27/09/03 (B214) Selon les responsables du GED, la réunion prévue aujourd’hui à Bruxelles à son intitative a dû être annulée en raison de menaces de mort proférées à l’encontre des dirigeants. Ce qui fait suite à une autre information sur deux incendies criminels qui auraient été allumés dans un immeuble bruxellois habité par de nombreuses familles djiboutiennes réfugiées.

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Extrait du GED

25/09/03 – Les menaces
de mort proférées directement et indirectement par l’Inspecteur
Haroun Ourouba et ses ” mercenaires ” à Bruxelles – nous
obligent à reporter la date de la plate forme de l’Opposition politique
djiboutienne qui devait se tenir le Samedi 27 septembre 2003 à Bruxelles.

Une plate forme politique
c’est l’opportunité pour chacun et chacune d’entre-nous d’apporter
sa propre contribution constructive par le dialogue et la confrontation pacifique
des idées et de confirmer devant la Presse et les Médias internationaux
des Accords existants dans la perspective de l’instauration – très
prochaine – d’un Etat de Droit et des Libertés publiques dans notre
pays.


Le régime qu’impose Ismaël Omar Guelleh vient de nous faire –
ces dernières semaines et plus particulièrement ces derniers
jours – la plus évidente démonstration des méthodes despotiques
appliquées – voire sanguinaires – pour empêcher par TOUS les
moyens que ne se tienne à Bruxelles une telle réunion officielle
de l’opposition en exil devant la presse et les médias.


Le tableau des menaces exercées par les ” mercenaires ” d’Ismaël
Omar Guelleh est éloquent et confirme en cela toutes les mesures lancées
récemment pour tenter de faire taire l’opposition en exil en dépit
des Droits et des Lois internationales.


Menaces directes à Bruxelles comme en France et au Royaume Uni exercées
sur les participants potentiels à la plate-forme de l’Opposition –
familles vivant à Djibouti et prises en otages – tentatives de corruptions
multiples et menaces de mort proférées directement dans la rue
par des agents identifiés appartenant notamment à l’Ambassade
de Djibouti à Bruxelles ; rien ne nous fut épargné ces
dernières semaines, allant jusqu’aux menaces d’élimination de
nos enfants.


Ceci confirme que le pouvoir politique en place à Djibouti n’hésite
nullement à bafouer tous les Droits et les Lois internationales, notamment
celles qui sont censées protéger les hommes et les femmes qui
bénéficient du statut de Réfugié politique et
qui luttent pour le respect des libertés publiques à Djibouti.


Face à cette situation nous n’avions que deux alternatives consistant
soit à maintenir cette réunion – dont le but était d’officialiser
les Accords négociés depuis des mois – donc de faire prendre
des risques gravissimes et inconsidérés aux membres de l’opposition
en exil mais surtout à leurs enfants, à leurs familles demeurant
à Djibouti qui auraient eu – eux et elles aussi – à en subir
les conséquences, soit différer la date de cette réunion
afin d’éviter tout affrontement ou acte grave qui – pour le moins –
aurait troublé l’ordre public dans la commune de St Josse.


Les fomenteurs de troubles n’auraient pas hésité ensuite à
se protéger derrière l’immunité que leur octroit leur
passeport diplomatique comme ils l’ont déjà fait auparavant.