11/08/06 (B362) Opposition politique : une clarification qui était nécessaire et utile ! (ARDHD)

Nous avons publié un article dans la rubrique Radio-trottoir concernant la réunion du 22 juillet et des activités politiques en Angleterre qui avaient été imputées, par erreur semble-t-il à Monsieur Mohamed Daoud Chehem, Président du PDD.

Aussitôt alerté par ses amis et par lui, comme par M. Maki Houmedgaba, représentant de l’ARD en Europe, nous avons publié leurs démentis.

Après avoir pris contact avec notre informateur (dont la fiabilité a toujours été totale dans le passé) pour lui demander des explications, il nous a confirmé qu’il tenait ses informations de deux sources différentes.

Même si nous ne sommes pas directement responsables et que nous ayons pris la précaution de publier les informations dans la rubrique “Radio-Trottoir” qui est utilisée lorsque les informations ne présentent pas un caractère de fiabilité garantie, nous regrettons cette erreur.

Mais elle permet de mieux comprendre la situation et ce qui s’est probablement joué à Paris.

L’annonce de la réunion du 22 juillet avait fait naître certains espoirs, dans la mesure où il avait été annoncé que l’ensemble de l’opposition politique djiboutienne s’était réunie à Paris pour construire un projet commun.

Très rapidement, l’absence confirmée du GED et d’Uguta avait suscité des doutes.

Puis il y a eu le démenti de l’UAD publié par les Nouvelles d’Addis, qui était clair “Aucun représentant des partis légalisés n’était présent ni mandaté par l’UAD”.

Comme nous savions par des indiscrétions que le Président du MRD était probablement présent avec le Président du Frud-Armée
(désigné par les Nouvelles d’Addis sous l’appellation de mouvement politico-militaire), nous avions pensé que l’UAD réagissait en son seul nom et non au nom des partis légalisés qui la composent.

Les démentis de l’ARD et du PDD permettent de mieux comprendre la réaction de l’UAD, qui concernait aussi, au moins, l’ARD et le PDD. Ce sont des clarifications qui permet de mieux comprendre ce qui s’est réellement passé et qui était présent.

Un lecteur nous a posé les questions suivantes : “Le Président du MRD s’est-il placé en marge de l’UAD ? Ou a-t-il agi en son nom personnel ?”

Nous n’avons aucune réponse à lui apporter à l’heure actuelle. Mais ses questions ont le mérite d’être posées.

Le constat est décevant au final, car l’Union de l’ensemble de l’opposition est toujours à faire …. et pourtant elle est de plus en plus urgente, car le peuple djiboutien souffre et sombre dans le gouffre économique jusqu’à l’asphyxie. Son seul espoir ne peut résider que dans la capacité des représentants politiques à s’unir, comme nous le disons depuis des années, autour de deux objectifs prioritaires :

  • mettre un terme à la dictature exercée par Guelleh et ses proches,
  • organiser une période transitoire pour retrouver les libertés, la justice et la démocratie, en organisant les conditions de nouvelles élections présidentielles, législatives et régionales dans la transparence.

Chaque parti ayant alors la possibilité de présenter son programme aux électeurs qui choisiront en toute liberté celui qui convient le mieux à la majorité des Djiboutiennes et des Djiboutiens. Les partis majoritaires devant s’engager ensuite à permettre aux plus minoritaires de s’exprimer et d’agir librement dans l’opposition avec accès aux médias (nationaux et privés). Ce sont les règles de l’exercice démocratique.

Nous restons très confiants dans la capacité des responsables politiques à comprendre qu’il n’y a probablement pas d’alternative véritablement démocratique et qu’ils portent la lourde responsabilité de permettre aux Djiboutiens de retrouver une existence normale, dans la liberté, la justice et le développement économique pour le profit du plus grand nombre.

Rechercher des alliances en petit comité, à deux ou à trois, pour tenter de prendre le contrôle de l’Etat sans passer par un processus véritablement démocratique, n’a pas d’avenir à terme.

Chaque parti (quel que soit son passé et le niveau de représentativité qui lui est accordé subjectivement en l’absence d’un scrutin libre) doit pouvoir présenter aux électeurs son programme et sa vision de l’avenir, sans risquer de se heurter à la suprématie de fait qui pourrait résulter de l’alliance d’un nombre limité d’organisations, prétendant se tailler la part du lion au détriment des autres et sans que le Peuple soit consulté ….

C’est urgent !