18/05/05 (B298) La presse est-elle encore libre en France ? On apprend que RFI aurait été censuré récemment, ce qui pourrait expliquer la démission dimanche de l’un des chefs de service. D’autre part c’est France-Inter non RFI (dont c’est le coeur de métier) qui a diffusé des informations concernant la fuite extravagante de Guelleh… (ARDHD)

La presse française est-elle encore libre et non soumise à la censure ?

Cela dépend des fois et des cas et comme disent les normands, peut-être bien que OUI, peut-être bien que NON.

En tout cas, nous avons découvert par hasard que trois articles publiés sur le site de RFI (aux environs du 28 avril 2005) auraient pu avoir été tout simplement retirés, ce qui est rarissime. S’agit-il comme l’affirme certaines de nos sources d’une pression exercée par le pouvoir ? Nous n’avons pas la réponse, mais si ces faits sont confirmés, il pourrait bien s’agir d’un acte de censure, demandé par le pouvoir, pour plaire à un dictateur …. C’est très grave !

En tout cas, les inconvénients seront limités pour les internautes et fidèles lecteurs de notre site, car ces articles sont toujours disponibles :

28/04/05 (B295) RFI : Affaire Borrel, l’enquête impossible.

28/04/05 (B295) RFI : Affaire Borrel : la première juge de l’affaire témoigne.

28/04/05 (B295) RFI – Affaire Borrel : les expertises accréditent l’assassinat

Quoiqu’il en soit l’épopée « vaudevillesque » de Guelleh, le 17 mai à Paris, laissera des traces.

  • D’abord parce qu’il devrait se méfier, dans l’avenir, avant de remettre les pieds en France et probablement en U.E. où il ne serait plus à l’abri de l’insistance de la Justice française …
  • Ensuite parce qu’il s’est non seulement couvert de ridicule, mais aussi qu’il accrédite les soupçons le concernant dans l’affaire Borrel,
  • Enfin parce qu’elle touche à l’autorité morale de Jacques Chirac, qui a reçu officiellement, en sa qualité de Premier Magistrat de France, un homme soupçonné par la Justice de notre pays, d’une possible implication dans l’assassinat d’un Magistrat français.

    En ayant laissé Guelleh fuir rapidement sans avoir été entendu par la Juge (confirmant ainsi les soupçons qui pèsent sur lui), Chirac pourrait-il être accusé un jour de complicité indirecte … ? D’autant plus que la Justice française ne devrait pas retrouver de sitôt une occasion d’entendre Guelleh. Le PV de cette audition manquera cruellement dans le dossier d’instruction …

Chirac a-t-il commis une nouvelle gaffe ?

C’est bien possible, d’autant plus que ce ne serait pas, à notre humble avis, la première à son crédit dans le cadre de la diplomatie franco-africaine. Nous ne nous associerons pas à tous ceux qui disent que c’est devenu une habitude chez lui, mais nous nous permettons de rappeler les nombreuses bévues en Côte d’Ivoire et celles commises au Togo, depuis l’annonce de la disparition d’un Grand ami (l’horrible dictateur …) jusqu’au soutien abusif de son fils qui a usurpé illégalement le pouvoir … créant une levée internationale de boucliers.

A privilégier les Dictateurs sanguinaires et corrompus (dont fait partie Guelleh) au détriment des Peuples qui sont victimes de leurs agissements, Chirac ne contribue pas à rehausser l’image de la France ni à promouvoir les valeurs qui devraient être celles de la Patrie des Droits de l’Homme, d’un pays qui se veut le défenseur des libertés, de la justice et de la démocratie.

Bien au contraire, il fait justement l’inverse :

  • il encourage les régimes qui abolissent les libertés et qui asservissent les peuples,
  • il bafoue la justice française d’abord en recevant chez lui, un « témoin » plutôt récalcitrant, puis en l’aidant à échapper “de justesse” à la Justice française. Rappelons qu’il s’agit de l’assassinat d’un magistrat français en exercice.

Bref la communication de Chirac est diamétralement opposée à ses actes. En poursuivant cette stratégie, son image continuera à se dégrader, car de plus en plus de citoyens ne lui accorderont plus la moindre confiance.