04/02/06 (B336-A) L’ADI est-elle engagée dans un processus interne de révolution ? Faut quand même pas rêver trop vite !

_________________________ Note de l’ARDHD
Nous découvrons que l’ADI publie une dépêche qui parle de la mise en cause de l’ancien chef de l’Etat Kenyan, dans une vaste affaire de corruption et des conséquences politiques et judiciaires pour les membres de l’équipe gouvernementale impliquées dans cette affaire. Bravo …car l’ADI par tradition et par obligation hiérarchique, avait toujours su se montrer fort discrète sur ces sujets.

Peut-on espérer que l’ADI réclame un jour, une commission d’enquête équivalente à Djibouti qui pourrait concerner (au hasard seulement, car la liste pourrait devenir assez longue) IOG, Paulette, Abdourahman Borreh, Djama Ali Guelleh, Yacine Elmi Bouh, Djama Heid, des officiers supérieurs de l’Etat-Major, …?

A notre avis, il ne faut pas rêver, car on ne lira pas dans les prochaines semaines une telle information sur l’ADI !… Mais c’est quand même une minuscule avancée, qu’il fallait signaler aux lecteurs. Guelleh accepte la publication d’une information concernant des prévarications commises par des collègues …

Mais au fait, l’ADI pouvait-elle faire autrement, vue la diffusion internationale de l’information ?

_________________________________________ ADI

DJIBOUTI (ADI) – 03 Février 2006- L’ancien président kényan, Daniel Arap Moi, et plusieurs de ses collaborateurs, dont l’un est membre de l’actuel gouvernement, ont été impliqués dans la plus vaste affaire de corruption de l’histoire du pays, a indiqué vendredi à l’AFP un membre du comité d’enquête sur le dossier.

Cette affaire de corruption, qui date des années 1990, est distincte du scandale qui a éclaté en janvier à Nairobi et qui a contraint le ministre des Finances, David Mwiraria, à démissionner mercredi.

Selon le membre du comité d’enquête, qui a remis son rapport vendredi au président Mwai Kibaki, l’ex-président et six de ses proches collaborateurs ont été des acteurs clés du dossier appelé “affaire Goldenberg”.

“Le rapport implique directement M. Moi et recommande que le ministre de la Justice ouvre une enquête sur lui, afin de décider s’il y a lieu de le poursuivre et pour quels motifs”, a ajouté cette source, s’exprimant sous couvert d’anonymat, car le rapport n’a pas été rendu public pour l’instant.

Selon M. Kibaki, le document sera diffusé la semaine prochaine. “Je suis certain que nous devrons agir conformément aux recommandations du rapport”, a déclaré à la presse le chef de l’Etat, sans évoquer le contenu du document.

Selon le membre du comité d’enquête, l’ancien ministre des Finances et actuel ministre de l’Education, George Saitoti, est également mis en cause par le rapport.

Le rapport recommande que les personnes mises en cause soient “poursuivies, dans la perspective de retrouver la trace de l’argent disparu”, selon la même source.

L'”affaire Goldenberg” consiste en un système d’évasion fiscale basé sur de fausses exportations d’or et de diamants et monté au début des années 1990. Il pourrait avoir coûté au Kenya des centaines de millions de dollars, voire plusieurs milliards. La société Goldenberg International est également mise en cause par les enquêteurs.

En remettant le rapport à M. Kibaki, le président du comité d’enquête, le juge Samuel Bosire, a déclaré que “beaucoup d’argent a été siphonné du pays et nous sommes dans l’impossibilité de retrouver la trace de la plupart de cet argent”.

Daniel Arap Moi a dirigé le Kenya pendant près de 24 ans. Il ne s’était pas représenté à l’élection présidentielle de 2003, remportée par Mwai Kibaki. M. Moi avait été régulièrement critiqué, au Kenya comme à l’étranger, pour la corruption de son régime.

De son côté, M. Kibaki, qui avait pourtant fait de la lutte contre la corruption une de ses priorités lors de sa campagne présidentielle en 2002, est de plus en plus sous le feu des critiques pour son échec dans ce domaine.

Plusieurs pays donateurs, dont les Etats-Unis, ont suspendu leur aide au Kenya en 2005, reprochant au gouvernement son laxisme dans la lutte contre la corruption.

En janvier, un rapport officiel a révélé le paiement par l’Etat kényan de plus de 200 millions de dollars (163 millions d’euros) à une société qui s’est révélée fictive.

Ce scandale a entraîné la démission du ministre des Finances. Le vice-président, Moody Awori, également mis en cause dans cette affaire, a affirmé jeudi qu’il ne démissionnerait pas.