14/10/02 Dans un long communiqué qui vient de nous parvenir, le GED lance un appel à toute l’opposition djiboutienne pour obtenir le départ de Guelleh et pour restaurer la République

L’intégralité du communiqué est consultable à
l’adresse suivante :

http://www.gouv-exil.org/15_communique/com001.htm

Dans ce communiqué le GED fait état de conversations récentes
qu’il a eues avec les instances européennes et avec la France.

Entre les lignes, nous avons cru comprendre, que les Membres du GED avaient
obtenu des garanties sérieuses de leur part.

Le message du GED a, de toutes les façons, le mérite d’être clair. Il réaffirme
sa volonté de mettre un terme à la situation de dictature et
de restaurer un état de Droit après une période de transition
qui permettra d’organiser des élections libres sous le contrôle
de la communauté internationale.

A plusieurs reprises le GED rappelle qu’il est très attaché
à poursuivre les relations bilatérales privilégiées
avec la France et il déclare que ce point est un critère discriminant
pour devenir membre à part entière du “Mouvement djiboutien
du refus”. Mais il laisse entendre que la nature de la coopération
devra être nécessairement actualisée pour être mise
en conformité avec les aspirations et les besoins du peuple djiboutien,
de ses fonctionnaires et surtout de sa jeunesse et de ses enseignants.

Maintenant toute la question est de savoir quelles seront les réactions
des dirigeants politiques de l’opposition, dont plusieurs se seraient ralliés
à Guelleh, d’après les informations que nous recevons.

Certains pourraient être tentés d’y voir une sorte de concurrence
inacceptable à leurs yeux, car il semble que le GED commence à
prendre de la place sur l’échiquier politique et qu’il propose de rassembler.
Leurs critiques ne devraient pas tarder à nous parvenir.

Les derniers seront-ils tentés de rejoindre le GED en apparence et
par opportunité, avec l’arrière-pensée de récupérer
les marrons du feu, le moment venu.

L’expérience que nous avons du pays, nous a appris qu’il fallait compter
avec les particularités djiboutiennes qui font que la politique n’y est pas une science exacte et qu’il faut tojours compter avec de multiples rebondissements. Elle y est encore
encore plus compliquée qu’ailleurs d’abord parce qu’il est de bon ton de critiquer tous ceux qui entreprennent, car c’est forcément louche.

Etant apolitiques et sans ambition, il ne nous appartient pas de prendre parti ni pour une tendance ni pour une
autre, mais force est de reconnaître que le projet du GED tient la route,
au moins sur le papier. Ses dirigeants ont des idées et ils travaillent
pour atteindre leurs objectifs tout en essayant de fédérer les
bonnes intentions.

C’est la raison essentielle pour laquelle nous soutiendrons leur initiative,
au même titre que nous en soutiendrons d’autres, lorsqu’elles
se présenteront. Jusqu’à preuve du contraire, l’initiative
semble aller dans le sens des propositions que nous faisons depuis des années
pour restaurer la liberté et les Droits de l’Homme à Djibouti
et elle est empreinte de réalisme.

Car qui pourrait encore penser, sans nourrir des arrières-pensées
et/ou des ambitions peu avouables, que l’on pourrait faire quelque chose avec
Guelleh ? Qu’on pourrait le changer ? Uniquement ceux qui ont envie à leur tour de bénéficier
du système et d’en tirer quelques petits (gros) profits ! La roue tourne !