16/03/2000 – Au nom de la jeunesse…

On dit souvent que l’avenir appartient aux jeunes et qu’un pays sans jeunesse est une nation sans avenir. Il y a donc lieu de se préoccuper du sort de notre chère république.

En effet, depuis ces dernières années, le pays c’est dangereusement vidé de ses enfants. Partis ailleurs en quêtes de sécurité, d’éducation et de travail, en dépit des obstacles propre a l’exil qu’ils doivent surmonter au quotidien.

Comment pouvait-il en être autrement? Puisque la mère patrie ne leur offrait que désolation et guerre. Elle ne permettait même plus ce rêve de vouloir changer le monde, qui caractérise les gens de leur génération. Avaient-ils d’autre choix que de quitter ou de zoner? Et que dire de ces valeureux tombés aux combats, perdus a jamais? Sinon que de prier pour qu’Allah leur accorde sa miséricorde, d’honorer leur mémoire (journée de commémoration) et de tout mettre en œuvre pour qu’ils ne soient morts en vains. De grâce, plus jamais ca entre nous.

Les causes de ce désastre sont multiples et remontent vraisemblablement à beaucoup plus loin que ces dix dernières années, mais le grand responsable est sans aucun doute la politique. Depuis des décennies et bien avant que notre destinée soit entre “nos mains”, la politique a délibérément ignoré et même sacrifié la jeunesse. L’éducation en est l’exemple le plus flagrant. Alors, il est clair que la solution juste et durable ne peut être que politique.
Il semble enfin, que certains aient pris leurs responsabilités et leurs courages pour mettre fin a ce climat d’incertitude, qui perdure depuis trop longtemps. Il n’en faux pas plus à la jeunesse pour retrouver espoir et croire en leur patrie. Il incombe a nos hommes politiques de continuer sur cette voie, de mettre tous ce qui est en leurs pouvoirs pour donner la chance a la paix et assurer sa réussite. Surtout ceux de la première heure, qui nous ont habitué depuis l’aurore à des rebondissements spectaculaires (Libérateurs, acolytes de la dictature, opposants, prisonniers politique…). Voici pour eux, l’ultime occasion de quitter cette scène la tête haute, avec en prime le sentiment du devoir accompli.

Messieurs les politiques, au nom de la jeunesse, pour une fois, veuillez laisser de coté vos intérêts propres, vos débats partisanes ,vos coups bas et vos chamailleries. Soyez des leaders forts et unis avançant d’un même pas, prudent mais sur, en vous répétant à tout moment c’est pour nos fils, c’est pour les générations future, c’est pour l’avenir de la république de Djibouti. C’est là notre salut a tous.
Aussi imparfait soit-il, aussi prématuré soit-il et aussi précipité soit-il, cet accord cadre (Faut bien le reconnaître, pour l’instant il n’est encore qu’à ce stade-ci) est un appelle au retour à cette formidable force de la nation, que sont nos expatriés.

Il est encore tôt pour les bilans, mais si il y a une note positive dans cet exode, c’est sans aucun doute le fait d’avoir côtoyés en si grand nombre, les règles qui régissent les droits et les devoirs dans une société stable et prospère. Espérons que le moment venu, nos jeunes s’auront effectuer un retour vers le future.

Vive la république de Djibouti et vive sa jeunesse
Xagu