01/02/04 (B232) La démagogie peut-elle apporter une solution aux problèmes ? (Lecteur)

Djiboutienne, Djiboutien,

Peut-on croire un instant
confier notre sort aux démagogue, aux militaires, aux traites ou aux
collabos.

Il faudra au moins dix
ans, écrivait récemment un Professeur de Tadjoura, avant que
nous soyons capables d’être de devenir des Démocrates. Prenons
garde à ne pas nourrir le discours de la peur.

C’est le Président
de la République et son Gouvernement qui sont injustes, ce n’est pas
la Société djiboutienne.

Qu’est-ce que qu’un bon
Citoyen djiboutien ?
Qu’est-ce qu’un mauvais citoyen djiboutien ?

Un bon citoyen, ou du
moins ce qui s’en approche le plus, s’appelle un Démocrate.

Un Djiboutien quelqu’il
soit, a-t-il le droit, la conscience morale, le sens civique d’appartenir
à la Nation djiboutiennne, de donner des informations aux Services
secret s occidentaux, sur tel ou tel personne, sous prétexte qu’il
est Djiboutien ?

Doit-on combattre le mal
par le mal et utiliser des méthodes dictatoriales équivalentes
à celles que nous rejetons, pour justifier son action d’opposant au
régime ou pour obtenir l’attribution d’un titre de séjour. Un
titre de réfugié politique est un droit pour l’humanité,
s’y attaquer serait un parjure. Se mettre au service des Services secrets
de Scotland Yard pour contrôler l’arrivée des ” impurs” (faux-
réfugiés politiques djiboutiens) sur le sol du Royaume-Uni,
aider au tri sur des critères tribaux, familiaux ou de vengeance personnellle
me font froid dans le dos.

C’est indigne d’un citoyen
djiboutien. Les droits de l’homme ne permettent ni la délation, ni
la discrimination. Que les barons du régime profitent du système,
montrent qu’ils sont prêts à manger dans toutes les assiettes,
honte à eux.

Au contraire, la solidarité
entre Djiboutiens en Europe doit être exemplaire et pas un seul Djiboutien
ne peut dire qu’il n’a jamais eu recours à cette solidarité
qui vient du cœur.

Remplacer une dictature
par des militaires, est-ce un risque acceptable pour Djibouti ? Heureusement,
la probabilité est faible.

Je comprends l’écœurement
des jeunes Djiboutiens, des Artistes, des Intellectuels et la longueur du
Chemin qui reste à parcourir pour vivre dans un pays enfin libéré.