29/06/06 (B356_B) Djibouti – Liberté, Égalité, Paix ! Paroles vaines, funestes même, depuis l’autoproclamation d’Ismaïl Omar Guelleh à la tête de l’État ; car il en a fait trois médiocres et bien tristes mensonges. ( Bouh Warsama)

Lettre ouverte aux opposants djiboutiens au régime de la tyrannie imposé par Ismaïl Omar Guelleh et par sa diaspora.


 


Il est faux de penser que la liberté et l’indépendance d’un pays puissent être disjointes et revendiquées l’une après l’autre.


 


27 Juin 2006, preuve en est faite par ce bien triste anniversaire d’une supposée indépendance dans laquelle la liberté comme les Droits humains furent et sont encore plus que jamais bafoués, insultés et traînés dans la fange par la bassesse de quelques uns/unes.

L’indépendance – avec la naissance de la République de Djibouti – n’était pas une récompense mais une responsabilité de première importance qu’avait le président Hassan Gouled Aptidon vis-à-vis de TOUTES les populations djiboutiennes et des communautés étrangères – y compris les réfugiés – qui vivaient sur le territoire national.

Par son insouciance, sa légèreté et sa cupidité largement exprimée dans une jeune république ou « Tout était possible » presque sans limites et sans barrières, l’État dirigé par Gouled a laissé s’installer, s’exprimer pleinement et se conforter les « mauvaises habitudes » d’un groupuscule de la tyrannie – grigou et xénophobe – dirigé par Ismaïl Omar Guelleh. Cette faction faite de toutes les incohérences, non représentative des populations mais exclusivement de leurs seuls intérêts privés a – jour après jour – miné le pays, ses lois et sa Constitution pour en faire un « État artificieux » tricheur et mafieux qui règne pleinement sur la jeune république depuis mai 1999 et a dépouillé de leur peu de liberté comme de leur indépendance les Djiboutiens/Djiboutiennes.

Plus de 7 années de gabegies, de tromperies ouvertes alors que les populations djiboutiennes subissent et affrontent avec un courage insensé toutes les difficultés sociales, économiques et politiques, imposées par quelques hommes/femmes opportunistes et de circonstances qui se sont accaparés tous les pouvoirs des rouages de l’appareil d’État comme ceux du secteur privé. 

Dans le monde occidental, on ne se rend pas compte dans quelle peur vivent depuis vingt-neuf ans – surtout depuis sept années – les Djiboutiens/Djiboutiennes, avec chaque jour toutes les menaces que fait peser sur leur dos la tyrannie du Palais de l’Escale et son arbitraire par l’entremise de sa Police politique.

Beaucoup d’entre-nous se désolent, critiquent ouvertement et ne comprennent pas le pourquoi des soutiens apportés par certains pays occidentaux au régime de la tyrannie d’Ismaïl Omar Guelleh. Comme elle fit par le passé en « acceptant » IOG, la France traite toujours avec le plus fort, fut-il dictateur en devenir !!!.

Par ailleurs, le « diplomatiquement correct » français …actuel…a une réponse officielle et toute faite qui masque bien des aspects et des intérêts inavouables. A la question posée, il sera répondu que « La France ne soutient pas les régimes politiques en Afrique mais a vocation d’aider les populations …. ».

Ce qui est déshonorant dans une telle réponse, ce n’est pas de mentir ; c’est de se faire prendre en flagrant délit de mensonge aussi grossier car si peu crédible. En politique, il y a les maladroits du mensonge ; Ismaïl Omar Guelleh en est l’exemple mais il n’est pas le seul dans ce domaine, le plus désolant étant qu’il n’existe pas de bouclier contre de tels mensonges politiques. Ni la crainte de Dieu, ni la damnation aux enfers n’ont empêché le mensonge, le parjure …, l’assassinat de la Justice avec l’octroi d’une décoration de la Légion d’Honneur.

Qu’on se le dise « La France de l’après de Gaulle n’a plus d’amis et c’est cela son plus grand drame en Afrique, elle n’a que des intérêts et trop souvent d’ordre privé, non point nationaux ». Ceci revient à affirmer que lorsque la France actuelle n’aura plus en la personne du tyran Ismaïl Omar Guelleh un « interlocuteur » répondant à ses …aspirations et à ses seuls intérêts ; alors et seulement alors, elle lui « trouvera » un remplaçant.

Admettons-le, l’opposition politique a commis de grandes erreurs dont elle doit tirer des leçons. Elle n’a jamais proposé depuis mai 1999 une autre alternative, un leader de l’opposition unie ; un SEUL interlocuteur face à Ismaïl Omar Guelleh.

Plus une opposition se pense intelligente, plus ses divisions sont dictées par l’orgueil.


Roger Picon
Le « théâtre politique » qu’impose IOG est fait pour diviser et dans ce difficile exercice il y réussit ; mais jusqu’à quand ?

Tout ce qui paraît au dessus de nos forces n’est pas forcément impossible ; mais tout ce qui nous est possible ne peut être au dessus de nos forces. Ceci s’appelle le « courage ». Lorsqu’on rêve tout seul à la démocratie, que pour ses seuls intérêts et bien-être, ce n’est qu’un rêve souvent de l’impossible alors que lorsqu’on rêve à plusieurs c’est déjà une réalité partagée. C’est assurément à cause de ceux/celles qui à Djibouti en arrivent à perdre confiance car subissant le joug de la tyrannie que l’espoir nous est donné et que vous n’avons nul droit de les décevoir. Nombreuses sont les familles qui survivent dans le pays, seules et sans espoir car elles n’ont pas les moyens de rompre le cercle infernal de la solitude, de la malnutrition, souvent frappées par la maladie qu’elles ne peuvent soigner car sans travail et que l’argent fait forcément défaut.

Dans les écrits comme dans la politique et dans nos actes – menée de concert -, l’opposition politique djiboutienne a l’indispensable besoin d’une véritable « Déclaration d’Indépendance » officialisée et rédigée en commun (indépendance ne signifiant nullement isolement..mais repartir sur des bases saines et les respecter), et surtout – ce qui serait mieux – d’une « Déclaration de Guerre médiatique » et ouverte contre la tyrannie de la pensée unique imposée par Ismaïl Omar Guelleh, perdu dans ses cloaques politicards et dorés artificiellement à l’or fin « prélevé » sur les aides internationales.

Nous avons à notre disposition, pour nous exprimer et ce depuis des années, un média global qui est l’internet. Tout comme le fait à sa manière et dans son domaine l’ARDHD en faveur du respect des Droits humains, chaque parti politique d’opposition se doit d’être à même de mobiliser ses militants en ligne sous un « pavillon de l’union », de faire pression sur les gouvernements via des campagnes d’informations par e-mails et sur le web.

Le gouvernement – dirigé par Ismaïl Omar Guelleh – a plus que jamais peur (on peut même affirmer « frayeur ») des opinions dissidentes et des dénonciations sur internet de tous les crimes dont il se rend coupable ou cautionne.

Il a vainement essayé de les faire taire en restreignant cette liberté.

Rien ne nous a été épargné. Sur ordre d’IOG, l’accès à des sites web et des blogs ont été fermés et censurés. Des firewalls ont été créés pour empêcher l’accès à l’information à partir de Djibouti. Le gouvernement Guelleh a limité, filtré l’accès aux moteurs de recherche afin d’éviter que cette information ne passe sous les yeux des Djiboutiens/Djiboutiennes.

Malgré tous les efforts et les moyens financiers dont dispose Ismaïl Omar Guelleh – notamment pour « acheter certaines consciences » en occident – il n’a pas réussi à faire taire les voix de la démocratie, de la liberté et du Respect des Droits de l’humain alors que l’on sait que – malgré toutes ses manigances et pressions exercées – l’information arrive à Djibouti suivant le principe “Si la porte nous est interdite d’accès, on entre par la fenêtre”.

Internet est le plus grand outil de communication qu’on ait inventé depuis la découverte de l’imprimerie, une rencontre entre la technologie, la curiosité naturelle des êtres humains et leur besoin de contact social, de compréhension de ce qu’il se passe dans le monde, et la force irrépressible de la voix humaine. C’est la nouvelle frontière entre celles et ceux qui veulent s’exprimer et celles et ceux qui veulent les faire taire.

Nous devons nous situer du bon côté et AGIR.

Opposants djiboutiens, les populations djiboutiennes sont à votre écoute.

La nature ne vous a point dit « Ne soyez point pauvres » et encore moins « Ne soyez point riches » ; mais plus que jamais « Soyez indépendants et libres ! » vis-à-vis du pouvoir tyrannique et sanguinaire qui tente d’acheter vos consciences et asservit vos familles ; toutes les familles djiboutiennes, sans exception d’aucune sorte. Car – faute de quoi – vous retomberiez demain dans les mêmes travers et les mêmes excès dont se rend coupable la tyrannie actuelle.

Cette liberté implique pour chacun/chacune une responsabilité et grand courage face à IOG, qu’il convient de ne pas redouter bien qu’impliquant des risques. Éternité, Égalité et la Liberté sont des Droits, la Fraternité est une obligation morale que chacun/chacune se doit d’avoir et d’exprimer sans ambiguïté vis-à-vis de TOUS/TOUTES les Djiboutiens/Djiboutiennes, sans distinction d’ethnie ou de tribu.

« La parole est au peuple. La parole du peuple, c’est la parole du souverain » (Charles de Gaulle).

La parole est – plus que jamais – à l’opposition politique à Ismaïl Omar Guelleh.