occident pour financer la recherche, de petit pas en petits pas, de progrès scientifiques  en avancées sociales, d’ouverture d’esprit en prises de consciences que l’Afrique subsaharienne est la plus grande victime de cette pandémie qui frappe le monde, le SIDA semblerait se stabiliser ; voire même régresser dans certaines régions.

Constat est fait que depuis l’arrivée sur le marché des trithérapies et des antiviraux, en 1995, la maladie aurait tendance à reculer dans certaines régions de la planète mais si les nouveaux médicaments permettent aux malades de mieux vivre leur séropositivité dans les pays dits évolués, ils ne la guérissent toujours pas ici comme ailleurs.

– En matière de lutte contre le SIDA, rien ne pourra remplacer la prévention et l’éducation 

S’il est vrai que la maladie fait moins peur qu’avant, il faut être prudent quant aux chiffres encourageants qui sont publiés sur le plan international car rien ne pourra remplacer la prévention et l’éducation de chacun : hommes, femmes et enfants.

Le relâchement serait criminel. Il est absolument interdit car c’est toujours une question de vie ou de mort, surtout pour les familles les plus pauvres qui n’ont souvent pour seule richesse que les vêtements qu’elles portent, le plus souvent usés par le temps.

– La réalité de 2012, c’est cela !

Comment voulez-vous que les familles pauvres, voire même miséreuses à Djibouti comme ailleurs en Afrique subsaharienne, puissent disposer de l’argent nécessaire pour acheter ces fameux antirétroviraux qui nécessitent, de plus et le plus souvent, un traitement à vie ?

Aujourd’hui 60 % des gens qui ont besoin d’un tel traitement n’y ont pas accès alors qu’à Djibouti le chiffrage est bien pire que cela car estimé à plus de 95 % des malades touchés par cette maladie et qui ne peuvent pas payer leurs traitements.

Si l’on y ajoute tous les détournements des Aides médicales internationales qui leurs sont destinées, comme ce fut encore le cas récemment à Djibouti et par centaines de millions de FD, alors on mesure l’ampleur du désastre et pourquoi les bilans ne sont jamais publiés officiellement sur la pandémie dans le pays dit « des braves » alors que le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) touche sévèrement l’Afrique subsaharienne ; plus sévèrement qu’ailleurs et Djibouti en particulier.

Cette année encore, ce seront donc plus de deux millions de personnes qui vont mourir des infections liées au VIH dans le monde alors que 33 millions d’autres personnes vont continuer à vivre avec le virus avec l’espoir de guérir demain, après demain. Inch’Allah !

– Lutter contre la corruption et les détournements d’aides médicales internationales c’est aussi lutter contre le SIDA ; c’est sauver des vies humaines, sans distinction de couleur ou d’appartenance ethnique, tribale ou religieuse

Sous le règne de l’autocratie, imposée par Leurs Majestueuses Majestés Ismaïl Omar Guelleh et Kadra QABYO QAYLO, Djibouti se trouve dans une situation extrêmement paradoxale.

C’est en effet le pays qui perçoit le plus d’aides internationales par habitant et dont la corruption est l’une des plus vivaces en Afrique, repoussant ainsi le pays dans le peloton peu enviable des plus pauvres de la planète et des plus touchés par toutes les corruptions.

La pauvreté qui sévit dans le pays s’explique en grande partie par le manque de main d’œuvre qualifiée, par la fuite des cadres vers l’exil car ils savent ne rien pouvoir attendre d’un odieux clanisme-tribaliste de type mafieux qui règne sur le pays et qui impose sa dictature par l’emploi de la force, la torture et les assassinats.

Tout ceci étant complété par une mauvaise gestion des ressources existantes qui conduit à l’absence quasi totale de redistribution des richesses : exception faite pour 3 à 5 % de la population.

Mais les spécialistes du développement s’accordent à dire que le plus grand mal qui ronge Djibouti et qui freine sa croissance c’est la corruption ; véritable sport national. Une corruption de grande ampleur car présente à tous les niveaux de la société, qui empêche l’établissement d’un environnement économique stable et ruine les effets positifs des aides internationales qui affluent pourtant mais qui s’évaporent aussitôt.

Les conditions climatiques n’y sont pour rien dans toutes ces évaporations, les petites « souris » non plus. Seuls certains gros rapaces humains, mâles et femelle, sont à mettre au banc des accusés de la république.

– Est-il possible de lutter contre la corruption lorsque celle-ci est profondément ancrée dans les mœurs ?

Plus que jamais, la question est toujours d’actualité mais rien n’est fait pour y remédier bien que l’on connaisse les grands responsables et les deux donneurs d’ordres.

Le prédateurParmi ces responsables, Abdallah Abdillahi Miguil, alias « Monsieur kleptoman », alias « Le prédateur du Ministère de la Santé publique », alias « Warabe Koraya » est en bonne place dans la course aux détournements. On peut même le mettre en première place pour tout ce qui concerne la dilapidation de tout ce qui a pour noms : « Santé publique et les Aides internationales attribuées à ce ministère »

Passant de l’Office National d’Aide aux Réfugiés et Apatrides, où il a détient le record absolu et incontesté malgré la forte concurrence des détournements en tous genres, il a ensuite sévi au Ministère de la Santé où « la volatilisation » de 117 millions, entre autres, que l’USAID destinait à la lutte contre le SIDA a suscité et suscite encore de vives réactions ; y compris chez certains ministres.

Si la pratique quasi généralisée de la corruption à Djibouti entraîne la perte de crédibilité des appareils étatiques djiboutiens sur le plan international et de bon nombre de hauts fonctionnaires, un manque à gagner phénoménal (recettes fiscales et douanières manquantes, etc.) pour l’Etat, les conséquences les plus graves concernent la santé publique donc toutes les atteintes dont sont victimes les familles djiboutiennes, sans soins par manque de moyens financiers et par ce que les aides médicales, nationales comme internationales, sont détournées de leur but.

Les détournements de fonds nationaux et internationaux sont légion et les aides internationales octroyées par les bailleurs de fonds (pays donateurs, FM, Banque Mondiale, BAD…etc) tombent le plus souvent sur les comptes bancaires et les poches de dirigeants véreux. Des dirigeants ou ministres tels qu’Abdallah Abdillahi Miguil et ses comparses qui se sont enrichis de manière éhontée et phénoménale en quelques années de « rapines cautionnées » par Haramous.

Hommes et femme sans scrupule, qui n’en ont que faire de la pauvreté comme de toutes les maladies dont souffre le peuple mais passés maitre dans la démagogie outrancière et toutes les falsifications.

Dans de telles conditions, il n’est donc pas étonnant que la jeune république de Djibouti, qui avait et a encore tous les atouts pour s’en sortir, n’ait jamais pu s’extraire du marasme économique, social et politique dans lequel l’a plongé le clanisme au lendemain de la décolonisation : aggravé depuis 1999.

En conséquence de quoi, depuis 2010 certains pays dits riches, comme la France et les USA, n’ont pas pu (ou voulu et en se justifiant) tenir leurs engagements en ce qui concerne les milliards d’aide au développement promis 5 ans plus tôt à l’Afrique.

L’Afrique n’aurait donc reçu que 12 milliards de dollars sur les 25 milliards supplémentaires, c’est-à-dire une baisse de 13 milliards de dollars, soit environ 7 000 milliards de francs CFA, promis par les pays riches.

Selon une étude de l’Organisation de Coopération et de Développement économiques (OCDE) cette baisse se justifierait par des contributions insuffisantes de certains donneurs européens dont la part de l’aide publique au développement (APD) à l’Afrique est importante alors que le niveau des corruptions constatées, qui se situerait jusqu’à 90 % des sommes initialement affectées, aurait eu une influence déterminante sur le considérable ralentissement du versement des aides : aides qui arrivent dès lors au compte goutte.

L’Indice de Perception de la Corruption (IPC) publié annuellement par Transparency International ne ment pas, pour Djibouti il est de 3 sur 10 : bon nombre de pays africains et tout particulièrement Djibouti sont encore loin d’atteindre l’idéal d’intégrité auquel ils aspirent alors que d’autres ont montré le bon chemin à suivre et montrent « l’exemple à suivre » à certains grands pays occidentaux…

L’amélioration de l’éducation de la population est aujourd’hui considérée comme la meilleure piste pour éradiquer le fléau de la corruption mais éduquer c’est aussi faire de la prévention maladie et soigner.

– L’opposition politique à Ismaïl Omar Guelleh doit se donner les moyens de ses ambitions, ne rien attendre de l’Occident et à sa capacité de changer « l’ordre des choses imposées »

Selon nous, afin de lutter efficacement contre les corruptions, il conviendrait de prendre exemple sur certains pays d’Afrique qui ont pris, avec détermination, des mesures drastiques en créant, entre autres, des bureaux anti-corruption.

Ces bureaux sont une forme de cours indépendantes de justice dévolues à la traque et à la poursuite, sans faiblesse, des corrupteurs devant les tribunaux compétents.

De nouvelles procédures ont été créées pour accompagner l’action de ces bureaux abondant dans le sens de la transparence totale des affaires publiques qui ont été instaurées alors que la répression de la corruption en général s’est voulue plus sévère.

Les parlementaires et les titulaires de mandats électifs de nombreux pays africains ont été astreints à présenter publiquement le bilan de leurs avoirs personnels, donnant ainsi au peuple l’occasion de contrôler indirectement ses élus.

Il est beaucoup plus important de sanctionner avec grande fermeté un responsable de corruption et son donneur d’ordres, que de sanctionner un fonctionnaire qui tente de faire survivre sa famille : un fonctionnaire mal payé, mal considéré et qui a donc moins de raison d’être exemplaire lorsqu’il observe ce qui se fait au plus haut niveau de l’Etat.

13/05/2012 (B656) Radio-Trottoir. Dileita aurait définitivement perdu son poste, en dépit de l’action en sa faveur de Barkhat Gourad, son prédécesseur (Correspondant).

Selon nos correspondants, Dileita ("la vache qui rit") aurait définitivement perdu la partie, concernant son maintien au poste "honorifique" de Premier des Ministres (sans être chef du Gouvernement).

On nous informe même qu’il pourrait déjà être en train de faire ses bagages afin de quitter sa villa de fonction pour se recentrer dans la villa qu’il a fait construire.

Nous espérons en savoir plus, lorsqu’IOG se décidera à publier la liste de ses nouveaux ministres. Il était prévu que ce soit fait le 10 mai, mais l’annonce a été retardée, certainement en raison de pressions tribales internes….

Des coups de théâtre ou des revirements de dernière minute ne sont jamais à exclure en principauté de pacotilles …