09/11/02 (B171) Une croisade anti-Saddam Hussein qui sert les intérêts de certains mais aux dépens d’une véritable lutte antiterroriste. Pourquoi ? (Lecteur)

L’Etat Djiboutien est
au fond du gouffre, il favorise les implantations américaines dans
la corne est de l’Afrique pour tenter de s’en sortir.

Alors qu’une certaine
stratégie ” politico mercantile “, aux méandres et
prolongements que l’on ose dévoiler s’évertue à nous
laisser entendre que Saddam Hussein serait l’homme à abattre, peu se
sont penchés sur les signaux qui parallèlement auraient du nous
éclairer sur la stratégie d’ISMAEL OMAR GUELLEH, président
autoproclamé suite aux élections falsifiés de 1999 en
République de Djibouti, qui ne peut plus compter sur la ” Protection
” des Forces françaises et celles de l’UE pour sauver son tabouret
vacillant.

Après avoir soutenu
financièrement les réseaux Al Quaïda, Ali Tihad et d’autres
groupes, émanations du terrorisme, il tente depuis plusieurs semaines
” d’ouvrir la porte ” à l’administration de Monsieur Bush
sur la Corne Est de l’Afrique.

Les Américains
ont ” l’arme de la distraction facile ” et un jeu pourrait en cacher
un autre.

C’est ainsi que les ressources
très importantes en gaz naturel découvertes au Somaliland il
y a plus de 20 ans par des experts russes et confirmées il y a de cela
quelques mois par leurs homologues américains sous le couvert d’une
grande marque de boisson …….. pourraient être à l’origine
d’un regain d’intérêt de la ” diplomatie ” de l’administration
Bush pour la région.
Ajoutons à cela que Djibouti est le seul débouché de
l’Ethiopie vers la mer.

Dés lors on comprend
l’intérêt géopolitique de ce petit pays de 23 000 km2
et l’empressement des Américains à s’y installer pour tenter
de ” contrôler ” la région.

Comme le soutient fort
bien Richard Norton-Taylor (The Guardian – Londres) lorsque l’on sait qu’à
la Maison blanche nul ne croit à une éventuelle attache entre
Saddam Hussein et les réseaux d’extrémistes islamistes mais
que nul n’osera exprimer des doutes en public, on ne se pose pas de question
sur les motivations profondes de l’administration Bush car la réponse
est d’une telle évidence qu’elle constitue en quelque sorte une forme
d’insulte au minimum d’intellect et à la compréhension que l’on
pourrait avoir du sujet.

Véritable lapalissade
démontrée chaque jour et d’une grande lisibilité, l’administration
de Monsieur Bush a choisi comme cible Saddam Hussein exclusivement pour des
raisons ” d’intérêts politico-économiques “.

Terreur, fanatisme, dictature,
armes de destruction massive …etc , pour déshumaniser l’Irak,
qui fut l’un des grands centres culturels du monde Arabe, l’administration
américaine réduit son existence à des images simplistes
et démontre son ” unilatéralisme ” en appliquant fermement
la formule de Georges Bush ” Qui n’est pas avec nous …est contre
nous ! “……………..

Certes l’Irak n’est pas
à placer au rang des démocraties mais la France et l’Europe
en général on su proposer ” un modèle alternatif
” à l’Amérique qui contraste avec l’idée de l’administration
Bush d’une ” hégémonie globale ” soutenue par la force
militaire.

Refus de la pratique bien
connue du ” On envoie le Bulldozer et on verra ce qu’il en reste ensuite
!” à laquelle l’Europe lui préfère une proposition
cohérente d’un modèle fondé sur le nécessaire
dialogue, sur l’acceptation de la diversité culturelle et religieuse,
sur le respect d’une résolution pacifique des conflits, sur le multilatéralisme
et surtout sur l’application stricte des lois internationales.

La politique américaine
s’est octroyé depuis bien longtemps le Droit de ” surveiller et
de protéger ” à sa manière le Moyen-Orient, elle
tente aujourd’hui d’imposer ses exigences sur l’Afrique en s’abritant derrière
une supposée volonté de ” Libérer le monde Arabe
“, remise au goût du jour.

Peu importe qu’Oussama
Ben Laden soit vivant ou ne le soit pas, la stratégie est en place
et va ainsi permettre d’obtenir à la politique outre atlantique de
tenter d’étendre son influence et d’obtenir une clé d’entrée
pour l’Afrique, à l’Ouest comme à l’Est.

Mais
” Que vient faire Djibouti là dedans ? ” me direz-vous.

Aux aguets depuis de nombreux
mois, ISMAELOMAR GUELLEH a la crainte de se faire évincer ( le mot
est faible ) par quelques ” mandarins locaux “, les ” serviteurs
patentés ” qu’il n’a eu de cesse d’asservir par la corruption
et le clientélisme.

Le Gouvernement en Exil
de Djibouti et le soutien qu’il apporte à la population dans ses mouvements
justifiés de revendications inquiètent fortement IOG qui ne
sait plus à quel saint se vouer.

Dans le pays le chômage
fait des ravages, des milliers de jeunes hommes et je jeunes femmes, de cadres,
de techniciens et d’employés sont victimes de frustrations les plus
diverses et vivent au quotidien des situations dramatiques.

Bon nombre d’entre eux
ne doivent se satisfaire que d’un maigre repas par jour.

Le régime oppressif
sous toutes ses formes imposé par ISMAEL OMAR GUELLEH tente épisodiquement
de détourner la colère de la population vers la France (rendue
coupable de tous les maux dont souffre le pays) et l’Union Européenne
qui missionne des experts pour réaliser des audits quant à l’utilisation
des Aides qu’elle attribue à Djibouti.

Ces audits sont édifiants
mais ne sauraient être publiés, ils sont rangés au fond
d’un tiroir mais on impose depuis quelques mois au Squatter du Palais de l’Escale
une forme ” d’Obligation de résultats ” : hors chacun sait
qu’IOG n’aime pas que l’on vienne ” jeter un œil ” dans ses
” affaires “, détournements et autres exactions en tous genres.

Les caisses de l’Etat
djiboutien sont quasiment vides, les dettes s’accumulent et l’on se gardera
bien d’aborder ce sujet en hauts lieux afin de ne pas attirer l’attention
des bailleurs de fonds sur la gestion catastrophique des ” finances publiques
” qui sont au plus mal,

L’argent manque et l’on
sait que la manne providentielle apportée par Madame Alliot Marie,
Ministre français de la Défense fut ” un ballon d’oxygène
salvateur mais limité” pour son homologue djiboutien.

La question est de savoir
” pour combien de temps ? “.

Ce qui n’est pas dit c’est
que cette Aide serait conditionnée et servirait à régler
les ” arriérés ” de salaires et les dépenses
urgentes que doit s’acquitter le ministère concerné qui, à
l’image de l’Etat djiboutien, vit au ” jour le jour “.

Le ” passif ”
du ministère djiboutien de la défense serait très lourd
et dépasserait de très loin les limites d’un ” dépôt
de bilan “, hélas bien connu par les entreprises du secteur privé
qui ferment leurs portes à Djibouti, l’une après l’autre, car
dans l’impossibilité qu’elles sont de supporter les charges d’exploitation
aggravée par une pression fiscale au-delà de toute cohérence
et les taxes artificielles qui ne cessent de leur être imposées
par le régime en faillite et ” sans Foi ni Loi ” d’ISMAEL
OMAR GUELLEH.

On pare au plus pressé
mais l’Armée, la Gendarmerie mais aussi les Forces de Police Nationale
grondent, les enseignants défient le pouvoir malgré les sanctions
rédhibitoires qu’on leur oppose comme seule réponse.

On leur parle de difficultés
économiques du pays alors que le pouvoir dilapide les finances publiques
et s’approprie artificiellement le produit des établissements d’Etat
rentabilisés pour la circonstance.

Le malaise est profond,
il a dépassé les limites du supportable à tous les niveaux
des administrations et dans le secteur privé.
ISMAEL OMAR GUELLEH le sait, il ne pourra pas tenir longtemps à ce
rythme.

Il sait qu’il lui faut
une ” protection armée ” venant de l’extérieur car
il ne pourrait plus compter sur ses propres forces armées dans le cas
fort probable d’un soulèvement proche de la population ; tout au plus
pourrait-il s’appuyer sur une cinquantaine d’hommes grassement payés
et ayant plus un comportement de ” mercenaires sanguinaires et de la
terreur ” que de ” Soldats ” dignes de ce nom.

Pour masquer ses manigances
derrière une force étrangère supposée le protéger
selon des accords de défense de 1977, jamais ratifiés par l’Etat
Djiboutien, le grand ” falsificateur de la Corne Est de l’Afrique ”
a tenté des mois durant de fomenter des révoltes dans les pays
limitrophes.

Ce faisant il espérait
provoquer une réaction des pays concernés et mettre en avant
les accords de défense passés avec la France pour se protéger
en créant ainsi une intervention militaire.

L’Etat du Somaliland,
les Issaqs, le Premier Ministre ZINAWE d’Ethiopie, les Afars et les Issas,
le Yémen ……….., la diplomatie française et européenne
; nul n’est tombé dans le piège grossier, remake des années
90.

Dans l’impossibilité
de s’appuyer sur les Forces françaises et Européennes stationnées
à Djibouti, son ” Excellentissime ISMAEL OMAR GUELLEH ” a
tenté de parer au plus pressé et s’est lancé dans une
nouvelle stratégie d’ébauche d’un ” mano a mano ”
avec l’administration de Monsieur BUSH sous l’œil réprobateur
des pays de l’Union Européenne et du monde arabe.

Suite à son échec
dans le ” dossier somalien ” et par la crainte qu’il a que soient
mis au grand jour ses relations avec Al Quaïda, Ali Tihad et d’autres
organismes terroristes, il est prêt à tout accepter pour autant
qu’on lui permette de conserver son tabouret vacillant.

Mais à vouloir
trop en faire il s’est isolé.

Les pays arabes modérés
voient d’un très mauvais œil cette ” association IOG – BUSH”
et la supposée volonté de l’administration américaine
de ” libérer le monde Arabe ” en réprimant les financements
du terrorisme alors que par ailleurs elle refuse d’obéir aux accords
internationaux, entre autres, à ceux de Kyoto et qu’elle tente d’appliquer
ses propres lois notamment sur le secret bancaire hors des USA.

Il est rassurant de constater
que l’opinion internationale ne veille pas céder au fanatisme antimusulman
qui arrangerait bien certaines ” affaires ” ; si on laissait faire,
ces actes insensés légitimeraient une fois encore et par la
suite toutes les politiques de la haine.

Ce qui a de bon et de
lucide en chaque être humain doit résister à la folie
de quelques uns.

Ben Laden ce n’est pas
l’Islam et les musulmans comme le Coran ne sont pas les supports des réseaux
terroristes.

Chacun a hélas
ses extrémistes en ce bas monde. Djibouti a le sien en la personne
du Squatter du Palais de l’Escale.

ISMAEL ORMAR GUELLEH a
fait ce choix, maintenant l’échéance est proche et il va lui
falloir en assumer toutes les conséquences.


Libertad