01/10/02 Bien que dit en termes diplomatiques, il semblerait, d’après une dépêche AFP, que Guelleh n’ait rien obtenu de Chirac

Les présidents
Chirac et Guelleh évoquent la coopération militaire

PARIS, 1er oct (AFP) –
Les présidents français Jacques Chirac et de
Djibouti Ismaël Omar Guelleh ont discuté mardi à Paris
de la coopération
militaire entre la France et Djibouti, Etat situé à l’entrée
de la mer
Rouge et de l’océan Indien et accueillant la plus importante base
militaire française à l’étranger. “La coopération
militaire a été
évoquée sous ses aspects techniques”, a dit la porte-parole
de la
présidence Catherine Colonna à l’issue de l’entretien.

Le président djiboutien,
en visite officielle jusqu’à vendredi à Paris,
a été reçu en tête-à-tête pendant
près d’une heure par M. Chirac avant
un déjeuner de travail qui a réuni cinq ministres de Djibouti
ainsi que
le ministre français de la Coopération Pierre-André Wiltzer.

“Cette coopération
se déroule de façon satisfaisante et dans l’intérêt
de nos deux pays”, a ajouté Mme Colonna.

M. Guelleh avait réclamé
en juin dernier une révision des accords de
défense entre les deux pays, datant de 1977, afin d’obtenir une hausse
de ses retombées économiques.

La base militaire française
compte quelque 2.700 militaires. Selon des
chiffres de l’état-major des Forces françaises de Djibouti (FFDJ),
l’impact économique des Forces, avec leurs familles, représentait
près
de 130 millions d’euros, soit environ 25% du produit intérieur brut
(PIB) de Djibouti et l’équivalent de 65% de son budget.

Mais grâce à
sa position stratégique, la République de Djibouti est de
plus en plus courtisée, notamment par les Etats-Unis qui y ont
pré-positionné 800 hommes des unités d’élite et
bénéficient de facilités
aéroportuaires dans le cadre des opérations contre le terrorisme
international.

Sur le plan bilatéral,
M. Chirac “a indiqué le souhait de la France de
poursuivre des relations harmonieuses et fraternelles avec Djibouti.
Elle est pleinement consciente des besoins de ce pays et lui apporte un
appui constant notamment par sa politique de coopération”, a rapporté
la porte-parole.

Paris fait valoir que
Djibouti est, par habitant, le premier
bénéficiaire de l’aide publique au développement française
avec 23
millions d’euros par an, et que celle-ci représente le tiers de l’aide
publique totale reçue par Djibouti.

M. Chirac a également
encouragé Djibouti dans ses efforts pour conclure un accord avec le
Fonds monétaire international, a dit Mme Colonna.

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ARDHD

Si nous, on a bien
compris le message, cela veut dire en gros “va voir ailleurs (du côté
du FMI par exemple), s’ils veulent bien te donner quelque chose, mais chez nous tu n’auras
plus rien ! “.