29/03/06 (B343-B) Ambassade de Djibouti en Belgique : Le droit et le devoir des diplomates. (S.G. / Lecteur)

Chacun sait que représenter son pays auprès d’une puissance ou d’une institution étrangère est une noble mission que l’on est amené à remplir.

Les diplomates, en général, et les Ambassadeurs en particulier, bénéficient de traitements de faveur et de facilités de la part des pays auprès desquels ils sont accrédités.

Ce régime singulier qui accorde à ces fonctionnaires étrangers un statut particulier qui s’inscrit dans le strict cadre du privilège diplomatique clairement défini par des conventions internationales ratifiées à cet effet par la plupart des Etats, fait l’objet d’abus caractérisés de la part de certains représentants des pays étrangers.

C’est ainsi qu’un diplomate djiboutien en poste en Belgique et qui n’est autre que le tristement célèbre Ambassadeur Mohamed Moussa Chehem, ne semble pas avoir compris que des limites existent dans l’exercice de ce droit.

Après avoir agressé physiquement son chauffeur, avant de le licencier dans la plus parfaite illégalités au regard de la législation de travail belge, il se serait avéré qu’il aurait également omis de déclarer deux des employées recrutées sur place et, de les faire enregistrer auprès des Services compétents du Ministère des Affaires Etrangères belge et de la COBESA.

Les trois collaborateurs sont payés chaque fin du mois en espèces comme des travailleurs “au noir”. Ils ne bénéficient d’aucune couverture sociale, alors que même les “sans papiers” jouissent de ces droits fondamentaux dans les pays respectueux de la dignité humaine.

Il s’agit du fonctionnaire, Chehem Ibrahim Mohamed, et des secrétaires Fatouma Barkat et Halgane Idriss qui sont privés de leurs Droits et des garanties prévues par la Législation belge.

Les autorités belges ont découvert récemment qu’elles avaient été abusées par ce diplomate qui se croit au dessus de tout, au prétexte de son immunité diplomatique qui le mettrrait (à son avis seulement !!) à l’abri de toutes poursuites judiciaires.

Accoutumé des impunités en tout genre dans son pays, l’homme éprouve de la peine à porter un autre regard sur la légalité et sur son respect. Il est vrai qu’à son age, il est très peu probable que l’on parvienne à le changer.

La mesquinerie et les coups-bas sont ses plaisirs et ses vengeances !

Mais jusqu’à quand notre diplomate pourra-t-il continuer à ignorer qu’il représente son pays auprès d’une monarchie constitutionnelle moderne, démocratique, dotée de mécanismes ayant pour but de protéger l’individu vivant sur son territoire, contre les systèmes pervers, contre toutes les formes d’injustice, d’ou qu’elles viennent ?

Tout porte à croire, que Moussa Chehem, qui ne manque jamais qu’il se considére comme le plus “grand” diplomate djiboutien (même si ce sentiment n’est pas obligatoirement partagé par ses concitoyens !), se trompe grossièrement en confondant le Royaume de Belgique, avec l’un des royaumes sanguinaires autocratiques du golfe arabo-persique, obnubilés par les dollars générés par le pétrole, au détriment des règles élémentaires de la Démocratie.

S’il imagine que les autorités belges vont fermer les yeux et, qu’elles vont l”autoriser à poursuivre les violations du Droit du travail au nom de la raison diplomatique, il est évident qu’il fait fausse route.

Ce diplomate en fin de carrière, ne semble pas vouloir finir en beauté en prenant une porte de sortie honnorable, à en juger par son attitude envers ses collaborateurs et tous les concitoyens qui ont eu affaire à lui.

Maintenant, c’est le pénal qui l’attend et en dépit de ce qu’il pense, il ne pourra pas s’y soustraire très longtemps : on le retrouvera sur le banc d’infamie.

S’il le faut nous nous constituerons Partie civile contre ses agissements scandaleux et illégaux.