11/05/04 (B246) En attendant les jours meilleurs … Djibouti sans corruption sera meilleur. (Citoyen djiboutien)

En 1979, alors que j’étais
dans un avion d’Air France, je lisais un article sur un journal Français.
Le titre ”Djibouti rêve de devenir le Hong Kong de l’Afrique de l’EST”.
A cette époque l’article disait que sa position géostratégique
et sa stabilité politique pourraient lui permettre de devenir un carrefour
du commerce. Dix ans plus tard, cette place a été prise par
Doubaï.

A l’heure actuelle notre
pays est en face d’une grande opportunité. Si nous échouions
dans cette entreprise, nous pourrions le regretter pendant longtemps. En fait,
dans cette partie du monde, il y a beaucoup des changements stratégiques
au niveau politique, économique et social. Depuis que Hong Kong est
passé aux mains de la Chine, plusieurs entreprises se sont déplacées
vers Doubaï.

Les autorités de
ce pays ont tout fait pour attirer les investisseurs en leur facilitant les
règles administratives. Les Émirats arabes Unis sont en train
devenir un monstre dans le monde des affaires. La chance sourit, une fois
encore, aux djiboutiens à cause du débordement de l’économie
de Doubaï.

Les hommes des affaires
de Doubaï ont compris que Djibouti est une est bonne place pour étendre
leur commerce avec l’Afrique (Port de Djibouti est devenue une extension de
port de Doubaï). Et bien, si nous voulons devenir une extension de cette
économie, il nous faut des hommes et des femmes capables d’amener ce
défît dans la bonne direction; changer notre façon de
faire et d’agir pourrai garantir l’avenir de notre pays.

Il ne faut pas permettre
à certains individus incompétents de faire échouer cette
nouvelle opportunité. Je dis, haut et fort, que la plupart des cadres
de notre pays sont compétants et honnêtes. Il faut faire une
distinction entre les cadres parachutés (à cause de leur allégeance
politique et tribale) et ceux qui occupent leur fonction par Compétence.

Les souffrances des djiboutiens
ne sont pas tombées du ciel, pas plus qu’elles n’ont surgi du sol.
Elles sont le produit d’un groupe d’individus corrompus tels que le Ministre
des Finances. L’alimentarisme de ce ministre qui allie absence de vision,
cupidité, inertie et autres agissements fossoyeurs conduit à
notre pays à la catastrophe financière.

Bien gérer cette
occasion au lieu de s’endetter.

Yacin Elmi
Bouh
Ministre des Finances,
Membre influent de l’Ordre des Brosses à Reluire
De plus en plus le
Gouvernement djiboutien emprunte de gauche à droite au nom des
djiboutiens. Le Ministre des Finances, l’homme qui est devenu millionnaire
grâce à son poste au sein du gouvernement, parcoure inlassablement
les différentes institutions financières, en passant par
le fond arabe, la banque islamique, les banques chinoises, le fond saoudien
et le fond koweïtien à la recherche des crédits.

Qui paie ses dettes s’enrichit.
La politique d’endettement de notre pays fait miroiter un développement
rapide et une entrée privilégiée dans le cercle des pays
riches. Cette politique ne procure en fait que dépendance et elle nous
fait entrer dans une spirale d’endettement. La dette, cette bête que
les institutions de crédit ont nourrie dans leur sein, va tuer notre
pays monde à petit feu. Elle dévorera le futur de nos enfants
et déjà, si on n’y prend pas garde, le présent de nos
familles.

Il est tout à fait
logique de se demander, comment nous allons rembourser tous ces crédits
alors que le budget de notre pays est déficitaire depuis des années
et que notre capacité de paiement est depuis longtemps dépassée.
Nous sommes en train d’hypothèquer l’avenir des générations
futures de notre pays.

Corruption dans les
projets

Le nouveau génie,
le Ministre des Finances, a trouvé une nouvelle façon efficace
pour détourner les aides des pays amis, surtout arabes. L’aide des
pays arabes est à deux volets : une aide directe et un emprunt à
long terme. L’aide directe est, souvent, versée sous formes de matériels
(voitures ou machines), de projets de constructions ou de nourriture. Cette
aide est détournée puisque aucun système ou règle
ne peuvent suivre sa trace.

Il faut insister sur le
niveau que peut atteindre la corruption. Par exemple, rien n’a empêché
le Ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme de s’acheter une voiture Toyota
4 x 4 de 9 millions FD dans les Établissements Maril pour transporter
ses enfantsà l’école.

Pourtant cette somme était
destinée à l’achat de 3 voitures utilitaires dans le cadre du
projet de logements à Balbala (650 logements sont financés les
Émirats arabes Unis ). Ces voitures devraient servir aux Contrôleurs
des Travaux publics pour l’inspection des travaux exécutés sur
le chantier.

Les crédits à
long terme sont contrôlés par les institutions financières.
Ces institutions financières avaient dénoncé, il y n’a
pas si longtemps l’incompétence du Ministre des Finances en matière
de l’économie et de finances. Pourtant IOG a maintenu ce ministre à
son poste. La question est Pourquoi ? Je laisse aux lecteurs le soin d’en
tirer des conclusions…

Par ailleurs, il faut
souligner que depuis notre indépendance en 1977, notre pays a reçu
de la part du Fond koweïtien de développement, des aides et des
prêts pour la réalisation de projets d’un montant global de 14
milliards de francs djiboutiens (78 millions de dollars).

Quelque secteur où
l’on enregistre des réussites, grâce à l’action des cadres.

Certains projets : secteurs
du port, de l’éducation et de la santé échappent, plus
ou moins, au contrôle du Ministre des Finances. Les deux secteurs sont
financés par le crédit. L’avancement des projets est contrôlé
par deux institutions internationales. D’ailleurs, il ne sera pas étonnant
que pour la prochaine élection présidentielle, IOG utilise ces
réalisation comme thème de sa campagne. Malgré plusieurs
tentatives de corruption opérées par le Ministre des Finances,
qui agissait en cachette, plusieurs projets ont été réalisés
grâce à la vigilance conjointe des cadres des institutions internationales
de crédit et des cadres djiboutiens.

En conclusion, emprunter
d’avantage n’est pas une solution pour notre pays. Selon moi, en attendant
les jours meilleurs, il faut appliquer les points suivant pour éviter
de rater cette nouvelle opportunité :

1. Avoir une vision globale
et une bonne stratégie

2. Il faut changer le
Ministre des Finances qui allie absence de vision, cupidité, inertie
et autres agissements fossoyeur conduit à notre pays dans la catastrophe
financière.

3. Il faut mettre des
hommes et des femmes compétents et intègres aux positions clés
pour assurer la réussite des projets et de notre économie,

4. Changer notre façon
de faire et agir correctement dans l’intérêt de tous pourrait
résoudre une partie des problèmes financiers de notre pays.

5. Il ne faut pas saborder
la timide reprise économique par de mauvaises choix politiques.

Citoyen
Djiboutien