29/10/04 (B270) Un collectif d’étudiants djiboutiens du Nord de la France nous adresse une contribution pour demander à tous les Djiboutiens de ne pas céder aux sirènes du tribalisme, mais de faire des propositions constructives pour changer le système actuel.

C’est après une
mure réflexion que nous avons décidé de vous écrire
pour vous faire part, cher ARDHD et chers compatriotes de nos pensées.

La contribution de chacun
d’entre nous à ce débat apporte un éclairage indispensable
et une impulsion en vue de rendre limpide la vie politique djiboutienne à
chaque concitoyen.

Il faut mettre en exergue
qu’une génération toute entière a systématiquement
été tenue à l’écart non seulement du jeu politique
mais aussi de tout débat d’idées.

En ce jour notre pays
se trouve à une période charnière de son évolution
politique car il est indispensable qu’il y ait une prise de conscience de
la part de la jeunesse quant à la situation déplorable dont
elle va hériter par la faute de ses aînés.

La gabegie de certain
de nos dirigeants à conduit à un tarissement des finances de
l’état. J’en prends pour exemple le rétrécissement du
niveau de vie, telle une peau de chagrin du tiers de la quasi majorité
de la population. Nous nous trouvons à six mois de l’élection
présidentielle et il n’y a aucun véritable débat.

L’opposition qui faisait
corps autour de feu Ahmed Dini est disloquée. Elle a perdu le seul
homme de principe et de conviction qui pouvait faire face à IOG lors
de la future élection et revigorer le débat au-delà des
clivages ethniques ou tribaux.

Comme vous pouvez le constater
au nom de la Sainte liberté d’expression bon nombre de contributions
publiées sur le site de l’ARDHD sont clairement empreintes d’idées
sectaires et tribalistes qui gangrènent l’esprit de bon nombre de djiboutiens.
(Nous ne remettons nullement en question le rôle du site qui serait
celui ” d’intermédiaire ” de publication et ne prend pas
position. Nous l’en félicitons).

Voilà le mot est
lancé ” tribaliste “, le mal djiboutien !!!. Ce mal qui nous
ronge depuis notre indépendance, nous avons réussi à
l’exporter au-delà de nos frontières, quel triste constat !!!!!!!!!.
Au nom de la liberté d’expression, on peut dire tout et n’importe quoi,
tant que cela est dirigé contre une personne ayant un poste à
responsabilité. L’absence de civisme est un des éléments
constitutifs de la stagnation de la démocratie en Afrique, notamment
à Djibouti et de la multiplication des atteintes aux Droits de l’Homme.

Référons-nous
aux contributions portant sur la soirée organisée au sein de
notre représentation à Bruxelles ou cet invité mystère
ne fait que jacasser sur l’Ambassadeur et sur son personnel en disant prendre
fait et cause pour l’opposition. Mais il occulte les noms de toutes les personnes
présentes en dehors des Afar. Pourquoi n’a-t-il pas cité nommément
les intervenant Issas ? Est-ce que cette personne joue sur les deux tableaux
? A notre sens, tout le monde doit être mis sur un même pied d’égalité.

Il y a beaucoup de choses
qui ne nous semblent pas très logiques ! Il faudrait se poser la question
de savoir pourquoi notre représentation à Bruxelles est surmédiatisée
? Soyez assurez que nous ne tenons pas à faire la promotion de la personne
de l’Ambassadeur Moussa Chehem, mais par honnêteté intellectuelle,
il nous faut lui reconnaître qu’il n’est pas un novice dans le domaine
politique puisqu’il est le seul parmi nos représentants actuel à
avoir exercer pendant plus d’une décennie des fonctions ministérielles
à la tête de différents départements.

Nous sommes d’avis que
dans l’intérêt de notre pays, il est l’homme qu’il faut à
Bruxelles, capitale du Royaume de Belgique et de l’Union Européenne.

Pourquoi dans un même
élan de vérité ne dénonce-t-on pas les agissements
des Ambassadeurs Rachad Farah et Robley Olhahey, car en tant qu’étudiant
en France nous pouvons vous garantir que vous seriez friants d’apprendre ce
qui se passe à Paris.

Un exemple très
simple : êtes-vous au courant que la Résidence acquise sous le
mandat de M. Goumaneh à Paris est aujourd’hui désertée,
car les caprices de S.E. Rachad Farah ont contraint IOG à lui louer
un appartement hors de prix dans le 16e arrondissement, quartier parmi les
plus chers de Paris. Dans la foulée, je voudrais attirer l’attention
des étudiants djiboutiens en France et en Afrique du Nord sur le fait
que leurs bourses sont menacées pour régler les escapades nocturnes
de M. Rachad Farah dont certains appétits ne font que se développer
et s’amplifier.

Ou bien, notre représentant
à Washington qui se livre à des malversations en tous genres
depuis sa prise de fonctions dans les années 80.

Vous voyez, c’est ce genre
d’histoire qui éveille l’esprit vicieux de certains Djiboutiens. Il
faudrait donc essayer d’éviter ces sujets stériles car ils ne
conduisent nulle part.

Ce qui nous touche vraiment
aujourd’hui, c’est que des Hommes tel que DINI se sont battus contre des moulins
à vents, en tout cas pour un peuple dont la gabegie pour les ragots
à tendance ethnique n’a jamais faibli et bien au contraire, aurait
tendance à se renforcer au fur et à mesure que le temps passe.

Ceux qui sont partis en
croisade pour discréditer Mohamed Moussa Chehem en jouant sur la fibre
ethnique ne sont pas à blâmer, car ils ne sont que le pur reflet
d’une certaine partie de la société djiboutienne. C’est pour
le futur de celle-ci qu’il faudrait se faire du mauvais sang.

Au moment de l’indépendance
l’unité nationale djiboutienne était moins précaire qu’elle
ne l’est aujourd’hui.

Notre objectif doit être,
dés à présent, de rehausser le débat afin de pouvoir
générer de nouvelles idées et de facto, de nouveau comportements
qui permettront la régénérescence d’un sentiment Djiboutien
et non AFAR, ISSA ou ARABE.

Au demeurant cette nouvelle
orientation permettrait à l’ARDHD de devenir la plate-forme du renouveau
djiboutien.

Un
collectif d’étudiants djiboutiens
du Nord de la France