01/07/06 (B357-A) Les compatriotes réfugiés sont-ils fous ou masochistes pour aller fêter le fanion de leur bourreau ? (Lecteur Ottawa)

Ici au Canada, la fête du 27 juin se traduit par une simple rencontre entre les supporters du deuxième pharaon, des enfants de réfugiés conduits par leur mères seules et une bande d’adolescents spécialement dépêchés par des péres haut- fonctionnaire dans les “services” diplomatiques, autrement dit les plus proches du système ismaëlien, avaleurs impénitents de couleuvre et de mensonges.

Le 27 juin devient une occassion trop facile pour rencontrer les agents pharaoniens qui n’ont qu’une aspiration, que de se faire voir au milieu de vieux soldats retraités, ou d’anciens fonctionnaires passés de mode.

C’est un veritable show-off pour la classe des tenants actuels du titre, alors que leurs victimes tentent de se consoler et de panser leurs blessures dans leur propre coin en rêvant à des jours meilleurs.

Le 27 juin, dans ces réunions “officielles”, il est bien entendu, strictement interdit d’évoquer le nom des martyres. Notre drapeau national est-il devenu la propriété de nos bourreaux qui se le sont accaparés pour leur usage personnel.

Ceux qui sont morts pour lui, ceux qui ont été les victimes n’auraient-ils pas droit aux honneurs de notre drapeau ?.

Madame 27 aurait dit : ,j’aime voir les sourds, les imbéciles et les mouchards …qui virevoltent.

Si vous étez si fier de votre drapeau, pouquoi changeriez-vous de nom ? Pourquoi réclameriez vous le statut de réfugiés ?

C’est une bonne question ! Alors n’oubliez pas que nous sommes d’abord des Africains. L’Afrique, c’est une société fondée sur l’inégalité entre les hommes, entre les tribus, entre les notables et les travailleurs, entre ceux qui ont acquis le pouvoir et ceux qui ne l’importe.

Mais dites-vous bien, prétentieux et arrogants d’aujourd’hui qui avaient accès au pouvoir, que la chance tourne et Madame 27 juin vous dit : “Méfiez-vous, votre chance ne sera pas éternelle et au moment du grand renversement, vous devrez payer en fonction de l’attitude que vous avez eue envers vos frères.!”

Une République fondée sur la haine, le tribalisme, l’injustice et l’asservissement du peuple par un petit cercle d’obligés à l’échine souple, n’a aucun avenir. Sans humanisme, sans démocratie, sans justice, l’édifice est branlant et peut s’effondrer à n’importe quel moment.

Je respecte notre drapeau, qui est celui de notre indépendance et de notre pays. Mais je n’irai pas saluer ce drapeau, lorsqu’il est approprié par ceux qui nous ont fait souffrir et que l’on refuse de saluer la mémoire des martyrs et des victimes devant lui.

Aux léches-bottes, je dis bon courage, car ça ne devrait plus durer très longtemps.

A tous les autres, je dis Courage, Courage, pour la même raison.

Le Pharaon illégitime s’enfuira et il ira se cacher dans la jungle, pour tenter d’échapper aux lions qui l’auront vaincu.