07/12/1999 – Ouverture la semaine prochaine à Paris (dans la semaine du 13/12/1999) de la Commission bilatérale franco-djiboutienne.

Au cours de cette réunion, la France doit présenter les axes prioritaires de la coopération pour les cinq prochaines années. La réorganisation du système judiciaire et d’abord de la magistrature figure parmi ces points.

Nous appelons les autorités françaises et en particulier le Ministère de la Coopération à suspendre l’attribution de toute aide française, tant que la paix ne sera pas rétablie à Djibouti, que les prisonniers politiques ne seront pas libérés et que les Droits de l’Homme ne seront pas respectés : arrêt des viols, des tortures, des internements arbitraires et des exécutions sommaires, rétablissement de la liberté de déplacement à l’intérieur (suppression des laisser-passer) et à l’extérieur (restitution de tous les passeports),

Comme nous l’avons constaté, la guerre civile a été immédiatement relancée dès que le Gouvernement dictatorial a reçu les premiers versements du FMI. Une importante opération “dite de ratissage” est en cours dans le Nord du Pays. Ce sont les populations civiles qui sont les victimes : éxécutions, tortures, viols, blocus alimentaire de Tadjourah et d’Obock.

Bien entendu, l’argent de la France est (a été / sera) utilisé par les dirigeants pour la Guerre contre des populations sans défense.

La France ne peut pas continuer à cautionner ce régime qui bafoue les Droits de l’Homme et à lui donner les moyens financiers de se maintenir au détriment de tout un peuple. Ce gouvernement ment sans arrêt : il avait pris l’engagement de réduire le nombre de militaires pour donner l’illusion qu’il se pliait aux exigences du FMI. Ensuite, il utilise ces aides pour renforcer l’Armée Nationale Djiboutienne. 400 / 450 nouveaux soldats d’ethnie Somalie ont été envoyés dernièrement en renfort dans le Nord, pour se battre aux côtés de l’AND, de la Police et de la Gendarmerie mobilisées. Ces deux dernières armes étant aussi mobilisées dans cette opération d’une ampleur invraissemblable.

Notre Association suivra avec la plus grande vigilance les décisions qui seront prises lors de la conférence.