02/08/05 (B309) Radio-Trottoir : le Plan possible de Kadra pour assurer son avenir même si c’est aux dépens de Guelleh. Fiction ou réalité ? (Lecteur)

L’épouse du Président Djiboutien semble avoir isolé son mari. On affirme à voix de plus en plus haute qu’elle dicterait aujourd’hui ses décisions au Gouvernement du pays.

Est-ce elle qui désigne les ministres, les responsables de la sécurité, qui dirige les Finances pour enrichir sa clique ?

Ce qui semble certain, c’est qu’elle tisse sa toile d’araignée en prévision du futur. De là à dire qu’elle est le véritable patron de Djibouti, il n’y a plus qu’un petit ruisseau à traverser. Même des personnalités proches du régime commencent à estimer qu’ils doivent alerter l’opinion sur la déliquescence du Pouvoir djiboutien.

« Le plan de Kadra pour isoler IOG ».

Les révélations que nous recevons de différents informateurs sont cohérentes et visiblement puisées à des sources qui ne peuvent être qu’au sein même du sérail. Toutes ces informations ont été confirmées par « ceux qui savent ».

Kadra Haid, épouse de IOG,  est une femme issue d’une petite minorité que le destin(?) a placé à la tête du pays avec des moyens de coercition considérables et sans contre-pouvoir. La dictature a organisé un système d’asservissement sans limite des hommes, des institutions et des richesses.

Kadra a pris tellement goût au pouvoir, qu’elle a maintenant extrêmement peur de le perdre parce qu’elle serait incapable de s’en passer et de vivre sans les richesses, la domination facile et les services serviles d’une Cour qui n’attend pourtant que le premier signe de faiblesse pour lui faire durement payer son arrogance.

Faute de dénicher et de “pousser” un successeur ou un héritier qui pourrait remplacer son époux, en lui garantissant l’impunité, elle sait qu’elle risque d’être poursuivie voire jetée en prison dans l’avenir, avec les siens, et probablement livrée à la vindicte populaire qui monte crescendo au fur et à mesure que sa famille  (une centaine de personnes) s’adonne à un pillage systématique des richesses du pays.

L’impunité ne dure qu’un temps.

Son plan a donc un objectif unique et simple : sauvegarder son standing (encore inespéré, il y a quelques années) et le maintenir le plus longtemps possible “coûte que coûte, vaille que vaille” quels qu’en soient les moyens, quels qu’en soient les crimes.

Maintenant la sorcellerie : pour tenter de combattre les influences négatives !

Parmi les moyens qui semblent les plus efficaces aux yeux d’une femme manifestement dénuée de la moindre culture et qui a grandi dans le rêve et l’ambition établi au rang de religion, l’imaginaire, le fantasmatique et la sorcellerie deviennent des valeurs solides. Alors elle a recours à tous les sorciers connus de la planète et surtout ceux, très réputés d’Éthiopie et du Soudan.

Avec l’assistance de son propre frère qui est très documenté sur la question et qui a été surnommé le tribaliste de la première heure, elle fait venir des marabouts et autres baratineurs.

Détail croustillant :

Arrive-t-il fréquemment à IOG de s’endormir avec la ferme envie / résolution de répudier Kadra et pourtant de se réveiller le lendemain penaud, l’envie irrésistible de se rapprocher d’elle : main dans la main. Est-ce l’effet des filtres diabloliques ?

Et tout vient ensuite :

Le déploiement du plan de Kadra dans le champ politique et financier. Elle a rencontré des difficultés avec le fils aîné d’IOG par ce qu’il était proche de sa mère et de sa famille. Afin de le maîtriser, elle a arrangé son mariage avec une femme proche de sa famille. Elle a  placé la jeune marionnette au Ministère de l’intérieur.. La sécurité de notre pays est-elle en danger ? Peut-être !

Il est grand temps que les hauts Responsables de la Sécurité nationale se penchent aussi sur les dangers venant de l’Intérieur.  C’est urgent, car elle va tenter de les remplacer par des hommes à elle et là ce sera fini. Aboutissement du Plan Kadra. Exit Guelleh !

Le temps de la recréation sera fini…La seule chose qui lui manque encore est un candidat idéal pour effectuer la substitution à la tête du pays : un homme docile, suffisamment stupide pour exécuter ses diktats et suffisamment intelligent pour en tirer le plus grand profit sans aucun état d’âme.  Elle sait qu’elle n’a pas le pouvoir de modifier les composantes de la société djiboutienne ni de changer l’équilibre des forces majoritaires, dont elle ne fait pas partie.

Par réaction, elle se livre de façon frénétique à un pillage honteux, sachant que cela ne durera plus très longtemps. En attendant, elle s’adjuge en toute impunité toutes les richesses du pays, condamnant le peuple à s’enfoncer irrémédiablement au-dessous du seuil de pauvreté.