14/01/2000 – La France peut-elle encore continuer à soutenir un régime qui viole les Droits de l’Homme et qui tue nos juges, sans en devenir complice ?

APPEL A TOUS LES HOMMES POLITIQUES
FRANCAIS ET EUROPEENS.

Le soutien “inconditionnel” accordé par la France aux régimes dictatoriaux successifs de Djibouti (D’abord celui de M. Aptidon, puis celui de M. Guelleh) surprend les Observateurs, les Associations / ONG et même de nombreux députés français et européens, qui multiplient les appels et les condamnations.

En dépit de toutes les violations des Droits de l’Homme reconnues et dénoncées par les organisations les plus sérieuses : Parlement européen, FIDH, Observatoire International des Prison, Amnesty International, … la France a contrinué à financer largement le régime djiboutien, qui reçoit dix fois plus, par tête d’habitants que de nombreux autres pays africains.

Mais aujourd’hui la situation s’est aggravée :
le Président Guelleh, en personne, serait impliqué dans l’éxécution d’un juge français, exécution qui aurait été “maquillée” en suicide.

Les autorités françaises ont envoyé ensuite deux juges sur place pour enquêter sur ce décès mystérieux. Les juges parisiens Roger Le Loire et Marie-Paule Moracchini n’ont rien constaté d’anormal dans le “suicide” du juge BORREL. S’agissait-il de la dernière tentative de Paris pour tenter de “couvrir” M. Guelleh ? Ou bien, allons-nous assister en spectateurs à de nouveaux escamotages pour étouffer ce nouveau rebondissement et pour permettre à M. GUELLEH de poursuivre son régime tyrannique ?

Sans présumer de la cupalbilité directe de M. Guelleh, cette affaire pose une question de fond. L’argent des Français doit-il être servir à soutenir un régime tyrannique, qui s’est placé hors-la-loi internationale et qui élimine maintenant nos propres ressortissants ? Bien entendu la réponse est NON.

Nous lançons un appel à tous les hommes politiques français et aux parlementaires, pour qu’ils cessent de voter des crédits en faveur de Djibouti, pour qu’ils imposent le blocage des crédits alloués et pour qu’ils exigent une clarification de la position française ou l’obtention de garanties “sérieuses” de la part de DJIBOUTI. Ces garanties ne pouvant être prises au sérieux (aujourd’hui et à nos yeux) que s’il y a un changement de régime.

ARDHD