13/10/05 (B319) Le Nouvel Observateur : Revirement à Versailles ! Djama pose un lapin à la Justice française.

_____________________________ Note de l’ARDHD
Comme l’on pouvait s’y attendre, ni Djama Souleiman, ni Hassan Saïd ne se rendront aux convocations de la Justice française. Grands habitués des “lapins judiciaires”, ils pratiquent la politique de la chaise vide, ce qui conforte chacun dans le fait qu’ils ont des choses à se reprocher et que Guelleh en a peut-être plus qu’eux.

Certains affirment même que c’est l’une des raisons pour lesquelles il aurait tant de mal à s’endormir le soir ?
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Science fiction ou prémonition ?

Dialogue futuriste ?



Hassan :
alors on se décide à entrer pour rencontrer la Juge ?

Djama :
si tu y tiens vraiment, mais tu connais

les risques. Je ne te les ai pas cachés ..!

Hassan :
c’est vrai ! Mais IOG nous l’a demandé

et on touchera une grosse indemnité …

Djama : Cela évitera la crise diplomatique avec Paris et en servant de fusibles, on protègera IOG, qui a promis de tout faire pour nous éviter la taule …

Hassan : Tu y crois vraiment ?

Dès le 12 septembre 2005, nous avions anticipé la situation d’aujourd’hui à notre façon humouristique ..

Un mois après, ce n’est plus de la science fiction : c’est la triste réalité.



Lien : http://permanent.nouvelobs.com/etranger/20051012.OBS1994.html



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Le procureur de Djibouti absent à Versailles





NOUVELOBS.COM | 13.10.05 | 17:47



Le procureur de la République de Djibouti, mis en cause dans l’affaire Borrel, ne s’est pas présenté jeudi chez un juge d’instruction de Versailles.

Revirement de dernière minute dans l’affaire Borrel. Djama Souleiman, procureur de la République de Djibouti et le chef des services secrets djiboutiens Hassan Saïd ne se sont pas présenté jeudi 13 octobre chez un juge d’instruction de Versailles.

Les deux hommes devaient être entendus sur une éventuelle subornation de témoins dans l’affaire du décès, en 1995, du juge français Bernard Borrel, selon une source judiciaire.

Déjà fin septembre 2004, le procureur de la République de Djibouti ne s’était pas présenté au palais de justice de Versailles. Il était convoqué au titre de témoin assisté. L’audition du chef des services secrets djiboutiens faisait suite à une décision de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Versailles du 7 janvier.



Aspergé d’essence



La plainte instruite à Versailles a été déposée en novembre 2002 par Elisabeth Borrel, veuve du juge Borrel, dont le corps avait été découvert le 19 octobre 1995 à 80 kilomètres de Djibouti, aspergé d’essence et à moitié brûlé.

Elisabeth Borrel suspecte le magistrat djiboutien d’avoir fait obstruction à l’enquête menée en France sur les circonstances du décès de son mari.