25/12/05 (B330) L’ancien chauffeur porte plainte contre l’Ambassadeur. La conduite indigne de “Sa Majesté de Carnaval”, Chehem Daoud, continue à faire l’actualité dans la presse. Plusieurs lecteurs nous ont envoyé des messages que nous reproduisons… L’Ambassadeur s’est-il (refugié ?) à Londres pour 15 jours ? vacances familiales ou tentative d’échapper à la Justice belge qui devrait pouvoir le condamner s’il est jugé coupable ? (Merci à tous les lecteurs)

____________________________ Contribution N° 1 (Lecteur)

L’ambassadeur de Djibouti fait encore parler de lui … dans les journaux
Européens et à Londres…




En effet,après avoir frappé son chauffeur qu’il traitaît comme moins rien
qu’un esclave, celui-ci a porté l’affaire devant la justice Belge, laquelle
tout le monde le concède, est juste mais ferme pour les diplomates, essentiellement
africains ou du tiers monde : leurs collègues Européens savent ce qu’ils
risquent.



Qui ne souvient pas de ce diplomate Zaïrois, Ramazani Baya, en poste à Paris
qui,en voulant servir, au plus vite, son Président et maître le Maréchal Moboutou, agonisant
dans le sud de la France, avait fauché avec une mercedes 500 s, deux jeunes
piétons morts sur le coup à Menton. Résultat des courses : l’Ambassadeur avait perdu
son immunité et il avait été traduit devant la justice Française… au même titre que tout délinquant. Il fut
expulsé du territoire français. Ironie de l’Histoire : Kabila fils l’a propulsé
Ministre des Affaires Etrangères….



Ces diplomates,pour la plupart arrivistes et aux sentiments équivoques, perpétuent les mêmes comportements que celui qu’ils avaient
adopté chez eux : à savoir l’aliénation du respect des autres et de la Vie humaine. Ils se croient tout permis, même le
fait d’exploiter de chauffeur ou pour l’ancien diplomate, la femme de
ménage, ou d’appliquer des retenues sur salaires illimitées et illégales, sans ancun motif valable : ce n’est qu’un moyen de pression sans communes mesures qu’il applique arbitrairement à l’encontre de leurs subalternes placés dans la dépendance …



Selon la loi belge, les diplomates sont tenus d’observer et d’appliquer la Législation Belge en matière du droit social.



Dans cette chancellerie, ça sent de plus en plus le souffre, une fin de
règne qui aura duré presque 30 années : on parle désormais et ouvertement de la mise à la
retraite définitive du Diplomate autocratique.

Un jour, c’était le premier conseiller qui était tabassé par la standardiste, un
autre jour c’est le chef du protocole qui a une altercation avec le traducteur et pour courronner le tout, c’est son Excellence Monsieur
l’Ambassadeur Mohamed Moussa Chehem en personne qui bastonne son chauffeur
qu’il avait réduit auparavant à un état proche de l’esclavage.



Ce diplomate, dont l’aigreur est à mettre comme point final d’une fin de carrière râtée, fondée sur la haine, la violence et l’intimidation, est devenu
l’ayatollah dans des faits divers qui frisent le ridicule et qui font éclater de rire (de pitié ?) les chancelleries établies dans la capitale
Européenne : un autre gouvernement aurait, depuis longtemps, scellé son sort et mis un terme à ses agissements d’un autre âge..



Moussa Chehem, dépourvu de tout sentiment humain, est le parfait représentant d’un
régime qui annihile, qui ne respecte ni les Lois Djiboutiennes, ni même celles du
pays où il poursuit des basses oeuvres.



Le jour viendra où tous les potentats, de cette planète, seront traduits et
placés devant leur responsabilité afin de répondre devant des Justices indépendantes et équitables, de leurs forfaits et de toutes
les humiliations qu’ils ont fait subir aux braves gens.

Hakki solé-lé,hakki wa maraw.

_________________ Contribution N°2 – Extrait de la Dernière Heure de Bruxelles

Pour coups reçus à charge de l’ambassadeur de Djibouti

Lien avec l’article : http://www.dhnet.be/dhinfos/article.phtml?id=137037

Chauffeur
BRUXELLES Nous avons raconté l’histoire de ce chauffeur de l’ambassadeur de Djibouti à Bruxelles, M. Mohamed , qui accuse le diplomate de l’avoir frappé début septembre dans les bureaux de l’ambassade de l’avenue Roosevelt. Le chauffeur osait demander des explications à l’ambassadeur qui avait décidé de retenir sur sa paie le montant d’une amende (le chauffeur s’était volontairement mal garé pour mieux surveiller la Mercedes 500 de l’ambassade).

L’affaire a fait du bruit. Het Laatste Nieuws et la télé l’a reprise.Lors d’un tournage devant l’ambassade, son excellence Moussa Chehem a adopté une attitude «méprisante».

A l’époque, le chauffeur avait voulu déposer plainte auprès de la police d’Ixelles qui avait refusé de l’écouter malgré le certificat d’agression délivré par un médecin.

Hier, le chauffeur s’est représenté dans un commissariat de police, celui de Bruxelles-Capitale-Ixelles au Marché au Charbon. Et cette fois un officier a accepté de l’écouter et d’acter une plainte pour coups et blessures volontaires, menaces, insultes racistes et harcèlement.

Le chauffeur appartient à une ethnie, l’ambassadeur à une autre. A plusieurs reprises, et devant témoins, le chauffeur a dû supporter des insultes visant l’ethnie weima. L’ambassadeur, pour indiquer au chauffeur d’aller plus vite, le frappait dans la nuque. M. Youssouf qui veut simplement que ses droits soient respectés attend depuis dix semaines de l’ambassade de Djibouti qu’elle lui remette un C 4.

Le chauffeur décrit un véritable harcèlement subi pendant des mois. L’ambassadeur usait de lui comme de son boy, l’envoyant chercher à Paris du poisson congelé pêché dans la Mer Rouge quand ce n’était pas faire du jardinage.

Sa plainte porte le numéro de notice BR 43LL 16921/25.

Gilbert Dupont
© La Dernière Heure 2005