20/12/04 (B277) LDDH : commémoration du 18 décembre A DJIBOUTI (massacre d’Arhiba).

 

Le Président

Communiqué
de presse du 18/12/04

COMMEMORATION DU MASSACRE D’ARHIBA
LE 18 DECEMBRE 1991

Dans l’après-midi
du samedi 18 décembre 2004, sous l’égide de l’Association Djiboutienne
des Victimes et des Handicapés de la Guerre, s’est tenue une cérémonie
de commémoration au cimetière d’Arhiba, dans une ambiance de
prière et dans un contexte de mobilisation en Mémoire aux victimes
d’Arhiba et à toutes les victimes de la répression en République
de Djibouti.

 

Malheureusement, force
est de regretter que les répressions aveugles continuent de s’abattre
sur les populations civiles djiboutiennes, répressions insoutenables,
répressions qui perdurent avec leurs lots de morts mystérieuses
et d’exécutions extrajudiciaires, répressions qui tuent surtout
lors des manifestations pacifiques ou à l’approche, entre autres, des
élections présidentielles.
Et pourtant, l’indépendance
nationale devait en principe permettre à notre Peuple de bénéficier
des Libertés fondamentales – c’est l’essence même de l’indépendance
-.

Il est légitime
de se demander, de se poser des questions, d’essayer de savoir si les dirigeants
de notre République continueront encore à salir et de souiller
notre drapeau avec le sang de ses enfants ; il serait intéressant d’effectuer
des recherches en vue de comparer le nombre des victimes des répressions
avant et après l’indépendance ?

Des principes doivent
s’imposer et constituer le leitmotiv du combat des Défenseurs des Droits
de l’Homme : la lutte contre l’impunité, le combat pour le Droit à
la Mémoire des victimes d’Arhiba, de toutes les victimes des Répressions
intolérables de la Machine gouvernementale et ce depuis l’accession
du pays à l’indépendance.

Dans un esprit de Réconciliation
nationale, il est demandé au Chef de l’Etat dans le cadre des pouvoirs
qui lui sont conférés, de déclarer et de décréter
le ” Pardon de l’Etat ” ainsi que le droit à la Mémoire
à l’égard et à l’attention de toutes les victimes civiles
de la répression sur tout le territoire national depuis l’accession
de notre pays à l’indépendance Nationale.

M. NOEL ABDI Jean-Paul