09/08/04 (B259) Une femme s’exprime dans La Nation. Elle est notaire installée dans son Cabinet. Elle a suivi Guelleh en Thaïlande et est devenue Consul honoraire de ce pays. Elle oublie un seul point : c’est elle qui a participé à l’extorsion du faux témoignage qu’Iftin avait été contraint de signer sous la menace, pour dénoncer le témoignage d’Aloumekani dans l’affaire Borrel.

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Note de l’ARDHD

Le témoignage d’Aloumekani devant la Justice française avait
beaucoup embarassé le régime djiboutien, bien que soutenu fortement
par la France et par des juges à sa disposition (Les Juges Le Loire
et Morrachini (*)). Le témoignage d’Aloumekani aurait du orienter
la Justice française vers le meurtre ou l’assassinat. Il n’en avait
rien été à l’époque (**).

Pour contrer ce témoignage
à charge contre les responsables du régime, Guelleh avait été
contraint de faire allumer un contre-feu. Il l’avait trouvé en la personne
d’Iftin, ex chef de la Garde présidentielle, dont la famille (épouse
et enfants) furent directement menacés. Sous la force et la contrainte,
Iftin avait du signer à l’époque un faux témoignage,
en présence d’Hassan Saïd, de Me Martinet et sous la haute autorité
de Mme Korane Ahmed Aouled ….

Dès son arrivée
à Bruxelles, après une chasse à l’homme rocambolesque
dans les rues d’Addis Abeba, où le Commandant Zakaria avait perdu le
peu de prestige et d’honneur qui pouvaient encore lui rester, Iftin s’était
immédiatement rétracté, libre cette fois et devant la
Justice française.

Mme Korane Ahmed Aouled
s’affirme comme une pionnière. Nous la croyons volontiers, d’autant
plus qu’un jour, elle pourrait être la première femme impliquée
dans la première affaire de subornation de témoin à Djibouti.
Une grande première en effet à son actif, si cela arrivait.
Les autorités thaïlandaises seront certainement enchantées
de mieux connaître les actes de Mme Koran et la façon un peu
spéciale /personnelle pour les préparer et les faire signer
… dès lors qu’il y a urgence aboslue pour sauver Guelleh et ses proches,
d’une mise en cause pénale, toujours possible..

On peut lui faire confiance
dans ces conditions. Rappelons une phrase célèbre de François
Mitterand. Pour le Droit, j’ai Me Badinter et pour le Tordu, j’ai Me Dumas.
Guelleh trouvera certainement une plaisanterie identique …

(*) Les deux juges,
fait rarissime dans l’histoire judiciaire française, avait été
démis du dossier, par le Ministère, sur requête de la
défense, pour leur manque d’impartialité et certainement d’autres
raisons …

(**) En dépit
des témoignages, les autorités françaises s’étaient
obstinées à faire croire à un suicide du Juge Borrel.
L’autoposie, pratiquée par des médecins indépendants,
a confirmé qu’il s’agissait bien d’un assassinat. Pour quelles raisons
la France a-t-elle voulu sauver Guelleh et son équipe d’une mise en
cause judiciaire ?
L’Ambassade de France à Djibouti se fera certainement un plaisir de
répondre à celles et à ceux qui lui poseront la question

___________________________________ Extrait de La Nation

Promotion de la Femme
” A Djibouti, nous sommes à l’ère des pionnières

Mme Korane Ahmed Aouled
est une jeune femme à la tête d’un cabinet de notaire ayant pignon
sur rue au sein de la capitale. Elle a aussi la particularité d’être
la première djiboutienne à devenir Consul honoraire général
d’un pays tiers, en l’occurrence la Thaïlande. Elle revient très
brièvement sur l’initiative du Président Guelleh ayant su donner
à ses consœurs la place qu’elles méritent à Djibouti
et nous livre ci-dessous ses impressions à propos de la visite officielle
du Chef de l’Etat en Thaïlande.

“La Nation”
: Après avoir été la première femme djiboutienne
à se lancer dans l’activité juridique dans le secteur privé,
vous voilà la première djiboutienne nommée Consul honoraire
général d’un pays tiers?

Me Koran : A Djibouti
nous sommes à l’ère des pionnières et ce grâce
à l’initiative du Président de la République M. Ismaïl
Omar Guelleh qui a su donner à la femme la place qu’elle mérite.
(*)

Homme ou femme, l’essentiel
est de comprendre que nous vivons dans un pays où les opportunités
sont nombreuses, et nous devons prendre conscience que c’est à nous
de participer au développement économique et social de notre
pays.

C’est un grand honneur
pour moi de représenter le royaume de la Thaïlande. Nous avons
beaucoup à apprendre des pays asiatiques et je mettrai toute mon énergie,
avec l’aide de Dieu, pour développer le partenariat entre nos deux
pays.

Quelles sont vos impressions
sur la visite officielle du Chef de l’Etat en Thaïlande ?

L’accueil en Thaïlande
a été très chaleureux, d’autant qu’il s’agissait de la
première visite officielle d’un Chef d’Etat africain en Thaïlande.
Deux accords de coopération ont été finalisés
entre nos deux pays. Par ailleurs, une rencontre avec des entrepreneurs thaïlandais
a été l’occasion d’exposer les opportunités d’investissements
existantes à Djibouti.

(*) Paulette ne
manquera certainement pas de confirmer ces affirmations flagorneuses !