20/12/05 (B329) Manifestation réussie à Ottawa. Bientôt des documents sur notre site. Vers l’Union salutaire des différentes composantes pour construire démocratiquement la Nation djiboutienne et pour poursuivre en Justice les criminels. (ARDHD)

Les premiers échos qui nous sont parvenus d’Ottawa indiquent que la manifestation organisée le 19 décembre a été une grande réussite : de nombreuses Djiboutiennes et de nombreux Djiboutiens se sont mobilisés pour rendre hommage aux victimes du massacre du 18 décembre 1991 et plus généralement à toutes les victimes de Gouled / Guelleh.

Nous devrions recevoir dans les prochaines heures le compte-rendu, des photos et des extraits vidéo, que nous mettrons en ligne aussitôt.

De nouveau cette année, ce sont quatre manifestations qui ont été organisées dans le monde, dont celle “courageuse” de Djibouti dans un contexte où les participants risquent toujours de subir les représailles guelléennes …

Le nombre de participants augmente chaque année, ce qui montre qu’une prise de conscience collective est en train de se développer.

En effet, le Peuple djiboutien, au travers de ses différentes composantes, prend conscience du fait:

– qu’il est une nation et non un puzzle d’ethnies plus ou moins en concurrence et en conflit d’intérêt, comme essaye de le faire croire le dictateur qui se sert de cet état d’esprit pour diviser et pour régner,

– qu’il est souverain et que c’est à lui de choisir ses dirigeants, en toute indépendance et selon des règles démocratiques et transparentes. Lui appartient en particulier le pouvoir de controller la gestion collective des budgets et la (re)construction de l’économie. On ne peut pas continuer à lui imposer, sans aucune raison, des méthodes ni des règles de fonctionnement qui lui sont aussi fortement préjudiciables,

– qu’il n’y a pas de fatalité et qu’il a le droit (le devoir) d’exiger le départ de ceux qui l’asservissent et qui le ruinent, au motif d’une gestion calamiteuse, de détournements massifs de biens collectifs et de violations massives et impunies des Droits de l’Homme et des Libertés,

– que personne n’est intouchable, en particulier Guelleh et sa clique, parents, beaux frères, cousins, proches, qui assèchent les organismes publics qu’ils dirigent et qui traitent avec une arrogance inimaginable les travailleurs producteurs de la richesse (exemple les syndicalistes du Port, de la Poste ou de Djib-Télécom)

– que les coupables de crimes : génocide, viols, torture, exécutions sommaires ou arbitraires, harcèlement, détournements, … doivent être traduits en justice et condamnés, s’ils sont reconnus coupables, par des tribunaux libres et indépendants,

– que l’Union des partis politiques, des associations, des ethnies, des tribus est plus que jamais nécessaire pour mettre un terme aux agissements criminels de Guelleh et Cie. L’avenir de La Nation djiboutienne ne se construira pas au détriment de telle ou telle ethnie, mais avec l’ensemble des représentants reconnus des composantes, choisis selon leurs mérites et non leurs alliances. Ensuite la diversité des composantes et des cultures de la société civile constituera la force du pays, que de nombreux exilés de force viendront enrichir avec des savoir-faire acquis à l’étranger.

Comme nous l’écrivons depuis plusieurs années, le temps est venu de déposer des plaintes contre les bourreaux et nous ne serions pas surpris d’apprendre qu’un vaste mouvement se prépare, après des années de silence et de peur de la SDS et des Polices de Guelleh.

Il est grand temps d’agir !