26/09/05 (B317) “Garder moi de mes amis, mes ennemis, je m’en charge”.(Lecteur)

Tel est le dicton que m’inspire la déclaration de M.Alhoumekani, cet ancien officier de la Gendarmerie
Djiboutienne, à l’encontre du MRD, que dirige M.DAF, un ancien officier de
l’AND et de surcroît major de sa promotion au Bac 1983.

Qu’est-ce qui serait à l’origine de cette sortie intempestive de celui que j’ai
jusqu’à présent considéré comme un membre de l’opposition au régime de
Guelleh ?

Que pourrait reprocher cet ancien officier à ceux qui manifestent contre l’emprise on ne peut plus pernicieuse et intolérable de Dubai Port Authority sur notre principal outil économique : le Port de Djibouti ?

Est-ce l’opportunite d’une telle démarche qui le dérange ou bien serait-ce le fait que la démarche du “Gouvernement en exil
de Djibouti” ne serait pas appréciée à sa juste valeur par les principaux leaders de l’opposition ?

Pour ma part, j’aurais tendance à penser que la mauvaise humeur d’Alhoumékani traduit une
certaine nervosité et un degoût par rapport au sérieux du travail du
MRD, lesquels sont perceptibles dans les écrits qui paraissent sur le Website du GED.

Peut-on dire, sans risquer de se tromper, que bien que le MRD ait choisi le silence absolu et de ne pas s’impliquer dans le procès qui se tiendra à Paris le 18 octobre et qui traitera de la situation des Djiboutiens devant de nombreux observateurs (et de plus qui est lié aux publications de l’ARDHD en faveur de la libération de DAF), qu’il dérange le régime de Guelleh et
paradoxalement le GED.

Qu’est ce qui pousserait le GED à ce que je considère comme une erreur de casting, car elle consiste à critiquer ouvertement un parti membre de l’opposition
Djiboutienne et que l’on a pas vraiment besoin de cela en ce moment ?

Je ne voudrais pas initier la polémique et donner en plus du grain à moudre au
régime de Guelleh, mais il est temps que le GED démontre où il se situe sur l’échiquier politique, ce qu’il aura l’occasion de faire publiquement ce fameux 18 octobre, aux côtés de nombreux témoins, des membres engagés de l’opposition et des Djiboutiens et devant la presse, si j’ai bien compris.

S’il se confirme, comme je l’espère, que le GED est bien inscrit dans l’opposition à Guelleh, il ne faudrait pas qu’il se trompe de cible : nous combattons le régime de l’usurpateur Guelleh.

K.R.