08/05/04 (B246) Je me souviens : le 27 septembre 1990 à Djibouti. (Lecteur)

Les parents et les familles
des victimes/torturés (affaire du Café de Paris) vivant à
Ottawa demandent à Ismael Omar Guelleh, Président de Djibouti,
de s’excuser publiquement.

RAPPEL pour tous les
Djiboutiens.

“L’AFFAIRE DU «
CAFÉ DE PARIS ». — Le 27 septembre 1990, un attentat à
la grenade contre le “Café de Paris”, situé en plein
centre de Djibouti-ville et fréquenté par la communauté
française, avait causé la mort d’un jeune Français et
fait 17 blessés.

Suite à cet attentat,
300 personnes (Djiboutiens GADABOURSIS) ont été torturées.

Les torturés :
“… Nous sommes des innocents accusés injustement, l’affaire
qu’on nous reproche est une affaire d’État et l’accusation a été
fomentée par les services de renseignements de la police politique
djiboutienne dirigée par le neveu de Hassan Gouled, Monsieur Ismaël
Omar Guelleh : il s’agit de l’attentat du café de Paris qui a fait
hélas un mort (un enfant français) et plusieurs blessés.

Aussi, après l’attentat,
Ismaël Omar Guelleh a fait procéder à plus de trois cents
arrestations d’opposants du moment, c’est à dire les membres de l’ethnie
Gadaboursi qui ont été sauvagement torturés pour les
contraindre à avouer une soi-disant culpabilité et à
reconnaître un soi-disant complot imaginaire.

Ces arrestations et
ces actes de tortures ont été dénoncés par les
organisations internationales de Défense des droits de l’homme comme
Amnesty international alertées par Maître Aref, à l’époque.

Compte tenu de la preuve
d’innocence des Gadaboursi et de l’ouverture d’une information judiciaire
en France, Monsieur Ismaël Omar Guelleh a été obligé
de trouver un autre bouc émissaire. Il a fait son choix sur la personne
d’Aden Robleh Awaleh, une grande figure de l’opposition djiboutienne, et de
nous-même, à qui le régime de Gouled reprochait en réalité
la participation au mouvement de résistance (FRUD) dirigé par
Monsieur Ahmed Dini…

Le 27 septembre 2004 nous
organisons une manifestation à Ottawa, sur le thème ” je
me souviens, le 27 septembre 1990 à Djibouti “.

un
Djiboutien
d’Ottawa (au nom des familles)